Les essentielles des essentielles… (Adultes)

Avant toutes choses, je tiens à préciser que bien que je sois je sois formée en aromatherapie, je ne suis pas médecin ou pharmacienne. Cet article a pour vocation de conseiller en matière de petits bobos du quotidien et d’utilisation des huiles essentielles pour les petits maux; il ne dispense pas de consulter un médecin. Ce sont des remèdes d’appoint pour soulager les petits bobos mineurs ou soulager en attendant de voir votre médecin. Cet article ne se substitue donc pas à un avis médical et les remèdes proposés ici ne se substituent pas à un traitement médical.

Avant toute utilisation des huiles essentielles veuillez faire un test d’allergie en appliquant une goutte d’huile essentielle diluée dans 2 gouttes d’huile végétale dans le creux du coude. Les huiles essentielles bien qu’étant des produits naturels, sont des produits puissants à ne pas utiliser à la légère. Il est extrêmement important de ne pas dépasser les doses recommandées. Les huiles essentielles peuvent occasionner des allergies ou des effets secondaires.

Une question revient souvent sur les forums: Quelles sont les huiles essentielles a avoir absolument chez soi? Voici mes indispensables 🙂

La lavande vraie

Lavandula Angustifolia ou Lavandula Vera de son nom latin, c’est une huile essentielle aux multiples vertus et l’une des plus indispensables.

Son parfum de Provence vous aidera à vous relaxer en cas de stress et à trouver le sommeil en cas d’insomnie: 1-2 gouttes sur le plexus solaire ou en diffusion dans la pièce; vous pouvez également en mettre sur la taie de votre oreiller. Pour les bébés et les enfants, on peut l’employer en diffusion lorsque ceux-ci ne sont pas dans la pièce (diffuser 20 minutes avant de les mettre au lit).

C’est également un myorelaxant très utile en cas de courbatures ou de douleurs musculaires. Vous pouvez masser quelques gouttes d’huile essentielle de lavande diluée dans une huile végétale sur la zone douloureuse.

Antalgique, elle fait aussi merveille pour les migraines et les maux de tête. Massez les tempes et la nuque avec 2 gouttes de lavande diluée dans 2-3 goutte d’huile.

Apaisante et régénératrice, elle est également une précieuse alliée dans les soins dans cheveux et de la peau. On peut notamment l’appliquer sur une cicatrice ou un coup de soleil. En masque ou dans vos crèmes et savons maison, elle régule les peaux grasses et apaise les peaux sensibles.

Cette huile essentielle est ok pendant l’allaitement et la grossesse.

Le citron jaune

Grâce a ses vertus digestives et hépato-stimulantes (stimulant le foie), Citrus Limon est le meilleur ami des fêtards et des gourmands. Après un repas copieux ou une soirée trop arrosée, vous éviterez nausées, lourdeur d’estomac et gueule de bois en prenant 1 goutte d’essence de citron dans un peu de miel.

Excellent désinfectant atmosphérique et léger stimulant immunitaire, vous pouvez le diffuser et en ajouter 1 goutte a votre savon lors du lavage des mains pour éviter la propagation des virus et des maladies bactériennes (rhume, grippe, gastro…)

C’est aussi un ingrédient de choix pour les masques des peaux acnéiques et grasses, ainsi que dans les crèmes anti-cellulite. Attention toutefois à ne pas vous exposer au soleil dans les heures qui suivent son application car elle est photosensibilisante.

Le tea-tree

Malgré son nom d’arbre à thé, Melaleuca alternifolia n’a rien a voir avec le thé… Redoutable antibactérien, antiviral et antimycosique, il est utile a bien des égards.

En cas de mycose cutanée, buccale ou vaginale, sur les aphtes, les plaies, l’acné, l’eczema suitant, les boutons de fièvre, les abcès, la gale, la teigne il s’emploie en application locale, pur ou en cataplasme avec de l’argile.

On l’emploiera en inhalation pour les infections ORL (rhinite, sinusite…). On peut également en prendre 1 goutte 2 ou 3 fois par jour dans un peu de miel.

Il est également efficace contre les cystites si on en prend 1 goutte 2 ou 3 fois par jour dans un peu de miel.

Désinfectant, il entre dans les préparations pour peaux acnéique et sert des conservateur pour les produits maison. Il remplace très efficacement les gels désinfectants pour les mains.

Le laurier Noble

Anti-inflammatoire, Laurus nobilis est particulièrement utile aux sportifs pour les foulures, entorses, déchirures, contractures etc. Mais aussi pour toute les maladies inflammatoires: sinusite, gingivite, rhinite… Il s’utilise en massage sur la zone concernée, dilué entre 10 et 30%.

Le ravintsara

Cinnamomum camphora est un stimulant du système immunitaire. À cette action, s’ajoute d’intéressantes propriétés antivirales et antibactériennes. Vous pouvez l’employer en diffusion ou en en mettant une goutte diluée dans une huile végétale sur votre plexus solaire.

L’eucalyptus radié

L’incontournable des maladies respiratoires, celui que tout le monde connaît, c’est évidemment l’eucalyptus. Je préfère eucalyptus radié (eucalyptus radiata) à l’ eucalyptus globuleux (eucalyptus globulus) beaucoup plus costaud et a réserver à un usage sur conseil d’un aromathérapeute ou d’un naturopathe.

En inhalation, sur un mouchoir ou en massage (dilué à 20-30% dans une huile végétale), l’eucalyptus radié fait des merveilles pour déboucher le nez et les voies respiratoires. C’est donc un incontournable en cas de rhinite, de sinusite, de laryngite et compagnie.

Quelques synergies

Grog aux huiles essentielles

Dans 50g de miel, mettre 10 gouttes d’huile essentielle de tea-tree et 10 gouttes d’huile essentielle de citron. Mettre 1 cuillère à café de ce miel dans un tasse de thé en cas de rhume, grippe, angine, …

Baume des sportifs

Dans un baume à l’arnica (j’emploie le baume Unda vendu en pharmacie), ajoutez 120 gouttes (4ml) de laurier noble et 180 gouttes de lavande vraie. Employez en massage léger en cas de contracture, coup, déchirure, foulure…

Synergie relaxante à diffuser

Mélangez à parts égales mandarine et lavande. Mettre quelques gouttes dans le diffuseur 🙂

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Maman a toujours raison

Mini’potam va sur ses 5 mois, déjà… Cela fait plusieurs mois qu’il y a des hauts et des bas, des périodes où il se porte comme un charme, mais aussi, ces périodes horribles ou mon tout petit se tord de douleur, se jette en arrière, souffre, tète, se crispe, tète à nouveau, pleure… Pour moi, il n’y avait pas de doute des le début, ce bébé souffre de reflux. On a vu pas mal de pédiatres, à commencer par la neonat, puis ceux de l’hôpital quand il a été hospitalisé, celui – toujours à l’hôpital – qu’on a consulté pour le suivi neonat… Ils sont tous passé à côté, prétextant moultes excuses : la fatigue, les coliques, un rhume, un bébé nerveux, un réflexe d’éjection trop fort, la qualité de mon lait (trop riche ou pas assez, selon l’hurluberlu en face de nous)…

Seul notre bon vieux pédiatre à acquiescé quand j’ai parlé de reflux. S’il a prescrit du gaviscon, il n’a toutefois pas cherché plus loin les causes. Nous avons vu un ostéopathe qui a semblé soulager un peu les choses, puis j’ai vu une consultante en lactation qui a voulu me mettre un régime intenable…

Écoutant ma propre intuition, j’ai évincé les protéines de lait de vache (plv pour les intimes). Nous n’avons pas eu le temps de constater l’amélioration puisque le campylobacter, une bactérie plutôt méchante est venue semer le trouble. Hospitalisation, puis antibiotiques que Mini’potam vomissait dans la seconde qui suivait la prise. C’est finalement l’aromatherapie qui a débarrassé Mini’potam de son indésirable invité. Évidemment, la famille a eu tôt fait de dire que c’était la vilaine bébête qui était responsable de ce que j’avais alors pris pour du reflux… Mais sitôt le lait de vache réintroduit, le reflux – qui en était bien un – est revenu.

Éviction totale. L’allergie est confirmée. Le reflux aussi.

Voici donc presque 2 mois que je ne consomme plus aucun produit contenant du lait de vache. Et le reflux s’est largement calmé.

Malheureusement, le lait de vache n’est probablement pas le seul responsable, car le reflux reparaît de temps à autre… L’enquête est ouverte pour trouver le ou les coupables… Suite au prochain épisode donc…

Moralité de l’histoire : une maman sait quand un truc ne va pas avec son bébé. Toujours écouter l’instinct d’une maman 😉

Au risque de me faire (encore) des copines…

Il y a quelques jours, je discutais avec une connaissance, qui devrait accoucher dans quelques mois. Dans la conversation, le sujet de l’allaitement arrive évidemment sur la table… Et là, cette nana me dit qu’au delà de quelques mois, c’est trop long… Heu… Je lui dit que Petit’potam, 3 ans fin novembre est toujours allaité ou….? 😅

J’avoue je n’ai pas eu le courage de débattre avec elle sur le sujet tant les arguments sont nombreux et tant je me suis déjà répétée. Alors donc, une fois pour toute, voici les arguments en faveur de l’allaitement, et au passage de l’allaitement « long » et de l’allaitement en tandem.

À noter pour les adeptes du biberon: il ne s’agit pas d’un pamphlet anti-biberon, mais bien d’une argumentation en faveur de l’allaitement. La nuance est de taille puisque je n’ai rien contre les mamans qui font ce choix, pour autant qu’il soit fait en connaissance de cause et qu’il soit éclairé et réfléchi.

Ceci étant dit, revenons en à nos moutons… ou plutôt à nos bébés.

Pourquoi allaiter? Et pourquoi allaiter longtemps, voire en tandem

Pour votre bébé

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé sont l’argument le plus évident mais malheureusement, ce n’est pas une évidence pour tous… Alors, ouvrez vos mirettes :

LE LAIT MATERNEL EST TOUJOURS LE LAIT PLUS ADAPTÉ À VOTRE BÉBÉ

–  » Oui, mais j’ai des jumeaux/triplés »

MÊME !

– « Oui, mais il a du reflux »

ENCORE PLUS! (J’en parlerai plus loin 😉 )

– « c’est un prématuré ! »

RAISON DE PLUS!!!

– « Oui mais il a des coliques »

CE SERA PIRE AVEC UN BIBERON !

– « Oui mais… »

NON! Non, non, non et mille fois, non! Vous avez déjà vu un bébé panda téter un éléphant ? Un veau téter un chien ? Une baleine téter un dauphin ?

Non? Alors pourquoi diantre le lait d’une vache serait il mieux adapté à votre bébé ?!? À chaque espèce le lait de sa maman et les bébés seront en bonne santé…

Voila la différence fondamentale entre le lait d’une vache, celui d’une femme et du « lait » en poudre, ce qu’au Quebec, ils nomment « PCN ou préparation commerciale pour nourrissons

composition-lait

Et je vous invite a consulter ce document pdf pour tout ce qui est facteurs immunologiques, hormones etc.

tableau-comparatif-de-la-composition-du-lait-maternel

On d’accord, c’est pas DU TOUT la même chose, n’est-ce pas?

 

– « Oui, mais je ne sais pas allaiter »

Seule une toute petite minorité de femme ne sait pas allaiter. À vrai dire, même une maman qui adopte sait allaiter… Même les hommes le peuvent… Et il arrive même qu’une grand mère ait une montée de lait en présence de son petit-enfant nouveau né… C’est dire… Donc a moins d’une réelle pathologie, toutes les femmes savent allaiter. Nous reviendrons plus tard sur le « manque de lait » , les douleurs etc. Mais moins de 5% des femmes sont vraiment incapables d’allaitement… Les autres ont juste été mal informées, découragées, mal suivies ou conseillées ou n’ont pas eu le soutien nécessaire.

À noter, le corps médical est globalement mal formé sur l’allaitement maternel. En Belgique, même les pédiatres n’ont pas de formation spécifique, à moins de faire le choix de cette « option ». Une sage-femme aura en moyenne une vingtaine d’heures de cours sur le sujet. Une consultante en lactation fait une année d’étude complète avec l’allaitement pour seule matière, 5 jours par semaine et 8h par jour… Je vous laisse faire le compte… 😉

 

Bon, voilà, la moitié des lectrices (et lecteurs) ont déserté… 😅 Pour celles et ceux qui restent, voici quelques explications plus poussés et les explications scientifiques à ce qui devrait être une évidence pour tous.

Système immunitaire partagé

D’abord, votre lait s’adapte à votre bébé. Au diable les racontars de bonne-femme… Non, votre lait ne va pas être plus gras si bébé est maigrichon, non. La teneur en graisses est constante entre 3 et 5%. Par contre, si bébé est malade, vu que vous serez forcément exposée au virus ou à la bactérie qui affecte votre enfant, vous produirez l’anticorps adapté et lui transmettrez par votre lait. Il guérira donc plus vite. Et, en cas d’allaitement en tandem, vous protégerez de même le reste de la fratrie. Génial, non?

Toujours adapté

Votre lait change en fonction de l’âge du bébé. D’abord colostrum au cours des premiers jours, il devient lait de transition puis lait mature. Sa composition s’adapte au fil du temps pour répondre aux besoins spécifiques de chaque âge.

En outre, le lait maternel évolue aussi en cours de tétée. D’abord plus riche en eau en glucides et en minéraux, pour assurer une bonne hydratation, puis en protéines et enfin en graisses en fin de tétée de sorte à procurer un sentiment de satiété.

Comme dit plus haut, le taux d’anticorps varie aussi en fonction des besoins de bébé.

Le choix santé

Le lait maternel est antiallergique, exempt de mauvaises bactéries ou de risques de contamination externes, est toujours à la bonne température donc pas de risques de brûlure, et est assimilable à 100%.

Il est aussi moins pollué que les laits en poudre et les eaux en bouteille (on ne va même pas parler de l’eau du robinet !!!). Même une mère vivant en lisière de champs traité aux pesticides, fumant la cigarette, buvant du coca et mangeant au Mac Do tous les jours produit un lait plus sain que le plus clean des laits en poudre.

Attention, je ne veux pas dire qu’il est OK de fumer, de mal manger pendant l’allaitement, mais bien souligner que même dans de mauvaises conditions le lait maternel reste le meilleur choix pour votre bébé.

Exception sur les traitements médicamenteux. Mais là, il existe souvent des alternatives compatibles avec l’allaitement maternel. Parlez-en avec votre médecin et demandez lui de se référer au CRAT (centre de recherche sur les Agents teratogenes).

Dentition

Outre cela, l’allaitement maternel développe les muscles de la mâchoire grâce au mouvement de succion, totalement différent de celui nécessaire pour un biberon. Allaiter – et qui plus est allaiter longtemps – réduit considérablement les risques de devoir faire appel à un orthodontiste (à la place, vous vous offrirez des vacances 😉 ). A moins bien sûr qu’une tétine ou un pouce vienne semer la pagaille dans la jolie (future) dentition de votre progéniture. Alors à ce sujet, même si votre enfant arrête de sucer son pouce ou sa tétine avant l’arrivée de ses dents définitives, cela entraîne une modification de la forme de la mâchoire et à donc un impact même avant le développement des premières dents de lait.

Sécurité, chaleur et amour

Le sein maternel n’est pas seulement nourricier, il est aussi un havre de sécurité qui rappelle à bébé le doux temps passé au creux de votre ventre. Quand il tète, bébé sent votre odeur, votre chaleur, entend votre cœur et votre voix, est bercé par votre respiration… Mais surtout, votre lait lui rappelle le goût du liquide amniotique. La nature fait merveilleusement bien les choses, non? Elle va même plus loin… Lors des tétées vous sécrétez des endorphines, les hormones du bien-être et vous en transmettez évidemment à votre petit lors des tétées. Cet échange hormonal facilite le lien affectif entre la mère et l’enfant, mais facilite aussi l’endormissement (du bébé et de la maman !) et soulage les petits bobos, les angoisses, les gros chagrins…

Un investissement pour le futur

Les récentes études démontrent qu’allaiter jusque 1 an voire plus diminue les risques d’obésité, de diabète, d’allergies… Et favorise le développement cérébral, pouvant influencer favorablement le QI de plusieurs points…

Une diversification plus facile

Les bébés allaités développent déjà leurs papilles et seraient donc plus enclins à goûter et à aimer des aliments très variés.

Des apports importants

Si jusqu’à 6 mois le lait maternel est le seul apport de votre bébé, l’allaitement reste un apport important même après la diversification. Ainsi, à 2 ans, le lait maternel apporte encore 31% des apports énergétiques, 38% des apports en protéines, 45% des apports en vitamine A et 95%en vitamine C.

Mais aussi 76% des apports en folates et 94% en vitamines B12.

Oui, mais si je complémente ? Ou si je donne du lait en poudre il y a aussi des vitamines. Oui. Sauf que que dans le lait maternel, les éléments sont dans une forme plus facilement assimilable…

Pour maman

Perte de poids

L’allaitement favorise la perte des kilos pris pendant la grossesse, voire plus. En effet, à lui seul, l’allaitement consomme environ 300kcal par jour. Soit une heure de natation… Je vois celles pour qui le survet’ rime avec canap’ sourire 😉

Alors certains vous diront qu’il épuise les réserves de la mère. Oui, c’est un fait. Mais vous pouvez adapter votre régime alimentaire, notamment en augmentant légèrement votre ration. Vous pouvez consommer des oléagineuses (noix, amandes, noisettes…) et des fruits et légumes frais pour palier aux éventuelles carences en minéraux et en vitamines. Ou à défaut, continuer à prendre un complément alimentaire spécifique grossesse et allaitement.

Protection contre le cancer sein

L’allaitement maternel protège contre le cancer du sein. (Je dois vérifier le pourquoi du comment, je mettrais à jour après avoir trouvé une réponse complète, mais à priori, c’est une question d’hormones)

Réduction du risque de dépression post-partum

Lors de l’allaitement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour responsable notamment du lien mère-enfant, mais aussi des endorphines, les hormones du bien-être et un puissant anti-dépresseur. Mieux que le Prozac 😉

Diminution de l’effluvium télogene

Autrement dit, vous perdrez moins de cheveux si vous allaitez… Après avoir eu une chevelure de sirène pendant des mois, les semaines qui suivent l’accouchement seront ponctuées de poignées de cheveux dans le siphon de la baignoire, sur votre brosse, dans l’évier, le lit, sur votre manteau, vos pulls, le canapé, bébé, dans le caleçon de votre mari… Bref partout ! L’allaitement maternel réduit ce désastre capillaire. Malheureusement, il ne l’empêche pas. Mais les hormones de l’allaitement limitent la catastrophe…

Retardement du retour de couches

Non, l’allaitement n’est pas un contraceptif fiable. Mais, il retarde le retour des cycles fertiles. Tant que bébé tète au minimum toutes les 6 heures, les ovaires restent – en principe – au repos.

Un meilleur sommeil

L’allaitement, grâce aux endorphines, permet à maman de se rendormir plus facilement.

Pas besoin de courir dans la cuisine, d’allumer les lumières, d’attendre que l’eau chauffe, le tout avec bébé qui hurle… De mesurer la bonne quantité de poudre, d’en mettre partout parce qu’on dort à demi, de verser à côté, de recommencer… On « pop une bulle »¹ et c’est prêt ! Et en cas de cododo, pas besoin de se lever, on ouvre un oeil, hop on « plug » le bébé et maman et bébé se rendorment sereinement.

Pour la famille

Le portefeuille familial

Attention, je lâche une bombe : le lait maternel est gratuit ! Et il ne nécessite quasi aucun matériel. Il est toujours prêt, toujours à bonne température, toujours disponible. Et il représente une économie plutôt importante puisque le lait premier âge coûte entre 12 et 40 euros, soit en moyenne, 26 euros. À raison d’une boîte par semaine pendant 6 mois, soit 26 fois 26, ca fait quand même 676 euros. Et après, il vous faudra encore du lait de suite, au minimum jusque 1 an, voire plus si vous avez un petit mangeur…

Ça fait de belles vacances non? 😉

La facilité et la flexibilité

Rien à transporter : pas de bouteilles d’eau, de poudre, de biberon, de brosse goupillon… Et même si un souper s’improvise chez des amis, pas de risque de panne. Tout est toujours disponible, pas besoin d’équipement, d’électricité, d’eau pour nettoyer le matériel… L’allaitement, c’est plus de flexibilité, c’est plus de facilité, c’est moins de barda à trimballer et à porter…

Le décolleté sexy

Demandez à votre homme, il vous expliquera 😉

À noter que l’allaitement ne détruit pas la poitrine. À part si vous faites un sevrage à la barbare du jour au lendemain. Si par contre, vous allez au sevrage naturel qui permet à l’enfant de diminuer les tétées progressivement, vos seins reprendront leur forme d’avant. À noter que le port du soutien-gorge est bien plus destructeur que l’allaitement car il empêche les muscles de votre poitrine de faire leur job… Et vous vous retrouvez avec des seins jusqu’aux genoux faute de muscles… 😉

Un lien magique

Que ce soit le lien mère-enfant ou le lien entre frères de lait, le lien maman-papa (car oui le papa a un rôle important à jouer dans allaitement !) l’allaitement créé des liens extraordinaires.

L’argument anthropologique

Selon des études anthropologique très sérieuses qui comparent l’âge de sevrage par rapport à la durée de la gestation chez différents primates, le petit humain devrait être allaité entre 4 et 7 ans pour conserver le même rapport entre durée de la gestation durée de l’allaitement que chez nos cousins les singes.

Les recommandations de l’OMS

Enfin, a noter que l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif dans les 6 premières années de vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’au moins 2 ans et plus si la mère et l’enfant le souhaitent.

Un peu de théorie : les mécanismes de l’allaitement

L’allaitement est la suite normale de l’accouchement. Il se prépare pendant la grossesse et est – au début en tout cas – une question de chimie hormonale.

Lors de l’accouchement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. C’est grâce à elle (notamment) que l’utérus se contracte et que les glandes mammaires se mettent en route. La production, au départ est donc endocrine, c’est à dire qu’elle dépend des hormones sécrétées par un autre organe . Elle va rester endocrine pendant 6 à 8 semaines, avant de devenir autocrine, c’est à dire qu’elle est induite par les hormones sécrétés par la glande mammaire elle-même. Pour faire simple, je vais faire une analogie. Imaginez que vos seins sont un entrepôt plein de marchandises. Lorsque votre client passe commande votre entrepôt de vide et le responsable de l’entrepôt, en bon gestionnaire passe commande pour ne pas tomber en rade. Bébé, c’est votre client, et la tétée, c’est sa commande. Dans vos seins, il y a des tas de cellules qui stockent le lait. Des que ces stocks se vident, ces cellules envoient un message – sous forme d’hormones – pour relancer la production. Autrement dit, si bébé tète, vos seins produisent. Une fois l’allaitement mis en place , donc au delà des 6 à 8 semaines après l’accouchement, la panne sèche est quasi impossible, puisque le lait est produit à la demande.

Quasi ? Oui, car il existe de très rares cas, notamment liés au stress, ou la panne est possible. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’évidemment il y a des trucs pour favoriser la lactation :

  • La proximité avec votre bébé : portage, cododo, peau-a-peau. D’une part ces techniques sécurisent bébé, mais aussi elles permettent une communication hormonale entre bébé et maman et favorisent le lien d’attachement, qui favorise la lactation grâce à l’ocytocine (encore elle, hé oui!)
  • Certains aliments : fenouil, anis, avoine, son de blé, Malte d’orge, légumineuses, levure de bière, oléagineuses…
  • Boire beaucoup d’eau
  • Mettre papa a contribution : demandez au papa de vous apporter à boire lors des tétées, de vous prendre dans ses bras, de vous massez un peu le dos ou les épaules… Bref, de vous faire vous sentir bien.

Et le truc génial aussi, c’est qu’il est possible de relancer une lactation qui s’est arrêtée ou qui faiblit.

À noter, le volume tiré avec un tire-lait n’est pas indicative. Certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait pour diverses raisons (douleur, stress, tire-lait pas adapté). Cela ne veut strictement rien dire.

Quand allaiter n’est pas facile…

Si allaiter est ce qu’il y a de mieux et de plus naturel, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour certaines et ce n’est pas inné !

Voici les conseils pour favoriser un allaitement harmonieux :

  • Mettez bébé au sein des qu’il le demande. Oubliez les horaires de tétée, les rythmes imposés. Suivez les signes de bébé et votre instinct
  • Ne mesurez pas. Pas de pesée avant /après. Faites confiance à votre bébé, il sait ce dont il a besoin. Tant qu’il mouille bien ses couches (6 par jour) et qu’il a des selles régulières, tout va bien. Les courbes de prise de poids sont purement indicatives et ne sont généralement pas adaptées à l’allaitement maternel. Si un médecin, un pédiatre ou une infirmière vous dit que bébé ne prends pas assez de poids, mais que les couches sont mouillées régulièrement et que son état général est bon, demandez un autre avis (si possible pas dans la même institution).
  • Restez proche de bébé : favorisez le portage, le cododo, le peau-a-peau…
  • Faites vous plaisir : il n’y a aucun aliment interdit pendant l’allaitement. Même un petit verre de vin ou de bière est possible à condition de ne pas en abuser . En effet, l’alcool passe dans le lait maternel en très petite quantité. Par exemple, avec 0,5g d’alcool dans le sang (2 verres de vin) il y a la même quantité dans votre lait, soit 0,5g/litre de lait. C’est à dire 0,05%. Sachant que bébé tète moins de 200ml, il aura moins de 0,1g d’alcool. Pas non de problème non plus à manger des sushis, un tartare de bœuf, des piments ou de l’ail. Au contraire, plus vous variez votre alimentation, plus bébé aura un large éventail de goûts, de quoi éveiller sa curiosité gustative et favoriser l’envie de goûter à tout plus tard.

 

Certains facteurs externes entravent le bon fonctionnement de l’allaitement, notamment la péridurale, le stress… Je ne suis pas médecin, et pas (encore) consultante en allaitement, mais voici les principaux problèmes dont j’ai entendu parler.

Les crevasses

Problème numéro un de toutes les mamans, les crevasses. Elles peuvent être normales au début, mais si elles durent, elles sont souvent signe d’un problème comme une mauvaise prise en bouche du sein, une mauvaise position.

Solution : préférez des compresses lavables que vous imbiberez légèrement de votre lait. C’est le meilleur cicatrisant et zéro risque d’allergie. Si le problème dire, allez consulter une consultante en lactation

Les engorgements

Fréquents au début, ils témoignent de la mise en place à de l’allaitement. Par contre, s’ils se prolongent, que vous faites de la fièvre, allez consukter une consultante en lactation ou, à défaut un médecin pro-allaitement.

Solution : massez la zone douloureuse et appliquez des compresses d’argile et de la chaleur.

NB: même en cas de mastite, vous pouvez continuer à allaiter. Il existe des solutions compatibles avec la poursuite de l’allaitement.

Bébé pleure au sein

Plusieurs possibilités :

1 – Le lait ne vient pas assez vite. Dans ce cas vous pouvez aider en utilisant des techniques d’expression manuelle (massage ou compression légère du sein) ou en stimulant simultanément l’autre sein, par exemple avec un tire lait.

2 – le lait vient trop vite. Privilégiez les tétées en position couchée, limitez la consommation d’aliments et de tisanes galactogènes.

3 – bébé fait un pic de croissance : le pic de croissance est le 1er facteur d’arrêt de l’allaitement car la mère et l’entourage pensent que le lait maternel est insuffisant en quantité ou en qualité. Les pics de croissance sont fréquents et correspondent à des périodes ou bébé passe plus de temps au sein, réclame plus souvent, voire parfois s’énerve au sein. Ils surviennent au 3-6-9-12 (semaine et mois) et sont normaux car ils permettent d’adapter la lactation.

Bébé a du reflux ou des coliques

Si un de ces problèmes perdurent ils doivent vous amener à consulter une consultante en lactation IBCLC.

Pour éviter les coliques pensez à faire faire son rot a bébé en fin de tétée. Privilégiez la position assise pour le tétées de façon à ce que l’air avalé puisse remonter plus facilement.

Certains aliments peuvent favoriser le reflux et les coliques mais c’est à voir au cas par cas. Comme certains aliments peuvent ne pas vous convenir, certains aliments ne conviennent pas à votre enfant. Il n’y a pas de liste d’éviction miracle. Certains bébé sont intolérants au gluten, au lait de vache, aux cacahuètes…Dans tous les cas, l’éviction commencera avec les principaux allergènes : lait de vache, oeufs, gluten, … Pour évincer un aliment, n’en évincez qu’un seul à la fois, sur une durée de 2 à 4 semaines et observez s’il y a amélioration. Réintroduisez ensuite l’aliment en une fois et voyez si les troubles reviennent.

À noter que les tests cutanés d’allergie ne sont pas toujours efficaces car les réactions se produisent parfois que 48h plus tard, et parfois, même pas sur la zone testée.

La reprise du boulot

C’est probablement aussi une des grandes raisons de l’arrêt de l’allaitement. À savoir, en Belgique, vous avez droit à une demi-heure de pause quotidienne pour tirer votre lait, voire à un congé d’allaitement dans certains cas.

Le mieux est de constituer une réserve de lait congelé (il se conserve jusqu’à 6 mois au congélateur) sous forme de petit glaçons de 20ml, à dégeler au fur et à mesure. Grâce à votre pause, vous pouvez continuer à tirer votre lait 2 ou 3 fois sur la journée. Pour trouver le bon tire-lait, n’hésitez pas à louer plutôt que d’acheter, et au besoin à tester différentes marques.

Mais, comme nous l’avons vu plus haut, la lactation obéissant à la loi de la demande, vous pouvez optez pour un allaitement mixte si vraiment vous ne pouvez pas tirer votre lait.

Belle aventure lactée!

Marraine d’allaitement

Avec 35 mois d’allaitement à mon actif, je propose mon aide bénévole pour accompagner des jeunes parents dans leur aventure lactée, en répondant aux questions, en offrant soutien et écoute, par mail, skype ou téléphone (donc partout dans le monde). n’hésitez pas à me contacter.

 

Sources:

Tartinades

Je vous ai parlé hier des tartines du petit déjeuner et des alternatives à la confiture et aux pâtes à tartiner commerciales trop riches en sucres et en graisses.

Certains me diront qu’il est difficile de se passer de ces tartinades, par manque d’alternatives, de temps, d’idées… Voici donc quelques petites idées de tartinades sucrées et saines.

Les tartinades fruits et noix

L’idée est de faire une panade de fruits épaissie ave une poudre de noisettes, d’amandes, de coco, de noix… Ultra simple, elle se réalise en quelques minutes au mixer ou à la main.

La base est la banane – à choisir pas trop mûre – qui donne une texture onctueuse. Ensuite à vous de varier les plaisirs: poires et amandes, coco-mangue, coco-ananas, pommes-noisettes, cerises-amandes, banane – cacahuètes, banane – coco…

On peut aussi ajouter du yaourt ou du fromage frais.

La tartinade se conserve dans un bocal ou un tupperware au frigo quelques jours. Pour limiter l’oxydation, ajoutez quelques gouttes de jus de citron.

Le + : les fruits secs vous apportent des minéraux et des oligo-éléments, des acides gras essentiels et des protéines

Le houmous au chocolat

La célèbre crème de pois chiches n’est plus à présenter. Je vous propose une version sucrée et chocolatée.

Pour la réaliser, il vous faudra 500g de pois chiches cuits, 3 grosses cuillères à soupe de cacao pur (non sucré), 30ml de miel ou de sirop d’érable (ou de la stevia si vous voulez éviter les sucres).

On passe le tout au mixer et voilaaaaa!

À déguster sur du pain, des cracottes ou des dips de fruits 🙂

La variante fruitée: on mixe des fruits frais ou surgelés (fruits rouges) avec les pois chiches, en ajoutant éventuellement un peu de sucre.

Le + : des protéines, des fibres, des minéraux, des vitamines, des oligo-éléments… Peu de calories et délicieux !

Qui a dit que manger sainement est ennuyant ? 😉

Bon appétit !

Le BA-ba des petits bobos au naturel – partie 1: bébés, bambins et enfants

Avant toutes choses, je tiens à préciser que cet article est une synthèse de mes petits remèdes mais qu’il ne dispense pas de consulter un médecin. Ce sont des remèdes d’appoint pour soulager les petits bobos mineurs ou soulager en attendant de voir un médecin. Les maux ne doivent pas être pris à la légère, surtout chez les petits. Cet article ne se substitue donc pas à l’avis d’un médecin et les remèdes proposés ici ne se substituent pas à un traitement médical.

Cet article est co-écrit avec Alexandra Bulle, naturopathe et conseillère en Fleurs de Bach. Ses bons conseils et sa connaissance parfaite des Fleurs de Bach et des huiles essentielles m’ont souvent bien aidée avec mes petits bobos et ceux de la famille Potam. Je vous invite à aller faire un petit tour sur son site, pour plus d’information et pour plein d’articles intéressants sur la naturopathie et la Simplicité volontaire. Elle propose des consultations dans le nord de la Drome et l’Isère, mais aussi par Skype 🙂

Coliques

Beaucoup de bébés souffrent de coliques, ces crampes au ventre qui peuvent perturber le sommeil des tout petits et se manifestent le plus souvent par des pleurs difficiles à calmer.

Ici notre remède souverain consistait à appliquer un petit coussin en noyaux de cerises ou un petit ballon d’eau chaude dans un gant de toilette sur le ventre de bébé. Quand cela ne suffisait pas, une petite marche avec petit’potam en écharpe (ou autre moyen de portage physiologique) était notre meilleure arme.

L’éviction des produits laitiers peut aider également (y compris pour la maman allaitante).

J’ai également remarqué que lorsque je consommais du rooiboos, le confort digestif de Petit’Potam semblait s’améliorer.

Coté remèdes naturels vendus en pharmacie, nous avons 2 grands chouchous:

Pranabb « confort digestif » (huile de massage) et Mama Natura Coli (gouttes homéopathiques)

Le truc d’Alexandra : le fenouil en infusion, à faire boire à bébé à la pipette, et/ou à maman si elle allaite : ses vertus digestives calment les spasmes tout en douceur.. et favorisent aussi la lactation !

Dents

Le passage obligé de tous les enfants et que tout parent redoute. C’est un vaste chapitre car les poussées dentaires s’accompagnent souvent d’une kyrielles de désagréments (fièvre, selles et urines acides, érythème fessier…).

Pour la douleur dentaire à proprement parler, vous pouvez proposer à votre enfant de chiquer de la racine de guimauve ou d’iris, vendus tous deux en herboristerie et dans les magasins bio. Notre truc ici, consistait à faire des mini-frisko de lait maternel que petit’potam pouvait mâchonner.

glacons

En phythothérapie, la camomille sous forme de tisane et de glaçon a aussi souvent soulagé notre loustic. On la retrouve aussi en homéopathie, pure (Chamomilla vulgaris 5CH) ou dans certains complexes homéopathiques, comme le Mama Natura Dento, qui nous a aussi sauvé la mise quelque fois.

Le truc d’Alexandra : on peut aussi utiliser la camomille en huile essentielle : une goute diluée dans 10 ml d’huile végétale, en massage doux sur la gencive. Et en Fleurs de Bach, un mélange Agrimony, Walnut et Cherry Plum aidera bébé à passer ce cap difficile (3 gouttes de chaque dans un flacon de 30ml d’eau de source, donner 4 gouttes du mélange 4 fois par jour, et également au moment des poussées de douleurs).

Sommeil agité

Lorsque Petit’Potam est fatigué mais qu’il a du mal a trouver le sommeil, j’ai repris le rituel que faisait ma maman lorsque j’étais petite: la tisane de tilleul ou de camomille. J’y ai rarement eu recours car généralement, Petit’Potam s’endort bien.

Ce qui a été plus délicat, c’était les terreurs nocturnes. La, c’est notre pédiatre qui nous a conseillé Stramonium 9CH, 3 granules avant le coucher 🙂 Dans la même veine, homéopathique, le complexe Mama Natura Dormi est toujours notre alié pour les nuits difficiles, les cauchemars et autres petites angoisses.

Le truc d’Alexandra : Certaines huiles essentielles, en olfaction (une goutte sur un linge) ou en massage (2 gouttes dans une cuillère d’huile végétale) apaisent bébé et l’aident à trouver le sommeil. Dès trois mois : la mandarine rouge, le petitgrain bigarade, et le géranium sont tout indiqués . Pour les terreurs nocturnes, il y a aussi les Fleurs de Bach : Rock Rose, Walnut (même préparation que précédemment)

Eczéma

Alors là, je peux vous en parler dans tous les sens… Souffrant de dermatite atopique depuis ma plus tendre enfance et Petit’Potam ayant hérité des mêmes problèmes de peau, on est gâtés cotés plaques…

Evidemment, pour tout ce qui est eczéma allergique, la première chose à faire reste l’éviction. Les produits laitiers, les oeufs, les arachides sont souvent les premiers coupables. N’hésitez pas a tester par vous même, et le cas échéant à consulter un allergologue.

Mais dans tous les cas, pour l’eczéma qu’il soit allergique ou atopique – et en règle générale pour la santé de la peau – il est impératif d’espacer les bains et les douches et d’arrêter les gels douches et les savons chimiques (oui, même ceux de la pharmacie!). Un bébé ne transpire quasi pas, aussi un bain par semaine suffit largement. Le reste du temps, une toilette avec un gant de toilette suffit 🙂

Pour le bain, nous utilisons le plus souvent un petit pochon d’avoine (une étamine en coton ou une vieille chaussette en coton avec une poignée de flocons d’avoine bio dedans). Le pochon marche aussi très bien pour la toilette « de petit chat » (débarbouiller bébé avec juste le gant de toilette).
Quand bébé grandit et qu’il commence à vraiment se salir (peinture, terre, poussière etc), on emploie quand nécessaire du pain d’Alep à 40% d’huile de laurier. Le reste du temps, l’eau claire ou le pochon d’avoine suffisent amplement.

Après le bain, , il est important de bien hydrater. Ici on est généralement à l’aloe vera et éventuellement à l’huile de bourrache.

En traitement sur les plaques, lotion à la calamine ou argile blanche ou rose pour sécher en douceur.

Le truc d’Alexandra : la naturopathie, dans le cas de l’eczéma, va rechercher les causes profondes, il est difficile de proposer une solution qui conviendra à tout le monde. Toutefois, Crab Apple en Fleurs de Bach éventuellement couplée à Walnut peut être d’un grand secours. Soit à avaler, soit en mélangeant une goutte à de l’huile végétale ou de l’aloé véra , en application locale.

Piqûre d’insecte

Ca, c’est mon indispensable pour petits et grands. Efficace tant sur les piqûres de moustique, d’abeille, de guepe, de taon, de fourmi, d’aoutat… que sur les morsures d’araignée, ce remède me suit partout dès que je commence à barouder. A la belle saison, je glâne des fleurs de camomille romaine que je fais sécher puis que je broie (feuilles, tiges et fleurs) et que je met à infuser au soleil pendant 3 à 4 semaines dans du vinaigre d’alcool à 7°. J’applique une goutte sur la piqure. Ca pique au moment même, mais dans les secondes qui suivent, ca neutralise le « venin » et soulage bobos et démangeaisons. On peut en réappliquer par la suite, aussi souvent que nécessaire, pour autant que la plaie ne soit pas à vif.

Si par contre votre loustic gratte la plaie et qu’elle est à vif, mieux vaut soit un cataplasme d’argile, soit la lotion à la calamine.

Le truc d’Alexandra : une goutte d’huile essentielle d’eucalyptus citronné sur la piqûre à renouveler au bout de 15 minutes, puis une heure. (dès 3 mois)

Bleus et bosses

Arnica, mon amour! Que ce soit en macérat huileux, en onguent ou en granules homéopathique, je ne jure que par l’arnica 🙂 Et avec un casse cou à la maison, j’en ai toujours en stock.

Le truc d’Alexandra : l’huile essentielle d’hélichryse diluée à 50% dans une huile végétale, en massage léger fera des miracles sur les bleus et bosses (sauf si très près de l’œil), dès trois mois. Et les grands cascadeurs (à partir de 3ans) peuvent l’utiliser pure, une ou deux gouttes en massage, trois fois par jour.

Gerçures

Que ce soit les lèvres gercées ou les crevasses du mamelon lors de l’allaitement, le miel est souverain. J’en applique simplement un peu sur la crevasse pour aider à cicatriser. C’est un excellent antibiotique naturel et un très bon cicatrisant.

Pour les mamans allaitantes, des compresses de lait maternel sont aussi de vrais petits bijoux.

Enfin, la lanoline m’a aussi sauvée quelques fois. L’avantage de cette dernière étant que vous pouvez aussi l’employer en cas de crevasses sur les mains.

NB: pour les crevasses du mamelon, il peut être utile si le problème est récurrent de consulter une consultante en lactation IBCLC car les crevasses viennent généralement d’une mauvaise prise en bouche du sein ou d’une mauvaise position 🙂

Maux de l’hiver (toux, rhume)

Quand frappe le froid, je contre avec le chaud! Une bonne tisane de thym (1 cuillère à café de thym dans une tasse d’eau bouillante) avec le jus d’un quart de citron et une grosse cuillère de miel.

Ma grand-mère, elle, me mettait un foulard en soie quand je commençais a me plaindre de la gorge. La soie garde au chaud et protège efficacement du froid.

A partir d’un an, vous pouvez donner une petite cuillère à café de miel toute les 2-3 heures pour soulager les petites gorges irritées.

Coté pharmacie, le sirop Grintuss Kid (laboratoires Aboca) est naturel et plutôt efficace. Et papa ou maman (meme enceinte ou allaitante) peuvent prendre la version adulte.

Le truc d’Alexandra : l’HE de Ravintsara, dès trois mois, ok grossesse et allaitement ; 2 gouttes diluées à 50% dans une huile végétale, en massage du dos, du torse. Après un an, on peut mettre deux gouttes pures derrière les oreilles ou dans le creux du coude.

Érythème fessier

Nos grands-mères mettaient du talc, je lui préfère sa version naturelle: l’argile blanche, ou la lotion à la calamine

Sinon, l’utilisation d’un liniment oléo-calcaire (pour la recette, c’est par ici) pour le change et les changes réguliers permettent généralement d’éviter le souci. Le liniment avec son pH basique neutralise l’acidité de l’urine et des selles et soulage donc la peau de bébé.

Coté crème, notre chouchoute reste la crème Weleda à la mauve blanche

weleda

Indigestion

Pour les petites indigestions un peu de tisane de menthe à boire par petites gorgées aide à soulager nausée et lourdeurs d’estomac.

Constipation passagère

Alors c’est de loin le plus infect des remèdes que j’ai eu à prendre, mais il faut reconnaître que c’est efficace: l’huile d’olive. Une cuillère a café à prendre en dehors des repas.

Si la constipation n’est pas d’origine pathologique mais qu’elle est fréquente, pensez à donner plus d’eau à boire à votre chérubin et si cela ne suffit pas huiler un peu plus vos repas en variant les huiles (olive, lin, colza, noisette, noix, tournesol…)

Diarrhée

Truc de ma grand mère aussi: me faire boire l’eau de cuisson du riz. Pour rendre la chose un peu plus attrayante, elle cuisait le riz avec quelques carottes coupées en petit morceaux et un oignon. Elle me faisait alors manger ce gruau, ou si je me sentais trop barbouillée, juste boire l’eau de cuisson comme une soupe.

Le truc d’Alexandra: Si bébé est diversifié : la carotte est un excellent régulateur intestinal ; crue en cas de constipation, cuite en cas de diarrhée. A partir de 9 mois, le psyllium aussi est intéressant, ponctuellement aussi bien en cas de diarrhée que de constipation : une cuillerée à café de poudre de téguments de psyllium dans une compote, par exemple, deux à trois fois par jour.

Pour la diarrhée, le jus de myrtille est un astringent puissant (mais à éviter en cas de nausées, le vomito à la myrtille, c’est très dur à faire partir sur un mur blanc…)

Prévention des maux de l’hiver

Tant pour son parfum boisé agréable que pour ses vertus multiples, l’huile essentielle de Ravintsara (Cinnamomum Camphora) fait partie de ma trousse de base.

Antivirale, stimulante du système immunitaire et antibactérienne, vous pouvez l’employer en diffusion sans risque même avec un nouveau né. L’idéal est de diffuser quelques gouttes d’huile essentielle dans un diffuseur pendant une vingtaine de minutes quand les petits ne sont pas dans la pièce. A défaut de diffuseur, 4 ou 5 gouttes d’huile essentielle dans un bol d’eau chaude ou dans l’humidificateur du radiateur feront aussi l’affaire (bien que ce procédé fasse perdre une partie des propriétés des huiles essentielles)

Pour les plus grands, une tisane de cannelle ou d’echinacea sont aussi de bonnes aides pour fortifier le système immunitaire.

Chez nous, l’huile PranaBébé « défenses naturelles » à masser sur les pieds a fait ses preuves plus d’une fois 🙂

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Le truc d’Alexandra: A partir de 6 mois, on peut aussi stimuler les défenses immunitaires en utilisant l’extrait de pépins de pamplemousse. Posologie en préventif pour une concentration à 400mg de flavonoïdes : 1goutte/kg de poids de bébé / jour, en trois prises. (en gros si bébé pèse 12 kg, 4 gouttes trois fois par jour !). A prendre dans un peu d’eau ou de jus de fruits. En curatif la dose peut être doublée.

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