Les essentielles des essentielles… (Adultes)

Avant toutes choses, je tiens à préciser que bien que je sois je sois formée en aromatherapie, je ne suis pas médecin ou pharmacienne. Cet article a pour vocation de conseiller en matière de petits bobos du quotidien et d’utilisation des huiles essentielles pour les petits maux; il ne dispense pas de consulter un médecin. Ce sont des remèdes d’appoint pour soulager les petits bobos mineurs ou soulager en attendant de voir votre médecin. Cet article ne se substitue donc pas à un avis médical et les remèdes proposés ici ne se substituent pas à un traitement médical.

Avant toute utilisation des huiles essentielles veuillez faire un test d’allergie en appliquant une goutte d’huile essentielle diluée dans 2 gouttes d’huile végétale dans le creux du coude. Les huiles essentielles bien qu’étant des produits naturels, sont des produits puissants à ne pas utiliser à la légère. Il est extrêmement important de ne pas dépasser les doses recommandées. Les huiles essentielles peuvent occasionner des allergies ou des effets secondaires.

Une question revient souvent sur les forums: Quelles sont les huiles essentielles a avoir absolument chez soi? Voici mes indispensables 🙂

La lavande vraie

Lavandula Angustifolia ou Lavandula Vera de son nom latin, c’est une huile essentielle aux multiples vertus et l’une des plus indispensables.

Son parfum de Provence vous aidera à vous relaxer en cas de stress et à trouver le sommeil en cas d’insomnie: 1-2 gouttes sur le plexus solaire ou en diffusion dans la pièce; vous pouvez également en mettre sur la taie de votre oreiller. Pour les bébés et les enfants, on peut l’employer en diffusion lorsque ceux-ci ne sont pas dans la pièce (diffuser 20 minutes avant de les mettre au lit).

C’est également un myorelaxant très utile en cas de courbatures ou de douleurs musculaires. Vous pouvez masser quelques gouttes d’huile essentielle de lavande diluée dans une huile végétale sur la zone douloureuse.

Antalgique, elle fait aussi merveille pour les migraines et les maux de tête. Massez les tempes et la nuque avec 2 gouttes de lavande diluée dans 2-3 goutte d’huile.

Apaisante et régénératrice, elle est également une précieuse alliée dans les soins dans cheveux et de la peau. On peut notamment l’appliquer sur une cicatrice ou un coup de soleil. En masque ou dans vos crèmes et savons maison, elle régule les peaux grasses et apaise les peaux sensibles.

Cette huile essentielle est ok pendant l’allaitement et la grossesse.

Le citron jaune

Grâce a ses vertus digestives et hépato-stimulantes (stimulant le foie), Citrus Limon est le meilleur ami des fêtards et des gourmands. Après un repas copieux ou une soirée trop arrosée, vous éviterez nausées, lourdeur d’estomac et gueule de bois en prenant 1 goutte d’essence de citron dans un peu de miel.

Excellent désinfectant atmosphérique et léger stimulant immunitaire, vous pouvez le diffuser et en ajouter 1 goutte a votre savon lors du lavage des mains pour éviter la propagation des virus et des maladies bactériennes (rhume, grippe, gastro…)

C’est aussi un ingrédient de choix pour les masques des peaux acnéiques et grasses, ainsi que dans les crèmes anti-cellulite. Attention toutefois à ne pas vous exposer au soleil dans les heures qui suivent son application car elle est photosensibilisante.

Le tea-tree

Malgré son nom d’arbre à thé, Melaleuca alternifolia n’a rien a voir avec le thé… Redoutable antibactérien, antiviral et antimycosique, il est utile a bien des égards.

En cas de mycose cutanée, buccale ou vaginale, sur les aphtes, les plaies, l’acné, l’eczema suitant, les boutons de fièvre, les abcès, la gale, la teigne il s’emploie en application locale, pur ou en cataplasme avec de l’argile.

On l’emploiera en inhalation pour les infections ORL (rhinite, sinusite…). On peut également en prendre 1 goutte 2 ou 3 fois par jour dans un peu de miel.

Il est également efficace contre les cystites si on en prend 1 goutte 2 ou 3 fois par jour dans un peu de miel.

Désinfectant, il entre dans les préparations pour peaux acnéique et sert des conservateur pour les produits maison. Il remplace très efficacement les gels désinfectants pour les mains.

Le laurier Noble

Anti-inflammatoire, Laurus nobilis est particulièrement utile aux sportifs pour les foulures, entorses, déchirures, contractures etc. Mais aussi pour toute les maladies inflammatoires: sinusite, gingivite, rhinite… Il s’utilise en massage sur la zone concernée, dilué entre 10 et 30%.

Le ravintsara

Cinnamomum camphora est un stimulant du système immunitaire. À cette action, s’ajoute d’intéressantes propriétés antivirales et antibactériennes. Vous pouvez l’employer en diffusion ou en en mettant une goutte diluée dans une huile végétale sur votre plexus solaire.

L’eucalyptus radié

L’incontournable des maladies respiratoires, celui que tout le monde connaît, c’est évidemment l’eucalyptus. Je préfère eucalyptus radié (eucalyptus radiata) à l’ eucalyptus globuleux (eucalyptus globulus) beaucoup plus costaud et a réserver à un usage sur conseil d’un aromathérapeute ou d’un naturopathe.

En inhalation, sur un mouchoir ou en massage (dilué à 20-30% dans une huile végétale), l’eucalyptus radié fait des merveilles pour déboucher le nez et les voies respiratoires. C’est donc un incontournable en cas de rhinite, de sinusite, de laryngite et compagnie.

Quelques synergies

Grog aux huiles essentielles

Dans 50g de miel, mettre 10 gouttes d’huile essentielle de tea-tree et 10 gouttes d’huile essentielle de citron. Mettre 1 cuillère à café de ce miel dans un tasse de thé en cas de rhume, grippe, angine, …

Baume des sportifs

Dans un baume à l’arnica (j’emploie le baume Unda vendu en pharmacie), ajoutez 120 gouttes (4ml) de laurier noble et 180 gouttes de lavande vraie. Employez en massage léger en cas de contracture, coup, déchirure, foulure…

Synergie relaxante à diffuser

Mélangez à parts égales mandarine et lavande. Mettre quelques gouttes dans le diffuseur 🙂

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Maman a toujours raison

Mini’potam va sur ses 5 mois, déjà… Cela fait plusieurs mois qu’il y a des hauts et des bas, des périodes où il se porte comme un charme, mais aussi, ces périodes horribles ou mon tout petit se tord de douleur, se jette en arrière, souffre, tète, se crispe, tète à nouveau, pleure… Pour moi, il n’y avait pas de doute des le début, ce bébé souffre de reflux. On a vu pas mal de pédiatres, à commencer par la neonat, puis ceux de l’hôpital quand il a été hospitalisé, celui – toujours à l’hôpital – qu’on a consulté pour le suivi neonat… Ils sont tous passé à côté, prétextant moultes excuses : la fatigue, les coliques, un rhume, un bébé nerveux, un réflexe d’éjection trop fort, la qualité de mon lait (trop riche ou pas assez, selon l’hurluberlu en face de nous)…

Seul notre bon vieux pédiatre à acquiescé quand j’ai parlé de reflux. S’il a prescrit du gaviscon, il n’a toutefois pas cherché plus loin les causes. Nous avons vu un ostéopathe qui a semblé soulager un peu les choses, puis j’ai vu une consultante en lactation qui a voulu me mettre un régime intenable…

Écoutant ma propre intuition, j’ai évincé les protéines de lait de vache (plv pour les intimes). Nous n’avons pas eu le temps de constater l’amélioration puisque le campylobacter, une bactérie plutôt méchante est venue semer le trouble. Hospitalisation, puis antibiotiques que Mini’potam vomissait dans la seconde qui suivait la prise. C’est finalement l’aromatherapie qui a débarrassé Mini’potam de son indésirable invité. Évidemment, la famille a eu tôt fait de dire que c’était la vilaine bébête qui était responsable de ce que j’avais alors pris pour du reflux… Mais sitôt le lait de vache réintroduit, le reflux – qui en était bien un – est revenu.

Éviction totale. L’allergie est confirmée. Le reflux aussi.

Voici donc presque 2 mois que je ne consomme plus aucun produit contenant du lait de vache. Et le reflux s’est largement calmé.

Malheureusement, le lait de vache n’est probablement pas le seul responsable, car le reflux reparaît de temps à autre… L’enquête est ouverte pour trouver le ou les coupables… Suite au prochain épisode donc…

Moralité de l’histoire : une maman sait quand un truc ne va pas avec son bébé. Toujours écouter l’instinct d’une maman 😉

Au risque de me faire (encore) des copines…

Il y a quelques jours, je discutais avec une connaissance, qui devrait accoucher dans quelques mois. Dans la conversation, le sujet de l’allaitement arrive évidemment sur la table… Et là, cette nana me dit qu’au delà de quelques mois, c’est trop long… Heu… Je lui dit que Petit’potam, 3 ans fin novembre est toujours allaité ou….? 😅

J’avoue je n’ai pas eu le courage de débattre avec elle sur le sujet tant les arguments sont nombreux et tant je me suis déjà répétée. Alors donc, une fois pour toute, voici les arguments en faveur de l’allaitement, et au passage de l’allaitement « long » et de l’allaitement en tandem.

À noter pour les adeptes du biberon: il ne s’agit pas d’un pamphlet anti-biberon, mais bien d’une argumentation en faveur de l’allaitement. La nuance est de taille puisque je n’ai rien contre les mamans qui font ce choix, pour autant qu’il soit fait en connaissance de cause et qu’il soit éclairé et réfléchi.

Ceci étant dit, revenons en à nos moutons… ou plutôt à nos bébés.

Pourquoi allaiter? Et pourquoi allaiter longtemps, voire en tandem

Pour votre bébé

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé sont l’argument le plus évident mais malheureusement, ce n’est pas une évidence pour tous… Alors, ouvrez vos mirettes :

LE LAIT MATERNEL EST TOUJOURS LE LAIT PLUS ADAPTÉ À VOTRE BÉBÉ

–  » Oui, mais j’ai des jumeaux/triplés »

MÊME !

– « Oui, mais il a du reflux »

ENCORE PLUS! (J’en parlerai plus loin 😉 )

– « c’est un prématuré ! »

RAISON DE PLUS!!!

– « Oui mais il a des coliques »

CE SERA PIRE AVEC UN BIBERON !

– « Oui mais… »

NON! Non, non, non et mille fois, non! Vous avez déjà vu un bébé panda téter un éléphant ? Un veau téter un chien ? Une baleine téter un dauphin ?

Non? Alors pourquoi diantre le lait d’une vache serait il mieux adapté à votre bébé ?!? À chaque espèce le lait de sa maman et les bébés seront en bonne santé…

Voila la différence fondamentale entre le lait d’une vache, celui d’une femme et du « lait » en poudre, ce qu’au Quebec, ils nomment « PCN ou préparation commerciale pour nourrissons

composition-lait

Et je vous invite a consulter ce document pdf pour tout ce qui est facteurs immunologiques, hormones etc.

tableau-comparatif-de-la-composition-du-lait-maternel

On d’accord, c’est pas DU TOUT la même chose, n’est-ce pas?

 

– « Oui, mais je ne sais pas allaiter »

Seule une toute petite minorité de femme ne sait pas allaiter. À vrai dire, même une maman qui adopte sait allaiter… Même les hommes le peuvent… Et il arrive même qu’une grand mère ait une montée de lait en présence de son petit-enfant nouveau né… C’est dire… Donc a moins d’une réelle pathologie, toutes les femmes savent allaiter. Nous reviendrons plus tard sur le « manque de lait » , les douleurs etc. Mais moins de 5% des femmes sont vraiment incapables d’allaitement… Les autres ont juste été mal informées, découragées, mal suivies ou conseillées ou n’ont pas eu le soutien nécessaire.

À noter, le corps médical est globalement mal formé sur l’allaitement maternel. En Belgique, même les pédiatres n’ont pas de formation spécifique, à moins de faire le choix de cette « option ». Une sage-femme aura en moyenne une vingtaine d’heures de cours sur le sujet. Une consultante en lactation fait une année d’étude complète avec l’allaitement pour seule matière, 5 jours par semaine et 8h par jour… Je vous laisse faire le compte… 😉

 

Bon, voilà, la moitié des lectrices (et lecteurs) ont déserté… 😅 Pour celles et ceux qui restent, voici quelques explications plus poussés et les explications scientifiques à ce qui devrait être une évidence pour tous.

Système immunitaire partagé

D’abord, votre lait s’adapte à votre bébé. Au diable les racontars de bonne-femme… Non, votre lait ne va pas être plus gras si bébé est maigrichon, non. La teneur en graisses est constante entre 3 et 5%. Par contre, si bébé est malade, vu que vous serez forcément exposée au virus ou à la bactérie qui affecte votre enfant, vous produirez l’anticorps adapté et lui transmettrez par votre lait. Il guérira donc plus vite. Et, en cas d’allaitement en tandem, vous protégerez de même le reste de la fratrie. Génial, non?

Toujours adapté

Votre lait change en fonction de l’âge du bébé. D’abord colostrum au cours des premiers jours, il devient lait de transition puis lait mature. Sa composition s’adapte au fil du temps pour répondre aux besoins spécifiques de chaque âge.

En outre, le lait maternel évolue aussi en cours de tétée. D’abord plus riche en eau en glucides et en minéraux, pour assurer une bonne hydratation, puis en protéines et enfin en graisses en fin de tétée de sorte à procurer un sentiment de satiété.

Comme dit plus haut, le taux d’anticorps varie aussi en fonction des besoins de bébé.

Le choix santé

Le lait maternel est antiallergique, exempt de mauvaises bactéries ou de risques de contamination externes, est toujours à la bonne température donc pas de risques de brûlure, et est assimilable à 100%.

Il est aussi moins pollué que les laits en poudre et les eaux en bouteille (on ne va même pas parler de l’eau du robinet !!!). Même une mère vivant en lisière de champs traité aux pesticides, fumant la cigarette, buvant du coca et mangeant au Mac Do tous les jours produit un lait plus sain que le plus clean des laits en poudre.

Attention, je ne veux pas dire qu’il est OK de fumer, de mal manger pendant l’allaitement, mais bien souligner que même dans de mauvaises conditions le lait maternel reste le meilleur choix pour votre bébé.

Exception sur les traitements médicamenteux. Mais là, il existe souvent des alternatives compatibles avec l’allaitement maternel. Parlez-en avec votre médecin et demandez lui de se référer au CRAT (centre de recherche sur les Agents teratogenes).

Dentition

Outre cela, l’allaitement maternel développe les muscles de la mâchoire grâce au mouvement de succion, totalement différent de celui nécessaire pour un biberon. Allaiter – et qui plus est allaiter longtemps – réduit considérablement les risques de devoir faire appel à un orthodontiste (à la place, vous vous offrirez des vacances 😉 ). A moins bien sûr qu’une tétine ou un pouce vienne semer la pagaille dans la jolie (future) dentition de votre progéniture. Alors à ce sujet, même si votre enfant arrête de sucer son pouce ou sa tétine avant l’arrivée de ses dents définitives, cela entraîne une modification de la forme de la mâchoire et à donc un impact même avant le développement des premières dents de lait.

Sécurité, chaleur et amour

Le sein maternel n’est pas seulement nourricier, il est aussi un havre de sécurité qui rappelle à bébé le doux temps passé au creux de votre ventre. Quand il tète, bébé sent votre odeur, votre chaleur, entend votre cœur et votre voix, est bercé par votre respiration… Mais surtout, votre lait lui rappelle le goût du liquide amniotique. La nature fait merveilleusement bien les choses, non? Elle va même plus loin… Lors des tétées vous sécrétez des endorphines, les hormones du bien-être et vous en transmettez évidemment à votre petit lors des tétées. Cet échange hormonal facilite le lien affectif entre la mère et l’enfant, mais facilite aussi l’endormissement (du bébé et de la maman !) et soulage les petits bobos, les angoisses, les gros chagrins…

Un investissement pour le futur

Les récentes études démontrent qu’allaiter jusque 1 an voire plus diminue les risques d’obésité, de diabète, d’allergies… Et favorise le développement cérébral, pouvant influencer favorablement le QI de plusieurs points…

Une diversification plus facile

Les bébés allaités développent déjà leurs papilles et seraient donc plus enclins à goûter et à aimer des aliments très variés.

Des apports importants

Si jusqu’à 6 mois le lait maternel est le seul apport de votre bébé, l’allaitement reste un apport important même après la diversification. Ainsi, à 2 ans, le lait maternel apporte encore 31% des apports énergétiques, 38% des apports en protéines, 45% des apports en vitamine A et 95%en vitamine C.

Mais aussi 76% des apports en folates et 94% en vitamines B12.

Oui, mais si je complémente ? Ou si je donne du lait en poudre il y a aussi des vitamines. Oui. Sauf que que dans le lait maternel, les éléments sont dans une forme plus facilement assimilable…

Pour maman

Perte de poids

L’allaitement favorise la perte des kilos pris pendant la grossesse, voire plus. En effet, à lui seul, l’allaitement consomme environ 300kcal par jour. Soit une heure de natation… Je vois celles pour qui le survet’ rime avec canap’ sourire 😉

Alors certains vous diront qu’il épuise les réserves de la mère. Oui, c’est un fait. Mais vous pouvez adapter votre régime alimentaire, notamment en augmentant légèrement votre ration. Vous pouvez consommer des oléagineuses (noix, amandes, noisettes…) et des fruits et légumes frais pour palier aux éventuelles carences en minéraux et en vitamines. Ou à défaut, continuer à prendre un complément alimentaire spécifique grossesse et allaitement.

Protection contre le cancer sein

L’allaitement maternel protège contre le cancer du sein. (Je dois vérifier le pourquoi du comment, je mettrais à jour après avoir trouvé une réponse complète, mais à priori, c’est une question d’hormones)

Réduction du risque de dépression post-partum

Lors de l’allaitement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour responsable notamment du lien mère-enfant, mais aussi des endorphines, les hormones du bien-être et un puissant anti-dépresseur. Mieux que le Prozac 😉

Diminution de l’effluvium télogene

Autrement dit, vous perdrez moins de cheveux si vous allaitez… Après avoir eu une chevelure de sirène pendant des mois, les semaines qui suivent l’accouchement seront ponctuées de poignées de cheveux dans le siphon de la baignoire, sur votre brosse, dans l’évier, le lit, sur votre manteau, vos pulls, le canapé, bébé, dans le caleçon de votre mari… Bref partout ! L’allaitement maternel réduit ce désastre capillaire. Malheureusement, il ne l’empêche pas. Mais les hormones de l’allaitement limitent la catastrophe…

Retardement du retour de couches

Non, l’allaitement n’est pas un contraceptif fiable. Mais, il retarde le retour des cycles fertiles. Tant que bébé tète au minimum toutes les 6 heures, les ovaires restent – en principe – au repos.

Un meilleur sommeil

L’allaitement, grâce aux endorphines, permet à maman de se rendormir plus facilement.

Pas besoin de courir dans la cuisine, d’allumer les lumières, d’attendre que l’eau chauffe, le tout avec bébé qui hurle… De mesurer la bonne quantité de poudre, d’en mettre partout parce qu’on dort à demi, de verser à côté, de recommencer… On « pop une bulle »¹ et c’est prêt ! Et en cas de cododo, pas besoin de se lever, on ouvre un oeil, hop on « plug » le bébé et maman et bébé se rendorment sereinement.

Pour la famille

Le portefeuille familial

Attention, je lâche une bombe : le lait maternel est gratuit ! Et il ne nécessite quasi aucun matériel. Il est toujours prêt, toujours à bonne température, toujours disponible. Et il représente une économie plutôt importante puisque le lait premier âge coûte entre 12 et 40 euros, soit en moyenne, 26 euros. À raison d’une boîte par semaine pendant 6 mois, soit 26 fois 26, ca fait quand même 676 euros. Et après, il vous faudra encore du lait de suite, au minimum jusque 1 an, voire plus si vous avez un petit mangeur…

Ça fait de belles vacances non? 😉

La facilité et la flexibilité

Rien à transporter : pas de bouteilles d’eau, de poudre, de biberon, de brosse goupillon… Et même si un souper s’improvise chez des amis, pas de risque de panne. Tout est toujours disponible, pas besoin d’équipement, d’électricité, d’eau pour nettoyer le matériel… L’allaitement, c’est plus de flexibilité, c’est plus de facilité, c’est moins de barda à trimballer et à porter…

Le décolleté sexy

Demandez à votre homme, il vous expliquera 😉

À noter que l’allaitement ne détruit pas la poitrine. À part si vous faites un sevrage à la barbare du jour au lendemain. Si par contre, vous allez au sevrage naturel qui permet à l’enfant de diminuer les tétées progressivement, vos seins reprendront leur forme d’avant. À noter que le port du soutien-gorge est bien plus destructeur que l’allaitement car il empêche les muscles de votre poitrine de faire leur job… Et vous vous retrouvez avec des seins jusqu’aux genoux faute de muscles… 😉

Un lien magique

Que ce soit le lien mère-enfant ou le lien entre frères de lait, le lien maman-papa (car oui le papa a un rôle important à jouer dans allaitement !) l’allaitement créé des liens extraordinaires.

L’argument anthropologique

Selon des études anthropologique très sérieuses qui comparent l’âge de sevrage par rapport à la durée de la gestation chez différents primates, le petit humain devrait être allaité entre 4 et 7 ans pour conserver le même rapport entre durée de la gestation durée de l’allaitement que chez nos cousins les singes.

Les recommandations de l’OMS

Enfin, a noter que l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif dans les 6 premières années de vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’au moins 2 ans et plus si la mère et l’enfant le souhaitent.

Un peu de théorie : les mécanismes de l’allaitement

L’allaitement est la suite normale de l’accouchement. Il se prépare pendant la grossesse et est – au début en tout cas – une question de chimie hormonale.

Lors de l’accouchement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. C’est grâce à elle (notamment) que l’utérus se contracte et que les glandes mammaires se mettent en route. La production, au départ est donc endocrine, c’est à dire qu’elle dépend des hormones sécrétées par un autre organe . Elle va rester endocrine pendant 6 à 8 semaines, avant de devenir autocrine, c’est à dire qu’elle est induite par les hormones sécrétés par la glande mammaire elle-même. Pour faire simple, je vais faire une analogie. Imaginez que vos seins sont un entrepôt plein de marchandises. Lorsque votre client passe commande votre entrepôt de vide et le responsable de l’entrepôt, en bon gestionnaire passe commande pour ne pas tomber en rade. Bébé, c’est votre client, et la tétée, c’est sa commande. Dans vos seins, il y a des tas de cellules qui stockent le lait. Des que ces stocks se vident, ces cellules envoient un message – sous forme d’hormones – pour relancer la production. Autrement dit, si bébé tète, vos seins produisent. Une fois l’allaitement mis en place , donc au delà des 6 à 8 semaines après l’accouchement, la panne sèche est quasi impossible, puisque le lait est produit à la demande.

Quasi ? Oui, car il existe de très rares cas, notamment liés au stress, ou la panne est possible. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’évidemment il y a des trucs pour favoriser la lactation :

  • La proximité avec votre bébé : portage, cododo, peau-a-peau. D’une part ces techniques sécurisent bébé, mais aussi elles permettent une communication hormonale entre bébé et maman et favorisent le lien d’attachement, qui favorise la lactation grâce à l’ocytocine (encore elle, hé oui!)
  • Certains aliments : fenouil, anis, avoine, son de blé, Malte d’orge, légumineuses, levure de bière, oléagineuses…
  • Boire beaucoup d’eau
  • Mettre papa a contribution : demandez au papa de vous apporter à boire lors des tétées, de vous prendre dans ses bras, de vous massez un peu le dos ou les épaules… Bref, de vous faire vous sentir bien.

Et le truc génial aussi, c’est qu’il est possible de relancer une lactation qui s’est arrêtée ou qui faiblit.

À noter, le volume tiré avec un tire-lait n’est pas indicative. Certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait pour diverses raisons (douleur, stress, tire-lait pas adapté). Cela ne veut strictement rien dire.

Quand allaiter n’est pas facile…

Si allaiter est ce qu’il y a de mieux et de plus naturel, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour certaines et ce n’est pas inné !

Voici les conseils pour favoriser un allaitement harmonieux :

  • Mettez bébé au sein des qu’il le demande. Oubliez les horaires de tétée, les rythmes imposés. Suivez les signes de bébé et votre instinct
  • Ne mesurez pas. Pas de pesée avant /après. Faites confiance à votre bébé, il sait ce dont il a besoin. Tant qu’il mouille bien ses couches (6 par jour) et qu’il a des selles régulières, tout va bien. Les courbes de prise de poids sont purement indicatives et ne sont généralement pas adaptées à l’allaitement maternel. Si un médecin, un pédiatre ou une infirmière vous dit que bébé ne prends pas assez de poids, mais que les couches sont mouillées régulièrement et que son état général est bon, demandez un autre avis (si possible pas dans la même institution).
  • Restez proche de bébé : favorisez le portage, le cododo, le peau-a-peau…
  • Faites vous plaisir : il n’y a aucun aliment interdit pendant l’allaitement. Même un petit verre de vin ou de bière est possible à condition de ne pas en abuser . En effet, l’alcool passe dans le lait maternel en très petite quantité. Par exemple, avec 0,5g d’alcool dans le sang (2 verres de vin) il y a la même quantité dans votre lait, soit 0,5g/litre de lait. C’est à dire 0,05%. Sachant que bébé tète moins de 200ml, il aura moins de 0,1g d’alcool. Pas non de problème non plus à manger des sushis, un tartare de bœuf, des piments ou de l’ail. Au contraire, plus vous variez votre alimentation, plus bébé aura un large éventail de goûts, de quoi éveiller sa curiosité gustative et favoriser l’envie de goûter à tout plus tard.

 

Certains facteurs externes entravent le bon fonctionnement de l’allaitement, notamment la péridurale, le stress… Je ne suis pas médecin, et pas (encore) consultante en allaitement, mais voici les principaux problèmes dont j’ai entendu parler.

Les crevasses

Problème numéro un de toutes les mamans, les crevasses. Elles peuvent être normales au début, mais si elles durent, elles sont souvent signe d’un problème comme une mauvaise prise en bouche du sein, une mauvaise position.

Solution : préférez des compresses lavables que vous imbiberez légèrement de votre lait. C’est le meilleur cicatrisant et zéro risque d’allergie. Si le problème dire, allez consulter une consultante en lactation

Les engorgements

Fréquents au début, ils témoignent de la mise en place à de l’allaitement. Par contre, s’ils se prolongent, que vous faites de la fièvre, allez consukter une consultante en lactation ou, à défaut un médecin pro-allaitement.

Solution : massez la zone douloureuse et appliquez des compresses d’argile et de la chaleur.

NB: même en cas de mastite, vous pouvez continuer à allaiter. Il existe des solutions compatibles avec la poursuite de l’allaitement.

Bébé pleure au sein

Plusieurs possibilités :

1 – Le lait ne vient pas assez vite. Dans ce cas vous pouvez aider en utilisant des techniques d’expression manuelle (massage ou compression légère du sein) ou en stimulant simultanément l’autre sein, par exemple avec un tire lait.

2 – le lait vient trop vite. Privilégiez les tétées en position couchée, limitez la consommation d’aliments et de tisanes galactogènes.

3 – bébé fait un pic de croissance : le pic de croissance est le 1er facteur d’arrêt de l’allaitement car la mère et l’entourage pensent que le lait maternel est insuffisant en quantité ou en qualité. Les pics de croissance sont fréquents et correspondent à des périodes ou bébé passe plus de temps au sein, réclame plus souvent, voire parfois s’énerve au sein. Ils surviennent au 3-6-9-12 (semaine et mois) et sont normaux car ils permettent d’adapter la lactation.

Bébé a du reflux ou des coliques

Si un de ces problèmes perdurent ils doivent vous amener à consulter une consultante en lactation IBCLC.

Pour éviter les coliques pensez à faire faire son rot a bébé en fin de tétée. Privilégiez la position assise pour le tétées de façon à ce que l’air avalé puisse remonter plus facilement.

Certains aliments peuvent favoriser le reflux et les coliques mais c’est à voir au cas par cas. Comme certains aliments peuvent ne pas vous convenir, certains aliments ne conviennent pas à votre enfant. Il n’y a pas de liste d’éviction miracle. Certains bébé sont intolérants au gluten, au lait de vache, aux cacahuètes…Dans tous les cas, l’éviction commencera avec les principaux allergènes : lait de vache, oeufs, gluten, … Pour évincer un aliment, n’en évincez qu’un seul à la fois, sur une durée de 2 à 4 semaines et observez s’il y a amélioration. Réintroduisez ensuite l’aliment en une fois et voyez si les troubles reviennent.

À noter que les tests cutanés d’allergie ne sont pas toujours efficaces car les réactions se produisent parfois que 48h plus tard, et parfois, même pas sur la zone testée.

La reprise du boulot

C’est probablement aussi une des grandes raisons de l’arrêt de l’allaitement. À savoir, en Belgique, vous avez droit à une demi-heure de pause quotidienne pour tirer votre lait, voire à un congé d’allaitement dans certains cas.

Le mieux est de constituer une réserve de lait congelé (il se conserve jusqu’à 6 mois au congélateur) sous forme de petit glaçons de 20ml, à dégeler au fur et à mesure. Grâce à votre pause, vous pouvez continuer à tirer votre lait 2 ou 3 fois sur la journée. Pour trouver le bon tire-lait, n’hésitez pas à louer plutôt que d’acheter, et au besoin à tester différentes marques.

Mais, comme nous l’avons vu plus haut, la lactation obéissant à la loi de la demande, vous pouvez optez pour un allaitement mixte si vraiment vous ne pouvez pas tirer votre lait.

Belle aventure lactée!

Marraine d’allaitement

Avec 35 mois d’allaitement à mon actif, je propose mon aide bénévole pour accompagner des jeunes parents dans leur aventure lactée, en répondant aux questions, en offrant soutien et écoute, par mail, skype ou téléphone (donc partout dans le monde). n’hésitez pas à me contacter.

 

Sources:

Tartinades

Je vous ai parlé hier des tartines du petit déjeuner et des alternatives à la confiture et aux pâtes à tartiner commerciales trop riches en sucres et en graisses.

Certains me diront qu’il est difficile de se passer de ces tartinades, par manque d’alternatives, de temps, d’idées… Voici donc quelques petites idées de tartinades sucrées et saines.

Les tartinades fruits et noix

L’idée est de faire une panade de fruits épaissie ave une poudre de noisettes, d’amandes, de coco, de noix… Ultra simple, elle se réalise en quelques minutes au mixer ou à la main.

La base est la banane – à choisir pas trop mûre – qui donne une texture onctueuse. Ensuite à vous de varier les plaisirs: poires et amandes, coco-mangue, coco-ananas, pommes-noisettes, cerises-amandes, banane – cacahuètes, banane – coco…

On peut aussi ajouter du yaourt ou du fromage frais.

La tartinade se conserve dans un bocal ou un tupperware au frigo quelques jours. Pour limiter l’oxydation, ajoutez quelques gouttes de jus de citron.

Le + : les fruits secs vous apportent des minéraux et des oligo-éléments, des acides gras essentiels et des protéines

Le houmous au chocolat

La célèbre crème de pois chiches n’est plus à présenter. Je vous propose une version sucrée et chocolatée.

Pour la réaliser, il vous faudra 500g de pois chiches cuits, 3 grosses cuillères à soupe de cacao pur (non sucré), 30ml de miel ou de sirop d’érable (ou de la stevia si vous voulez éviter les sucres).

On passe le tout au mixer et voilaaaaa!

À déguster sur du pain, des cracottes ou des dips de fruits 🙂

La variante fruitée: on mixe des fruits frais ou surgelés (fruits rouges) avec les pois chiches, en ajoutant éventuellement un peu de sucre.

Le + : des protéines, des fibres, des minéraux, des vitamines, des oligo-éléments… Peu de calories et délicieux !

Qui a dit que manger sainement est ennuyant ? 😉

Bon appétit !

Les cosmétiques au naturel

Je ne vais pas vous mentir, mon armoire à cosmétique s’est beaucoup simplifiée depuis ces 3 dernières années.

Avant, je ne sortais pas sans mon parfum et un minimum de maquillage au risque de me sentir nue… Aujourd’hui, je ne me maquille plus que pour les occasions ou quand j’ai vraiment une tête de déterrée… Ou que j’en ai envie, c’est à dire rarement.

J’ai appris à aimer mon visage au naturel, même si ca m’a pris pas mal de temps 🙂

Mais attention, ça ne veut pas dire pour autant que je ne prends plus soin de moi et que je ne me bichonne plus 😉 J’ai cependant changé un peu mes routines et mes produits phares pour du plus naturel 😉

Le corps

Hygiène quotidienne

Pour le corps, vu mes allergies, j’étais déjà au pain d’Alep depuis un bon moment. J’avais remarqué aussi l’effet magique sur l’acné, les coups de soleil, les petites cicatrices etc. Malheureusement, vu la situation en Syrie, trouver du pain d’Alep devient difficile et soulève pas mal de questions éthiques… Nous sommes donc passé à la brique de savon de Marseille, à l’huile d’olive (attention, certains contiennent de l’huile de palme…).

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Outre l’énorme économie que cela représente (cela nous coûte environ 4 euros pour 1 brique qui dure 3 à 4 mois), j’ai remarqué que le Savon de Marseille est aussi formidable sur mes cheveux quand ils ont besoin d’un vrai shampoing. Il laisse la peau douce et est écologique. Seul bémol, il laisse un dépôt sur la baignoire, qu’il faut donc nettoyer un peu plus souvent si vous optez pour des bains plutôt que des douches…

Gommage

Pour moi, le nec plus ultra reste le sel de la mer morte. Je l’applique sur peau humide et je masse. Son effet astringent, reminéralisant et purifiant est parfait pour ma peau.

Autre option, que je réserve pour le hammam, le savon noir. je l’applique généreusement, et je laisse poser pendant le temps de la séance de hammam (10-20 minutes). Puis je rince.

Dernière option: le marc de café. Appliquer sur peau humide et masser. Rincer. Gros avantage, ca débouche et désodorise les canalisations.

Pensez évidemment à bien hydrater après 🙂

Le bain relaxant

Bon, c’est pas parce qu’on est écolo qu’on a plus droit à ses petits plaisirs. Je m’accorde encore parfois un bon bain chaud relaxant.

Par contre, exit les bains moussants. J’emploie désormais du sel de la mer morte, de l’avoine ou du sel d’epsom avec une huile essentielle. Pour les sels, je les mets dans un gant de toilette le temps qu’ils se dissolvent. L’avoine (flocons) est dans un bas ou une vieille chaussette (propre!) et je presse pour en faire sortir le lait.

Le sel de la mer morte est reminéralisant, adoucissant et purifiant. Le sel d’epsom, de par sa forte teneur en magnésium est relaxant. L’avoine nourrit, hydrate et soigne la peau, même la plus fragile.

Le déodorant

Je n’aurais jamais cru pouvoir m’en passer… Avant, lorsque je mettais du déo de supermarché, je devais prendre des trucs ultra balaises « efficacité 48h » et je me retrouvais souvent à en remettre plusieurs fois par jour. J’avais constamment l’impression de sentir la transpiration et j’arborais régulièrement des auréoles peu gracieuses qui me mettaient très mal-à-l’aise.

Le jour ou j’ai pris la lubie d’arrêter les produits cra-cra, je suis passée à la pierre d’Alun et elle s’est avérée très efficace. Puis on m’a dit que l’alun est un sel d’aluminium, et que donc en fait ce n’était pas beaucoup mieux que les déo du commerce.

J’ai voulu en savoir plus parce que ça me semblait un peu suspect comme raisonnement. Voici ce que j’en ai appris. Premièrement, à la différence des déodorants cra-cras, la pierre d’alun n’obstrue pas les pores, alors que c’est l’un des principaux facteurs mis en cause dans le développement des cancers du sein. En effet, la sueur ayant un rôle important dans l’évacuation des toxines, ces dernières s’accumulent dans les ganglions lymphatiques et peuvent finir par provoquer des tumeurs. A la différence des anti-perspirants vendus en grande surface, la pierre d’alun tient son efficacité de ses propriétés astringentes et bactéricides.  Elle n’empêche pas de transpirer, mais elle régule la production de sueur et limite le développement des bactéries responsables des mauvaises odeurs.

La pierre d’alun libère effectivement des sels d’aluminium au contact de la peau, mais ce sont des oxydes et des hydroxydes d’aluminium inertes. A ce jour, ces sels sont autorisés dans les cosmétiques bios et naturels et la communauté scientifique les tient pour sans dangers sur la santé humaine.

Si cependant, vous préférez adopter le principe de précaution et éviter la pierre d’alun, voici une petite recette très simple de déo maison. Faire fondre 100g de beurre de coco à feu doux avec 5g de cire d’abeille. Une fois le mélange fondu, ajoutez 100g de bicarbonate de soude, 10 gouttes d’huile essentielle de tea-tree (antibactérien) et 10 gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse (pour la conservation et pour l’aspect antibactérien). Faites refroidir le mélange en remuant régulièrement et versez le dans un tube de déo de recup’ ou dans un petit pot. Appliquez en petite quantité sous les aisselles. A noter que cette recette est également efficace en cas de sudation excessive des pieds 😉

Les produits hydratants

Les crèmes pour le corps et le visage ont été avantageusement remplacées par de l’huile, du gel d’aloe vera ou du gel de lin, soit mélangés, soit mis tour à tous, soit employés séparément selon les besoins de votre peau.

Les gels apportent une hydratation profonde et un effet non-gras, idéal pour les peaux grasses et normales, et pour la journée. Les huiles quant à elles nourrissent les peaux sèches, matures ou abîmées.

Gel d’Aloe vera

Ce gel a de nombreuses vertus: hydratant, apaisant, cicatrisant, régénérant, purifiant, astringent… Vous le trouverez dans le commerce sous des formes plus ou moins pures. Mais l’idéal reste de le faire soi-même. D’une part, vous aurez la certitude qu’il est pur et d’autre part, cela revint beaucoup moins cher.

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Le gel s’extrait très aisément à l’aide d’un extracteur ou d’une centrifugeuse. A défaut, il vous faudra le presser à la main, ce qui est un peu plus fastidieux, mais aussi efficace. Pour se faire, enlever la peau et presser la pulpe à l’aide d’une étamine ou d’une centrifugeuse.

A noter, les feuilles se congèlent très bien. Vous en trouverez dans certains magasin bio.

Le gel de graines de lin

Excellent hydratant, il peut aussi servir comme produit coiffant pour définir les boucles ou fixer les cheveux comme un gel coiffant.

Sa réalisation est simple et peu onéreuse, d’autant que les graines de lin se trouvent aisément en magasin bio.

Il vous faudra 2 cuillères à soupe de graine de lin brun bio pour 250ml d’eau. Mettre le tout à chauffer et porter à ébullition pendant environ 10 minutes en remuant régulièrement. Laisser tiédir et filtrer à l’aide d’une étamine.

Il se conserve une semaine au frigo, mais vous pouvez le congeler dans des petits bacs à glaçons et le dégeler au fur et à mesure de vos besoins.

Les huiles et beurres végétaux

Voici une petite liste non exhaustive des huiles et beurres végétaux utiles en cosmétique maison.

  • avocat: huile très riche en vitamines et en anti-oxydants, idéale sur les peaux très sèches, matures ou très abîmées. Elle est cicatrisante et assoupissante.
  • bourrache: assouplit, régénère, hydrate. Idéal pour les peaux matures ou abîmées.
  • Germe de blé: adoucit, apaise, redonne de l’éclat aux peaux fatiguées et ternes
  • Jojoba:  idéale pour les peaux grasses car elle pénètre rapidement et apaise les glandes sébacées.
  • Nigelle ( aussi appelée cumin noir): Parfaite pour les peaux irritées et très abîmées, elle est anti-inflammatoire, régénérante, apaisante, cicatrisante et raffermissante.
  • Noisette: la plus douce. Hydrate, adoucit, raffermit. Idéale même pour les bébés. Grâce a sa texture fine, elle pénètre rapidement.
  • Rose Musquée: régénérante, cicatrisante. Elle pénètre rapidement et est idéale pour les peaux fragiles.
  • Beurre de coco: neutre à l’odeur, il pénètre rapidement et permet de nourrir les peaux sèches. Il prévient les vergetures et soulage les crevasses. Solide a température ambiante.

Démaquillant, eau micellaire et tonique

Oui, les 3 en 1!  Je mélange a part égale un hydrolat et une huile végétale.

Les hydrolats les plus fréquents sont:

  • l’eau de rose: anti-âge, astringent, rafraîchissant. Idéal pour les peaux matures.
  • l’eau de camomille: apaisant, cicatrisant, unifiant. Idéal pour les peaux sensibles
  • l’eau de lavande: anti-inflammatoire, cicatrisant, astringent, antibactérien, purifiant. Idéal pour les peaux acnéiques
  • l’eau de bleuet: décongestionnant. Idéal pour le contour des yeux fatigués.

Il en existe beaucoup d’autres… Attention a les choisir purs et de bonne qualité. Beaucoup « d’eau de… » sont en réalité des produits reconstitués. Pour vous assurer que ces produits sont purs, il ne doit y avoir qu’un seul ingrédient: 100% hydrolat de …

Vous pouvez bien entendu mélanger 2 hydrolats (rose-camomille pour une peau mature sensible / lavande camomille pour une peau grasse et sensible… )

En toute logique, vous constaterez que le mélange déphase. Il vous faudra secouer avant chaque utilisation.

Personnellement, j’apprécie d’avoir le mélange dans un brumisateur. Ainsi, je vaporise sur mon visage puis, je tamponne avec un coton lavable pour l’effet tonique. Pour un effet démaquillant ou nettoyant, je vaporise sur mon coton et j’emploie cela comme un démaquillant classique.

Maquillage

Je ne me maquille presque plus. Mais lorsque je le fais, c’est discret et avec des produits naturels. Pour les afficionadas du make-up, il existe de plus en plus de marques qui proposent des produits naturels et végétaux, sans additifs et sans crasses, mais j’avoue ne plus être très à la page sur ce point, vu que je préfère me contenter des produits home-made, même si ça limite fortement les possibilités.

Petite remarque toutefois, les cosmétiques maison conservent moins longtemps que les cosmétiques industriels, vu l’absence de conservateurs. On peut éventuellement prolonger un peu leur durée de vie en ajoutant de l’extrait de pépins de pamplemousse ou un peu d’huile essentielle de tea-tree. Conserver les produits au frais et éviter de toucher les produits avec les doigts (éviter la contamination bactérienne) s’avère également bénéfique pour en prolonger la conservation.

Mascara

Pour le mascara, j’emploie la recette du Grimoire de Mélusine. Simple, efficace et facile a faire. Juste petite info complémentaire: les flacons de mascara vides s’achètent sur Aroma-zone 😉 Nettoyer les anciens s’avère très compliqué et pas spécialement écologique vu la quantité d’eau et de produit nécessaire pour ravoir ces trucs nickel.

Baume à lèvre

Aussi simple que le mascara, je chauffe 3 cuillères à soupe environ de beurre de coco avec 10g de cire d’abeille et 1 cuillère à café de miel (si possible miel d’apiculteur qui garantira une meilleure conservation qu’un miel industriel  grâce a ses propriétés antibactériennes). J’ajoute 2-3 gouttes d’huile essentielle au choix: vanille, orange, mandarine, pamplemousse… ou d’un extrait de fruit.

Pour les gourmandes, vous pouvez remplacer le miel par 1 cuillère à café de chocolat noir. Évidemment, cela donnera aussi un baume coloré 😉

Avec un petit coté moins nature, vous pouvez y ajouter quelques pigments, des paillettes etc… 🙂 Le baume donne un aspect glossy léger et naturel.

Le teint

Pour matter les brillances, j’emploie soit de la farine de riz, soit de l’argile blanche ou rose déposée délicatement du bout du pinceau. Pour un effet unifiant en plus, vous pouvez éventuellement y ajouter des pigments minéraux.

Les cheveux

Le rhassoul, les poudres et les argiles

Lorsque mes cheveux n’ont pas besoin de l’artillerie lourde (donc la plupart du temps, sauf si Petit’Potam a confondu ma tignasse avec sa serviette…), j’opte pour le rhassoul, beaucoup plus doux. Le rhassoul est une argile volcanique récoltée dans la région du Moyen Atlas au Maroc. Il est doté de remarquables propriétés absorbantes, largement supérieures à celles des autres argiles et extrêmement riche en minéraux et en oligo-éléments.

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Son utilisation est très simple, puisqu’il fonctionne comme un masque d’argile classique: on mélange de la poudre avec de l’eau ou un hydrolat. Vous pouvez éventuellement le mélanger à d’autres poudres, comme par exemple:

  • Le shikakai: poudre ayurvédique lavante, très riche en saponine, qui renforce démêle et fait briller les cheveux
  • L’amla: poudre ayurvédique employée contre la chute des cheveux
  • Le bhringaraj: poudre ayurvédique qui apaise les irritation, prévient la chute des cheveux et les cheveux blancs
  • Le kachur shugandi: poudre ayurvédique réputée pour embellir les cheveux et favoriser la pousse
  • La poudre d’hibiscus: avec sa belle couleur rouge -rose, il fait briller, fortifie et stimule la pousse des cheveux
  • Le Kapoor Kachli: Il épaissit, fortifie et stimule la pousse des cheveux
  • Le nagarmotha: lutte contre les pellicules, apaise les cuirs chevelus gras et irrités
  • La poudre de Neem: soulage et assainit les peaux grasses et les pellicules
  • La poudre d’orange: Assainit et apaise les cuirs chevelus gras, rend les cheveux doux, souples et plus faciles à démêler.
  • Le sidr: Employé pour laver, fixer les couleurs comme l’indigo ou le henné et calmer les démangeaisons
  • Le tulsi: Apaise les démangeaison et purifie
  • Le charbon actif: détoxifie, purifie et nettoie
  • Le henné neutre: renforce et épaissit les cheveux, apporte brillance et souplesse.
  • D’autres argiles (vertes, blanche, jaune, rose….)

Vous pouvez aussi y ajouter des huiles essentielles, des décoctions…

Je l’applique sur les racines de mes cheveux préalablement bien démêlés et rincés. Je laisse poser au minimum 5 minutes, plus si possible. Je rajoute un peu d’eau pour masser et étendre vers les pointes. Je laisse encore une ou 2 minutes, puis je rince.

Le gros avantage est que le rhassoul lave et désodorise dans agresser le cuir chevelu. Il n’aggrave donc pas les problèmes (cheveux gras, secs, à pellicules…) contrairement aux produits du commerce, bien trop abrasifs.

Le shampoeuf

Amis vegans, passez ce chapitre… Je précise que je n’emploie cette méthode que lorsque j’ai un surplus d’œufs des poules de mon jardin, qui courent en liberté sur 300m². Elles ne sont pas exploitées, ni maltraitées… Mais ceci est un autre débat.

L’oeuf a d’extraordinaires propriétés lavantes et nourrissantes. Pour ce faire, je sépare le blanc du jaune. Le blanc dégraisse et lave en douceur les racines, tandis que le jaune nourri les pointes. J’applique sur cheveux secs et je laisse poser environ 10 minutes. J’ajoute un peu d’eau, je masse, puis je rince à l’eau fraîche. Il est très important que l’eau ne soit pas trop chaude, sans quoi vous vous retrouverez avec du blanc d’œuf cuit dans les cheveux…

Le rinçage

Quelque soit la méthode employée, je fini par un après-rinçage au vinaigre de cidre (1 cuillère de vinaigre de cidre pour 1 litre d’eau). Cela permet de refermer les écailles du cheveu, et donc de faire briller et de démêler plus facilement. Lors d’un lavage au savon, cela permet d’éliminer les éventuels résidus de savon.

Voila! Il ne vous reste plus qu’à faire vos expériences et à trouver ce qui vous convient dans cet univers fascinant 🙂 N’hésitez pas à commenter avec vos petites recettes bien à vous, vos trucs et astuces 😉

La toilette de bébé

Le bain

L’avoine est notre meilleur ami depuis la naissance de notre 1er fils… Le bain? Avoine! Croûtes de lait? Avoine! Varicelle? Avoine! Eczéma? Avoine!

L’avoine combine des molécules hydrosolubles et liposolubles, tout comme le savon, ce qui lui permet de décoller en douceur les « crasses » de la peau de bébé. De par ses propriétés émollientes, il ramollit les petites croûtes et adoucit la peau. Le tout sans agresser la peau fragile et les petits cheveux tout fins de votre bout’chou.

Pour laver bébé, je passe le bas ou la chaussette avec une poignée de flocons d’avoines sur la peau de bébé en pressant légèrement pour en faire sortir le lait.

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L’hydratation

En cas de peau sèche, je tartine soigneusement Petit’potam avec du beurre de coco, principalement, parce que j’aime sa texture « beurre » qui devient liquide au contact de la peau (cela évite d’en mettre de trop), sa texture fine qui pénètre rapidement et son absence d’odeur. Ceci dit, vous pouvez employer une autre huile végétale comme l’huile de sésame, de noisette, de noyau d’abricot (huile légères à pénétration rapides) , de germe de blé, d’avocat ou même l’huile d’olive (huile plus épaisses nécessitant un massage pour pénétrer de façon optimale, idéale pour les peaux plus sèches ou abîmées). Privilégiez là toujours bio.

En cas de peau vraiment très sèche, j’applique le beurre ou l’huile sur peau mouillée afin d’emprisonner les gouttelettes d’eau sous l’huile et ainsi de favoriser l’hydratation et la nutrition en profondeur.

Vous entendrez régulièrement qu’on déconseille l’huile d’amande douce car elle serait allergisante. Ceci dit, je pense que tout est potentiellement allergisant, naturel ou non. Le problème se posera tout autant avec l’huile de noisette, celle de noyau d’abricot ou le beurre de coco. Le mieux est de faire d’abord un petit test sur le poignet ou dans le pli du coude. Si vous observez une réaction endéans les 48h, essayez une autre huile.

Évidemment, le bon sens veut aussi que si vous constatez après plusieurs utilisations une réaction, vous arrêtiez immédiatement de l’employer. Et évidemment, si votre enfant a une allergie avérée au sésame ou aux arachides, évitez les huiles élaborées à partir de ces produits.

Le change

Pour le change, j’emploie principalement de l’eau ou du Liniment maison. Lorsque les petites fesses sont irritées, j’apprécie particulièrement l’huile végétale de calendula, puis je talque avec l’argile blanche, éventuellement pour les bébés de plus de 6 mois, préparée avec une goutte d’huile essentielle de camomille (1 goutte d’huile essentielle de camomille noble pour 100g d’argile blanche, à conserver dans un bocal hermétique. J’applique avec un petit coton lavable propre).

Aussi naturel, mais plus simple en déplacement, la lotion à la calamine ou la crème Weleda à la mauve (voir Le BA-ba des petits bobos au naturel – partie 1: bébés, bambins et enfants)

 

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Le BA-ba des petits bobos au naturel – partie 1: bébés, bambins et enfants

Avant toutes choses, je tiens à préciser que cet article est une synthèse de mes petits remèdes mais qu’il ne dispense pas de consulter un médecin. Ce sont des remèdes d’appoint pour soulager les petits bobos mineurs ou soulager en attendant de voir un médecin. Les maux ne doivent pas être pris à la légère, surtout chez les petits. Cet article ne se substitue donc pas à l’avis d’un médecin et les remèdes proposés ici ne se substituent pas à un traitement médical.

Cet article est co-écrit avec Alexandra Bulle, naturopathe et conseillère en Fleurs de Bach. Ses bons conseils et sa connaissance parfaite des Fleurs de Bach et des huiles essentielles m’ont souvent bien aidée avec mes petits bobos et ceux de la famille Potam.  Je vous invite à aller faire un petit tour sur son site, pour plus d’information et pour plein d’articles intéressants sur la naturopathie et la Simplicité volontaire. Elle propose des consultations dans le nord de la Drome et l’Isère, mais aussi par Skype 🙂

Coliques

Beaucoup de bébés souffrent de coliques, ces crampes au ventre qui peuvent perturber le sommeil des tout petits et se manifestent le plus souvent par des pleurs difficiles à calmer.

Ici notre remède souverain consistait à appliquer un petit coussin en noyaux de cerises ou un petit ballon d’eau chaude dans un gant de toilette sur le ventre de bébé. Quand cela ne suffisait pas, une petite marche avec petit’potam en écharpe (ou autre moyen de portage physiologique) était notre meilleure arme.

L’éviction des produits laitiers peut aider également (y compris pour la maman allaitante).

J’ai également remarqué que lorsque je consommais du rooiboos, le confort digestif de Petit’Potam semblait s’améliorer.

Coté remèdes naturels vendus en pharmacie, nous avons 2 grands chouchous:

Pranabb « confort digestif » (huile de massage) et Mama Natura Coli (gouttes homéopathiques)

Le truc d’Alexandra : le fenouil en infusion, à faire boire à bébé à la pipette, et/ou à maman si elle allaite : ses vertus digestives calment les spasmes tout en douceur.. et favorisent aussi la lactation !

Dents

Le passage obligé de tous les enfants et que tout parent redoute. C’est un vaste chapitre car les poussées dentaires s’accompagnent souvent d’une kyrielles de désagréments (fièvre, selles et urines acides, érythème fessier…).

Pour la douleur dentaire à proprement parler, vous pouvez proposer à votre enfant de chiquer de la racine de guimauve ou d’iris, vendus tous deux en herboristerie et dans les magasins bio. Notre truc ici, consistait à faire des mini-frisko de lait maternel que petit’potam pouvait mâchonner.

glacons

En phythothérapie, la camomille sous forme de tisane et de glaçon a aussi souvent soulagé notre loustic. On la retrouve aussi en homéopathie, pure (Chamomilla vulgaris 5CH) ou dans certains complexes homéopathiques, comme le Mama Natura Dento, qui nous a aussi sauvé la mise quelque fois.

Le truc d’Alexandra : on peut aussi utiliser la camomille en huile essentielle : une goute diluée dans 10 ml d’huile végétale, en massage doux sur la gencive. Et en Fleurs de Bach, un mélange Agrimony, Walnut et Cherry Plum aidera bébé à passer ce cap difficile (3 gouttes de chaque dans un flacon de 30ml d’eau de source, donner 4 gouttes du mélange 4 fois par jour, et également au moment des poussées de douleurs).

Sommeil agité

Lorsque Petit’Potam est fatigué mais qu’il a du mal a trouver le sommeil, j’ai repris le rituel que faisait ma maman lorsque j’étais petite: la tisane de tilleul ou de camomille. J’y ai rarement eu recours car généralement, Petit’Potam s’endort bien.

Ce qui a été plus délicat, c’était les terreurs nocturnes. La, c’est notre pédiatre qui nous a conseillé Stramonium 9CH, 3 granules avant le coucher 🙂 Dans la même veine, homéopathique, le complexe Mama Natura Dormi est toujours notre alié pour les nuits difficiles, les cauchemars et autres petites angoisses.

Le truc d’Alexandra : Certaines huiles essentielles, en olfaction (une goutte sur un linge) ou en massage (2 gouttes dans une cuillère d’huile végétale) apaisent bébé et l’aident à trouver le sommeil. Dès trois mois : la mandarine rouge, le petitgrain bigarade, et le géranium sont tout indiqués . Pour les terreurs nocturnes, il y a aussi les Fleurs de Bach : Rock Rose, Walnut (même préparation que précédemment)

Eczéma

Alors là, je peux vous en parler dans tous les sens… Souffrant de dermatite atopique depuis ma plus tendre enfance et Petit’Potam ayant hérité des mêmes problèmes de peau, on est gâtés cotés plaques…

Evidemment, pour tout ce qui est eczéma allergique, la première chose à faire reste l’éviction. Les produits laitiers, les oeufs, les arachides sont souvent les premiers coupables. N’hésitez pas a tester par vous même, et le cas échéant à consulter un allergologue.

Mais dans tous les cas, pour l’eczéma qu’il soit allergique ou atopique – et en règle générale pour la santé de la peau – il est impératif d’espacer les bains et les douches et d’arrêter les gels douches et les savons chimiques (oui, même ceux de la pharmacie!). Un bébé ne transpire quasi pas, aussi un bain par semaine suffit largement. Le reste du temps, une toilette avec un gant de toilette suffit 🙂

Pour le bain, nous utilisons le plus souvent un petit pochon d’avoine (une étamine en coton ou une vieille chaussette en coton avec une poignée de flocons d’avoine bio dedans). Le pochon marche aussi très bien pour la toilette « de petit chat » (débarbouiller bébé avec juste le gant de toilette).
Quand bébé grandit et qu’il commence à vraiment se salir (peinture, terre, poussière etc), on emploie quand nécessaire du pain d’Alep à 40% d’huile de laurier. Le reste du temps, l’eau claire ou le pochon d’avoine suffisent amplement.

Après le bain, , il est important de bien hydrater. Ici on est généralement à l’aloe vera et éventuellement à l’huile de bourrache.

En traitement sur les plaques, lotion à la calamine ou argile blanche ou rose pour sécher en douceur.

Le truc d’Alexandra : la naturopathie, dans le cas de l’eczéma, va rechercher les causes profondes, il est difficile de proposer une solution qui conviendra à tout le monde. Toutefois, Crab Apple en Fleurs de Bach éventuellement couplée à Walnut peut être d’un grand secours. Soit à avaler, soit en mélangeant une goutte à de l’huile végétale ou de l’aloé véra , en application locale.

Piqûre d’insecte

Ca, c’est mon indispensable pour petits et grands. Efficace tant sur les piqûres de moustique, d’abeille, de guepe, de taon, de fourmi, d’aoutat… que sur les morsures d’araignée, ce remède me suit partout dès que je commence à barouder. A la belle saison, je glâne des fleurs de camomille romaine que je fais sécher puis que je broie (feuilles, tiges et fleurs) et que je met à infuser au soleil pendant 3 à 4 semaines dans du vinaigre d’alcool à 7°. J’applique une goutte sur la piqure. Ca pique au moment même, mais dans les secondes qui suivent, ca neutralise le « venin » et soulage bobos et démangeaisons. On peut en réappliquer par la suite, aussi souvent que nécessaire, pour autant que la plaie ne soit pas à vif.

Si par contre votre loustic gratte la plaie et qu’elle est à vif, mieux vaut soit un cataplasme d’argile, soit la lotion à la calamine.

Le truc d’Alexandra : une goutte d’huile essentielle d’eucalyptus citronné sur la piqûre à renouveler au bout de 15 minutes, puis une heure. (dès 3 mois) 

Bleus et bosses

Arnica, mon amour! Que ce soit en macérat huileux, en onguent ou en granules homéopathique, je ne jure que par l’arnica 🙂 Et avec un casse cou à la maison, j’en ai toujours en stock.

Le truc d’Alexandra : l’huile essentielle d’hélichryse diluée à 50% dans une huile végétale, en massage léger fera des miracles sur les bleus et bosses (sauf si très près de l’œil), dès trois mois. Et les grands cascadeurs (à partir de 3ans) peuvent l’utiliser pure, une ou deux gouttes en massage, trois fois par jour.

Gerçures

Que ce soit les lèvres gercées ou les crevasses du mamelon lors de l’allaitement, le miel est souverain. J’en applique simplement un peu sur la crevasse pour aider à cicatriser. C’est un excellent antibiotique naturel et un très bon cicatrisant.

Pour les mamans allaitantes, des compresses de lait maternel sont aussi de vrais petits bijoux.

Enfin, la lanoline m’a aussi sauvée quelques fois. L’avantage de cette dernière étant que vous pouvez aussi l’employer en cas de crevasses sur les mains.

NB: pour les crevasses du mamelon, il peut être utile si le problème est récurrent de consulter une consultante en lactation IBCLC car les crevasses viennent généralement d’une mauvaise prise en bouche du sein ou d’une mauvaise position 🙂

Maux de l’hiver (toux, rhume)

Quand frappe le froid, je contre avec le chaud! Une bonne tisane de thym (1 cuillère à café de thym dans une tasse d’eau bouillante) avec le jus d’un quart de citron et une grosse cuillère de miel.

Ma grand-mère, elle, me mettait un foulard en soie quand je commençais a me plaindre de la gorge. La soie garde au chaud et protège efficacement du froid.

A partir d’un an, vous pouvez donner une petite cuillère à café de miel  toute les 2-3 heures pour soulager les petites gorges irritées.

Coté pharmacie, le sirop Grintuss Kid (laboratoires Aboca) est naturel et plutôt efficace. Et papa ou maman (meme enceinte ou allaitante) peuvent prendre la version adulte.

Le truc d’Alexandra : l’HE de Ravintsara, dès trois mois, ok grossesse et allaitement ; 2 gouttes diluées à 50% dans une huile végétale, en massage du dos, du torse. Après un an, on peut mettre deux gouttes pures derrière les oreilles ou dans le creux du coude.

Érythème fessier

Nos grands-mères mettaient du talc, je lui préfère sa version naturelle: l’argile blanche, ou la lotion à la calamine

Sinon, l’utilisation d’un liniment oléo-calcaire pour le change et les changes réguliers permettent généralement d’éviter le souci. Le liniment avec son pH basique neutralise l’acidité de l’urine et des selles et soulage donc la peau de bébé.

Coté crème, notre chouchoute reste la crème Weleda à la mauve blanche

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Indigestion

Pour les petites indigestions un peu de tisane de menthe à boire par petites gorgées aide à soulager nausée et lourdeurs d’estomac.

Constipation passagère

Alors c’est de loin le plus infect des remèdes que j’ai eu à prendre, mais il faut reconnaître que c’est efficace: l’huile d’olive. Une cuillère a café à prendre en dehors des repas.

Si la constipation n’est pas d’origine pathologique mais qu’elle est fréquente, pensez à donner plus d’eau à boire à votre chérubin et si cela ne suffit pas huiler un peu plus  vos repas en variant les huiles (olive, lin, colza, noisette, noix, tournesol…)

Diarrhée

Truc de ma grand mère aussi: me faire boire l’eau de cuisson du riz. Pour rendre la chose un peu plus attrayante, elle cuisait le riz avec quelques carottes coupées en petit morceaux et un oignon. Elle me faisait alors manger ce gruau, ou si je me sentais trop barbouillée, juste boire l’eau de cuisson comme une soupe.

Le truc d’Alexandra: Si bébé est diversifié : la carotte est un excellent régulateur intestinal ; crue en cas de constipation, cuite en cas de diarrhée. A partir de 9 mois, le psyllium aussi est intéressant, ponctuellement aussi bien en cas de diarrhée que de constipation : une cuillerée à café de poudre de téguments de psyllium dans une compote, par exemple, deux à trois fois par jour.

Pour la diarrhée, le jus de myrtille est un astringent puissant (mais à éviter en cas de nausées, le vomito à la myrtille, c’est très dur à faire partir sur un mur blanc…)

Prévention des maux de l’hiver

Tant pour son parfum boisé agréable que pour ses vertus multiples, l’huile essentielle de Ravintsara (Cinnamomum Camphora) fait partie de ma trousse de base.

Antivirale, stimulante du système immunitaire et antibactérienne, vous pouvez l’employer en diffusion sans risque même avec un nouveau né. L’idéal est de diffuser quelques gouttes d’huile essentielle dans un diffuseur pendant une vingtaine de minutes quand les petits ne sont pas dans la pièce. A défaut de diffuseur, 4 ou 5 gouttes d’huile essentielle dans un bol d’eau chaude ou dans l’humidificateur du radiateur feront aussi l’affaire (bien que ce procédé fasse perdre une partie des propriétés des huiles essentielles)

Pour les plus grands, une tisane de cannelle ou d’echinacea sont aussi de bonnes aides pour fortifier le système immunitaire.

Chez nous, l’huile PranaBébé « défenses naturelles » à masser sur les pieds a fait ses preuves plus d’une fois 🙂

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Le truc d’Alexandra: A partir de 6 mois, on peut aussi stimuler les défenses immunitaires en utilisant l’extrait de pépins de pamplemousse. Posologie en préventif pour une concentration à 400mg de flavonoïdes : 1goutte/kg de poids de bébé / jour, en trois prises. (en gros si bébé pèse 12 kg, 4 gouttes trois fois par jour !). A prendre dans un peu d’eau ou de jus de fruits. En curatif la dose peut être doublée. 

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Comment j’ai arrêté le shampoing…

Cela fait plusieurs mois que mes cheveux n’ont pas vu de shampoing. Oui, oui, plusieurs mois. Et pourtant mes cheveux étaient gras, les shampoing, c’était tous les jours… Ils étaient plats, fins, cassants, fourchus et raides… Bref, moches. Ça c’était avant.

Aujourd’hui, mes cheveux sont plus épais, je ne les coupe plus qu’une fois par an (et encore), je n’ai plus besoin d’apres-shampoing et autre sprays, masques demelants etc. Ils sont joliment ondulés et doux. Et surtout, je ne les lave plus qu’une à deux fois par semaine. Mais sans shampoing. J’emploie désormais des alternatives naturelles.

Il existe de très nombreuses alternatives selon votre type de cheveux, votre budget, le temps dont vous disposez… Voici mes favorites 🙂

Le shampoeuf

C’est pas par la que j’ai commencé. Les oeufs, c’est simple, pas cher et facilement disponible, surtout quand on a des poules dans le jardin.

Le blanc d’oeuf en neige à un pouvoir dégraissant / absorbant. On l’applique sur les racines, on laisse poser.
Le jaune nourri et adoucit, on l’emploie sur les longueurs.
Laisser agir le temps de vous laver le corps, ajouter une peu d’eau tiède. Masser les cheveux du bout des doigts, délicatement comme si vous vouliez faire mousser. Puis rincer.

Éventuellement, vous pouvez finir par un rinçage au vinaigre de cidre (1cs dans 1l d’eau)

Sécher normalement.

NB: Le blanc d’oeuf agit aussi comme lissant de la peau et resserre les pores. N’hésitez pas a appliquer le surplus sur votre visage ^^

Le rhassoul 

Le rhassoul est une argile issue des bordures du Moyen Atlas au Maroc. Elle a un fort pouvoir absorbant et permet donc de laver parfaitement même les cheveux les plus gras ( y compris apres un masque à l’huile d’olive! 😉 )

Il suffit de le mélanger a l’eau pour obtenir une pâte ni trop épaisse ni trop liquide, d’appliquer sur cheveux secs et de laisser agir. Puis de rincer.

On peut y ajouter un hydrolat, une infusion ou des huiles essentielles pour parfumer ou pour leur vertus: lavande (apaisante), camomille (éclaircissante et apaisante), cedre (fortifiant), citron (brillance)…

Nb: Le rhassoul est aussi un excellent masque pour le visage 🙂

Le savon de Marseille

La découverte récente… Travaux obligent, j’ai du trouver quelque chose d’un peu plus costaud pour débarrasser mes cheveux des crasses, plafonnage, poussière, peinture et autre joyeusetés… Jai testé le savon de Marseile un peu dubitative. Et pourtant! La grosse brique verte fait des miracles sur ma tignasse…

La comme un shampoing normal: on mouille, on fait mousser, on rince. Je fais un rinçage au vinaigre après, autant pour la brillance que pour me débarrasser de l’odeur du savon que je n’apprécie pas particulièrement.

Attention à appliquer seulement sur les racines. Effet desséchant garanti sur les pointes….

 

J’ai testé aussi les noix de lavage, l’argile verte, le kapoor kachli, le pain d’Alep, le savon noir, mais très sincèrement, je n’ai pas aimé… Ceci dit, je continue à tester pleins de choses et je vous tiendrais informés de mes essais 😉

 

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L’heure du bilan et des bonnes résolutions…

Nouvelle année oblige, l’heure du bilan a sonné – un peu tardivement je l’avoue – et celle des bonnes résolutions.

Pour ceux qui nous connaissent un peu, vous savez que nous vivons un peu « autrement »: maman au foyer pour s’occuper des enfants, du potager, des bestioles et de la maison pendant que papa travaille, faire des économies en choisissant de faire beaucoup nous-même et en privilégiant les achats chez le producteur, réduire notre impact écologique en privilégiant les objets de seconde main, en améliorant notre maison, etc…

2016 aura été mouvementée pour nous sur bien des points et surtout à cause des travaux dans la maison qui auront amené leur lot d’ajustement et de petits dérapages. Bon, je nous accorde une parenthèse de deux mois durant lesquels nous étions en camping. Le tout est qu’après, la reprise a été très dure… Nos poubelles sont repassées de 15l par semaine à 30l par semaine, voir plus quand il me prend l’envie de faire du tri et du rangement, ce qui m’arrive fréquemment ces derniers temps… Lubie de grossesse ou simple envie d’améliorer d’avantage encore notre petit nid? La réponse après la naissance du baby’pottam en mai 2017… 😉 En tout cas, ce qui est certain, c’est que le « decluttering » est un véritable bienfait pour l’esprit 🙂 Au total, ce sont déjà 2 caisses de vêtement à donner ou à vendre qui attendent au grenier le prochain vide-dressing 🙂  Idem avec de vieux jeux vidéos et quelques bouquins que j’avais détesté durant ma scolarité, qui ont trouvé preneur dans des magasins de seconde main. Et mes syllabi d’université sont quant à eux partis au recyclage… La bonne résolution: continuer à trier, à ranger; j’envisage aussi d’acheter le second livre de Marie Kondo « Ranger: l’étincelle du bonheur« . J’avais déjà beaucoup apprécié le premier « La magie du rangement« , même si le style est un peu redondant et que l’auteur a parfois sérieusement l’air d’avoir besoin d’un psychiatre…. Je dois dire que j’apprécie ce sentiment de légèreté et de sérénité quand je trie mes affaires  pour ne garder que ce qui m’apporte réellement un certain bien-être. J’envisage aussi de lire « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, dans le même esprit… et surtout d’appliquer d’avantage encore ces méthodes à ma vie et à notre foyer 🙂 En espérant contaminer un peu Papa’pottam qui est un Graaaaaaaaannnnd conservateur ^^

Niveau courses familiales, j’avoue que le bilan de la fin 2016 est un peu tristounet… Pendant les travaux, la cuisine étant démontée, mes tupperwares étaient dans des cartons et j’ai oublié mes bonnes habitudes. Ce qui était avant un réflexe est quasi oublié à chaque coup… Pourtant, nous avons trouvé un super petit boucher artisanal (si,si, ca existe encore… Et je peux vous jurer qu’il ferait virer sa cuti a un végétarien convaincu! ) dans le village à coté, qui apprécie notre démarche et l’encourage en nous offrant des petits extras… Pour ne rien gâcher, il est charmant, ses produits sont élaborés en collaboration avec des producteurs locaux et ses prix restent très respectables.
Puis ce sont les travaux dans Namur qui rendent le parking impossible qui m’ont fait abandonner le marché hebdomadaire… Résultat, un budget courses qui explose à nouveau, et des poubelles qui débordent… Résolution 2017: reprendre les bonnes habitudes: tupperwares, bocaux, sacs à vrac et commerces locaux! Entre notre boucher, le fromager, la ferme de la Tour et le moulin Baré, nos courses hebdomadaires sont quasi-assurées. Pour quelques produits, le supermarché bio nous permet de trouver des alternatives satisfaisantes qui conviennent à nos valeurs et aux allergies de peti’potam. Reste que j’aimerais vraiment éliminer la case supermarché pour de bon en 2017… Je rêve de trouver un magasin en vrac et une ferme où acheter les rares produits laitiers que nous consommons encore (en fait surtout le lait de vache dont Papa’Potam raffole… ). J’ai prévu de ressortir la machine à coudre et de me confectionner plusieurs sacs à vrac supplémentaires ( à base de vieux draps recyclés), en même temps que des serviettes hygiéniques lavables (j’ai la cup depuis plusieurs années, mais en prévision de l’accouchement, les SHL ne seront pas de trop), des sacs cirés pour conserver le pain et pour permettre à Papa’potam d’emmener son casse-croûte au boulot en mode zéro déchet, tout en restant stylé… Et pour aller plus loin, 2 bouquins sur ma PAL (Pile à Lire): « Zéro déchet » de Béa Johnson et « Famille zéro déchets: ze guide« . Aussi, dans la lignée poubelles au régime, je vais confectionner des culottes d’apprentissage lavables et des culottes de protection en laine à Peti’Potam et essayer d’éviter au maximum les couches jetables. Parce que ca, ca fait vite gonfler les poubelles… Pour Baby’Potam, je voudrais faire du 100% lavable, nuit comprises. Outre une belle économie de poubelle, ca fera aussi une belle économie pour notre portefeuille 🙂

D’ailleurs, en parlant de Baby’Potam et d’écologie, nous avons constitué la liste de naissance un peu hors réseaux traditionnels puisque nous avons choisi de la faire sur Sebio.be. D’une part parce que ce sont des produits écologiques, mais aussi pour des raisons éthiques: c’est une entreprise belge qui favorise elle-aussi les entreprises belges et européennes (je pense aux marques comme Neobulle, BelleBulle, Herbalgem, Tots Bots…) et qui a une politique stricte en matière d’emballages (100% recyclable!). Et sur cette liste, principalement des couches lavables, une nouvelle écharpe de portage (j’avais une babylonia mais qui ne me convient absolument pas car elle se détend complètement quand on porte un bébé de plus de 5 ou 6 kg), des produits écologiques pour les soins de bébé, des jeux en bois… Evidemment, comme pour Peti’Potam, allaitement maternel exclusif et DME quand il sera prêt, mais cela fera l’objet d’un autre article… 😉

Dans la même veine, 2017 marquera l’amorce de 2 gros changements progressifs: Une maison sans plastique et une maison toujours plus éconologique! Pour le plastique, tout objet plastique qui vient a se casser à partir de 2017 sera remplacé par un objet similaire mais dans un matériel durable et non polluant (verre, tissu, bois, inox… ). En ce qui concerne le deuxième point, il s’agit de quelques adaptations progressives pour continuer sur notre lancée: améliorer l’isolation, passage au LED partout, ajout d’un poêle au bois ou au charbon dans la cuisine qui puisse aussi servir pour mijoter les plats en hiver, ajout de multiprises coupe-circuit partout ou c’est possible, investir dans un système de récupération de l’eau pluie, investir dans un Altered Noozle  pour la cuisine, investir dans des jerricane pour récupérer l’eau du trop plein du boiler et dans des dispositifs pour récupérer l’eau qui coule en attendant que l’eau de la douche soit chaude…

Aussi, en vrac pour 2017, plein d’autres résolutions pour aller plus loin dans notre démarche ou pour reprendre les bonnes habitudes:

  • Confectionner moi-même les vêtements de Peti’Potam et de Baby’Potam en récupérant nos vêtements, repriser ce qui peut l’être, recycler ce qui ne peux pas. Cette année, je n’achète aucun vêtement pour moi! 🙂 Je compte aussi m’améliorer en couture pour pouvoir vraiment tout faire, voire même, si les mini’potam m’en laissent le temps, apprendre à broder 🙂
  • Recommencer à faire ma lessive moi-même et aller plus loin dans la démarche en faisant aussi moi-même le produit pour lave-vaisselle, le liquide vaisselle et le produit pour nettoyer les WC, les seuls qui avaient encore échappés a ma manie du DIY. Et pour rendre cela plus économique et plus écologique, trouver un fournisseur de matières premières en grand contenants ou en vrac
  • Aller plus loin dans la démarche no poo / douche écologique: faire le gel douche à base de savon de Marseille, mais aussi les crèmes, déo, baumes…
  • Grâce à l’aide d’un ami, développer le potager pour être autosuffisants en légumes et en faire des conserves 🙂 J’ai d’ailleurs trouvé aujourd’hui ou me fournir en graines bio, puisque notre supermarché bio vend la marque « Semailles »

Et puis il y a aussi les bonnes résolutions plus personnelles qu’écologiques:

  • reprendre le yoga et la méditation et l’enseigner à Peti’potam et pourquoi pas à Papa’potam
  • Cultiver la positive attitude, râler moins, m’énerver moins, stresser moins… Et pourquoi pas, me mettre à la CNV un peu plus sérieusement 🙂
  • Recommencer le programme fly-lady pour garder ma maison propre et rangée 🙂 (Pour ceux qui ne connaissent pas, cf. le livre de Marla Cilley « Entretien avec mon évier »)
  • Réduire ma consommation de sucre raffiné
  • Réduire mon temps sur Facebook pour lire plus (notamment les livres d’Isabelle Filliozat, Gueguen et Faber et Mazlich) et avoir plus de temps pour moi et mes activités (dessin, écriture, tricot…)
  • Commencer des formations pour devenir conseillère en périnatalité et coach parentale
  • Passer à la liseuse de façon à pouvoir lire même pendant les siestes des mini’potam et à réduire la consommation de papier

Bref, 2017 s’annonce chargée et enthousiasmante, pleine d’apprentissages, de rencontres, de recherches et de bonheur! Je vous en souhaite de même à tous!

 

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Dentifrice bio et sain… et très efficace

Je fais beaucoup de cosmétiques et de produits de soin maison. Mais un produit pour lequel je n’ai pas encore trouvé la formule qui me convient, c’est le dentifrice.

Il faut dire, je suis très exigeante. Je n’aime pas la sensation du beurre de coco ou de l’oil pulling*, le bicarbonate a un gout infect et est bien trop abrasif pour mes dents sensibles… Par dessus le marché, depuis ma grossesse, je me bats contre une gingivite chronique… Et la solution de mon dentiste consistant à arrêter d’allaiter pour prendre des antibiotiques, non merci! Il me faut donc un dentifrice à la fois naturel et efficace et antiseptique.

Je crois que j’avais à peu près fait le tour des solutions pharmaceutique (Parodontax, Elygidium….) qui, non seulement n’etaient pas très naturelles, mais en plus n’arrangeaient rien au problème.

Au supermarché bio, j’ai donc fait une petite halte au rayon dentifrice pour voir ce qu’on m’y proposait, dans des prix abordables (Oui, le dentifrice spécial gingivites à la propolis noire  l’air terrible; mais 11,95 € pour 50ml, euh… comment dire… )

Voici donc l’heureux élu:

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Au premier brossage, j’ai adoré son gout si particulier de tea tree. J’ai aussi apprécié que ce gout ne persiste pas pendant des heures et la sensation de propre qu’il me laissait.

Après deux semaines d’utilisation, j’apprécie toujours autant ce gout beaucoup plus discret que la menthe des dentifrices traditionnels. Les saignements de gencive ont très fortement diminué, signe d’une très nette amélioration de ma gingivite. Les dents sont propres et blanches, l’haleine neutre pendant une ou deux heures.

il s’emploie aussi bien sur une brosse à dent manuelle que sur la brosse électrique.

Coté défaut, honnêtement, je ne vois pas. Au début, j’étais très déroutée par l’absence de mousse et j’avais tendance à mettre plus de dentifrice. Mais finalement, on s’y habitue et ca devient même agréable. Moins gélifié que les dentifrices de grand distribution, il se dissout mieux (pas de « clote » de dentifrice qui reste compacte), mais ca le rend peut-être un peu plus difficile à doser.

 

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Liniment maison

Le liniment est un produit naturel employé pour nettoyer les fesses de bébé. Grâce à son pH légèrement basique, il neutralise l’acidité des urines et des selles. Sa texture grasse (et plus encore, l’addition de cire d’abeille) crée une barrière protectrice pour la peau .

Beaucoup se contentent de la version simple, préparée à froid qui consiste à simplement additionner 1 volume d’eau de chaux et un volume d’huile d’olive. Cependant, ce mélange se déphase et nécessite d’être secoué à chaque utilisation. Il est aussi à mon sens beaucoup moins protecteur, et ne permet pas l’ajout d’ingrédients actifs tels que les huiles essentielles, le miel, la propolis… Et surtout ne se conserve pas bien (l’huile rancit)

Ma version se prépare donc à chaud (62-65°, point de fusion de la cire d’abeille). Vous aurez besoin d’un thermomètre de  cuisson afin de ne pas trop chauffer ce qui dénaturerais l’huile d’olive. J’utilise une sonde de chez Ikea qui bipe dès que mon mélange atteint 62°.
EDIT: ma sonde étant cassée depuis déjà quelques temps, je travaille sans. Une fois que la cire commence à fondre, je coupe le feu. Et je mélange doucement pour faire fondre le reste de la cire.

J’ajoute plusieurs principes actifs facultatifs:

  • Le miel, cicatrisant et désinfectant
  • Le beurre de karité, de coco ou de cacao, idéal pour nourrir les peaux sèches
  • La propolis, cicatrisante et réparatrice
  • de l’extrait de pépin de pamplemousse, un conservateur naturel, désinfectant, antibactérien et antimycosique
  • une huile essentielle, souvent du tea tree (melaleuca alternifolia), désinfectant et antimycosique, parfois de la lavande vraie (lavandua angustifolia) apaisante et cicatrisante. Il convient toutefois d’éviter les huiles essentielles pour les bébés de moins d’un an et pour les enfants présentant des allergies*. 

Le liniment s’emploie sur une lingette lavable ou sur un coton.

Ingrédients

  • 1l d’eau de chaux
  • 1l d’huile d’olive (bio de préférence)
  • 10g de cire d’abeille (jaune, non blanchie!)
  • 1cs de beurre de coco ou de karité ou de cacao (facultatif)
  • 1 cs de miel (facultatif)
  • 30 gouttes (1ml) d’huile essentielle de Tea-Tree (Melaleuca alternifolia) (facultatif)
  • 30 gouttes de propolis (facultatif)
  • 20 gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse (facultatif)

Préparation

  1. Dans une casserole, chauffer l’eau de chaux à environ 60°. Dans une autre casserole, mettre l’huile d’olive, le beurre végétal et la cire d’abeille à chauffer à feux doux. Surveiller que la température n’excède pas 65°.
  2. Une fois que la cire d’abeille est entièrement fondue, ajouter le miel et fouetter pour le dissoudre et le mélanger. Mettre la casserole d’huile dans un bain d’eau glacée afin de refroidir le mélange. Ajouter l’eau de chaux en fouettant vigoureusement (idéalement au batteur électrique).
  3. Une fois que le liniment redescend sous les 42°, ajouter le principes actifs en continuant à fouetter  (propolis, huiles essentielles, extrait de pépin de pamplemousse)
  4. Laisser refroidir et mettre en bouteille.

Je réutilise à chaque fois les bouteilles d’eau de chaux achetée sur Aroma-zone. J’ai équipé l’une d’elle d’une pompe (vendue sur Aroma-zone aussi) pour plus de facilité 🙂


Grâce à la cire et à l’extrait de pépin de pamplemousse, le mélange tient plusieurs mois sans soucis 🙂

Petite astuce pour laver les bouteilles: rincer à l’eau bien chaude avec une dizaine de grain de riz et une goutte de produit de vaisselle. Mettre le bouchon et secouer vigoureusement. Vider et rincer plusieurs fois à l’eau claire.

*NB concernant les allergies aux huiles essentielles: Avant la première utilisation, il peut être bon de faire un simple test d’allergie. Diluer 0.1ml de l’huile essentielle choisie dans 1ml d’huile végétale neutre et appliquer une goutte sur la peau, par exemple dans le pli du coude ou le creux du genou. Vérifier 24h plus tard si une réaction apparait (rougeur, boutons, cloque…)

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