48 heures…

Je ne sais pas par où commencer. Les choses sont encore confuses, mais je sais que si je n’écris pas maintenant, je n’écrirais pas.

Depuis déjà plusieurs années, je gère mon cycle avec la symptothermie et la connaissance de mon corps. Beaucoup de gens n’y croient pas, mais en ce qui me concerne, ça marche. Mais ça demande d’apprendre à s’écouter, à connaître les signes, les symptômes…

Le 13 juillet, j’ai remarqué des saignements anormaux. J’ai appelé les urgences. La gynécologue de garde m’a dit que c’était probablement juste un petit dérèglement hormonal et m’a invitée à faire une prise de sang pour exclure une grossesse. Les saignements ont continué et le 23 juillet, j’ai commencé à avoir mal dans le bas du ventre. Je sentais qu’un truc clochait. Lundi, j’ai rappelé la gynécologue de garde qui m’a donné un rendez-vous le jour même. Malheureusement, elle a du partir en accouchement. J’ai donc été aux urgences. La l’infirmier m’a dit que c’était des conneries, que j’étais hypocondriaque et que ce n’était pas d’un gynécologue dont j’avais besoin mais d’un psychiatre. J’ai fini par m’énerver et par dire que je ne partirais pas sans avoir vu un gynécologue. Il m’a ri au nez en me disant que ce n’est pas ainsi que ça marche et que je ne décidais pas.

Une prise de sang plus tard, l’infirmier m’annonce sans aucune précaution que je suis enceinte mais que ce n’est probablement pas une grossesse évolutive et que la gynécologue va me recevoir pour planifier l’intervention pour enlever l’oeuf. avant d’ajouter « vous êtes contente, vous allez la voir la gynécologue  » et de rire. A ce moment, je suis seule aux urgences avec mon bébé de presque 20 mois. Et sous le choc…

Je monte en gynécologie et elle fait une écho. Ce n’est pas très révélateur, vu que c’est pris très tôt. Elle n’exclut pas une grossesse normale, ou une fausse couche. Mais le plus probable reste la grossesse extra-utérine… Papa pottam arrive. Elle nous explique la procédure et nos options. Mais dans tous les cas, ça passe par 48 heures d’attente et une nouvelle prise de sang. 48 heures interminables d’appréhension, mais aussi d’espoir.

48 heures plus tard, le verdict tombe. Il faut agir vite. Tout va si vite que nous avons à peine le temps de réaliser. La chirurgie augmentant les risques ultérieurs de grossesse extra-uterine et / ou réduisant nos chances de concevoir un enfant, nous optons pour l’injection de methotrexate, un anticancéreux qui empêche la mitose cellulaire. 12h50, une infirmière me fait l’injection tandis que bébé pottam et papa pottam sont dans la salle de jeux en pédiatrie… Je m’effondre.

Je suis encore choquée par tout cela. Plus encore par cet infirmier présomptueux et son comportement si hautain et inadéquat. Mais aussi reconnaissante d’avoir rencontré une médecin à l’écoute de ses patients, qui prends les « impressions » au sérieux.

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