Ma version du FLY… Ou comment je gère l’entretien quotidien

Je vous avais déjà un peu parlé de la méthode Fly Lady un peu revisitée pour coller aux besoin et surtout au temps dont je dispose dans un article précédent… Mais le sujet méritais d’être un peu développé. J’ai donc profité de la mise à jour – grossesse oblige –  de mon tableau d’organisation pour vous raconter un peu plus en détail comment ça se passe chez la famille Pottam niveau ménage:)

Alors, soyons clairs, n’allez pas vous complexer, le tableau c’est la théorie! La pratique n’est pas toujours aussi simple et il m’arrive de zapper certaines tâches parce que pas le temps, ou parce que je ne suis pas chez moi… 😉 Par exemple, j’ai récemment été malade et dans ce cas, je suis vraiment en service minimum: faire à manger et ranger la vaisselle. Après , ca fait évidemment du retard a rattraper et donc des routines plus longues…

Alors je sens les féministes crier au loup en regardant notre tableau d’organisation, cette organisation est préparé par la famille, et il est convenu entre Papa’Pottam et moi que je suis maman au foyer et que lui travaille: mon job, c’est donc d’élever les enfants et de m’occuper de la maison. Cela dit, il donne malgré tout un coup de main sur certaines routines quotidiennes: débarrasser et mettre la table, ranger les jouets, plier le linge, changer les draps… Cependant, Papa’Pottam partant assez tot et rentrant assez tard, il s’occupe essentiellement des choses que je ne sais pas (plus) faire ou de ses affaires (son aquarium notamment)

Je suis loin d’être aussi maniaque que Marla Ciley (LA FLY lady originale, auteur du livre Entretien avec mon évier ). Mon évier ne brille pas comme un sous neuf tous les jours. Et pour cause, je n’essuie pas la vaisselle, je la laisse sécher et je range le lendemain ( voir parfois le surlendemain…) et je ne repasse plus depuis bien 2 ans (exception faite quand le seche-linge est en rade… ). Avec un – et bientot deux – enfants en bas age, il est aussi évident que ma maison ne ressemble pas du tout à une photo de magasine: c’est une maison normale ou l’on vit, ou l’on cuisine, ou l’on mange. Il y a souvent du désordre sur la table ou des traces sur ma cuisinière, des miettes sous la table, des croquettes des chats autour de leur bol, du foin autour de la cage du lapin… Mais, globalement, la maison reste propre, nous ne manquons pas de linge ni de vaisselle propre et des gens peuvent débarquer à l’improviste, la maison en est rarement au point de me faire honte…

Assez bavardé, passons à notre sujet. Voici notre tableau:

planning-entretien-global

Le premier tableau en haut correspond aux taches spécifiques à chaque jour de la semaine, le second correspond aux routines quotidiennes et le troisième aux routines de zone. Ca a l’air un peu chinois, mais en fait c’est très simple.

Les zones sont des parties de la maison. Chaque semaine, on change de zone et on travaille plus en profondeur dans cette zone la, de façon à avoir couvert a fond l’entièreté de la maison sur environ 6 semaines. Pour ma part, j’accompli ces « routines de zone » l’après-midi. Evidemment, vous n’allez pas laisser votre vaisselle s’accumuler ou votre cuisine sale pendant 6 semaines! Donc, à ces routines de zone, vous ajoutez des routines quotidiennes. Ces routines sont celles que vous effectuez chaque jour: faire a souper, mettre la vaisselle au lave-vaisselle et le vider, aérer… Evidemment, aussi, vous n’allez pas attendre 6 semaines pour descendre votre linge sale, faire vos courses ou arroser vos plantes. Ca, c’est le job des routines hebdomadaires.

Et concrètement, ca donne quoi?

Lundi, semaine 1.
Nous sommes en zone 1.
On commence par la routine du matin. En général, pour moi, celle-là est celle juste après le petit déjeuner. Je vais ouvrir à la poule et la nourrir pendant que Petit’Potam nourri le lapin et le cobaye. En rentrant d’avoir nourri la poule et ramassé les œufs, je nourri les chats, j’enlève les crottes du bac et je rajoute éventuellement un peu de litière. Ensuite, Petit’Pottam et moi montons prendre la douche et nous habiller. Le lundi mes tâches hebdomadaires sont au 1er, j’en profite donc pour enlever les draps, rassembler le linge sale, aérer et aspirer le 1er étage. Ensuite, je descend mon linge sale à la buanderie, je trie le linge et je met une machine de couches en route. Je vide le lave-vaisselle et je range ce qu’il y a à ranger pendant que la soupe chauffe pour le dîner. Je vérifie le menu et si nécessaire, je dégèle de la viande, du poisson ou des légumes, je mets les légumineuses à tremper ou je prépare la pâte à pizza ou a quiche. Nous mangeons, puis c’est l’heure de la sieste de Petit’Pottam, pendant laquelle je lis ou je me repose. Lundi après-midi, je descend, je vide la machine , mets le linge au sèche-linge, plie le linge qui a séché avant et je monte le panier de linge propre pour le ranger. En redescendant, je relève le courrier et je m’attaque à ma routine de zone. Puisque nous sommes en zone 1, nous sommes au salon et le lundi, c’est dépoussiérer plinthes et plafonds ainsi que les portes et interrupteurs. Vers 18h, je m’attaque a la préparation du repas avant d’aller chercher Papa’Pottam à la gare. Il  va fermer le poulailler puis met la table avec Petit’Pottam pendant que je finalise le repas. Après le souper, c’est le rangement des jouets, débarrasser la table et mettre le lave-vaisselle en route, avant d’aller coucher notre Petit’Pottam. 

Le mardi, on reprend avec la routine quotidienne. Animaux, vider le lave-vaisselle, mettre une machine de foncé en route, etc. Puis la routine hebdomadaire. J’aspire le rdc, j’arrose les plantes,  je fais les poussières. L’après-midi, je m’occupe d’aérer tapis et coussins du salon. 

Donc un mercredi, en semaine 3, je ferai les poussières dans mon couloir et je nettoierai baignoires, éviers et WC, en plus des routines quotidiennes. 

Voila, voila… Vous avez compris le principe je pense… 😉

Il va de soi que ce tableau est à adapter à vos propres besoins, à vos propres exigences et au temps dont vous disposez. Je pense que c’est le plus dur: trouver le rythme. Ensuite, pour peu que vous vous astreignez à suivre votre planning pendant 21 jours, cela deviendra une habitude ancrée dans votre cerveau 😉

Pour trouver votre rythme, demandez vous ce qui est vraiment prioritaire pour vous dans la maison. Analysez vos besoin, et évaluez le temps que vous prends chaque tâche. Une personne seule, sans enfants et sans animaux n’aura probablement pas besoin d’aspirer 2 ou 3 fois par semaines, mais estimera peut-être que la salle de bain doit être nettoyée quotidiennement. Une famille qui a 5 enfants et 3 chiens aura elle peut-être besoin d’aspirer quotidiennement, mais estimera peut-être que les draps peuvent être changé tous les 15 jours ou toutes les 3 semaines… C’est vraiment VOTRE confort qui détermine vos besoins et VOS routines 😉

Vous allez peut-être patauger quelques semaines, réorganiser votre planning 10 fois, mais ne vous découragez pas. L’idée est que le ménage est un éternel recommencement et qu’il faut en faire un peu chaque jour plutôt que tout en une fois pour éviter que ce ne soit une corvée. Je passe environ 2 à 3h par jour sur mes routines, animaux et préparation des repas, des pains etc. Ca peut sembler énorme, mais je fais tout moi-même et nous avons pas mal de bestioles… et surtout un bambin libre de (se) salir, de bouger et de vivre… 😉

 

 

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Comment un baby-sitter a changé notre vie…

Petit retour sur une expérience ultra-positive, pourtant initiée par une situation plutôt catastrophique…

Samedi dernier, pour la première fois, j’ai fait appel à un baby-sitter pour m’accorder du temps pour moi, oui, juste pour moi, égoïstement. Pas pour la maison, pas pour faire ma paperasse, pas pour une rendez-vous… Non. Pour MOI. C’est la première fois en 27 mois. Et ce ne sera pas la dernière.

A la base, j’ai appelé ce gentil jeune homme parce que j’étais à la limite d’un nouveau burn-out. Enceinte, avec les hormones et les nuits pas top, les petits soucis de digestion et la fatigue; Petit’pottam qui sort péniblement ses molaires avec la fièvre et le caractère grincheux qui va avec; une famille’Pottam au grand complet malade avec une bronchite pour moi et évidemment, tout qui s’accumule dans la maison… Le sentiment d’être débordée, un bambin malade et très très demandeur alors que je suis moi-même en train de cracher mes poumons et que j’ai juste envie de dormir… Et un Papa’pottam qui bosse et qui donc, malgré toute la bonne volonté du monde, ne peux pas grand chose pour enrayer une spirale franchement négative. Très vite, tout ca se ressent sur mon moral, sur ma fatigue, sur ma patience… Je me retrouve à pleurer pour trois fois rien, a crier sur un Petit’Pottam qui ne comprend pas pourquoi sa maman pleure et se fâche… Et bien sur à m’en vouloir après… Et personne a qui demander de l’aide, la famille etant soit trop loin, soit trop occupée…

Mon sage-femme m’avait déjà dit plusieurs fois de m’écouter un peu plus, d’être un peu plus a l’écoute de mes besoins… J’ai décidé de l’écouter, surtout parce que je me rends compte qu’on ne peut rien verser d’un vase vide… Et j’étais vidée. J’avais besoin de me retrouver, de prendre soin de moi et de relâcher un peu toute la pression que représente le sacerdoce d’être maman au foyer.

Je sais que beaucoup pensent que les mères au foyer ont la belle vie, qu’elles passent leur temps a se faire des manucures en regardant des séries, qu’elles vont boire le thé avec leurs copines ou se font des virées shopping… La vérité est que c’est un job H-24. Pas de pause, pas de congé, pas de congé de maladie… Et le plus souvent pas de salaire, pas de pension et pas de reconnaissance de la part des autres adultes et de la société… Bref, être parent au foyer c’est un job épuisant dans une zone de non-droit.

On est tout à la fois: éducateur, animateur, professeur, coiffeur, infirmier, cuisinier, femme de ménage, chauffeur, policier, comptable, logisticien, musicien, coursier, aide-soignant, aide-ménager, jardinier, conteur, soigneur, manucure, pédicure, guide, secrétaire, téléphoniste, organisateur d’événements, décorateur, habilleur, styliste, couturière, peintre, dessinateur, négociateur, coach, pompom-girl, clown, psychomotricien, logopède, psychologue, puéricultrice, instituteur, arbitre… Et si a la fin de la journée, il y a des petits yeux qui pétillent et des bras autour de notre cou, on peut se dire qu’on a fait un bon boulot… Mais c’est là le seul remerciement que nous pouvons espérer pour nos tartines englouties entre deux coup de torchon parce que le petit a renversé son verre et que le grand a expédié de la soupe sur le mur en jouant a la catapulte avec sa cuillère, pour les pauses pipi avec spectateur(s), pour les âpres négociations pour que nos petits acceptent de ranger leurs jouets ou qu’ils enfilent un pantalon, pour les livres qu’on a pas le temps de lire parce qu’on est plutôt en train de jouer au duplos ou petit train, pour les douches expédiées en  minutes chrono alors qu’on rêve d’un bain chaud, voire pour celles qu’on a zappées faute de bambins conciliants, pour les copines qu’on ne voit plus parce que le petit dernier ne s’endort pas sans sa tétée, pour les virées shopping qu’on ne fait plus pour soi-même mais pour eux, pour les fois ou on aurait préféré manger une entrecôte mais ou on a pris le poulet compote pour faire plaisir au petit dernier, pour les verres de vin ou de mojito qu’on ne boit pas parce qu’on allaite, pour les business lunchs dans de chouettes restos qu’on a troqué contre les tartines – soupe – jambon, c’est les crises qu’on doit gerer quand on a juste envie de calme…

C’est beaucoup de sacrifices, c’est pas mal d’abnégation et c’est loin d’être rose tous les jours. Mais c’est aussi la joie immense de voir nos enfants grandir, de les écouter développer leur langage, de voir a quel point ils changent, d’être acteurs privilégié dans leur éducation et dans le développement de leurs cerveaux, de leur curiosité intellectuelle. C’est des câlins a n’en plus finir, des sourires et des rires. C’est un apprentissage énorme et une remise en question permanente. C’est exigeant, épuisant, mais le plus bel enseignement de la vie assurément…

Mais comme tous les jobs et comme tous les enseignements, il faut parfois du temps pour assimiler tout ca. Pour reprendre son souffle et être capable de s’y remettre plus sereinement et plus efficacement. Je me suis rendue compte la semaine dernière que je m’étais perdue et éloignée de mes valeurs, de mes idéaux et surtout de mon fils… Et que j’avais besoin de me retrouver pour mieux le retrouver. Quand j’ai appelé le baby-sitter mercredi, je pleurais. Après avoir réservé ses services pour 2 heures, je me sentais déjà mieux.

Puis samedi, il est venu. Petit’Pottam a été tout de suite en confiance avec ce jeune musicien un peu hors du commun, qui a su se mettre à sa hauteur et a qui je n’ai pas du expliquer grand chose tant cela semblait inné pour lui. Après un goûter ou nous en avons profité pour faire connaissance tous les 3, je suis montée pour prendre un bain. Seule. Le deuxième bain seule en 27 mois de temps…

J’ai eu du mal a me détendre au début. L’impression de ne pas être a ma place, que je faisais un truc pas normal… Il m’a fallu un peu de temps et beaucoup d’auto-persuasion pour me dire que je faisais ce qu’il y avait de mieux, que j’avais le droit de prendre soin de moi, que je ne faisais rien de mal… Et surtout que mon fils m’en serais reconnaissant après. J’ai pris une petite heure dans mon bain, le temps de faire un masque pour mes cheveux et mon visage, me détendre, écouter de la musique, souffler…

Quand je suis redescendue, mon fils m’a sauté dans les bras, souriant et moi je me sentais reboostée. La dynamique de la famille a complètement changé. La spirale négative s’est transformée en spirale positive:  tout le monde est plus serein, Petit’pottam est moins collant et surtout moins difficile, et moi je suis à nouveau disponible pour lui. Grâce aux efforts de tous, on a rattrapé le retard dans les tâches quotidiennes et on a repris notre organisation optimale pour ne plus se laisser dépasser…

Je n’aurais jamais pensé que 2 heures pouvait à ce point changer les choses et que mon bien-être pouvait autant influencer toute la famille… Cette expérience, outre le bien-être immédiat que cela m’a apporté, m’a aussi permis de comprendre qu’un parent au foyer est un pilier pour le reste de la famille. Ca m’a donné beaucoup de confiance en moi-même, en mon rôle et beaucoup plus d’estime pour le travail que je fais au quotidien.

J’ai aussi compris a quel point chaque membre de la famille est interconnecté, a quel point nous formons un tout…

Et la morale de tout ceci c’est que quand vous sentez que vous êtes au bout du scotch, n’attendez pas. Demandez de l’aide. Il n’y a pas de honte a avoir besoin des autres, il n’y a pas de honte a avoir des limites, ni a prendre soin de soi. Le burn-out parental touche de plus en plus de parents, que ce soit des parents au foyer ou des parents qui travaillent – ou peut-être qu’il est simplement plus reconnu aujourd’hui. Je suis convaincue que c’est entre-autre ce genre de burn-out qui conduit à la violence, aux cris, aux disputes, aux séparations… Un ancien collègue m’a dit un jour « un enfant, ca passe ou ca casse: soit ca renforce le couple, soit ca le détruit ». J’ai ri lorsqu’il m’a dit ca et j’ai pensé qu’il exagerait. Je sais aujourd’hui qu’il avait raison. Devenir parents est un challenge; le plus merveilleux qui soit, mais probablement le plus dur et le plus exigeant de tous. C’est se confronter à soi, a son éducation, à son enfance, mais aussi à celle de notre partenaire. C’est parfois se confronter à notre famille ou à notre belle-famille. C’est aussi se confronter aux regards des autres et de la société, surtout si comme nous vous choisissez une parentalité un peu « hors norme »… Et surtout, c’est repousser ses propres limites par amour et par nécessité. Cependant, en repoussant ces dernières, on oublie souvent qu’elles sont la pour de bonnes raisons, et que si on peut les repousser, on ne peut pas le faire à l’infini.

Gardez-vous des moments à vous, quitte à faire appel à une personne extérieure. Autorisez vous à penser à vous, car en le faisant, vous pensez aussi aux autres 😉

 

Menus du mois de mars

Alors l’expérience de février ayant été concluante, tant niveau économies que niveau organisation, on remet le couvert en mars 🙂

La plus grosse économie vient du fait qu’avec les menus ainsi préparé, impossible de dire « je sais pas quoi faire à manger »… et du coup de commander une pizza qui crève le budget mensuel de 25 euros, soit le tiers du budget hebdomadaire… Mais aussi: deux passages seulement au supermarché (le frais vient de la ferme et de chez le boucher) et effectivement, acheter en plus grand conditionnement est assez intéressant. Prochaine étape ce mois-ci: acheter dans un supermarché qui avantage vraiment les grands conditionnements.

Autre belle victoire: beaucoup moins de gaspillage! Les restes finissent dans nos estomacs le lendemain midi… Et les restes de matières premières (légumes etc) sont congelés ou mis en conserves pour les menus de la semaine suivante 🙂 Ainsi notre courge butternut aura fait 3 repas 🙂

Par rapport au mois dernier, petites modifications au niveau des goûters, vu que Petit’Pottam ne veut que des fruits… Et au niveau des petits déjeuners vu qu’il réclame du porridge quasi tous les jours 🙂 Je continuerai à faire des biscuits mais de façon plus occasionnelle  🙂

menus-mars

Alors pas de grande différence niveau fruits et légumes de saison pour mars: ca reste choux, carottes, panais… et agrumes. En fin de mois, les asperges commencent à s’inviter dans nos assiettes… Ca commence a sentir le printemps 🙂 Ce mois-ci, j’espère avoir le temps (et le budget) pour faire des conserves notamment de chou-fleur et des marmelades d’orange et de citron. A voir en fonction de ce que je trouve à la ferme aussi et des prix ^^

Voici le tableau des légumes de saison 🙂

mars

Quelques une de recettes des menus suivront dans le courant du mois 😉

Je vous livre cependant le lien de la recette que j’ai prévue de tester le 28 mars

Je vous souhaite déjà un joli mois de mars 😉

Légumes grillés à l’ail et à la canelle, Pilaf d’orge perlé au soja

Ce soir, c’était souper végétalien! Et pourtant équilibré et savoureux 🙂
Bon, c’est un souper qui demande un peu d’organisation car il faut faire tremper le soja minimum 4 heures à l’avance, mais sinon, c’est d’une simplicité déconcertante 😉 Et en plus ca s’adapte facilement aux légumes de saison, donc top niveau budget 😉

legumes-grilles-et-pilaf-dorge-perle-au-soja

Ingrédients (4 personnes)

  • 4 grosses carottes
  • 2 gros oignons
  • 1/4 de butternut
  • 1 gros panais
  • 2 gousses d’ail
  • 1 verre de graines de soja
  • 1 verre d’orge perlé
  • sel, poivre
  • cannelle
  • curcuma
  • huile d’olive

Préparation

  1. La veille au soir (ou au minimum 4h à l’avance), mettre le soja à tremper dans un grand bol d’eau fraîche
  2. Le jour même, égoutter le soja et le mettre à cuire dans un grand volume d’eau légèrement salée. pendant 30 minutes. Après 30 minutes rajouter l’orge et 2 grands verres d’eau. Continuer la cuisson à feu doux. Égoutter et réserver.
  3. Laver et éplucher le panais, les carottes, les oignons, le butternut et l’ail. Découper le panais et les carottes en fines rondelles, les oignons en fines tranches et le butternut en fines lamelles.
  4. Presser l’ail dans un grand verre d’huile d’olive. Cette huile servira pour la cuisson des légumes.
  5. Dans une poêle, mettre 2-3 cuillères à soupe de l’huile à l’ail. et faire griller les légumes à feu vif par petites quantités en rajoutant de l’huile. Les légumes doivent griller légèrement. Mettre chaque fournée dans un plat résistant au four.
  6. Repasser l’ensemble des légumes dans la poêle en mélangeant bien. Ajouter sel, poivre et un peu de cannelle. Mettre le tout dans le plat, au four à 150°C avec le reste de l’huile d’olive pendant une vingtaine de minutes.
  7. Dans la poêle, mettre le mélange orge-soja, un peu d’huile avec un oignon coupé en petits morceaux. Saler, poivrer et ajouter un peu de curcuma. Faire revenir à feu vif dans la poêle jusqu’à ce que le mélange dore.
  8. Servir les légumes avec le pilaf.

Bon appétit

 

Les plus nutritionnels

Le soja apporte des protéines, mais aussi du potassium, du phosphore, du magnésium, du calcium, du zinc et des vitamines A et B. Il est riche en isoflavones réputées pour aider à diminuer le mauvais cholestérol et pour à protéger le capital osseux.

L’orge perlé avec son index glycémique bas est excellent pour la santé. Il apporte des fibres (contrairement à l’orge mondé, on a préservé le son de l’orge) et des minéraux.

 

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Une question de valeurs

Je fréquente pas mal de groupes Facebook sur les thèmes de l’écologie, du minimalisme, du zéro-déchet… Et un truc revient partout: le débat omnivores – végétariens – végans. Ca en devient lassant car les extrémistes parviennent à tourner n’importe quel poste en guerre civile, laissant croire qu’une cohabitation pacifique et qu’un mode de consommation respectueux de chacun (animaux compris) est impossible…

Alors avant toute chose, nous ne sommes pas vegan, ni végétariens ni omnivores. « Mais qu’êtes vous alors?  » me direz vous. Nous sommes humains: c’est à dire un animal opportuniste qui mange ce qu’il trouve, ce qu’il aime, ce dont il a envie. MAIS, parce qu’il y a un MAIS, nous tentons de consommer de façon responsable et respectueuse, parce que tout le monde n’est pas prêt à se passer de viande ou de lait, mais que nous pouvons malgré tout apporter une petite amélioration au système de part nos choix en tant que consommateurs.

Pour commencer, nous n’achetons pas de viande en supermarché, mais chez un artisan boucher qui nous garanti – certificat de traçabilité a l’appui – que les bêtes ont vécu une belle vie, dehors, nourries sainement avec des aliments naturels, dans un petit élevage de la région. Notre boucher valorise d’ailleurs aussi les « déchets » en proposant du barf ou du Raw (nourriture pour chien et chats) gratuitement à ses clients et accueille avec un joli sourire les tupperwares. Et puis, artisanat et petits élevages obligent,  quand il n’y a plus, il n’y a plus… Fallait se lever plus tôt ou passer commande 😉

De même, nos oeufs viennent des poules que nous élevons dans notre jardin, qui sont nourries aux grains et avec quelques épluchures de fruits et de légumes bio, ou des restes. Et s’il n’y a d’oeuf, tant pis, pas de biscuits ou changement de menu… ou on adapte la recette…

Nous avons aussi réduit notre consommation de produits laitiers et privilégions les produits artisanaux, comme les fromages vendus par notre fromager ou directement à la brebisterie, à la chevrerie ou à la ferme. Nos yaourts sont végétaux ou faits – maison à base de lait acheté à la ferme. Et nous privilégions les laits végétaux pour tout le reste.

Enfin, nous consommons du poisson issu de la pèche durable, et minimisons notre consommation de poisson de mer, habitant loin de la côte. Notre miel lui aussi vient de chez un petit apiculteur local qui soigne ses abeilles avec amour…

A coté de cela, il m’arrive de préparer des gateaux vegans, nous mangeons souvent des plats végétariens (3 à 4 fois par semaine) et si nous sommes invités quelque part, nous nous adaptons au régime de nos hôtes. Et si un vegan ou un végétarien vient s’asseoir à notre table, nous ferons au mieux pour nous adapter à lui… Mais nous ne deviendrons pas vegan ou végétarien.

D’une part parce que notre mode de consommation nous convient: nous aimons les produits que nous mangeons et y trouvons notre équilibre. Mais surtout, parce que je pense que le mode de consommation vegan est autant un déséquilibre que le gars qui mange 500g de steak 7 fois par semaine…

Je suis d’accord que notre société consomme beaucoup trop de viande (mais je ne pense pas que ce soit notre cas, vu que nous n’en mangeons que 2 à 3 fois par semaine), mais je pense que nous faisons partie de la chaîne alimentaire. Une fois morts, nous retournons à la terre et nourrissons celle – ci,  que ce soit sous forme de cendres, ou six pieds sous terre…

Mais bon. Ça c’est mon point de vue. Nous avons créé un déséquilibre qu’il nous appartient  de compenser. Mais le veganisme forcé est-il une solution?

D’abord, je pense que forcer une personne à changer ses valeurs ne peut pas marcher. Le changement vient de soi et est avant tout question de volonté. Certes, on peut débattre, argumenter et donner des arguments pour convaincre, mais forcer une personne à changer sa manière de penser et de vivre n’a jamais fonctionné. Au mieux, les gens feront semblant d’adhérer pour mieux continuer à faire comme eux l’entendent en cachette, au pire, ils se rebelleront et feront pire encore…

Par ailleurs, ce qui me dérange le plus dans « l’argumentation » des végans, c’est que cette « argumentation » n’en est pas une. Ils balancent le plus souvent des vidéos, des photos ou des termes extrêmement violents et choquants. Alors certes, c’est une réalité dans certains cas, je ne le nie absolument pas. Mais employer la violence pour prôner l’arrêt de la violence, n’est ce pas la une aberration? Les végans prônent le respect et la bienveillance envers toute forme de vie, mais en violentant leurs semblables qui ne partagent pas leurs idées, en se posant en juges du mode de vie de leurs congénères et en rabaissant les choix de ceux-ci. N’est-ce pas la un manque de respect?

Il existe tellement d’arguments, de vrais arguments qui peuvent ouvrir les yeux et le débat, qui permettent de conscientiser plutot que de juger, qui permettent d’instruire plutot que de détruire… On peut parler effectivement du respect des animaux, des veaux enlevés à leurs mères, des bêtes abattues dans la souffrance, comme le font les végans, mais sans avoir besoin de choquer.

On peut bien entendu aussi parler aussi des dégâts de l’élevage intensif, de la santé des bêtes piquées aux hormones et aux antibiotiques et de l’impact de ces pratiques sur notre santé et sur la santé de notre planète. En effet, l’abus d’antibiotique dans les élevages, à titre purement préventif contribue largement à insensibiliser les bactéries à nos antibiotiques, présentant ainsi un danger réel pour notre propre santé. Car quand tous les antibiotiques seront devenus inefficaces, comment nous soignerons-nous? Quel sera l’impact pour notre santé? Sans oublier que ces antibiotiques sont en partie éliminés dans les urines et les selles du bétail et passent donc dans le sol, et dans nos nappes phréatiques. Nous ingérons donc indirectement – que nous soyons ou non consommateurs de produits animaux – ces mêmes produits. De même d’ailleurs que les nitrates, produites en énorme quantité par les déjections des bêtes, qui se retrouvent dans notre eau de consommation, présentant un danger pour les femmes enceintes, les nourrissons et les personnes âgées ou fragilisées. Les nitrates sont en effet incriminées dans le développement de plusieurs cancers, mais aussi de problèmes thyroïdiens, et dans la bonne absorption de certains minéraux, vitamines et antioxydants.

Dans le même registre, il semble judicieux de parler de notre excès de consommation de viande qui provoque des cancers, l’obésité, des maladies comme la goutte, le cholestérol. La viande – rouge ou blanche – est aussi un acidifiant pour l’organisme. Or un organisme acidifié assimile moins les vitamines et les minéraux et est plus sujet aux crampes et à la fatigue. Sans parler également de notre façon de préparer la viande: souvent trop cuite et baignée de matières grasses, autre facteurs de cancers et de cholestérol.

Enfin, argument de choix s’il en est, la question économique. La viande coûte cher alors que les protéines végétales sont vraiment peu dispendieuses. Le problème évidemment vient aussi du manque de connaissance et d’information: encore faut il connaître les alternatives à la viande. La plupart des gens pensent que les seules alternatives sont les oeufs, les produits laitiers et le poisson. Or il existe une multitude d’alternatives: haricots (rouge, blanc, noir, borlottis, flageolets…), fèves, lentilles, pois-chiche, petits pois, soja, certaines graines comme l’amaranthe ou le chia, certaines céréales complètes… Et encore faut-il savoir comment les cuisiner…

Je pense qu’il est facile de se poser en juge, mais il me semble indispensable pour tous de se rappeller que nous avons tous été un jour ignorant de ce que nous savons aujourd’hui. Nous avons du faire cet apprentissage, mettre en branle ce changement et nous avons du commencer quelque part. Plutot que de juger, ne serait-il pas bon d’accompagner avec bienveillance ceux qui souhaitent avancer vers ce changement?

Une belle façon de changer les choses aussi est de montrer la voie et par exemple de faire goûter une autre façon de cuisiner. Même un carniste convaincu peut apprécier un plat végétarien… 🙂 Moi, c’est ainsi que j’ai convaincu Papa’potam, petit a petit de diminuer sa consommation de viande. Ensuite, l’impact sur notre budget et notre santé a fait le reste 🙂

Vous trouverez sur le blog quelques recettes végétariennes / végétaliennes 🙂

Cependant, comme je l’ai dit, malgré que je sois plus que convaincue par les arguments donnés plus haut, je pense aussi que se priver entièrement n’est pas la solution.

D’abord il y a les risques de carence, notamment en vitamine B12. Même si les laits végétaux du commerce sont enrichis en vitamine B12, cette source a elle seule est insuffisante. Le seul apport naturel en B12 est malheureusement la viande. La vitamine B12 est indispensable à la vie puisqu’elle intervient dans la croissance, mais également dans la synthèse de l’ADN et de l’ARN, des globules rouges et dans le métabolisme des glucides et des lipides. La carence en B12 est tres difficile a diagnostiquer et peut prendre des années à se déclarer. Les symptomes vont de la fatigue aux symptômes neurologiques (engourdissement des membres, troubles de l’humeur, démence…) en passant par les nausées, la perte de poids, les flatulences et la perte d’appétit. Il y a bien sur aussi les carences en fer, dont il existe bien entendu des sources végétales, mais qui sont moins assimilables (3 à 10% pour le fer non-héminique ou fer végétal contre 15 à 30% pour le fer héminique, ou fer animal), ainsi que les carences en certains acides aminés propres au règne animal. Alors certes, on peu se complémenter avec des gélules. Mais je ne suis pas franchement convaincue par ce type d’alimentation en capsules que nous promet le futur hyper-médicalisé et hyper-industrialisé. Je préfère largement manger une viande, des oeufs ou du fromage issus d’une agriculture raisonnée, d’un cycle normal ou la chaine de la vie est respectée.

Car oui, c’est aussi pour moi un argument:  je pense que tous les êtres vivants sont inter-connecté et que nous devons réapprendre à vivre en symbiose. Les volailles sont une aide précieuse dans les champs et les potagers car elles mangent les limaces et retournent le sol; les chèvres, les moutons, les vaches, les ânes et les chevaux enrichissent le sol dans un verger ou dans un champs semé de trèfles ou d’autres plantes fourragères, avant de repasser l’année suivante à une culture pour la consommation humaine. Je suis convaincue que la permaculture est l’avenir. Mais la permaculture inclut aussi nos amis les animaux et je pense qu’il est naturel que nous profitions les uns des autres, que nous échangions nos bienfaits. Cela est évidemment bien loin de l’esclavage de l’élevage intensif pratiqué partout aujourd’hui. Mais c’est aussi notre rôle de consommateur de dire ce dont nous voulons ou non, en privilégiant petits élevages et petits producteurs.

Et puis, enfin, l’impact économique d’un monde végan est aussi énorme. Partons d’une utopie – je précise bien que c’est une utopie: si demain, les vegans prennent le pouvoir et qu’ils forçaient tout le monde à arrêter de consommer des produits animaux que se passerait-il?

D’abord, on se retrouverait avec une importante quantité de viande, d’œufs, de lait, de fromage.. à jeter. Ensuite, il y aurait la faillite des abattoirs, des gros élevages, de beaucoup de vétérinaires mais aussi des petits producteurs passionnés. Alors si je serais d’accord – et même ravie – de voir les gros élevages industriels mettre la clé sous la porte, et je pousse même en ce sens en boycottant de plus en plus les produits de grande consommation,  je serai triste de voir les petits producteurs devoir fermer leurs portes. Tous ces gens qui élèvent leurs bêtes avec amour et avec passion, qui enchaînent les heures, voir les nuits blanches parce qu’on est en période d’agnelage. Qui une fois le travail à l’étable fini, passent à l’atelier pour fabriquer fromages et yaourts. Ces gens là, méritent-ils le boycott, la faillite? Honnêtement, j’ai été visiter la Brebisterie de la ferme du château à Bonnine. J’ai pris le temps de parler avec l’éleveur, de regarder et de caresser ses bêtes qui gambadent dans la cour ou dans les prés. J’ai vu les étables propres et pleine de bonne paille odorante, et le dur labeur de l’éleveur pour donner les meilleures conditions de vie a ses bêtes… Il y a aussi la chevrerie du Moulin de Wez, l’élevage de la chèvre et le chou… autant de petits élevages qui se battent pour survivre malgré une conjoncture économique difficile… et pour offrir le meilleur à leurs bêtes…

Alors oui. Ces gens pourraient faire autre chose. Mais ces gens aiment leur job, le font par passion. Il y ont mis toute leur énergie, leur temps, leur argent. Ils se sont battus, ont parfois pleuré et ont sûrement tous sué sang et eau pour faire tourner leur petit élevage… Ils n’ont qu’à s’acheter un tracteur et cultiver des lentilles me disent certains vegans… mais peut être qu’ils n’aiment pas ça, tout simplement.  Peut être que c’était le rêve d’enfant de Christophe ou de Lucie de soigner ses moutons ou ses chèvres. Et il le font bien. Alors qui sommes nous pour dire que c’est mal? Pour dire qu’ils n’ont qu’à crever parce que leurs choix sont en désaccord avec les nôtres? Qui sommes nous pour forcer autrui à renoncer à ses rêves et pour les empêcher de changer le monde à leur façon?

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Les brebis de la Ferme du Château à Boninne

Ensuite, au delà des élevages, quelle place auraient encore les animaux dit d’élevage sur notre planète? Entre nos buildings et nos villes bétonnées qui s’étendent un peu plus chaque jour rognant sur les forets, les champs et les prairies? Quelque part, est-ce que l’élevage artisanal, celui à petite échelle, n’est pas aussi une forme de protection pour ces animaux, une façon de leur garder une place sur notre planète et de préserver certaines espèces? Les abeilles notamment, dont l’importance pour la survie de toute la planète n’est plus à démontrer, ont de moins en moins d’habitats naturels. Chaque année, des essaims meurent faute d’habitat et de nourriture. Quelque part, l’apiculteur qui récupère les essaims sauvages et leur offre un abri dans une ruche n’est-il pas un maillon d’une forme de symbiose? Les vaches de race anciennes comme la Salers avaient presque disparu… Le goût de leur viande à poussé des petits élevages à les réintroduire. Les petits élevages ne sont pas une usine à fric… Ils cherchent pour la plupart à trouver un équilibre entre la nature et l’homme. Et aucun éleveur ne voit une de ses bêtes partir le sourire aux lèvres…

Et puis, si nous ne consommions plus aucun produit animaux, qu’adviendrait-il des carcasses une fois les animaux morts naturellement? L’homme ayant exterminé une grande partie des prédateurs, devrions nous brûler les carcasses des vaches, des moutons, des poules, des chèvres, des cochons? Ou les laisser pourrir? Ne pourrions nous en récupérer le cuir et les os pour en faire des vêtements, des chaussures, des bijoux, des objets utilitaires? Que ferions nous de tous les œufs non fécondés pondus par nos poules? Les laisser aux belettes et aux fouines? Elles finiraient par se multiplier de façon anarchique, puis la nature finirait par réguler cela avec des épidémies qui pourraient atteindre nos chats ou nos chiens… ou nos enfants…

Alors oui. Ceci part d’une utopie et la probabilité d’un tel scénario est proche du zéro absolu. Le changement se fera progressivement, les mentalités évoluent, les façons de consommer aussi. Mais cela prend du temps et je crois fermement que ce n’est pas à coup de commentaires acerbes et d’images chocs que les choses évolueront. Ni a force de jugement et de bourrage de crâne. Je ne dit pas que les végans ou les végétariens sont un danger pour l’humanité, et je ne dit pas non plus qu’ils sont tous extrémistes. Mais force est de constater que beaucoup de végans cherchent à convaincre à tout prix, même si cela passe par la violence… Et vouloir chercher à imposer son point de vue est une forme d’extrémisme. Je crois sincèrement que refuser catégoriquement de consommer des produits animaux au nom de l’écologie est tout aussi dangereux que de prôner de consommer de la viande de supermarché 7 fois par semaine. Tout est dans la mesure et surtout dans l’éthique et la façon  de consommer….

Nos ancêtres celtes et gaulois considéraient les animaux comme sacrés, mais faisant – comme nous – partie d’un tout et d’un équilibre. Le chasseur chassait un cerf ou un buffle pour nourrir le village, la peau était employée pour les chaussures et les habits, les os pour les peignes, les bijoux, les objets utilitaires… Aucune partie de l’animal n’était gaspillée et on estimait que la bête était honorée en agissant ainsi. En échange, ces mêmes bêtes venaient parfois paître dans nos champs… Cela régulait aussi les troupeaux sauvages, tout en permettant à la saison sombre de nourrir le peuple car les fruits de la terre ne suffisaient pas toujours toujours à cette saison…

Je suis consciente qu’aujourd’hui, nous sommes bien loin de cette symbiose, mais nous pouvons nous en approcher en choisissant une façon de consommer plus responsable, sans pour autant condamner et juger les autres, sans chercher à convaincre absolument que l’une ou l’autre façon de manger est mieux que les autres, en restant ouvert et curieux face a la démarche des autres… Je pense que nous faisons tous ce qui nous semble être le mieux, que nous faisons un petit pas après l’autre, chacun à notre rythme. Et même si j’admire la force de volonté des vegans et des végétariens,  aucun des membre de la famille Pottam n’est capable aujourd’hui de cet exploit…

Ne pourrions nous donc simplement respecter les choix de ceux qui font déjà des efforts sans chercher à tout prix à convaincre? Les accompagner dans leur démarche et surtout arrêter avec les videos gores qui circulent, avec les commentaires mesquins… Au final, cela ne fait que desservir la cause végétarienne et végan…

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Les pains des petits et des grands jours…

Aujourd’hui, j’ai beaucoup cuisiné: mes airelles et mes oranges séchées, du liniment pour les fesses de Petit’Potam, des pancakes, des pâtes… et du pain!

Alors, aujourd’hui on a fait les 2 recettes de pain: celui qui prends tout son temps pour lever et sa version express livrée par le blog Papa en Cuisine.

Le pain express à la poêle

Ingrédients
400 g de farine
1 sachet de levure chimique
25 cl d’eau tiède
1 cc de sel
Instructions
Mélanger la farine, le sel et la levure. Ajouter l’eau et mélanger jusqu’à la formation d’une boule souple mais qui ne colle pas aux doigts. Si la pâte colle, rajouter un peu de farine.
Séparer la pâte en petite boule de 5 cm de diamètre environ .Aplatir sur une hauteur de 1 cm et les passer ¾ minutes de chaque côté dans un peu d’huile bien chaude.

Cette version express se décline à l’infini: avec des noix, des raisins, des perles de sucre, des graines, de l’ail, du miel, du chocolat, du fromage, de la tomate….

 

Le pain Cocote

Celui-ci prend tout son temps. Mais il ravira les enfants qui pourront aider pour le pétrissage.

En ce qui me concerne, j’ai une machine à pain ce qui me permet d’économiser un peu de temps. Cependant, je ne l’emploie que pour le frasage et le pétrissage. Je n’aime ni le gout, ni la texture, ni la forme du pain cuit en machine. Une fois ma pâte pétrie et levée une première fois, je la repétri à la main, puis j’emploie une cocotte en fonte pour la dernière levée et la cuisson.

Chez nous le pain est souvent sujet à débat: moi adepte du pain complet et des céréales, et fervente défenseure du pain à la mie dense et Papa’Potam adepte du pain blanc très aéré…
Trouver un compromis s’est donc avéré plutot rodéo…

Voici donc notre recette:

Ingrédients

450 ml d’eau tiède
760g de farine blanche
5 cs d’huile
3cs de miel
15g de levure de boulangerie fraîche
1 cc de sel
1-2 poignée de mélange de graines et noix (tournesol, lin, pavot, courges, pignons de pin, raisins secs, brisures de noix)

Préparation

  1. Diluer la levure fraîche et le miel dans l’eau tiède.
  2. Mettre la farine et le sel dans le robot et mélanger. Ajouter le mélange eau – levure – miel petit à petit, ainsi que l’huile. Puis, une fois le mélange homogène, ajouter les graines et les noix.
  3. Laisser lever au moins une bonne heure à l’abri des courants d’air sous un torchon humide. La pâte doit doubler de volume.
  4. Pétrir à nouveau et former une boule. Huiler et fariner le fond de la cocotte, y déposer la boule de pâte. A l’aide d’un couteau, inciser le dessus. humidifier et fariner le dessus de la boule.
  5. Fermer la cocotte. Mettre au four pendant environ 1 heure à 240°C.

Pour savoir si le pain est cuit, taper dessus avec une cuillère en bois. Un pain bien cuit sonne creux 🙂

Bon app’! 🙂

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Peau d’orange!

Ce soir, je vous parle peau d’orange! Non pas celle contre laquelle nous luttons parfois sur nos cuisses, mais bien celle – délicieuse – des fruits 🙂

Hé oui, il n’y a pas de petites économies, et le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. J’ai donc décidé de mettre à profit la peau des merveilleuses oranges bio achetées à la Ferme de la Tour à Saint-Marc.

Pour ce faire, j’ai fait 4 choses: De la poudre de zeste seché, du sirop, des orangettes et de l’orange confite et séchée pour agrémenter mes cakes et mes granolas

La poudre de zeste seché

J’avais récupéré au marché 2 paquets d’airelles dont je pensais faire de la confiture, puis je me suis avisée que ca serait encore meilleur séché, dans des biscuits et des granolas… Et pour rentabiliser le bidule, j’en ai profité pour sécher mes peaux d’orange. Mon four a donc bien chauffé cet après-midi.

Alors autant vous dire tout de suite, le mieux est de faire ça dans un déshydrateur. Mais bon, faute de grives, on mange des merles… Et faute de déshydrateur, ben on fait au four.

J’ai testé 2 méthodes.

La première consiste à prélever juste la partie orange de l’écorce avec un zesteur. Mais je trouve cette méthode beaucoup moins économique, vu qu’il y a des pertes. et surtout, le résultat est beaucoup moins parfumé.

L’autre méthode, plus intéressante, consiste à éplucher votre orange avant de la manger et à mettre les peaux au four en petits morceaux.

Il vous faut compter entre 3 et 5 heures selon votre four. Ici, j’ai mis un peu plus de 4 heures, température environ 60°C sur chaleur tournante. La peau doit être bien sèche et dure afin de pouvoir la réduire en poudre ensuite.

Une fois sec, je passe au robot mixeur jusqu’à obtention d’une poudre fine que je pourrais employer dans les biscuits, les gâteaux, les yaourts, les sauces, les granolas….

Vous pouvez aussi garder une partie que vous couperez en petits morceaux pour aromatiser vos thés et tisanes.

Dans tous les cas, conservez cela dans un pot en verre soigneusement fermé pour préserver les arômes 😉

Le sirop, les orangettes et les oranges confites

Alors ici, on fait d’une pierre trois coups! Couper l’écorce d’orange bio en lanières de 4-5mm de large. Dans une casserole, couvrir d’eau et ajouter le même poids de sucre que l’eau (donc si vous mettez 10cl d’eau, il faut 100g de sucre… Pour 2 oranges, j’etais aux alentours de 25cl et de 250g de sucre) et porter a ébullition pendant environ une heure jusqu’à ce que les écorces soient bien tendre. Égoutter les écorces au dessus un bol pour garder le sirop.

Le sirop récupéré peut être mis directement en bouteille pour parfumer de l’eau, du lait végétal (dans un cacao chaud au lait de riz, c’est absolument divin ^^) ou des patisseries et des desserts. Pour les grands, le sirop peut aussi être employé pour créer des cocktails ou parfumer du rhum, du gin, de la vodka… 😉

Pour confectionner les orangettes, il vaut mieux laisser les écorces égoutter 8 à 12h, sans quoi le chocolat va se mélanger au sirop qui reste et n’adhérera pas correctement. Si vous êtes trop impatient, vous pouvez aussi passer les écorces une vingtaine de minutes au four à chaleur tournante à 50° – 60°C. Dans une petite casserole – ou mieux, au bain-marie – faire fondre du chocolat noir (Ici j’ai choisi le chocolat noir de noir Jacques qui est sans lait vu que notre petit’pottam est allergique au lait…). Tremper les écorces dans le chocolat et laisser refroidir au frais. Éventuellement, vous pouvez répéter l’opération pour une couche de chocolat plus épaisse 😉

Pour les écorces confites séchées, j’ai simplement pris la partie des écorces confites qui restait, que j’ai coupé en petits cubes et que j’ai laissé secher au four en chaleur tournante à 50°-60° pendant un peu moins d’une heure. Pour les garder moelleuses, il est important de surveiller le séchage. Ces petits cubes seront parfait dans un cake, des madeleines ou dans un granola… Ou juste comme petite friandise ^^

 

Evidemment, cela fonctionne aussi avec le citron, la clémentine, le pamplemousse, la bergamote, le pomelo… Assurez-vous cependant de n’employer que des agrumes bio sans quoi, vous risquez bien d’aromatiser vos gâteaux aux pesticides… 😉

Bon appétit!

 

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