Cake salé sans plv

Il y a quelques temps, nous avons fait un pic-nic avec des amis. Je voulais un truc simple à manger mais qui soit aussi zéro déchet. J’ai donc opté pour une salade en bocal et des muffins salés aux poivrons…

Voici la recette ultra simple de la base :

  • 225g de farine de blé (T65 ouT110)
  • 25g de farine de pois chiche ou châtaignes ou chanvre
  • 1 cuillère à café de poudre à lever ou bicarbonate
  • 220ml de lait végétal au choix
  • 75g d’huile neutre (par exemple huile pour cuisson type colza+tournesol)
  • 1 cuillère à café de sel
  • Poivre

Idées de garnitures :

  • Poivrons, olives, thym, feta
  • Oignons, serpolet, miel
  • Tomates séchées
  • Noix et roquefort
  • Olives
  • Saumon fumé et ciboulette
  • Pignon de pin, basilic et Pecorino râpé
  • Fromage râpé de chèvre et lardons

Préparation :

  1. Faites chauffer le four à 180 degrés.
  2. Mélangez les farines, la poudre à lever le sel et le poivre.
  3. Ajoutez le lait et l’huile et mélangez
  4. Ajoutez les éléments de la garniture et mélangez.
  5. Versez dans des moules à muffins huilés ou un moule à cake huilé (remplir au 3/4 maximum).
  6. Enfournez 20 minutes pour les muffins et 45 minutes pour un cake.

Bon app’!

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Sirop de menthe maison

Dans la lignée du zéro déchet et du Sud à l’industriel, je demande les petits rafraîchissements de l’été…

Et j’ai commencé par une recette toute simple que vous trouverez d’ailleurs en tapant tout simplement dans Google, j’ai nommé le sirop de menthe.

C’est vraiment vraiment tellement bête à faire que vous n’achetez plus jamais de sirop Teisseire !

Pour 1l de sirop, il vous suffit d’un bouquet de menthe fraîche (0.5€ au marché), de 600 grammes de sucre et 60 centilitres d’eau… Nous sommes donc bien loin des 4,50 € le bidon de 750 mL bourré de colorants et de conservateurs!

Laver la menthe. Mettre les feuilles dans une casserole avec l’eau et le sucre. Porter à ébullition. Bouillir 10 minutes, laisser refroidir, filtrer et mettre dans une bouteille en verre.

Déguster bien frais, exactement comme un sirop traditionnel (1 volume de sirop pour 5 à 7 volumes d’eau)

Alors, par contre, vu qu’on parlait de zéro déchet, j’ai employé quelques tiges, en y laissant quelques feuilles pour refaire un plant de menthe, le nôtre, n’ayant pas survécu à l’hiver dernier. Le reste, je l’ai mis en pot pourri, avec des écorces de citron dans un peu de vinaigre pour parfumer mes produits nettoyants 😉

Quant aux feuilles filtrées, je les employées pour parfumer un thé (en même temps, ça l’a sucré et ça a rincé les feuilles) puis, direction le compost…

Premiers pas sur la voie du zéro-déchet et du minimalisme… et des économies

Je lis beaucoup de questions sur les groupes et les forums, mais la principale reste « Par ou commencer? »

Voici donc un petit article sur nos premiers pas sur ce chemin passionnant 🙂 Pour nous, le lien entre minimalisme, zéro-déchet et mieux-consommer a été évident dès le départ parce que les 3 sont tellement interconnectés, que l’un a entraîné l’autre de façon inévitable…

Je pense que la première chose à faire est de s’interroger sur ses motivations. Pour nous, le déclic a été ma première grossesse, il y a environ 2 ans et demi. Avant cela nous étions une famille de consommateurs lambda: café en capsule, pot de choco industriel, parfois des plats préparés, du Monsieur Propre, du Cif, de l’Instanet et du Carolin pour l’entretien de l’appartement, des sacs plastiques, des bains avec de la mousse, du vernis à ongle et des shampoings Pantene… Bref, Monsieur et Madame Tout le monde, consommateurs-acheteurs au supermarché, ou nous faisions l’intégralité de nos courses. Notre sac poubelle faisait 60l par semaine, parfois plus, plus bien sur le verre, les cartons et les PMC.

Notre sage-femme de l’époque étant très extrémiste, nous avons eu droit à un discours plus qu’alarmant sur les produits que nous employions au quotidien et sur les polluants intérieurs… Nous avons d’abord pris conscience des polluants qui nous entouraient dans les produits d’entretien, dans notre nourriture, dans nos produits cosmétiques… La, a eu lieu notre premier gros tri: les armoires de la salle de bain et l’armoire sous l’évier se sont vidées pour laisser place aux basiques: savon de Marseille, vinaigre et bicarbonate de soude. C’est la aussi que nous avons réalisé que Pampers, Mustela et Galenco ne feraient pas partie de l’éducation de notre enfant, pas plus que les laits en poudre ou les petits pots de panade industrielle… Et que naturellement, nous avons commencé à nous documenter et à chercher des solutions plus rationnelles.

Une fois que la machine est lancée, c’est difficile de l’arrêter. On s’aperçoit que beaucoup de choses sont nocives ou en tout cas pas très saines… les petits changements se succèdent et finissent par faire boule de neige 🙂 Dans tous les cas, il est important de se souvenir que Rome ne s’est pas construite en un jour, mais qu’une ville n’est jamais achevée non plus…

Quoiqu’il en soit, une chose me parait vraiment importante: faire les choses pour soi et comprendre le pourquoi. Ne pas le faire parce qu’on vous a dit que c’était bien ou par effet de mode, et encore moins pour faire plaisir à quelqu’un. Il est important de comprendre pourquoi on cherche à entrer dans cette démarche, de réaliser l’impact que cela aura sur notre vie et sur celle de nos proches.

Car il ne faut pas se leurrer! Ce choix de vie va inévitablement avoir un impact sur votre vie sociale et familiale. Il vous faudra accepter que dans votre foyer, tout le monde ne soit pas prêt à vous suivre, accepter que certains ne comprendront jamais votre démarche, même si vous leur expliquez… Et accepter que certains ne respecteront pas nécessairement vos nouvelles valeurs, et continueront à vous offrir des tas de brols inutiles ou suremballés. Il vous arrivera aussi sûrement de vous interroger sur ce que vous mangez lors d’un souper de famille ou de vous sentir mal à l’aise dans un resto parce qu’ils ne proposent que des produits Coca-Cola avec paille et gobelet en plastique… et de vous sentir exaspéré par l’inconscience de certains qui changent de machine à café juste parce que l’ancienne – qui a 1 an – ne va pas avec la couleur de la nouvelle cuisine…

Les bases du minimalisme

A mon sens, il faut trier petit à petit, et non comme Marie Kondo le suggère, tout rassembler pour trier en une fois. D’abord, ca met un bazar phénoménal, ensuite, c’est décourageant car ça fait trop en une fois. Puis je trouve que c’est difficile de trier les vêtements d’été en plein hiver et inversement.

Commencer par de petites choses, des petites surfaces, des petites armoires aide aussi beaucoup car on a rapidement la sensation d’accomplissement et de satisfaction. Personnellement, j’aime trier, ranger et nettoyer en une fois. Donc je travaille par pièce et dans chaque pièce, je procède par armoire.

Ne triez pas les affaires des autres, même si c’est très tentant. Cela doit venir d’eux. Et bien souvent, quand vous vous y mettrez, le reste du foyer suivra.

Les trucs à éviter absolument:

– se dire que ça pourra toujours servir
– garder parce que c’est un cadeau
– garder parce qu’on s’y sent obligé
– trier votre garde robe alors que vous êtes enceinte / en plein régime  ou que vous vous trouvez moche…
– se fixer des objectifs insurmontables (genre trier tout en une semaine)
– désencombrer quand vous êtes en colère

Les seules choses a garder sont celles que vous aimez vraiment et celles qui vous sont utiles au quotidien. Donc votre super appareil à pierrade qui encombre à lui seul une étagère entière pour être sorti une fois l’an (et encore), ça n’a pas beaucoup de sens de le garder. Ce genre d’appareil s’emprunte ou se loue aisément et le votre pourra probablement être revendu à une personne qui mangerait de la pierrade chaque semaine. Et vous récupérerez cette place pour autre chose qui vous plaira plus ^^

Personnellement, je fais les choses anarchiquement, au fur et à mesure de mes envies et de ce qui se présente. J’avais une énorme collection de mangas qui prenaient la poussière, et en réaménageant la bibliothèque, j’ai fait le tri pour ne garder que ceux qui m’ont vraiment plu et que je pourrais envisager de relire volontiers. De même, j’ai évacué mon impressionnante collection de photophores pour n’en garder que quelques uns, cadeaux qui m’évoquent un beau souvenir ou ceux dont l’esthétique me plaît vraiment. Aussi, je trie ponctuellement mes fringues, souvent parce que je vois un truc qui traîne dans ma garde-robe et que je me dit que ça ne me plaît plus ou que je ne le mets jamais. Et il n’est pas rare, en rangeant un ustensile de cuisine que je réalise qu’un truc m’encombre inutilement et que je le relègue dans une caisse « à vendre » ou « à donner ».

Je suis donc assez loin de la stratégie ultra-organisée de Marie Kondo, et j’avoue que ça avance beaucoup plus lentement. Mais ma méthode à l’avantage de suivre mon rythme, mes disponibilités et mes envies. Je ne me force jamais à désencombrer.

Acheter quand on est dans une démarche minimaliste

Au final, le plus gros impact du minimalisme en ce qui nous concerne, intervient dans notre façon de consommer et d’acheter. Déjà les séances « shopping » ne font plus partie de notre vie… C’est le meilleur moyen d’acheter compulsivement des tas de trucs dont on a pas besoin.

Et lorsque nous nous apprêtons à acheter quelque chose, nous nous interrogeons sur l’utilité de la chose, sur sa qualité… En fait, avant tout achat, les questions suivantes s’imposent:

  • Est-ce que j’en ai vraiment besoin?
  • Est ce que cet objet me plaît vraiment ou est ce que je peux en trouver un qui me plaira mieux tout en répondant à mon besoin?
  • Si c’est un objet que j’emploie ponctuellement, est ce que je ne peux pas emprunter ou louer cet objet plutôt que de l’acheter?
  • En ai-je besoin maintenant?
  • Puis-je me permettre cet achat?
  • Ai-je de la place pour ranger cet objet?
  • Est ce que cet objet est de qualité suffisante et va durer dans le temps?
  • Est-ce que je ne peux pas remplacer cet objet par un autre que j’ai déjà?

Si la réponse à une de ces questions est non, alors je diffère mon achat de façon à pouvoir y réfléchir.

Puis viennent les questions plus morales sur l’objet, dépendant de vos valeurs et convictions personnelles:

  • Est ce que cet objet est écologique ou puis-je trouver un produit équivalent qui le soit?
  • Est ce que cet objet est éthique ou puis je trouver un produit équivalent qui le soit?

Une fois qu’on commence à s’interroger ainsi, on s’aperçoit que beaucoup de nos achats sont évitables ou carrément inutiles. D’une part, ça vous fera faire de belles économies et d’autre part, ça vous évitera d’encombrer votre intérieur inutilement. Vous achèterez probablement aussi des objets de meilleure qualité, faits pour durer dans le temps 🙂 Ou encore, vous vous tournerez vers des alternatives telles que les bibliothèques publiques, les ludothèques, les ressourceries, les donneries, les locations et les SEL (Service échanges locaux)

De la, le lien avec le Zéro-Déchet et l’écologie, évidemment. Quand on achète des objets faits pour durer, qu’on loue ou qu’on recycle, c’est aussi tout bénef pour notre planète 🙂

Les bases du zéro-déchet

A l’origine, il y a eu les produits d’entretien et d’hygiène: un produit pour la baignoire, un autre pour les wc, un détartrant, un spécial inox pour l’évier, le produit pour les meubles, celui pour le carrelage, celui pour le sol, les différents produits de lessive… Les vernis, les crèmes, les shampoings, après-shampoing, masques, gel douche, bain moussant… Et autant de flacons qui faisaient grossir notre poubelle de façon exponentielle. Le jour ou on a fait un tri dans tous ces produits et ou on s’est rendus compte que 5 produits suffisaient a remplacer tous ceux la, ça a été le plus gros pas pour réduire nos déchets… Et surtout notre budget!

Puis, il y a eu les mouchoirs en papier, les cotons-tiges, les cotons démaquillants, puis les serviettes de table, l’essuie-tout, les couches et les lingettes… Tous remplacés par du lavable.

En commençant à aller à la ruche qui dit oui, j’ai commencé à prévoir mes sacs et mes contenants, d’abord parce qu’on me le demandait, puis parce que j’ai pris le pli. J’ai cousu des sacs en tissu pour mes fruits et mes légumes, histoire d’éviter le plastique, j’ai pris l’habitude d’emmener des bouteilles en verre pour le lait de ferme et des tupperwares pour les fromages, la viande etc. Notre poubelle à encore fondu…

sacs vrac

Restait les déchets alimentaires, la litière du chat en bois compostable, les pluches du sèche-linge et quelques emballages. La commune ou nous vivions a lancé un projet pilote de sacs poubelle pour les déchets compostables et nous nous sommes portés volontaires pour participer. le sac de 60l tenait un mois au lieu d’une semaine… Et nous avions un peu moins de 25l de déchets compostables, litière incluse. En emménageant à la campagne, dans une maison avec jardin, nous avons initié notre premier compost et le chat, ravi de pouvoir gambader à nouveau, a quasi oublié l’existence même de sa litière.

Puis les poules sont arrivées, se faisant un plaisir de manger les reste de fruits, de légumes, de purée… De même, le lapin et le cobaye qui grignotent les épluchures avec voracité…

Et finalement, nous avons commencé à évincer progressivement le supermarché de nos habitudes. Nous y allons encore une fois par mois environ pour les produits que nous ne trouvons pas ailleurs, comme le sucre, le vinaigre, le cacao… Le reste des courses, se fait à la ferme, chez le boucher, chez le fromager, au moulin ou au marché. Nous y trouvons l’essentiel des produits frais (fruits, légumes, fromage, lait, beurre, viande, poisson…), ainsi que quelques produits artisanaux (farine, miel… ), le tout généralement local, bio et de saison  mais aussi des produits plus exotiques, comme le café, les olives, les fruits secs, les épices, le thé… Tout ou presque peut s’acheter en vrac et certains commerçants offrent même une réduction si on apporte nos contenants ou qu’on leur ramène les leurs.

Reste les féculents que nous achetons soit au magasin bio, si possible en vrac (ou a défaut nous privilégions les emballages en carton recyclable), soit en supermarché. Pour les surgelés et les conserves, nous privilégions le fait maison quand possible. Par exemple, à la saison des tomates, j’achète 10 ou 12 kilos de tomates que je prépare et que je mets en bocaux puis que je stérilise. Hors saison, j’achète de grosses conserves de tomates pelées et je prépare 5 kilos de sauce que je conditionne en petits bocaux. Résultats, 2 boites de conserve a jeter au lieu de 12… et de très grosses économies. Quant aux bocaux, je les récupère auprès de mon entourage 🙂

De même, nos yaourts, le pain, les biscuits, les pâtes à pizza ou à quiche sont faits maison la plupart du temps. A l’heure actuelle, avec les robots pétrisseurs et les fours programmables, faire soi-même devient un jeu d’enfant et ne prends pas tellement de temps.

Enfin, gros poste de déchets pour la plupart des ménages, le gaspillage alimentaire. On estime qu’en Europe, on gaspille environ 80kg de nourriture par an et par habitant. Un gros point donc, est de calculer les justes quantités, et au besoin de valoriser les restes. Par exemple, s’il vous reste des pommes de terre ou un reste de légumes, faites en une salade ou une soupe. Du pain sec? Chapelure, pain perdu, bodding… Si vous achetez de trop grandes quantités, congelez ou mettez en conserve maison 🙂

Quant aux produits ménager et hygiène, je fais  aussi quasi tout maison à partir de savon de Marseille, de savon noir, de vinaigre, de bicarbonate de soude, de cristaux de soude, de percarbonate de soude, de sel, d’huile d’olive, d’eau de chaux et d’argiles. Quelques huiles essentielles comme le tea-tree, la lavande ou le citron égayent mes produits mais ce n’est pas du tout indispensable. Voir mes recette dans les articles Mes petites recettes pour la maison – La lessive et Mes petites recettes pour la maison

Et pour finir, un point qui tombe sous le sens: réparez ce qui peut l’être: reprisez les vêtements, faites entretenir vos électros, réparez les objets usuels… Et si vous devez vraiment remplacer un objet, préférez un objet plus cher mais de meilleure qualité qui tiendra plus longtemps. Si la réparation est impossible, avant de jeter, voyez si vous ou un tiers ne pouvez pas revaloriser ou recycler l’objet (par exemple faire des nouveaux vêtements a partir d’anciens, certains artistes récoltent de vieux couverts, de vieux vélos etc) Et pensez aux ressourceries et aux donneries 😉

Résultat: un sac PMC (bouteilles en plastique,conserves et cartons tetra-pack) par mois environ et un sac de 30l de déchet tous les 15 jours. Nous sommes encore loin du Zéro-déchet, mais on en approche doucement 🙂

Nos prochaines étapes consistent a faire nous même les laits végétaux et les jus de fruits, mais cela requiert d’investir dans un robot ménager plus complet…

Y’a pas qu’à la maison!

Zéro-déchets chez soi, c’est bien! Zéro déchet tout court, c’est mieux ^^

Il y a plein de petits gestes qui peuvent économiser des déchets et des émissions en tout genre. Par exemple, pensez à nettoyer votre boite mail, à favoriser les motricités douces (vélo, marche, transport en commun) et les énergies renouvelables. Achetez en occasion, ou louez ce qui peut l’être. Achetez les produits démarqués pour cause de date de consommation courte ou les fruits un peu plus abîmés pour vos compotes et confitures…. Faites des échanges avec vos amis et votre famille, ou via des groupes: échange de maison pour les vacances, échange de fringues ou d’accessoires de mode (sacs, écharpes etc)…

Initier le pas au boulot aussi! Triez vos déchets au bureau, emmenez votre pic-nic plutôt que d’aller chercher un sandwich, prenez votre tasse fétiche plutôt que les horribles petits gobelets en plastique pour la machine à café…

En bref…

  1. Privilégiez le lavable (coton démaquillants, essuie-tout, lingettes, mouchoirs, serviettes, protections menstruelles, couches…) et le réutilisable / rechargeable (vaisselle, briquets, piles, bouteilles, bocaux…)
  2. Achetez un maximum en vrac, ou à défaut favorisez les emballages recyclables, consignés ou réutilisables. Évidemment bannissez les produits en emballages individuels ou en dosettes et favorisez les grands conditionnements pour les produits de base, le non périssable ou ce que vous pouvez aisément reconditionner.
  3. Faites un maximum maison que ce soit l’alimentaire ou les produits d’entretien et d’hygiène
  4. Calculez les quantités de nourriture adéquates pour éviter le gaspillage, et valorisez les restes en soupe, en salade etc.
  5. Triez les déchets et si possible, faites un compost. Valorisez les déchets en récupérant par exemple le dos des feuilles et des cartons ou les enveloppes pour faire vos listes de courses ou vos mémos.
  6. Réparez ce qui peut l’être plutôt que d’acheter du neuf. Si un objet n’est pas réparable, valorisez le via une ressourcerie ou via des réseaux de récupération ou des artistes.
  7. Achetez durable! Privilégiez la qualité et entretenez adéquatement vos objets pour prolonger au maximum leur durée de vie…
  8. Achetez en occase! Zéro-déchet, ce n’est pas seulement votre poubelle qui est au régime, mais toutes les poubelles, y compris celles de producteurs, celles des autres et celles des magasins 😉
  9. Exit les emballages éphémères (alu, film plastique, sac a usage unique…): favorisez les bocaux, les tupperwares, les boites, les sachets en tissu lavable etc
  10. Pensez à couper vos appareils électriques, à diminuer votre chauffage, à favoriser les énergies renouvelables. D’autant qu’un changement de fournisseur peut s’avérer très intéressant financièrement aussi 😉
  11. Privilégiez les transports en commun, le vélo, la marche… Favorisez les petits commerces locaux, les coopératives de paysans ou d’artisans…

Bon amusement! 😉

 

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Les couches lavables, cette merveilleuse avancée ;)

Quand je parle de notre choix de couches lavables, j’ai souvent des remarques du genre « Waouw, t’es courageuse! » ou alors « Oh, c’est bien parce que tu es mere au foyer, moi, je n’aurais pas le temps… Et puis c’est pas très hygiénique »

J’ai déjà touché un bref petit mot sur les couches lavables, CL pour les intimes, dans mon article Bébé zéro déchet (ou presque…)

Cette fois, je voudrais aborder les couches lavables un peu plus en détail car après 28 mois et demi d’utilisation, je n’ai toujours rien trouvé à redire, et même, je suis encore plus convaincue, puisque sur le point de remettre le couvert avec Bébé’Potam. Elles n’ont que des avantages et on en trouve pour tous les goûts, toutes les morphologies et tous les budgets 🙂

Intrigués? Étonnés? Sceptiques? Enthousiastes?

Suivez le guide 😉

Pourquoi choisir les couches lavables?

Avantage écologique

C’est le premier des avantages qui saute à l’esprit, même si beaucoup restent sceptiques. Certes, la production et l’entretien des couches lavables requiert de l’eau, de l’énergie et des matières premières (coton, bambou, viscose…) et parfois des matières pas vraiment eco-friendly selon les marques (polyuréthane). Mais l’impact écologique reste minime en comparaison avec les couches jetables bourrées de plastiques et de produits chimiques.

Voici un petit graphique qui représente les consommations en matières premières, eau, énergie ainsi que la quantité de déchets produite.

couches

Peu importe, comment vous regardez le tableau, la conclusion est évidente: les couches lavables, même en comptant les lavages restent beaucoup plus écologiques.

Avantage financier

Autre argument de taille, le coût. Comme le montre le tableau ci-dessus, un enfant en couches jetables vous coûtera plus de 1400 euros, et ce prix grimpe d’avantage encore si vous ne jurez que par Pampers. Les couches lavables vous coûteront entre 300 et 500 euros à l’achat, et environ 200 euros en entretien, mais, vous pouvez réutiliser les couches pour plusieurs enfants, ou les revendre une fois que votre bambin n’en a plus besoin.

Clairement, le prix d’achat peut être un peu rebutant car il faut mettre ce budget en une fois. Mais il existe pas mal de groupes de vente de couches en occasion et les bourses se multiplient. Il y a aussi des « donneries » de couches dans certaines maternités, dans certains magasins de puériculture.Vous pouvez donc vous en sortir pour 3 fois rien. Notre premier kit comprenant 3 culottes Bambino Mio et 12 inserts nous a coûté 26 euros, neuf en profitant d’une liquidation. Puis, nous avons racheté des inserts et des culottes supplémentaires en occasion: 12 culottes et 48 inserts pour 40 euros… Et petit’Potam se promène toujours avec, tandis que les 1ères culottes ont été prêtées à la marraine de Bébé’Potam et sont déjà de retour et prêtes pour accueillir les petites fesses de Bébé’Potam 😉 Investissement total: 70 euros. Nous aurions pu étaler cet investissement d’avantage encore car les couches Bambino Mio ont des tailles (4 tailles a l’époque de l’achat, maintenant, ils ont changé leurs modèles en 2 tailles). Je reviendrai plus loin sur les tailles et les modèles 😉

Et il existe aussi, dans certaines régions, des sociétés de location de couches.  Je n’ai pas testé, mais cela peut être assez intéressant lorsque vous devez trouver la couche qui vous convient à vous et à votre bébé. Ou si vous n’etes pas trop sur de vous et que vous souhaitez simplement tester les CL.

A noter enfin, certaines communes offrent une prime pour l’achat de couches lavables et certaines mutuelles permettent d’acheter des couches lavables neuves à petit prix. Renseignez-vous, c’est parfois très intéressant 😉

Avantage santé

Tout le monde a entendu parler de la fameuse enquête de l’association 60 millions de consommateurs. Si pas, voici le petit résumé.

Avec les couches lavables, pas de risques. Des matières naturelles et des lessives spécifiques adaptées aux couches et aux peaux fragiles, sans azurants, sans enzymes…

C’est donc moins de risques d’allergie, mais aussi pas de perturbateurs endocriniens et pas de cancérigènes. Un petit investissement pour la santé à court terme comme a long terme donc.

Avantage esthétique

Honnêtement…

couches-lavables-et-couches-jetables

Qu’est ce qui est plus joli? 😉 Ca se passe de long discours…

Mais que choisir?

Alors une fois que vous aurez décidé de passer aux CL, ou une fois que votre curiosité aura été suffisamment attisée, vous allez entrez dans un très vaste domaine ou il est parfois difficile de s’y retrouver… TE1, TE2, TE3, culottes, inserts, bambou, coton…

Commençons par rassurer ceux qui sont encore sceptiques, non les couches lavables ce n’est plus ca:

couches ancienne1

Mais ceci:

coches modernes

Les différents modèles

On distingue plusieurs modèles nommés TE1, TE2 ou TE3.

Les TE1

Les TE1 sont ce qu’on appelle les tout-en-un. Ce sont les plus simples a utiliser, et généralement, celles que vous aurez le plus facile à faire accepter aux gardiennes et aux nounous.

Elles se composent d’une partie absorbante et d’une partie imperméable (Photo d’une Tots Bots Easyfit)

Easyfit

L’avantage réside évidemment dans la facilité d’utilisation, même pour un parfait néophyte, et elles sont généralement un peu moins chères que leurs comparses composées.Comme dit plus haut, se sont aussi celles qui sont le mieux acceptées dans les collectivités (crèches, nounou…) et qui poseront le moins de souci si Mamy doit garder votre chérubin 😉

Mais elles ont aussi des inconvénients. Vu que la partie imperméable et la partie absorbante sont liées, elles sont plus délicates pour l’entretien. Pas question de les passer à 90°C ou d’employer des cristaux de soude pour le décrassage, et certaines ne vont pas au sèche-linge. Il faut aussi parfois jongler un peu pour trouver le bon modèle adapté à la morphologie de votre bébé, surtout si optez pour des tailles uniques. Vu un lavage plus fréquent de la culotte (puisque attachée à l’insert absorbant), elles ont aussi une durée de vie un peu moindre que les TE2. Enfin, ce sont les moins écologiques de toutes puisque vous devez laver l’entièreté de la couche à chaque fois.

Les TE2 et les TE3

Vous l’aurez deviné, les TE2 sont des tout en 2, composée d’une partie absorbante nommée insert ou booster et d’une culotte de protection. Les TE3 sont ce que l’on appelle les hybrides qui permettent de mettre un insert jetable, ce qui peut être pratique en vacances ou en déplacement. Ces dernières sont cependant assez peu courantes.

Ici en photo, une Bumgenius TE2 à poche et une P’tit dessous

 

Le gros avantage des TE2 est assurément qu’elles s’adaptent beaucoup plus aisément car vous pouvez rajouter des inserts supplémentaires par exemple pour la nuit ou quand votre enfant grandit. Certains modèles sans poches permettent aussi de laver l’insert et de réemployer la culotte de protection, ce qui est bien entendu, plus écologique et moins encombrant dans un sac à langer. L’entretien est également plus facile car vous pouvez lavez les inserts séparément, donc pour les décrassages, vous pouvez monter à 90°C et employer si besoin des produits plus caustiques comme les cristaux de soude ou le percarbonate de soude, sans risque d’endommager l’an membrane imperméable. Elles ont aussi une durée de vie plus longue (Pour info, les inserts bambino mio acheté en occase avaient déjà fait 4 enfants et servent encore pour mon loulou 😉 )

Cependant les TE2 demandent parfois un peu plus de doigté (c’est le cas des Bambino Mio dont il faut plier l’insert de différentes façon selon que ce soit pour un garçon ou une fille. Mais bon, ce n’est pas non plus de l’origami de haut vol… et les tutos vidéos sont très bien faits) et reviennent un peu plus cher à l’achat. Les TE3 sont évidemment moins écologiques et plus chères.

Niveau marques, vous aurez l’embarras du choix. Bumgenius, Tots Bots, Bambino Mio, P’tit dessous, Bambinex, 2mains propre, Imse Vimse, Popolini, Mother Ease, Hamac… Certaines sont fabriquées en Europe, certaines n’emploient que des matériaux naturels, d’autres sont bio… Et elles ont toutes leurs petites particularités. Certaines s’adaptent parfaitement à un bébé et fuitent pour un autre, en fonction de sa morphologie…

Il y a aussi les tailles uniques et les tailles par poids. L’avantage des taille unique est bien entendu que vous investissez une fois et que les couches évoluent avec bébé de la naissance à la propreté. Elles sont toutefois parfois moins bien ajustées que des couches spécifiques pour chaque taille. Autres avantages des couches à taille, vous ne devez pas investir en une fois et si vous souhaitez avoir plusieurs enfants rapprochés,  chacun aura ses couches… 

Ca y est? Vous avez fait votre choix? Ca vous semble encore trop abstrait? Pour ceux qui se sentent plus à l’aise en découvrant avec un guide avisé, je ne peux que vous conseiller de suivre un atelier découverte, comme ceux organisé par Alyne, chez Petite marmite, une très chouette nana, dynamique et sympathique, pleine de bons conseils. Elle vous présentera les divers modèles, les marques, les types… Le tout avec le sourire et dans la bonne humeur dans la région de Namur. Il existe bien entendu d’autres ateliers un peu partout…

Ok! Et maintenant?

Ca y est, vous avez sauté le pas? Vous avez vos couches lavables. Mais comment ca s’entretient ces machins la?

Si vous avez acheté du neuf, vous avez sûrement toutes les explications avec la couche. Si par contre vous vous lancez avec des couches d’occase, vous pourriez etre un peu perdu(e).

Voici donc quelques conseils élémentaires pour bien démarrer.

Avant de commencer

Les couches neuves doivent être lavées plusieurs fois avant utilisation, si possible avec une lessive spéciale. J’ai employé la lessive Potion, une lessive spéciale pour les couches. Il en existe d’autres comme Bambinex. Alyne de petite marmite m’a aussi recommandé la lessive concentrée Lerutan. Dans tous les cas, il faut une lessive sans phosphates et sans glycérine.

L’entretien quotidien

Pour éviter les corvées de grattage, il existe de petits voiles en cellulose bio-dégradables que vous pouvez jeter dans les wc ou au compost et qui retiennent les selles de bébé. En général, si c’est un caca, je jette le voile et je prélave immédiatement la couche avec un savon adapté si besoin.

Il existe ensuite deux écoles pour le stockage en attendant lavage.

stockage-couches-lavables

Ici, nous avons testé les deux méthodes, et à l’unanimité, nous préférons le stockage à sec. Plus léger, pas d’odeur, et surtout plus doux pour les couches et convient à tout type de couches (nous avons de TE1 et des TE2 et employons les 2 indifféremment).

Je rince les pipis et je prélave les cacas et je mets dans le seau en attente de la lessive. Les lundis et jeudis, je mets les couches dans la machine, et je fais un rinçage + essorage. Puis lessive à 60°C avec une lessive sans glycérine et sans phosphates (pas de lessive maison au savon de Marseille, sauf avec du savon deglycériné comme celui de chez Marius Fabre)

Le site des marques de couches P’tit Dessous et Lulu Nature préconisent par ailleurs les lessives suivantes:

  • Apta écologique en poudre
  • Biocoop liquide
  • Ecodoo
  • Leclerc Eco +
  • Leclerc marque repère liquide
  • Leclerc Uni Vert liquide
  • Lidl
  • Potion (lessive spéciale couches lavables)
  • Rainett
  • Super U écologique
  • Ulrich
  • X-tra en poudre
  • X-tra total en poudre
  • Lerutan poudre

Dans tous les cas, divisez les quantités de lessive par 2 (les résidus de lessive encrassent les couches), faite un rinçage supplémentaire et évitez l’adoucissant (il imperméabilise les parties absorbantes) et le vinaigre (il abîme les élastiques).

Certaines marques recommande le séchage à l’air libre et au soleil, les UV ayant un effet anti-bactérien et blanchissant. Si vous habitez La Réunion ou l’Équateur, profitez en. Si comme nous vous habitez un pluvieux petit pays, tenez compte lors de votre achat que le temps de séchage en intérieur est parfois très long et qu’il vous faudra plus de couches si celles que vous choisissez ne vont pas au sèche-linge. Ici, autant nos Tots Bots que nos Bambino Mio vont au sèche-linge. Nous y avons par inadvertance passé une TE1 Bumgenius et elle est sortie nickel… Depuis, elle y passe a chaque lessive.

Les décrassages

Une fois de temps en temps, tous les 2 à 3 mois environ – et un peu plus si vous employez du liniment pour nettoyer les petites fesses – vous devrez procéder à un décrassage. Pour se faire, je lave d’abord les couches comme a l’accoutumée. Ensuite, selon le type de couche et le degré d’encrassement, il existe plusieurs méthodes.

Décrassage avec une lessive spécifique

Je lave à 60° – éventuellement avec un trempage –  avec une lessive spécifique (Potion, Bambinex, Lerutan, Mio Fresh…) ou un tout petit peu de détergent de vaisselle doux (Biotop par exemple). Je termine par un rinçage supplémentaire.

Décrassage sans produit

Un simple lavage à 60°C suffit parfois. Mais honnêtement cette méthode ne me convainc pas des masses. Pour les TE2, certains inserts acceptent un lavage à 90°C, mais cela convient exclusivement pour des couches peu encrassées.

Décrassages de dernier recours

A éviter absolument sur des inserts en bambou et sur les TE1, à moins qu’aucune autre méthode n’ait fonctionné, les cristaux de soude ou le vinaigre. Je lave normalement, puis je laisse tremper les inserts avec 1 cuillère a soupe de cristaux de soude ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans 10l d’eau pendant 6h environ. Puis je lave à 60°C sans aucun produit en cycle long.

Quand décrasser?

Les symptômes des couches encrassées sont divers: odeur d’ammoniaque, fuites, fesses irritées. La fréquence des décrassage varient selon la lessive et les crèmes de change employées, selon la dureté de votre eau etc.

Pour savoir si vos couches sont encrassées, un simple petit test suffit: faites couler quelques millilitres d’eau sur un insert sec. Si l’eau est immédiatement absorbée, c’est ok. Si par contre, l’eau perle avant d’être absorbée, le décrassage est nécessaire.

A noter que les causes de l’encrassage peuvent être diverses: résidus de crème, de liniment, calcaire, résidus de lessive, d’urine etc. Vous aurez donc parfois l’impression que le décrassage n’a pas fonctionné. C’est possible… Un décrassage à la soude ou au détergent de vaisselle sera efficace sur des résidus gras, mais pas sur du calcaire. Et à contrario, un décrassage au vinaigre n’aura que peu d’efficacité sur des résidus d’urine ou de gras. A vous donc de trouver la méthode qui vous convient. Les poudres spécifiques ont l’avantage de cibler spécifiquement les problèmes des couches et donc donnent généralement de meilleurs résultats.

Les accessoires

Les couches lavables requièrent peu de matériel complémentaire… Un  ou deux sacs imperméables pour les déplacements et un seau avec couvercle pour le stockage à la maison. Les voiles de protection sont un plus, mais on peut aussi faire sans (je n’y pense jamais…mais dans ce cas, il vous faudra une petite spatule pour décoller les selles de l’insert).

tots bots

 

Voilà, voilà… Il ne vous reste plus qu’à 😉

Très honnêtement, chez nous ca représente 2 demi-machines par semaine (je vous rassure, l’écolo que je suis remplit les machines avec les lavettes, les essuies, les draps, les bodys, les mouchoirs etc. 😉 ). On ne peut donc pas dire que ce soit vraiment une charge de boulot énorme que d’entretenir des couches lavables… Et à notre rythme de lessive, nous nous en sortons sans souci avec 10 TE1 Tots Bots et 5 culottes TE2 plus 12 inserts Bambino Mio / Bumgenius.

 

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Mes petites recettes pour la maison – La lessive

Vous avez particulièrement aimé l’article sur les produits fait maison, je vous reviens donc avec la suite… Mes petites expériences en matière de lessive.

J’ai donc testé 2 type de lessive: celle à la cendre et celle au savon de Marseille, sous 2 variantes.

Je suis ravie du résultat des 3 recettes, même sur les couches de Petit’Potam, les bavoirs, et les fringues pleines de taches de peinture, d’herbe, de fruit…

Alors pour la piqûre de rappel sur les principes de base de la chimie ménagère, je vous invite à revenir sur le 1er article (par ici). Vous y trouverez notamment les mélanges a faire ou à ne pas faire, et surtout le pourquoi du comment, expliqué par un chimiste 😉

La lessive liquide au Savon de Marseille

Alors pas besoin d’etre un grand chimiste, c’est ultra simple!

Dans une casserole, mettre 2l d’eau chaude pour 100g de paillettes de savon de Marseille. Faire fondre le savon sans laisser bouillir. Retirer du feu et laisser refroidir un peu. Ajouter 50g de bicarbonate de soude et 1 litre d’eau froide. Mixer et laisser refroidir avant de mettre en bouteille. C’est prêt! 🙂

J’en met un petit verre a chaque lessive.

Alors, certains vous diront de mettre une huile essentielle pour parfumer le linge… Vu que c’est le savon et qu’il y a un cycle de rinçage après, et vu que les huiles essentielles sont très volatiles, ca ne sert à rien… A part a satisfaire vos narines au moment ou vous versez le produit… A la sortie du linge, ca ne sentira plus, surtout si vous mettez 1/2 verre de vinaigre blanc comme adoucissant dans le bac de rinçage.

Ajouter l’huile essentielle au vinaigre de rinçage est aussi inutile: Le vinaigre neutralise les odeurs… Et de toute façon, si vous employez un sèche-linge, la chaleur de ce dernier, finira de détruire les principes odorants des huiles essentielles.

Pour parfumer le linge, privilégiez donc les sachets de lavandes dans vos tiroirs ou les boules de cèdre 🙂 En plus ca éloigne les mites 🙂 Et au moins, vous n’aurez pas l’odeur de l’adoucissant qui vient se mélanger a votre parfum et à votre déo… 😉

La poudre à laver au Savon de Marseille pour le blanc

Ultra simple si vous avez un blender 🙂

Dans le bol mixeur, mettre 100g de savon de Marseille, 50g de bicarbonate de soude et 25g de percarbonate de soude. Mixer. C’est prêt!

Comptez 1 cuillère à soupe par machine, à adapter selon la dureté de votre eau.

Ici, j’ajoute généralement 1ml d’huile essentielle de Tea-tree, pas pour l’odeur (cf.explication plus haut) mais pour le coté bactéricide bien utile sur les couches lavables 🙂

A savoir: le percarbonate n’est vraiment actif qu’à chaud, donc cette recette sera à privilégier pour les essuies et les draps… Bref, le linge qui supporte un passage a 60°C

ATTENTION: Certaines recettes vous diront de cumuler les composés à base de soude: bicarbonate + cristaux de soude + percarbonate. Super idée si vous souhaitez vous débarrasser d’un corps… 😉
Non, sérieusement… le percarbonate au contact de l’eau réagit en donnant d’une part de l’eau oxygenée (ce qui donne l’effet blanchissant) et d’autre part, des cristaux de soude. Donc si vous mettez des cristaux de soude en plus du percarbonate, vous allez vous retrouver avec une lessive très caustique qui va abîmer votre linge… Et je parle d’expérience, je l’ai fait sur mes couches lavables… Elles tirent un peu la tête… :/

Ces deux recettes sont très économiques puisque vous devrez compter moins d’un euro par litre / par 100 grammes. Elles sont aussi écologique et totalement hypoallergénique 🙂

La lessive à la cendre

Alors je termine par la plus économique et la plus écologique de toutes, la lessive « zéro-déchets », j’ai nommé la lessive à la cendre de bois. Oui, oui, vous avez bien lu!

La cendre est riche en potasse, un tensio-actif naturel. Pour réaliser cette lessive, vous aurez besoin d’un seau, d’une passoire, d’une étamine et d’une cuillère.

Récupérer la cendre de votre poêle ou de votre cheminée et tamisez la.

Mettre 100g de cendre de bois (non-résineux) tamisée par litre d’eau bien chaude dans un seau. Laisser macérer 24h à 48h en remuant de temps a autre. Filtrer et mettre en bouteille.

Comptez un verre par machine environ.

Alors je m’attarde un peu plus sur le retour d’expérience ici, vu que cette lessive la suscite beaucoup de curiosité. J’en suis ravie… Petit’potam nous sort des dents, autant vous dire que les couches en voient des vertes et des pas mûres en ce moment… Et bien elles sont ressorties nickel de la machine, même celle que j’avais oubliée dans le sac à couche au fond du sac à langer. J’ai trouvé mon linge un peu plus rêche que d’habitude par contre, mais j’avoue n’avoir pas mis de vinaigre pour le rinçage… Bon ne vous attendez pas non plus aux résultats des lessives industrielles bourrées d’azurants optiques et de produits mordants… Mais l’efficacité y est franchement.

Bonne tambouille et n’hésitez pas à poser vos questions et à nous donner votre feedback 😉

Une question de valeurs

Je fréquente pas mal de groupes Facebook sur les thèmes de l’écologie, du minimalisme, du zéro-déchet… Et un truc revient partout: le débat omnivores – végétariens – végans. Ca en devient lassant car les extrémistes parviennent à tourner n’importe quel poste en guerre civile, laissant croire qu’une cohabitation pacifique et qu’un mode de consommation respectueux de chacun (animaux compris) est impossible…

Alors avant toute chose, nous ne sommes pas vegan, ni végétariens ni omnivores. « Mais qu’êtes vous alors?  » me direz vous. Nous sommes humains: c’est à dire un animal opportuniste qui mange ce qu’il trouve, ce qu’il aime, ce dont il a envie. MAIS, parce qu’il y a un MAIS, nous tentons de consommer de façon responsable et respectueuse, parce que tout le monde n’est pas prêt à se passer de viande ou de lait, mais que nous pouvons malgré tout apporter une petite amélioration au système de part nos choix en tant que consommateurs.

Pour commencer, nous n’achetons pas de viande en supermarché, mais chez un artisan boucher qui nous garanti – certificat de traçabilité a l’appui – que les bêtes ont vécu une belle vie, dehors, nourries sainement avec des aliments naturels, dans un petit élevage de la région. Notre boucher valorise d’ailleurs aussi les « déchets » en proposant du barf ou du Raw (nourriture pour chien et chats) gratuitement à ses clients et accueille avec un joli sourire les tupperwares. Et puis, artisanat et petits élevages obligent,  quand il n’y a plus, il n’y a plus… Fallait se lever plus tôt ou passer commande 😉

De même, nos oeufs viennent des poules que nous élevons dans notre jardin, qui sont nourries aux grains et avec quelques épluchures de fruits et de légumes bio, ou des restes. Et s’il n’y a d’oeuf, tant pis, pas de biscuits ou changement de menu… ou on adapte la recette…

Nous avons aussi réduit notre consommation de produits laitiers et privilégions les produits artisanaux, comme les fromages vendus par notre fromager ou directement à la brebisterie, à la chevrerie ou à la ferme. Nos yaourts sont végétaux ou faits – maison à base de lait acheté à la ferme. Et nous privilégions les laits végétaux pour tout le reste.

Enfin, nous consommons du poisson issu de la pèche durable, et minimisons notre consommation de poisson de mer, habitant loin de la côte. Notre miel lui aussi vient de chez un petit apiculteur local qui soigne ses abeilles avec amour…

A coté de cela, il m’arrive de préparer des gateaux vegans, nous mangeons souvent des plats végétariens (3 à 4 fois par semaine) et si nous sommes invités quelque part, nous nous adaptons au régime de nos hôtes. Et si un vegan ou un végétarien vient s’asseoir à notre table, nous ferons au mieux pour nous adapter à lui… Mais nous ne deviendrons pas vegan ou végétarien.

D’une part parce que notre mode de consommation nous convient: nous aimons les produits que nous mangeons et y trouvons notre équilibre. Mais surtout, parce que je pense que le mode de consommation vegan est autant un déséquilibre que le gars qui mange 500g de steak 7 fois par semaine…

Je suis d’accord que notre société consomme beaucoup trop de viande (mais je ne pense pas que ce soit notre cas, vu que nous n’en mangeons que 2 à 3 fois par semaine), mais je pense que nous faisons partie de la chaîne alimentaire. Une fois morts, nous retournons à la terre et nourrissons celle – ci,  que ce soit sous forme de cendres, ou six pieds sous terre…

Mais bon. Ça c’est mon point de vue. Nous avons créé un déséquilibre qu’il nous appartient  de compenser. Mais le veganisme forcé est-il une solution?

D’abord, je pense que forcer une personne à changer ses valeurs ne peut pas marcher. Le changement vient de soi et est avant tout question de volonté. Certes, on peut débattre, argumenter et donner des arguments pour convaincre, mais forcer une personne à changer sa manière de penser et de vivre n’a jamais fonctionné. Au mieux, les gens feront semblant d’adhérer pour mieux continuer à faire comme eux l’entendent en cachette, au pire, ils se rebelleront et feront pire encore…

Par ailleurs, ce qui me dérange le plus dans « l’argumentation » des végans, c’est que cette « argumentation » n’en est pas une. Ils balancent le plus souvent des vidéos, des photos ou des termes extrêmement violents et choquants. Alors certes, c’est une réalité dans certains cas, je ne le nie absolument pas. Mais employer la violence pour prôner l’arrêt de la violence, n’est ce pas la une aberration? Les végans prônent le respect et la bienveillance envers toute forme de vie, mais en violentant leurs semblables qui ne partagent pas leurs idées, en se posant en juges du mode de vie de leurs congénères et en rabaissant les choix de ceux-ci. N’est-ce pas la un manque de respect?

Il existe tellement d’arguments, de vrais arguments qui peuvent ouvrir les yeux et le débat, qui permettent de conscientiser plutot que de juger, qui permettent d’instruire plutot que de détruire… On peut parler effectivement du respect des animaux, des veaux enlevés à leurs mères, des bêtes abattues dans la souffrance, comme le font les végans, mais sans avoir besoin de choquer.

On peut bien entendu aussi parler aussi des dégâts de l’élevage intensif, de la santé des bêtes piquées aux hormones et aux antibiotiques et de l’impact de ces pratiques sur notre santé et sur la santé de notre planète. En effet, l’abus d’antibiotique dans les élevages, à titre purement préventif contribue largement à insensibiliser les bactéries à nos antibiotiques, présentant ainsi un danger réel pour notre propre santé. Car quand tous les antibiotiques seront devenus inefficaces, comment nous soignerons-nous? Quel sera l’impact pour notre santé? Sans oublier que ces antibiotiques sont en partie éliminés dans les urines et les selles du bétail et passent donc dans le sol, et dans nos nappes phréatiques. Nous ingérons donc indirectement – que nous soyons ou non consommateurs de produits animaux – ces mêmes produits. De même d’ailleurs que les nitrates, produites en énorme quantité par les déjections des bêtes, qui se retrouvent dans notre eau de consommation, présentant un danger pour les femmes enceintes, les nourrissons et les personnes âgées ou fragilisées. Les nitrates sont en effet incriminées dans le développement de plusieurs cancers, mais aussi de problèmes thyroïdiens, et dans la bonne absorption de certains minéraux, vitamines et antioxydants.

Dans le même registre, il semble judicieux de parler de notre excès de consommation de viande qui provoque des cancers, l’obésité, des maladies comme la goutte, le cholestérol. La viande – rouge ou blanche – est aussi un acidifiant pour l’organisme. Or un organisme acidifié assimile moins les vitamines et les minéraux et est plus sujet aux crampes et à la fatigue. Sans parler également de notre façon de préparer la viande: souvent trop cuite et baignée de matières grasses, autre facteurs de cancers et de cholestérol.

Enfin, argument de choix s’il en est, la question économique. La viande coûte cher alors que les protéines végétales sont vraiment peu dispendieuses. Le problème évidemment vient aussi du manque de connaissance et d’information: encore faut il connaître les alternatives à la viande. La plupart des gens pensent que les seules alternatives sont les oeufs, les produits laitiers et le poisson. Or il existe une multitude d’alternatives: haricots (rouge, blanc, noir, borlottis, flageolets…), fèves, lentilles, pois-chiche, petits pois, soja, certaines graines comme l’amaranthe ou le chia, certaines céréales complètes… Et encore faut-il savoir comment les cuisiner…

Je pense qu’il est facile de se poser en juge, mais il me semble indispensable pour tous de se rappeller que nous avons tous été un jour ignorant de ce que nous savons aujourd’hui. Nous avons du faire cet apprentissage, mettre en branle ce changement et nous avons du commencer quelque part. Plutot que de juger, ne serait-il pas bon d’accompagner avec bienveillance ceux qui souhaitent avancer vers ce changement?

Une belle façon de changer les choses aussi est de montrer la voie et par exemple de faire goûter une autre façon de cuisiner. Même un carniste convaincu peut apprécier un plat végétarien… 🙂 Moi, c’est ainsi que j’ai convaincu Papa’potam, petit a petit de diminuer sa consommation de viande. Ensuite, l’impact sur notre budget et notre santé a fait le reste 🙂

Vous trouverez sur le blog quelques recettes végétariennes / végétaliennes 🙂

Cependant, comme je l’ai dit, malgré que je sois plus que convaincue par les arguments donnés plus haut, je pense aussi que se priver entièrement n’est pas la solution.

D’abord il y a les risques de carence, notamment en vitamine B12. Même si les laits végétaux du commerce sont enrichis en vitamine B12, cette source a elle seule est insuffisante. Le seul apport naturel en B12 est malheureusement la viande. La vitamine B12 est indispensable à la vie puisqu’elle intervient dans la croissance, mais également dans la synthèse de l’ADN et de l’ARN, des globules rouges et dans le métabolisme des glucides et des lipides. La carence en B12 est tres difficile a diagnostiquer et peut prendre des années à se déclarer. Les symptomes vont de la fatigue aux symptômes neurologiques (engourdissement des membres, troubles de l’humeur, démence…) en passant par les nausées, la perte de poids, les flatulences et la perte d’appétit. Il y a bien sur aussi les carences en fer, dont il existe bien entendu des sources végétales, mais qui sont moins assimilables (3 à 10% pour le fer non-héminique ou fer végétal contre 15 à 30% pour le fer héminique, ou fer animal), ainsi que les carences en certains acides aminés propres au règne animal. Alors certes, on peu se complémenter avec des gélules. Mais je ne suis pas franchement convaincue par ce type d’alimentation en capsules que nous promet le futur hyper-médicalisé et hyper-industrialisé. Je préfère largement manger une viande, des oeufs ou du fromage issus d’une agriculture raisonnée, d’un cycle normal ou la chaine de la vie est respectée.

Car oui, c’est aussi pour moi un argument:  je pense que tous les êtres vivants sont inter-connecté et que nous devons réapprendre à vivre en symbiose. Les volailles sont une aide précieuse dans les champs et les potagers car elles mangent les limaces et retournent le sol; les chèvres, les moutons, les vaches, les ânes et les chevaux enrichissent le sol dans un verger ou dans un champs semé de trèfles ou d’autres plantes fourragères, avant de repasser l’année suivante à une culture pour la consommation humaine. Je suis convaincue que la permaculture est l’avenir. Mais la permaculture inclut aussi nos amis les animaux et je pense qu’il est naturel que nous profitions les uns des autres, que nous échangions nos bienfaits. Cela est évidemment bien loin de l’esclavage de l’élevage intensif pratiqué partout aujourd’hui. Mais c’est aussi notre rôle de consommateur de dire ce dont nous voulons ou non, en privilégiant petits élevages et petits producteurs.

Et puis, enfin, l’impact économique d’un monde végan est aussi énorme. Partons d’une utopie – je précise bien que c’est une utopie: si demain, les vegans prennent le pouvoir et qu’ils forçaient tout le monde à arrêter de consommer des produits animaux que se passerait-il?

D’abord, on se retrouverait avec une importante quantité de viande, d’œufs, de lait, de fromage.. à jeter. Ensuite, il y aurait la faillite des abattoirs, des gros élevages, de beaucoup de vétérinaires mais aussi des petits producteurs passionnés. Alors si je serais d’accord – et même ravie – de voir les gros élevages industriels mettre la clé sous la porte, et je pousse même en ce sens en boycottant de plus en plus les produits de grande consommation,  je serai triste de voir les petits producteurs devoir fermer leurs portes. Tous ces gens qui élèvent leurs bêtes avec amour et avec passion, qui enchaînent les heures, voir les nuits blanches parce qu’on est en période d’agnelage. Qui une fois le travail à l’étable fini, passent à l’atelier pour fabriquer fromages et yaourts. Ces gens là, méritent-ils le boycott, la faillite? Honnêtement, j’ai été visiter la Brebisterie de la ferme du château à Bonnine. J’ai pris le temps de parler avec l’éleveur, de regarder et de caresser ses bêtes qui gambadent dans la cour ou dans les prés. J’ai vu les étables propres et pleine de bonne paille odorante, et le dur labeur de l’éleveur pour donner les meilleures conditions de vie a ses bêtes… Il y a aussi la chevrerie du Moulin de Wez, l’élevage de la chèvre et le chou… autant de petits élevages qui se battent pour survivre malgré une conjoncture économique difficile… et pour offrir le meilleur à leurs bêtes…

Alors oui. Ces gens pourraient faire autre chose. Mais ces gens aiment leur job, le font par passion. Il y ont mis toute leur énergie, leur temps, leur argent. Ils se sont battus, ont parfois pleuré et ont sûrement tous sué sang et eau pour faire tourner leur petit élevage… Ils n’ont qu’à s’acheter un tracteur et cultiver des lentilles me disent certains vegans… mais peut être qu’ils n’aiment pas ça, tout simplement.  Peut être que c’était le rêve d’enfant de Christophe ou de Lucie de soigner ses moutons ou ses chèvres. Et il le font bien. Alors qui sommes nous pour dire que c’est mal? Pour dire qu’ils n’ont qu’à crever parce que leurs choix sont en désaccord avec les nôtres? Qui sommes nous pour forcer autrui à renoncer à ses rêves et pour les empêcher de changer le monde à leur façon?

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Les brebis de la Ferme du Château à Boninne

Ensuite, au delà des élevages, quelle place auraient encore les animaux dit d’élevage sur notre planète? Entre nos buildings et nos villes bétonnées qui s’étendent un peu plus chaque jour rognant sur les forets, les champs et les prairies? Quelque part, est-ce que l’élevage artisanal, celui à petite échelle, n’est pas aussi une forme de protection pour ces animaux, une façon de leur garder une place sur notre planète et de préserver certaines espèces? Les abeilles notamment, dont l’importance pour la survie de toute la planète n’est plus à démontrer, ont de moins en moins d’habitats naturels. Chaque année, des essaims meurent faute d’habitat et de nourriture. Quelque part, l’apiculteur qui récupère les essaims sauvages et leur offre un abri dans une ruche n’est-il pas un maillon d’une forme de symbiose? Les vaches de race anciennes comme la Salers avaient presque disparu… Le goût de leur viande à poussé des petits élevages à les réintroduire. Les petits élevages ne sont pas une usine à fric… Ils cherchent pour la plupart à trouver un équilibre entre la nature et l’homme. Et aucun éleveur ne voit une de ses bêtes partir le sourire aux lèvres…

Et puis, si nous ne consommions plus aucun produit animaux, qu’adviendrait-il des carcasses une fois les animaux morts naturellement? L’homme ayant exterminé une grande partie des prédateurs, devrions nous brûler les carcasses des vaches, des moutons, des poules, des chèvres, des cochons? Ou les laisser pourrir? Ne pourrions nous en récupérer le cuir et les os pour en faire des vêtements, des chaussures, des bijoux, des objets utilitaires? Que ferions nous de tous les œufs non fécondés pondus par nos poules? Les laisser aux belettes et aux fouines? Elles finiraient par se multiplier de façon anarchique, puis la nature finirait par réguler cela avec des épidémies qui pourraient atteindre nos chats ou nos chiens… ou nos enfants…

Alors oui. Ceci part d’une utopie et la probabilité d’un tel scénario est proche du zéro absolu. Le changement se fera progressivement, les mentalités évoluent, les façons de consommer aussi. Mais cela prend du temps et je crois fermement que ce n’est pas à coup de commentaires acerbes et d’images chocs que les choses évolueront. Ni a force de jugement et de bourrage de crâne. Je ne dit pas que les végans ou les végétariens sont un danger pour l’humanité, et je ne dit pas non plus qu’ils sont tous extrémistes. Mais force est de constater que beaucoup de végans cherchent à convaincre à tout prix, même si cela passe par la violence… Et vouloir chercher à imposer son point de vue est une forme d’extrémisme. Je crois sincèrement que refuser catégoriquement de consommer des produits animaux au nom de l’écologie est tout aussi dangereux que de prôner de consommer de la viande de supermarché 7 fois par semaine. Tout est dans la mesure et surtout dans l’éthique et la façon  de consommer….

Nos ancêtres celtes et gaulois considéraient les animaux comme sacrés, mais faisant – comme nous – partie d’un tout et d’un équilibre. Le chasseur chassait un cerf ou un buffle pour nourrir le village, la peau était employée pour les chaussures et les habits, les os pour les peignes, les bijoux, les objets utilitaires… Aucune partie de l’animal n’était gaspillée et on estimait que la bête était honorée en agissant ainsi. En échange, ces mêmes bêtes venaient parfois paître dans nos champs… Cela régulait aussi les troupeaux sauvages, tout en permettant à la saison sombre de nourrir le peuple car les fruits de la terre ne suffisaient pas toujours toujours à cette saison…

Je suis consciente qu’aujourd’hui, nous sommes bien loin de cette symbiose, mais nous pouvons nous en approcher en choisissant une façon de consommer plus responsable, sans pour autant condamner et juger les autres, sans chercher à convaincre absolument que l’une ou l’autre façon de manger est mieux que les autres, en restant ouvert et curieux face a la démarche des autres… Je pense que nous faisons tous ce qui nous semble être le mieux, que nous faisons un petit pas après l’autre, chacun à notre rythme. Et même si j’admire la force de volonté des vegans et des végétariens,  aucun des membre de la famille Pottam n’est capable aujourd’hui de cet exploit…

Ne pourrions nous donc simplement respecter les choix de ceux qui font déjà des efforts sans chercher à tout prix à convaincre? Les accompagner dans leur démarche et surtout arrêter avec les videos gores qui circulent, avec les commentaires mesquins… Au final, cela ne fait que desservir la cause végétarienne et végan…

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Peau d’orange!

Ce soir, je vous parle peau d’orange! Non pas celle contre laquelle nous luttons parfois sur nos cuisses, mais bien celle – délicieuse – des fruits 🙂

Hé oui, il n’y a pas de petites économies, et le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. J’ai donc décidé de mettre à profit la peau des merveilleuses oranges bio achetées à la Ferme de la Tour à Saint-Marc.

Pour ce faire, j’ai fait 4 choses: De la poudre de zeste seché, du sirop, des orangettes et de l’orange confite et séchée pour agrémenter mes cakes et mes granolas

La poudre de zeste seché

J’avais récupéré au marché 2 paquets d’airelles dont je pensais faire de la confiture, puis je me suis avisée que ca serait encore meilleur séché, dans des biscuits et des granolas… Et pour rentabiliser le bidule, j’en ai profité pour sécher mes peaux d’orange. Mon four a donc bien chauffé cet après-midi.

Alors autant vous dire tout de suite, le mieux est de faire ça dans un déshydrateur. Mais bon, faute de grives, on mange des merles… Et faute de déshydrateur, ben on fait au four.

J’ai testé 2 méthodes.

La première consiste à prélever juste la partie orange de l’écorce avec un zesteur. Mais je trouve cette méthode beaucoup moins économique, vu qu’il y a des pertes. et surtout, le résultat est beaucoup moins parfumé.

L’autre méthode, plus intéressante, consiste à éplucher votre orange avant de la manger et à mettre les peaux au four en petits morceaux.

Il vous faut compter entre 3 et 5 heures selon votre four. Ici, j’ai mis un peu plus de 4 heures, température environ 60°C sur chaleur tournante. La peau doit être bien sèche et dure afin de pouvoir la réduire en poudre ensuite.

Une fois sec, je passe au robot mixeur jusqu’à obtention d’une poudre fine que je pourrais employer dans les biscuits, les gâteaux, les yaourts, les sauces, les granolas….

Vous pouvez aussi garder une partie que vous couperez en petits morceaux pour aromatiser vos thés et tisanes.

Dans tous les cas, conservez cela dans un pot en verre soigneusement fermé pour préserver les arômes 😉

Le sirop, les orangettes et les oranges confites

Alors ici, on fait d’une pierre trois coups! Couper l’écorce d’orange bio en lanières de 4-5mm de large. Dans une casserole, couvrir d’eau et ajouter le même poids de sucre que l’eau (donc si vous mettez 10cl d’eau, il faut 100g de sucre… Pour 2 oranges, j’etais aux alentours de 25cl et de 250g de sucre) et porter a ébullition pendant environ une heure jusqu’à ce que les écorces soient bien tendre. Égoutter les écorces au dessus un bol pour garder le sirop.

Le sirop récupéré peut être mis directement en bouteille pour parfumer de l’eau, du lait végétal (dans un cacao chaud au lait de riz, c’est absolument divin ^^) ou des patisseries et des desserts. Pour les grands, le sirop peut aussi être employé pour créer des cocktails ou parfumer du rhum, du gin, de la vodka… 😉

Pour confectionner les orangettes, il vaut mieux laisser les écorces égoutter 8 à 12h, sans quoi le chocolat va se mélanger au sirop qui reste et n’adhérera pas correctement. Si vous êtes trop impatient, vous pouvez aussi passer les écorces une vingtaine de minutes au four à chaleur tournante à 50° – 60°C. Dans une petite casserole – ou mieux, au bain-marie – faire fondre du chocolat noir (Ici j’ai choisi le chocolat noir de noir Jacques qui est sans lait vu que notre petit’pottam est allergique au lait…). Tremper les écorces dans le chocolat et laisser refroidir au frais. Éventuellement, vous pouvez répéter l’opération pour une couche de chocolat plus épaisse 😉

Pour les écorces confites séchées, j’ai simplement pris la partie des écorces confites qui restait, que j’ai coupé en petits cubes et que j’ai laissé secher au four en chaleur tournante à 50°-60° pendant un peu moins d’une heure. Pour les garder moelleuses, il est important de surveiller le séchage. Ces petits cubes seront parfait dans un cake, des madeleines ou dans un granola… Ou juste comme petite friandise ^^

 

Evidemment, cela fonctionne aussi avec le citron, la clémentine, le pamplemousse, la bergamote, le pomelo… Assurez-vous cependant de n’employer que des agrumes bio sans quoi, vous risquez bien d’aromatiser vos gâteaux aux pesticides… 😉

Bon appétit!

 

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Comment j’ai arrêté le shampoing…

Cela fait plusieurs mois que mes cheveux n’ont pas vu de shampoing. Oui, oui, plusieurs mois. Et pourtant mes cheveux étaient gras, les shampoing, c’était tous les jours… Ils étaient plats, fins, cassants, fourchus et raides… Bref, moches. Ça c’était avant.

Aujourd’hui, mes cheveux sont plus épais, je ne les coupe plus qu’une fois par an (et encore), je n’ai plus besoin d’apres-shampoing et autre sprays, masques demelants etc. Ils sont joliment ondulés et doux. Et surtout, je ne les lave plus qu’une à deux fois par semaine. Mais sans shampoing. J’emploie désormais des alternatives naturelles.

Il existe de très nombreuses alternatives selon votre type de cheveux, votre budget, le temps dont vous disposez… Voici mes favorites 🙂

Le shampoeuf

C’est pas par la que j’ai commencé. Les oeufs, c’est simple, pas cher et facilement disponible, surtout quand on a des poules dans le jardin.

Le blanc d’oeuf en neige à un pouvoir dégraissant / absorbant. On l’applique sur les racines, on laisse poser.
Le jaune nourri et adoucit, on l’emploie sur les longueurs.
Laisser agir le temps de vous laver le corps, ajouter une peu d’eau tiède. Masser les cheveux du bout des doigts, délicatement comme si vous vouliez faire mousser. Puis rincer.

Éventuellement, vous pouvez finir par un rinçage au vinaigre de cidre (1cs dans 1l d’eau)

Sécher normalement.

NB: Le blanc d’oeuf agit aussi comme lissant de la peau et resserre les pores. N’hésitez pas a appliquer le surplus sur votre visage ^^

Le rhassoul 

Le rhassoul est une argile issue des bordures du Moyen Atlas au Maroc. Elle a un fort pouvoir absorbant et permet donc de laver parfaitement même les cheveux les plus gras ( y compris apres un masque à l’huile d’olive! 😉 )

Il suffit de le mélanger a l’eau pour obtenir une pâte ni trop épaisse ni trop liquide, d’appliquer sur cheveux secs et de laisser agir. Puis de rincer.

On peut y ajouter un hydrolat, une infusion ou des huiles essentielles pour parfumer ou pour leur vertus: lavande (apaisante), camomille (éclaircissante et apaisante), cedre (fortifiant), citron (brillance)…

Nb: Le rhassoul est aussi un excellent masque pour le visage 🙂

Le savon de Marseille

La découverte récente… Travaux obligent, j’ai du trouver quelque chose d’un peu plus costaud pour débarrasser mes cheveux des crasses, plafonnage, poussière, peinture et autre joyeusetés… Jai testé le savon de Marseile un peu dubitative. Et pourtant! La grosse brique verte fait des miracles sur ma tignasse…

La comme un shampoing normal: on mouille, on fait mousser, on rince. Je fais un rinçage au vinaigre après, autant pour la brillance que pour me débarrasser de l’odeur du savon que je n’apprécie pas particulièrement.

Attention à appliquer seulement sur les racines. Effet desséchant garanti sur les pointes….

 

J’ai testé aussi les noix de lavage, l’argile verte, le kapoor kachli, le pain d’Alep, le savon noir, mais très sincèrement, je n’ai pas aimé… Ceci dit, je continue à tester pleins de choses et je vous tiendrais informés de mes essais 😉

 

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L’heure du bilan et des bonnes résolutions…

Nouvelle année oblige, l’heure du bilan a sonné – un peu tardivement je l’avoue – et celle des bonnes résolutions.

Pour ceux qui nous connaissent un peu, vous savez que nous vivons un peu « autrement »: maman au foyer pour s’occuper des enfants, du potager, des bestioles et de la maison pendant que papa travaille, faire des économies en choisissant de faire beaucoup nous-même et en privilégiant les achats chez le producteur, réduire notre impact écologique en privilégiant les objets de seconde main, en améliorant notre maison, etc…

2016 aura été mouvementée pour nous sur bien des points et surtout à cause des travaux dans la maison qui auront amené leur lot d’ajustement et de petits dérapages. Bon, je nous accorde une parenthèse de deux mois durant lesquels nous étions en camping. Le tout est qu’après, la reprise a été très dure… Nos poubelles sont repassées de 15l par semaine à 30l par semaine, voir plus quand il me prend l’envie de faire du tri et du rangement, ce qui m’arrive fréquemment ces derniers temps… Lubie de grossesse ou simple envie d’améliorer d’avantage encore notre petit nid? La réponse après la naissance du baby’pottam en mai 2017… 😉 En tout cas, ce qui est certain, c’est que le « decluttering » est un véritable bienfait pour l’esprit 🙂 Au total, ce sont déjà 2 caisses de vêtement à donner ou à vendre qui attendent au grenier le prochain vide-dressing 🙂  Idem avec de vieux jeux vidéos et quelques bouquins que j’avais détesté durant ma scolarité, qui ont trouvé preneur dans des magasins de seconde main. Et mes syllabi d’université sont quant à eux partis au recyclage… La bonne résolution: continuer à trier, à ranger; j’envisage aussi d’acheter le second livre de Marie Kondo « Ranger: l’étincelle du bonheur« . J’avais déjà beaucoup apprécié le premier « La magie du rangement« , même si le style est un peu redondant et que l’auteur a parfois sérieusement l’air d’avoir besoin d’un psychiatre…. Je dois dire que j’apprécie ce sentiment de légèreté et de sérénité quand je trie mes affaires  pour ne garder que ce qui m’apporte réellement un certain bien-être. J’envisage aussi de lire « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, dans le même esprit… et surtout d’appliquer d’avantage encore ces méthodes à ma vie et à notre foyer 🙂 En espérant contaminer un peu Papa’pottam qui est un Graaaaaaaaannnnd conservateur ^^

Niveau courses familiales, j’avoue que le bilan de la fin 2016 est un peu tristounet… Pendant les travaux, la cuisine étant démontée, mes tupperwares étaient dans des cartons et j’ai oublié mes bonnes habitudes. Ce qui était avant un réflexe est quasi oublié à chaque coup… Pourtant, nous avons trouvé un super petit boucher artisanal (si,si, ca existe encore… Et je peux vous jurer qu’il ferait virer sa cuti a un végétarien convaincu! ) dans le village à coté, qui apprécie notre démarche et l’encourage en nous offrant des petits extras… Pour ne rien gâcher, il est charmant, ses produits sont élaborés en collaboration avec des producteurs locaux et ses prix restent très respectables.
Puis ce sont les travaux dans Namur qui rendent le parking impossible qui m’ont fait abandonner le marché hebdomadaire… Résultat, un budget courses qui explose à nouveau, et des poubelles qui débordent… Résolution 2017: reprendre les bonnes habitudes: tupperwares, bocaux, sacs à vrac et commerces locaux! Entre notre boucher, le fromager, la ferme de la Tour et le moulin Baré, nos courses hebdomadaires sont quasi-assurées. Pour quelques produits, le supermarché bio nous permet de trouver des alternatives satisfaisantes qui conviennent à nos valeurs et aux allergies de peti’potam. Reste que j’aimerais vraiment éliminer la case supermarché pour de bon en 2017… Je rêve de trouver un magasin en vrac et une ferme où acheter les rares produits laitiers que nous consommons encore (en fait surtout le lait de vache dont Papa’Potam raffole… ). J’ai prévu de ressortir la machine à coudre et de me confectionner plusieurs sacs à vrac supplémentaires ( à base de vieux draps recyclés), en même temps que des serviettes hygiéniques lavables (j’ai la cup depuis plusieurs années, mais en prévision de l’accouchement, les SHL ne seront pas de trop), des sacs cirés pour conserver le pain et pour permettre à Papa’potam d’emmener son casse-croûte au boulot en mode zéro déchet, tout en restant stylé… Et pour aller plus loin, 2 bouquins sur ma PAL (Pile à Lire): « Zéro déchet » de Béa Johnson et « Famille zéro déchets: ze guide« . Aussi, dans la lignée poubelles au régime, je vais confectionner des culottes d’apprentissage lavables et des culottes de protection en laine à Peti’Potam et essayer d’éviter au maximum les couches jetables. Parce que ca, ca fait vite gonfler les poubelles… Pour Baby’Potam, je voudrais faire du 100% lavable, nuit comprises. Outre une belle économie de poubelle, ca fera aussi une belle économie pour notre portefeuille 🙂

D’ailleurs, en parlant de Baby’Potam et d’écologie, nous avons constitué la liste de naissance un peu hors réseaux traditionnels puisque nous avons choisi de la faire sur Sebio.be. D’une part parce que ce sont des produits écologiques, mais aussi pour des raisons éthiques: c’est une entreprise belge qui favorise elle-aussi les entreprises belges et européennes (je pense aux marques comme Neobulle, BelleBulle, Herbalgem, Tots Bots…) et qui a une politique stricte en matière d’emballages (100% recyclable!). Et sur cette liste, principalement des couches lavables, une nouvelle écharpe de portage (j’avais une babylonia mais qui ne me convient absolument pas car elle se détend complètement quand on porte un bébé de plus de 5 ou 6 kg), des produits écologiques pour les soins de bébé, des jeux en bois… Evidemment, comme pour Peti’Potam, allaitement maternel exclusif et DME quand il sera prêt, mais cela fera l’objet d’un autre article… 😉

Dans la même veine, 2017 marquera l’amorce de 2 gros changements progressifs: Une maison sans plastique et une maison toujours plus éconologique! Pour le plastique, tout objet plastique qui vient a se casser à partir de 2017 sera remplacé par un objet similaire mais dans un matériel durable et non polluant (verre, tissu, bois, inox… ). En ce qui concerne le deuxième point, il s’agit de quelques adaptations progressives pour continuer sur notre lancée: améliorer l’isolation, passage au LED partout, ajout d’un poêle au bois ou au charbon dans la cuisine qui puisse aussi servir pour mijoter les plats en hiver, ajout de multiprises coupe-circuit partout ou c’est possible, investir dans un système de récupération de l’eau pluie, investir dans un Altered Noozle  pour la cuisine, investir dans des jerricane pour récupérer l’eau du trop plein du boiler et dans des dispositifs pour récupérer l’eau qui coule en attendant que l’eau de la douche soit chaude…

Aussi, en vrac pour 2017, plein d’autres résolutions pour aller plus loin dans notre démarche ou pour reprendre les bonnes habitudes:

  • Confectionner moi-même les vêtements de Peti’Potam et de Baby’Potam en récupérant nos vêtements, repriser ce qui peut l’être, recycler ce qui ne peux pas. Cette année, je n’achète aucun vêtement pour moi! 🙂 Je compte aussi m’améliorer en couture pour pouvoir vraiment tout faire, voire même, si les mini’potam m’en laissent le temps, apprendre à broder 🙂
  • Recommencer à faire ma lessive moi-même et aller plus loin dans la démarche en faisant aussi moi-même le produit pour lave-vaisselle, le liquide vaisselle et le produit pour nettoyer les WC, les seuls qui avaient encore échappés a ma manie du DIY. Et pour rendre cela plus économique et plus écologique, trouver un fournisseur de matières premières en grand contenants ou en vrac
  • Aller plus loin dans la démarche no poo / douche écologique: faire le gel douche à base de savon de Marseille, mais aussi les crèmes, déo, baumes…
  • Grâce à l’aide d’un ami, développer le potager pour être autosuffisants en légumes et en faire des conserves 🙂 J’ai d’ailleurs trouvé aujourd’hui ou me fournir en graines bio, puisque notre supermarché bio vend la marque « Semailles »

Et puis il y a aussi les bonnes résolutions plus personnelles qu’écologiques:

  • reprendre le yoga et la méditation et l’enseigner à Peti’potam et pourquoi pas à Papa’potam
  • Cultiver la positive attitude, râler moins, m’énerver moins, stresser moins… Et pourquoi pas, me mettre à la CNV un peu plus sérieusement 🙂
  • Recommencer le programme fly-lady pour garder ma maison propre et rangée 🙂 (Pour ceux qui ne connaissent pas, cf. le livre de Marla Cilley « Entretien avec mon évier »)
  • Réduire ma consommation de sucre raffiné
  • Réduire mon temps sur Facebook pour lire plus (notamment les livres d’Isabelle Filliozat, Gueguen et Faber et Mazlich) et avoir plus de temps pour moi et mes activités (dessin, écriture, tricot…)
  • Commencer des formations pour devenir conseillère en périnatalité et coach parentale
  • Passer à la liseuse de façon à pouvoir lire même pendant les siestes des mini’potam et à réduire la consommation de papier

Bref, 2017 s’annonce chargée et enthousiasmante, pleine d’apprentissages, de rencontres, de recherches et de bonheur! Je vous en souhaite de même à tous!

 

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Bébé zéro déchet (ou presque…)

Le bébé moderne, ce désastre écologique: lingettes, couches jetables non biodégradables, biberons et jouets en plastique, lait en poudre préparé à l’eau en bouteille plastique, poussette en plastique, vêtements en synthétique, compotes en sachets et panades en pot…
Envie d’éviter que l’empreinte écologique de votre progéniture n’aie d’égale que l’empreinte écologique d’une usine au charbon … (Et du trou sur votre compte en banque…)? Voici quelques pistes pour ne pas devoir vous cacher de honte si un jour votre bambin devenu adulte vous reproche votre inconscience écologique…

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Adieu lingettes pleines de perturbateurs endocriniens et d’allergènes notoires…

Avant de me pitcher des roches, lisez jusqu’au bout, ou du moins, jusqu’à la fin du chapitre suivant 😉

Les lingettes lavables sont une ressource extraordinaire pour tout: le change, les mains, le visage, votre mascara qui coule au mariage de votre meilleure amie… Il en existe en différentes matières, tailles, forme, couleur… Je les préfère bi-matière: coton d’un côté, microfibre de viscose ou flanelle de l’autre. Avec le liniment, je trouve ça beaucoup plus efficace et agréable. La face en coton permet d’étaler le liniment, tandis que l’autre permet d’essuyer le surplus.

Une fois employée, zou, dans un filet de lavage et à la machine. Je les lave en même temps que mes couches lavables. Avec un seul bébé, cela représente une machine par semaine. Il vous en faudra donc pas mal – environ une cinquantaine – si vous choisissez de ne faire qu’une machine par semaine (c’est pour ça qu’ici, on en fait deux 😉 )

Le liniment quant a lui permet de nettoyer, protéger et surtout de neutraliser l’acidité des urines et des selles (surtout en période de poussée dentaire) . Vous trouverez ma recette de liniment maison ici: Recette du liniment maison

Retour au temps de grand-maman

Savez vous que les Pampers coûtent environ 3800 euros par enfant? Vous n’auriez pas plutôt envie d’employer cet argent pour un beau voyage? Ou pour vous faire plaisir?

Les marques blanches représentent encore un budget de 2500 euros par enfant…

Les couches lavables, lessives comprises vous coûteront entre 500 et 800 euros. Sauf que vous pourrez réemployer votre investissement pour le deuxième, le troisième… Voir, si vous êtes soigneux et évitez les lessives trop abrasives et les décrassages a la soude, le quatrième… Et si un seul enfant vous suffit, sachez que les couches lavables se revendent très bien en occasion! On trouve de plus en plus de groupe de vente dédiés aux couches lavables, de bourses et même dans les brocantes dédiées a la puériculture, vous trouverez des couches d’occase. NB: Les couches lavables d’occasion sont l’idéal pour démarrer. Peu coûteuses, elle vous permettent de tester plusieurs marques, plusieurs types et de vous faire une idée sur le nombre de couches dont vous aurez besoin en fonction de vos routines de lessive.

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« Oui, mais c’est trop de boulot, toi t’es a la maison, moi je bosse…  » A l’époque de nos grand-mère, oui… Ma aujourd’hui, mettre le linge dans la machine, mettre la poudre, appuyer sur le bouton… 3 minutes, si vous êtes un escargot manchot…

« Nan, c’est dégueu, je veux pas avoir du caca sur les mains » Euh…comment dire… Vaut mieux que tu ne fasses pas d’enfant… Parce que ton marmot ira sûrement un jour piocher une crotte dans la litière du chat ou te ramènera une déjection canine lors d’une balade au parc.. Plus sérieusement, avec Pampers aussi t’en aura sur les doigts, peut être même plus que moi avec mes couches lavables. Les couches modernes sont bien pensées, faciles a entretenir et franchement jolies. Dans le fond de la couche, on place une feuille en cellulose biodégradable qui retient les selles. Ainsi quand bébé fait son cacadeau, hop, on attrape la feuille et on jette au wc. La couche souillée, elle, file dans un seau en attendant la prochaine lessive. En plus, ça amorti les chocs quand bébé tombe sur ses fesses 😉

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire l’article sur Les couches lavables, cette merveilleuse avancée 😉

Et Dieu créa les seins…

Avant toute chose, comme tous les mammifères, nous sommes prévues pour allaiter nos petits. N’en déplaise à Nestle, notre lait sera toujours la meilleure alimentation pour nos enfants. Mais c’est un débat sensible qui vexe rapidement, aussi j’éviterai de m’étendre sur ce houleux débat.

Cependant, si nous voulons être honnêtes, il faut avouer que l’allaitement reste le choix le plus écologique et le plus économique. Pas de biberons, pas de bouteilles d’eau en plastique, pas de vaisselle, pas d’électricité, pas de boites en métal… Et pour les faineantes dans mon genre, c’est tellement plus simple de sortir un sein que de commencer a chipoter pour préparer le bibi tandis que votre marmot hurle a en faire péter le vase en cristal de tatie Gisele…

Mustela, Zwitsal, Galenco…. Meme merde…

Les études pullulent, affligeant les marques, même les plus réputées, et on ne sait plus trop comment laver nos chérubins. Et si on revenait (encore) au naturel?

Une poignée d’avoine dans un petit bas, on laisse infuser un peu dans le bain et on frotte le craspouilou avec ca.. Le tour est joué. Une fois fini, on bazarde l’avoine au compost, on rince le bas et voilà !!! Bebe propre, planète contente. Et a moins de 2 euros les 800g, donc 40 bains, on peut aussi dire que c’est vraiment très démocratique 😉

Pensez aussi a espacer les bains: les bébés ne transpirent pour ainsi dire pas. Donc tant que votre bébé ne crapahute pas dans la gadoue, aucun besoin de le récurer tous les jours 😉 Une fois par semaine suffit largement. Et le reste du temps, un hydrolat de camomille ou de rose sur une lingette en coton permet de rafraîchir votre bambin.

Comme les « mamas » de la bas

Bon, aujourd’hui, on commence à moins assimiler portage et mamas africaines, mais elles restent des championnes et des modèles lorsqu’il s’agit de porter leur marmots dans de jolis tissus colorés. Écharpes, sling, fly-tai, mei-tai, pagne, onbu, préformé… Vous aurez l’embarras du choix… Moins cher – si vous ne cédez pas à la folie du portage – et beaucoup plus écologique que la poussette, et surtout tellement plus pratique pour vous et rassurant pour bébé. Et ça évite les mains des madames pipis qui se jettent sur vos trésors pour y faire des gouzi-gouzzi sur la joue 😉

Ici, nous avons développé un amour pour le portage, autant papa que bébé et moi… Nous avons donc un Sling tissé Babylonia, une pesn ( petite echarpe sans noeud) JPMBB, une écharpe tricot slen Babylonia, une écharpe basic JPMBB et le physiocarrier JPMBB qui est devenu notre indispensable. Et on se tâte entre maxi-tai et onbu pour nos vacances en novembre…

La aussi, un article dédié au portage physiologique – co-écrit avec une monitrice de portage – verra prochainement le jour 😉 N’hésitez pas à cliquer sur « suivre » pour etre tenu au courant des prochains articles et des mises à jour 😉

Panades vs DME

Alors ça, ça fera clairement l’objet d’un article a part entière, mais je ne pouvais pas faire l’impasse ici. DME kesako? Diversification menée par l’enfant. Bebe happypotam dès ses 6 mois a mangé comme nous, des morceaux. Evidemment, on ne lui a pas mis une cote a l’os devant le nez. Mais des bâtonnets de carotte et de courgette bien cuits, qu’il a pris beaucoup de plaisir a téter et a écraser… Et surtout a goûter. Bon ça salit un peu, mais d’expérience nous avons compris que la DME est moins galère a nettoyer que la panade qui orne encore le plafond de notre ancien appart… Et aujourd’hui, 12 mois plus tard, notre petit’potam mange de tout avec plaisir. Moins de boulot pour vous, et moins cher que les petits pots… Tout en étant beaucoup plus fun. Que demander de plus?

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