Calendrier de l’Avent version minimalisme

Vous avez été plusieurs à me la demander, la liste des activités de notre calendrier de l’Avent 🙂

  • Visite d’un marché de Noël
  • Bricolage de Noël
  • Apprendre un chant de Noël
  • Le tour du monde des cultures de Noël
  • Soirée contes de Noël aux chandelles
  • Balade dans les bois puis chocolat chaud au marshmallow
  • Souper fondue au chocolat
  • Sélection de nos photos favorites de 2018
  • Séance photos de famille grimaces
  • séance ciné de Noël
  • Patinoire
  • Dégustation de thés de Noël
  • Préparation de biscuits de Noël
  • Confection de savons a offrir
  • Confection de bonbons a offrir
  • Décoration du sapin
  • Décoration de la maison
  • Décoration du jardin
  • Confection des cartes de vœux
  • Confection de la couronne de Noël
  • Journée pyjama / chocolat (on ne mange que des trucs qu’on aime : crêpes, chocolat, massepain, biscuits)
  • Confection du menu de Noël
  • Journée à Maredsous
  • Faire un don a une association
  • Distribution de soupe aux sans-abri
  • Cueillette du gui et du houx
  • Réalisation d’un pot pourri de Noël
  • Soirée jeux de société
  • Préparation du repas de Noël

Certaines activités sont prévues a des dates fixes, le reste est un tirage au sort au jour le jour 😉

Bonne période de l’Avent 😉

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L’IEF, késako?

C’est la rentrée! Les petits et les plus grands reprennent le chemin de la cour de récré et des bancs de l’école, des leçons, des devoirs et des contrôles. Chez nous, pas. Petit’potam est pourtant bel et bien en âge de faire sa rentrée, mais nous avons fait un choix un peu différent, celui de l’instruction en famille.

Ce choix surprend souvent, mais il présente pas mal d’avantages tant pour l’enfant que pour la famille, et il est tout à fait légal. En effet, en Belgique, c’est l’instruction qui est obligatoire, pas l’école, et en plus, l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de 6 ans.

Pourquoi ce choix?

D’une part – et je n’ouvre pas ici de débat sur les compétences des enseignants qui font j’en suis sûre de leur mieux avec leurs moyens – parce que nous n’avons plus confiance en notre système scolaire et que les écoles privées sont totalement hors de notre portée. Le niveau n’a cessé de chuter ces dernières années, et, là ou il y a 20 ans, un enfant sortait de primaire avec une orthographe et une grammaire correctes, il n’y a plus qu’une petite minorité qui même en sortant de secondaire puisse se targuer d’une orthographe décente. Les langues étrangères, ici en Wallonie sont à la carte et les matières telles que l’histoire, la géographie et les sciences passent de plus en plus à la trappe. Quant aux moyens… classes surpeuplées, matériel vétuste, manuels obsolètes, professeurs surmenés… et surtout méthodes dépassées! Bref, je ne vois rien que l’école puisse apporter à mes enfants.

Ha oui, la sociabilisation. Sauf que figurez vous, en IEF, on ne reste pas assis à une table pendant de longues heures a étudier et à faire des exercices. On bouge, on sort, on expérimente, on visite, on touche, on sent, on manipule, on essaie, on apprend… et on fait plein de rencontres, de tous ages, de tous horizons, de toutes sortes… Les musées, les fermes pédagogiques, les théâtres, les journées ouvertes chez les artisans, les producteurs, les balades en forêt ou dans les champs, font partie de notre quotidien. Nous y rencontrons des gens passionnés par leur métier qui expliquent volontiers leur travail, des enfants, des adultes, des adolescents. Il naît parfois de ces rencontres de belles amitiés, mais surtout un sens accru de l’entraide car étant entourés de plus petits et de plus grands, les enfants apprennent à prendre soin les uns des autres et à s’entraider. Il n’y a pas non plus d’esprit de compétition pour être le meilleur, le premier de classe. Juste un volonté d’apprendre, d’assouvir une soif de curiosité naturelle chez l’enfant et de collaborer avec ses pairs.

D’autre part, parce que j’estime que cela fait partie de mon rôle de parent et que j’apprécie de transmettre mes connaissances. Attention, je ne juge pas ceux qui font des choix différents. Je sais qu’il n’est pas donné à tous de faire et d’assumer ce choix, que ce soit pour des raisons d’épanouissement personnel, des raisons financières, de santé, de temps, de capacités ou de compétences… C’est un choix prenant et exigeant, souvent éreintant et qui demande un certain investissement personnel. Mais en contrepartie, c’est tellement chouette de voir son enfant évoluer au quotidien, de le voir grandir, apprendre et s’enrichir.

Mais alors, vous êtes tout le temps avec vos enfants?

Oui! Ca fait partie du plaisir – et c’est aussi la plus grosse difficulté. Mais cela me permet aussi d’apprendre à mes enfants à prendre soin de leur milieu: rangement, ménage, couture, cuisine, soin aux animaux. Et ces petits gestes du quotidien sont aussi des occasions d’apprendre. Par exemple en cuisine, il faut compter les oeufs, peser la farine, mesurer l’eau. Utiliser un fouet ou une spatule permet de travailler la dextérité. On travaille aussi sur la notion de temps qui passe en attendant la cuisson des pâtes ou du pain. La couture développe la motricité fine et la précision, le jardinage est une merveilleuse occasion d’observer le milieu, les insectes, le cycle des plantes… Et tout ces petits gestes permettent aussi de responsabiliser l’enfant: recoudre son pantalon lui apprend à prendre soin de ses vetements, ranger ses jouets à structurer son espace (et donc sa pensée), le nettoyage à respecter son environnement.

Evidemment, il y a des jours ou j’aimerais souffler et m’accorder du temps. Mais globalement, nous parvenons à nous partager les tâches et le temps de loisir avec Papa’Potam. Ce qui au final me prend le plus de temps, c’est la préparation des activités et des supports, que je fais soit le soir quand les enfants dorment, soit quand ils jouent un peu tranquillement ou que leur papa s’en occupe.

Et vous faites quoi, alors?

De la lecture (oui, en première maternelle!), du bricolage, des langues (oui en première maternelle!!!), des mathématiques, de la musique (piano, solfège, djembé, flûte, guitare, chant), du sport, de l’art, de l’histoire, de l’astronomie, de la physique, de l’anatomie, de la biologie, du théatre, du dessin, de la peinture, de la géographie, de la sculpture, de la photo, de la chimie, de la cuisine, de la couture, de la culture générale…. En fait, tout ce qui répond aux questions et aux demandes des enfants. On suit le mouvement.

Bien-sur, il y a aussi des thèmes qu’on amène:

  • un pays est mis à l’honneur chaque mois à travers des recettes, des comptines, des petites vidéos, des photos, des coloriages, des contes et légendes….
  • un animal est mis à l’honneur chaque semaine
  • les événements de la vie tels que des élections, une naissance ou une grossesse, une exposition, une fête, un événement sportif…. permettent aussi de discuter de ce thème en particulier.

Mais toutes ces matières sont amenées suite à des questions de l’enfant, et toujours de façon active. Chez nous, pas questions de cours magistraux ou l’enfant s’ennuie assis a table à juste écouter. L’enfant apprend par l’expérimentation et par le jeu, par l’observation et l’action. L’adulte dans ce contexte accompagne plus qu’il n’enseigne, il guide plus qu’il ne dirige.

Les avantages extra…

Puis, il y a des avantages extras… Pouvoir partir en vacances hors saison et sur un coup de tête, ne pas avoir à se lever à une certaine heure et suivre a 100% le rythme des enfants, avec beaucoup moins de stress, pouvoir rester en pyjama parfois, moins de frais de fournitures scolaires (mais beaucoup plus en sorties 😉 ), pas de harcèlement scolaire… Et surtout un rythme d’apprentissage beaucoup plus naturel, sans forcing, sans stress… et beaucoup plus efficace.

Je partagerai certains des supports que je crée via ce blog, notamment les dossiers pays pour ceux qui souhaitent s’inspirer pour leurs enfants, qu’ils soient en IEF ou à l’école. Bonne rentrée à tous 😉

Trucs et astuces parentalité : la course au rangement

Quel parent n’a jamais galérer à faire ranger sa chambre à ses enfants ? S’il en est un ici qui lève la main je le lapide à coups de duplos et de Kapla, parce que je n’y croyais pas une seule seconde… 😅

Alors chez nous, avec Petit Potam, généralement ça tournait à la crise, aux larmes et à des parents énervés qui finissaient par le faire eux-mêmes. Mais ça c’était avant…

Non Petit Potam ne s’est pas transformé en un petit ange qui écoute bien attentivement tout ce que lui dise ses parents… (Ce serait vraiment trop beau pour être vrai 😅😅😅) mais nous avons découvert le merveilleux pouvoir du minuteur.

Oui, Oui, le minuteur! Vous savez ce truc kitch qui fait tic-tac à côté des casseroles de nos grand-mère pendant qu’elles cuissent des pâtes…

Et bien ce minuteur a également une toute autre application : stimuler nos enfants. Le principe est très simple: vous convenez avec votre enfant d’un très court laps de temps, par exemple une minute au cours de laquelle votre enfant devra arranger un maximum d’un type de jouet, par exemple les petites autos, les crayons, les duplos, la dinette… Vous réglez le minuteur, et top, c’est parti ! À la fin du temps imparti, tout le monde s’arrête et on se félicite du bon travail. Si besoin, on relance le timer…

Le but du jeu n’est pas ici de tenir un résultat perfect du premier coup mais bien de mettre votre enfant à contribution pour ranger ses affaires. Vous devrez peut-être l’aider un petit peu, ou réserver cette astuce pour le rangement à la fin de la journée plutôt que lorsque vous comptez nettoyer sa chambre de fond en combles…

Allez, 3,2,1, à vos marques, prêt? Partez ! 😉

Voyage, voyage

Comme certains le savent, nous faisons école à la maison avec Petit’potam.

Il adore recevoir du courrier et il est très curieux du monde, des langues, des autres cultures… Nous avons donc décidé de voyager grâce aux autres…

Un mur de sa chambre sera dédié au monde. L’idée : une grande carte du monde, des punaises, des fils colorés et des cartes postales venues des 4 coins du monde !

Je vous ferais une petite photo quand le projet sera un peu avancé 😉

L’objectif : découvrir le monde, des paysages différents, des monuments, des langues, des cultures…

Chaque carte sera l’occasion de parler du pays où de la ville d’où elle vient 🙂

Retour au calme

On connais tous, en tant que parents, ces moments où les enfants sont surexcités, et où à chaque fois qu’on leur demande de se calmer, c’est encore pire… Et lorsque nos chers petits sont dans cet état, impossible d’obtenir quoi que ce soit d’eux…

Chez nous, les heures de prédilection pour ces quarts d’heure de folie sont surtout au moment de partir quelque part ou au moment d’aller dormir. Autant dire que c’est le moment où on a le plus besoin qu’ils coopèrent et et qu’ils soient calmes…. Et si comme nous vous avez le bonheur d’avoir plusieurs enfants, vous savez aussi qu’ils s’entraînent l’un l’autre et que c’est l’escalade infernale…

Ces derniers mois j’ai eu l’occasion de tester plusieurs petits trucs pour aider le retour au calme sans que nos nerf à nous parents ne soient mis en pelotes.

La technique des bougies

Il s’agit d’un exercice de respiration pour encourager l’enfant à se concentrer sur son souffle et donc sur son ressenti. Cette technique s’inspire largement de la pleine conscience et des techniques de relaxation. Son gros avantage et qu’elle ne nécessite aucun matériel et qu’elle peut être faite partout et n’importe quand, puisqu’elle ne prend pas de place, qu’elle ne demande pas de posture spécifique et qu’elle ne fait pas de bruit.

Demandez à votre enfant de mettre sa main, doigts tendus et écartés devant sa bouche, et d’imaginer que ce sont des bougies d’anniversaire. Demandez-lui ensuite de les souffler tout doucement une par une. On peut répéter l’exercice 3 à 5 fois, éventuellement en fermant les yeux.

Une variante de cette technique et la technique du chaud et du froid. On invite l’enfant à souffler sur la paume de sa main, tantôt en ouvrant grand la bouche pour ressentir l’air chaud, tantôt en soufflant tout doucement par une petite ouverture pour que l’air soit froid. Le but du jeu est ici que l’enfant se concentre sur l’ouverture de sa bouche et qu’il ressente les sensations différentes en fonction de ce qu’il fait.

La technique du décompte

C’est une technique que je n’ai pas encore testée moi-même sur le long terme, mais qui semble assez efficace sur les deux ou trois fois où nous l’avons employée. Elle fait elle aussi la part belle à la pleine conscience, à la respiration et à l’ancrage.

Plus vos enfants sont grands, plus vous pouvez ajouter d’étapes au décompte selon votre et leur plaisir.

Ici nous nous contentons actuellement d’un décompte en 5 temps.

En général, le décompte commence sur un stop. En principe lorsque je dis stop mes enfants sont censés arrêter immédiatement toute activité. Ça c’est la théorie dans la pratique il faut bien souvent que je dise stop cinq ou six fois avant que réellement il ne s’arrête… 😅

Ensuite nous comptons à rebours de la façon suivante :

5 Mes jambes se relâchent (on secoue alors nos jambes comme si on voulait les débarrasser de fourmis imaginaires)

4 mes jambes sont ancrées (on pose alors les pieds au sol, écartés de la largeur des épaules environs, genoux légèrement fléchis)

3 mes bras et mes épaules se relâchent (on secoue alors les bras comme pour les débarrasser de fourmis imaginaires et on fait rouler les épaules pour les détendre au maximum, d’abord vers l’avant puis vers l’arrière)

2 ma nuque se relâche (on fait alors des cercles avec la tête de sorte à relâcher les tensions dans le cou et la nuque)

1 ma respiration s’apaise (on aspire alors profondément par le nez et on expire doucement par la bouche. On répète cela trois fois)

0 je suis calme et détendu

Pour le moment ça amuse beaucoup Petit’potam, mais ça l’aide malgré tout à se calmer.

Posture d’ancrage yoga

Cette technique demande un petit peu d’espace. Au début il vous faudra probablement le faire avec votre enfant, c’est donc également positif pour vous. L’avantage de cette technique réside dans le fait quelle force l’enfant à se recentrer à apaiser sa respiration et à être attentif à ce qu’il ressent et à ce qui se passe en lui.

Chez nous c’est le plus souvent la posture de l’arbre, qui fait appel à l’équilibre et au centrage.

Cependant vous pouvez aussi varier les plaisirs en travaillant avec d’autres postures comme le demi Lotus, la posture du danseur, le guerrier ou encore le chien tête en bas…

La relaxation guidée

J’utilise principalement cette technique pour la sieste et l’heure du coucher et je dois dire qu’elle est très efficace. Généralement la relaxation dure moins de 5 minutes avant que Petit’Potam ne sombre dans les bras de Morphée.

Pour ce faire vous pouvez éventuellement vous accompagner d’une musique très calme ou de sons de la nature. Parlez d’une voix calme, grave et profonde, avec un débit relativement lent et monotone.

Demander à vos enfants de s’allonger confortablement et de fermer les yeux. Ensuite invitez les à imaginer une plage, le bruit de l’océan, la chaleur du soleil… Encouragez les à détendre chacun de leurs muscles, en commençant par les pieds et on terminant par la tête. Évoquer une sensation de sérénité, de lourdeur, la sensation de s’enfoncer dans le sable comme dans un matelas, puis encouragez les savourer cette sensation de bien-être et de quiétude.

Vous pouvez également varier les relaxations en évoquant plutôt une prairie, la forêt, les étoiles, ou une pièce qui leur appartient bien à eux. Vous pouvez également intégrer dans cette relaxation des éléments de développement personnel comme par exemple le sentiment de sécurité, le fait de rayonner d’amour ou de se sentir enveloppé d’amour… Personnellement, je termine toujours la relaxation par le fait de se sentir aimé et en sécurité.

Voilà j’espère que ces petits trucs pour vous aider aussi. N’hésitez pas à nous faire part en commentaire de vos techniques pour ramener le calme et de vos impressions sur les techniques proposées ici.

Jeux de patience et d’adresse

Je ne sais pas chez vous, mais chez nous, on se demande parfois si j’ai mis au monde des enfants ou des éléphants… Petit’potam, bien qu’ayant une motricité fine plutôt impressionnante, se prend régulièrement pour un tracteur et fonce à travers tout. Il renverse souvent, se cogne énormément, tombe très régulièrement… Bref, l’arnica est notre meilleur ami et on en trouve dans toutes les pièces de la maison ou presque 😅

Nous avons beau lui rappeler que dans la maison, nous nous déplaçons en marchant calmement, que sauter se fait dans un trampoline ou dans le jardin, que les verres se tiennent à deux mains, que chaises et fauteuils servent à s’asseoir… Notre casse-cou oublie souvent ces règles et prends pas mal de gamelles.

J’ai donc décidé qu’il était nécessaire d’inclure des jeux de patience et de dextérité dans son quotidien. Je vous en partage quelques uns.

Le jeu de la cuillère

Matériel

  • 1cuillere à soupe (débutant) ou à café (plus difficile)
  • 1 petite balle

Posez la balle dans la cuillère et demandez à l’enfant de se promener en tenant la cuillère sans que la balle ne tombe.

Si vous vous sentez l’âme joueuse, tentez la course avec votre enfant, chacun avec une cuillère et une balle. Pour pimenter, ajoutez des obstacles : coussins à enjamber, portes à ouvrir, passer sous la table…

À prendre avec des pincettes

Matériel

  • Une grande pince de cuisine en bois
  • Des petits objets
  • De grands bols

Dans un grand plat, mettez divers objets (duplos ou ponpons de couleurs différentes, pâtes de formes différentes…) et demandez à votre enfant de trier en prenant les objets avec une pince. On peut également faire cela avec une cuillère. Pour plus de piment, éloignez les bols de destination 😉

Maman a toujours raison

Mini’potam va sur ses 5 mois, déjà… Cela fait plusieurs mois qu’il y a des hauts et des bas, des périodes où il se porte comme un charme, mais aussi, ces périodes horribles ou mon tout petit se tord de douleur, se jette en arrière, souffre, tète, se crispe, tète à nouveau, pleure… Pour moi, il n’y avait pas de doute des le début, ce bébé souffre de reflux. On a vu pas mal de pédiatres, à commencer par la neonat, puis ceux de l’hôpital quand il a été hospitalisé, celui – toujours à l’hôpital – qu’on a consulté pour le suivi neonat… Ils sont tous passé à côté, prétextant moultes excuses : la fatigue, les coliques, un rhume, un bébé nerveux, un réflexe d’éjection trop fort, la qualité de mon lait (trop riche ou pas assez, selon l’hurluberlu en face de nous)…

Seul notre bon vieux pédiatre à acquiescé quand j’ai parlé de reflux. S’il a prescrit du gaviscon, il n’a toutefois pas cherché plus loin les causes. Nous avons vu un ostéopathe qui a semblé soulager un peu les choses, puis j’ai vu une consultante en lactation qui a voulu me mettre un régime intenable…

Écoutant ma propre intuition, j’ai évincé les protéines de lait de vache (plv pour les intimes). Nous n’avons pas eu le temps de constater l’amélioration puisque le campylobacter, une bactérie plutôt méchante est venue semer le trouble. Hospitalisation, puis antibiotiques que Mini’potam vomissait dans la seconde qui suivait la prise. C’est finalement l’aromatherapie qui a débarrassé Mini’potam de son indésirable invité. Évidemment, la famille a eu tôt fait de dire que c’était la vilaine bébête qui était responsable de ce que j’avais alors pris pour du reflux… Mais sitôt le lait de vache réintroduit, le reflux – qui en était bien un – est revenu.

Éviction totale. L’allergie est confirmée. Le reflux aussi.

Voici donc presque 2 mois que je ne consomme plus aucun produit contenant du lait de vache. Et le reflux s’est largement calmé.

Malheureusement, le lait de vache n’est probablement pas le seul responsable, car le reflux reparaît de temps à autre… L’enquête est ouverte pour trouver le ou les coupables… Suite au prochain épisode donc…

Moralité de l’histoire : une maman sait quand un truc ne va pas avec son bébé. Toujours écouter l’instinct d’une maman 😉

Au risque de me faire (encore) des copines…

Il y a quelques jours, je discutais avec une connaissance, qui devrait accoucher dans quelques mois. Dans la conversation, le sujet de l’allaitement arrive évidemment sur la table… Et là, cette nana me dit qu’au delà de quelques mois, c’est trop long… Heu… Je lui dit que Petit’potam, 3 ans fin novembre est toujours allaité ou….? 😅

J’avoue je n’ai pas eu le courage de débattre avec elle sur le sujet tant les arguments sont nombreux et tant je me suis déjà répétée. Alors donc, une fois pour toute, voici les arguments en faveur de l’allaitement, et au passage de l’allaitement « long » et de l’allaitement en tandem.

À noter pour les adeptes du biberon: il ne s’agit pas d’un pamphlet anti-biberon, mais bien d’une argumentation en faveur de l’allaitement. La nuance est de taille puisque je n’ai rien contre les mamans qui font ce choix, pour autant qu’il soit fait en connaissance de cause et qu’il soit éclairé et réfléchi.

Ceci étant dit, revenons en à nos moutons… ou plutôt à nos bébés.

Pourquoi allaiter? Et pourquoi allaiter longtemps, voire en tandem

Pour votre bébé

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé sont l’argument le plus évident mais malheureusement, ce n’est pas une évidence pour tous… Alors, ouvrez vos mirettes :

LE LAIT MATERNEL EST TOUJOURS LE LAIT PLUS ADAPTÉ À VOTRE BÉBÉ

–  » Oui, mais j’ai des jumeaux/triplés »

MÊME !

– « Oui, mais il a du reflux »

ENCORE PLUS! (J’en parlerai plus loin 😉 )

– « c’est un prématuré ! »

RAISON DE PLUS!!!

– « Oui mais il a des coliques »

CE SERA PIRE AVEC UN BIBERON !

– « Oui mais… »

NON! Non, non, non et mille fois, non! Vous avez déjà vu un bébé panda téter un éléphant ? Un veau téter un chien ? Une baleine téter un dauphin ?

Non? Alors pourquoi diantre le lait d’une vache serait il mieux adapté à votre bébé ?!? À chaque espèce le lait de sa maman et les bébés seront en bonne santé…

Voila la différence fondamentale entre le lait d’une vache, celui d’une femme et du « lait » en poudre, ce qu’au Quebec, ils nomment « PCN ou préparation commerciale pour nourrissons

composition-lait

Et je vous invite a consulter ce document pdf pour tout ce qui est facteurs immunologiques, hormones etc.

tableau-comparatif-de-la-composition-du-lait-maternel

On d’accord, c’est pas DU TOUT la même chose, n’est-ce pas?

 

– « Oui, mais je ne sais pas allaiter »

Seule une toute petite minorité de femme ne sait pas allaiter. À vrai dire, même une maman qui adopte sait allaiter… Même les hommes le peuvent… Et il arrive même qu’une grand mère ait une montée de lait en présence de son petit-enfant nouveau né… C’est dire… Donc a moins d’une réelle pathologie, toutes les femmes savent allaiter. Nous reviendrons plus tard sur le « manque de lait » , les douleurs etc. Mais moins de 5% des femmes sont vraiment incapables d’allaitement… Les autres ont juste été mal informées, découragées, mal suivies ou conseillées ou n’ont pas eu le soutien nécessaire.

À noter, le corps médical est globalement mal formé sur l’allaitement maternel. En Belgique, même les pédiatres n’ont pas de formation spécifique, à moins de faire le choix de cette « option ». Une sage-femme aura en moyenne une vingtaine d’heures de cours sur le sujet. Une consultante en lactation fait une année d’étude complète avec l’allaitement pour seule matière, 5 jours par semaine et 8h par jour… Je vous laisse faire le compte… 😉

 

Bon, voilà, la moitié des lectrices (et lecteurs) ont déserté… 😅 Pour celles et ceux qui restent, voici quelques explications plus poussés et les explications scientifiques à ce qui devrait être une évidence pour tous.

Système immunitaire partagé

D’abord, votre lait s’adapte à votre bébé. Au diable les racontars de bonne-femme… Non, votre lait ne va pas être plus gras si bébé est maigrichon, non. La teneur en graisses est constante entre 3 et 5%. Par contre, si bébé est malade, vu que vous serez forcément exposée au virus ou à la bactérie qui affecte votre enfant, vous produirez l’anticorps adapté et lui transmettrez par votre lait. Il guérira donc plus vite. Et, en cas d’allaitement en tandem, vous protégerez de même le reste de la fratrie. Génial, non?

Toujours adapté

Votre lait change en fonction de l’âge du bébé. D’abord colostrum au cours des premiers jours, il devient lait de transition puis lait mature. Sa composition s’adapte au fil du temps pour répondre aux besoins spécifiques de chaque âge.

En outre, le lait maternel évolue aussi en cours de tétée. D’abord plus riche en eau en glucides et en minéraux, pour assurer une bonne hydratation, puis en protéines et enfin en graisses en fin de tétée de sorte à procurer un sentiment de satiété.

Comme dit plus haut, le taux d’anticorps varie aussi en fonction des besoins de bébé.

Le choix santé

Le lait maternel est antiallergique, exempt de mauvaises bactéries ou de risques de contamination externes, est toujours à la bonne température donc pas de risques de brûlure, et est assimilable à 100%.

Il est aussi moins pollué que les laits en poudre et les eaux en bouteille (on ne va même pas parler de l’eau du robinet !!!). Même une mère vivant en lisière de champs traité aux pesticides, fumant la cigarette, buvant du coca et mangeant au Mac Do tous les jours produit un lait plus sain que le plus clean des laits en poudre.

Attention, je ne veux pas dire qu’il est OK de fumer, de mal manger pendant l’allaitement, mais bien souligner que même dans de mauvaises conditions le lait maternel reste le meilleur choix pour votre bébé.

Exception sur les traitements médicamenteux. Mais là, il existe souvent des alternatives compatibles avec l’allaitement maternel. Parlez-en avec votre médecin et demandez lui de se référer au CRAT (centre de recherche sur les Agents teratogenes).

Dentition

Outre cela, l’allaitement maternel développe les muscles de la mâchoire grâce au mouvement de succion, totalement différent de celui nécessaire pour un biberon. Allaiter – et qui plus est allaiter longtemps – réduit considérablement les risques de devoir faire appel à un orthodontiste (à la place, vous vous offrirez des vacances 😉 ). A moins bien sûr qu’une tétine ou un pouce vienne semer la pagaille dans la jolie (future) dentition de votre progéniture. Alors à ce sujet, même si votre enfant arrête de sucer son pouce ou sa tétine avant l’arrivée de ses dents définitives, cela entraîne une modification de la forme de la mâchoire et à donc un impact même avant le développement des premières dents de lait.

Sécurité, chaleur et amour

Le sein maternel n’est pas seulement nourricier, il est aussi un havre de sécurité qui rappelle à bébé le doux temps passé au creux de votre ventre. Quand il tète, bébé sent votre odeur, votre chaleur, entend votre cœur et votre voix, est bercé par votre respiration… Mais surtout, votre lait lui rappelle le goût du liquide amniotique. La nature fait merveilleusement bien les choses, non? Elle va même plus loin… Lors des tétées vous sécrétez des endorphines, les hormones du bien-être et vous en transmettez évidemment à votre petit lors des tétées. Cet échange hormonal facilite le lien affectif entre la mère et l’enfant, mais facilite aussi l’endormissement (du bébé et de la maman !) et soulage les petits bobos, les angoisses, les gros chagrins…

Un investissement pour le futur

Les récentes études démontrent qu’allaiter jusque 1 an voire plus diminue les risques d’obésité, de diabète, d’allergies… Et favorise le développement cérébral, pouvant influencer favorablement le QI de plusieurs points…

Une diversification plus facile

Les bébés allaités développent déjà leurs papilles et seraient donc plus enclins à goûter et à aimer des aliments très variés.

Des apports importants

Si jusqu’à 6 mois le lait maternel est le seul apport de votre bébé, l’allaitement reste un apport important même après la diversification. Ainsi, à 2 ans, le lait maternel apporte encore 31% des apports énergétiques, 38% des apports en protéines, 45% des apports en vitamine A et 95%en vitamine C.

Mais aussi 76% des apports en folates et 94% en vitamines B12.

Oui, mais si je complémente ? Ou si je donne du lait en poudre il y a aussi des vitamines. Oui. Sauf que que dans le lait maternel, les éléments sont dans une forme plus facilement assimilable…

Pour maman

Perte de poids

L’allaitement favorise la perte des kilos pris pendant la grossesse, voire plus. En effet, à lui seul, l’allaitement consomme environ 300kcal par jour. Soit une heure de natation… Je vois celles pour qui le survet’ rime avec canap’ sourire 😉

Alors certains vous diront qu’il épuise les réserves de la mère. Oui, c’est un fait. Mais vous pouvez adapter votre régime alimentaire, notamment en augmentant légèrement votre ration. Vous pouvez consommer des oléagineuses (noix, amandes, noisettes…) et des fruits et légumes frais pour palier aux éventuelles carences en minéraux et en vitamines. Ou à défaut, continuer à prendre un complément alimentaire spécifique grossesse et allaitement.

Protection contre le cancer sein

L’allaitement maternel protège contre le cancer du sein. (Je dois vérifier le pourquoi du comment, je mettrais à jour après avoir trouvé une réponse complète, mais à priori, c’est une question d’hormones)

Réduction du risque de dépression post-partum

Lors de l’allaitement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour responsable notamment du lien mère-enfant, mais aussi des endorphines, les hormones du bien-être et un puissant anti-dépresseur. Mieux que le Prozac 😉

Diminution de l’effluvium télogene

Autrement dit, vous perdrez moins de cheveux si vous allaitez… Après avoir eu une chevelure de sirène pendant des mois, les semaines qui suivent l’accouchement seront ponctuées de poignées de cheveux dans le siphon de la baignoire, sur votre brosse, dans l’évier, le lit, sur votre manteau, vos pulls, le canapé, bébé, dans le caleçon de votre mari… Bref partout ! L’allaitement maternel réduit ce désastre capillaire. Malheureusement, il ne l’empêche pas. Mais les hormones de l’allaitement limitent la catastrophe…

Retardement du retour de couches

Non, l’allaitement n’est pas un contraceptif fiable. Mais, il retarde le retour des cycles fertiles. Tant que bébé tète au minimum toutes les 6 heures, les ovaires restent – en principe – au repos.

Un meilleur sommeil

L’allaitement, grâce aux endorphines, permet à maman de se rendormir plus facilement.

Pas besoin de courir dans la cuisine, d’allumer les lumières, d’attendre que l’eau chauffe, le tout avec bébé qui hurle… De mesurer la bonne quantité de poudre, d’en mettre partout parce qu’on dort à demi, de verser à côté, de recommencer… On « pop une bulle »¹ et c’est prêt ! Et en cas de cododo, pas besoin de se lever, on ouvre un oeil, hop on « plug » le bébé et maman et bébé se rendorment sereinement.

Pour la famille

Le portefeuille familial

Attention, je lâche une bombe : le lait maternel est gratuit ! Et il ne nécessite quasi aucun matériel. Il est toujours prêt, toujours à bonne température, toujours disponible. Et il représente une économie plutôt importante puisque le lait premier âge coûte entre 12 et 40 euros, soit en moyenne, 26 euros. À raison d’une boîte par semaine pendant 6 mois, soit 26 fois 26, ca fait quand même 676 euros. Et après, il vous faudra encore du lait de suite, au minimum jusque 1 an, voire plus si vous avez un petit mangeur…

Ça fait de belles vacances non? 😉

La facilité et la flexibilité

Rien à transporter : pas de bouteilles d’eau, de poudre, de biberon, de brosse goupillon… Et même si un souper s’improvise chez des amis, pas de risque de panne. Tout est toujours disponible, pas besoin d’équipement, d’électricité, d’eau pour nettoyer le matériel… L’allaitement, c’est plus de flexibilité, c’est plus de facilité, c’est moins de barda à trimballer et à porter…

Le décolleté sexy

Demandez à votre homme, il vous expliquera 😉

À noter que l’allaitement ne détruit pas la poitrine. À part si vous faites un sevrage à la barbare du jour au lendemain. Si par contre, vous allez au sevrage naturel qui permet à l’enfant de diminuer les tétées progressivement, vos seins reprendront leur forme d’avant. À noter que le port du soutien-gorge est bien plus destructeur que l’allaitement car il empêche les muscles de votre poitrine de faire leur job… Et vous vous retrouvez avec des seins jusqu’aux genoux faute de muscles… 😉

Un lien magique

Que ce soit le lien mère-enfant ou le lien entre frères de lait, le lien maman-papa (car oui le papa a un rôle important à jouer dans allaitement !) l’allaitement créé des liens extraordinaires.

L’argument anthropologique

Selon des études anthropologique très sérieuses qui comparent l’âge de sevrage par rapport à la durée de la gestation chez différents primates, le petit humain devrait être allaité entre 4 et 7 ans pour conserver le même rapport entre durée de la gestation durée de l’allaitement que chez nos cousins les singes.

Les recommandations de l’OMS

Enfin, a noter que l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif dans les 6 premières années de vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’au moins 2 ans et plus si la mère et l’enfant le souhaitent.

Un peu de théorie : les mécanismes de l’allaitement

L’allaitement est la suite normale de l’accouchement. Il se prépare pendant la grossesse et est – au début en tout cas – une question de chimie hormonale.

Lors de l’accouchement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. C’est grâce à elle (notamment) que l’utérus se contracte et que les glandes mammaires se mettent en route. La production, au départ est donc endocrine, c’est à dire qu’elle dépend des hormones sécrétées par un autre organe . Elle va rester endocrine pendant 6 à 8 semaines, avant de devenir autocrine, c’est à dire qu’elle est induite par les hormones sécrétés par la glande mammaire elle-même. Pour faire simple, je vais faire une analogie. Imaginez que vos seins sont un entrepôt plein de marchandises. Lorsque votre client passe commande votre entrepôt de vide et le responsable de l’entrepôt, en bon gestionnaire passe commande pour ne pas tomber en rade. Bébé, c’est votre client, et la tétée, c’est sa commande. Dans vos seins, il y a des tas de cellules qui stockent le lait. Des que ces stocks se vident, ces cellules envoient un message – sous forme d’hormones – pour relancer la production. Autrement dit, si bébé tète, vos seins produisent. Une fois l’allaitement mis en place , donc au delà des 6 à 8 semaines après l’accouchement, la panne sèche est quasi impossible, puisque le lait est produit à la demande.

Quasi ? Oui, car il existe de très rares cas, notamment liés au stress, ou la panne est possible. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’évidemment il y a des trucs pour favoriser la lactation :

  • La proximité avec votre bébé : portage, cododo, peau-a-peau. D’une part ces techniques sécurisent bébé, mais aussi elles permettent une communication hormonale entre bébé et maman et favorisent le lien d’attachement, qui favorise la lactation grâce à l’ocytocine (encore elle, hé oui!)
  • Certains aliments : fenouil, anis, avoine, son de blé, Malte d’orge, légumineuses, levure de bière, oléagineuses…
  • Boire beaucoup d’eau
  • Mettre papa a contribution : demandez au papa de vous apporter à boire lors des tétées, de vous prendre dans ses bras, de vous massez un peu le dos ou les épaules… Bref, de vous faire vous sentir bien.

Et le truc génial aussi, c’est qu’il est possible de relancer une lactation qui s’est arrêtée ou qui faiblit.

À noter, le volume tiré avec un tire-lait n’est pas indicative. Certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait pour diverses raisons (douleur, stress, tire-lait pas adapté). Cela ne veut strictement rien dire.

Quand allaiter n’est pas facile…

Si allaiter est ce qu’il y a de mieux et de plus naturel, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour certaines et ce n’est pas inné !

Voici les conseils pour favoriser un allaitement harmonieux :

  • Mettez bébé au sein des qu’il le demande. Oubliez les horaires de tétée, les rythmes imposés. Suivez les signes de bébé et votre instinct
  • Ne mesurez pas. Pas de pesée avant /après. Faites confiance à votre bébé, il sait ce dont il a besoin. Tant qu’il mouille bien ses couches (6 par jour) et qu’il a des selles régulières, tout va bien. Les courbes de prise de poids sont purement indicatives et ne sont généralement pas adaptées à l’allaitement maternel. Si un médecin, un pédiatre ou une infirmière vous dit que bébé ne prends pas assez de poids, mais que les couches sont mouillées régulièrement et que son état général est bon, demandez un autre avis (si possible pas dans la même institution).
  • Restez proche de bébé : favorisez le portage, le cododo, le peau-a-peau…
  • Faites vous plaisir : il n’y a aucun aliment interdit pendant l’allaitement. Même un petit verre de vin ou de bière est possible à condition de ne pas en abuser . En effet, l’alcool passe dans le lait maternel en très petite quantité. Par exemple, avec 0,5g d’alcool dans le sang (2 verres de vin) il y a la même quantité dans votre lait, soit 0,5g/litre de lait. C’est à dire 0,05%. Sachant que bébé tète moins de 200ml, il aura moins de 0,1g d’alcool. Pas non de problème non plus à manger des sushis, un tartare de bœuf, des piments ou de l’ail. Au contraire, plus vous variez votre alimentation, plus bébé aura un large éventail de goûts, de quoi éveiller sa curiosité gustative et favoriser l’envie de goûter à tout plus tard.

 

Certains facteurs externes entravent le bon fonctionnement de l’allaitement, notamment la péridurale, le stress… Je ne suis pas médecin, et pas (encore) consultante en allaitement, mais voici les principaux problèmes dont j’ai entendu parler.

Les crevasses

Problème numéro un de toutes les mamans, les crevasses. Elles peuvent être normales au début, mais si elles durent, elles sont souvent signe d’un problème comme une mauvaise prise en bouche du sein, une mauvaise position.

Solution : préférez des compresses lavables que vous imbiberez légèrement de votre lait. C’est le meilleur cicatrisant et zéro risque d’allergie. Si le problème dire, allez consulter une consultante en lactation

Les engorgements

Fréquents au début, ils témoignent de la mise en place à de l’allaitement. Par contre, s’ils se prolongent, que vous faites de la fièvre, allez consukter une consultante en lactation ou, à défaut un médecin pro-allaitement.

Solution : massez la zone douloureuse et appliquez des compresses d’argile et de la chaleur.

NB: même en cas de mastite, vous pouvez continuer à allaiter. Il existe des solutions compatibles avec la poursuite de l’allaitement.

Bébé pleure au sein

Plusieurs possibilités :

1 – Le lait ne vient pas assez vite. Dans ce cas vous pouvez aider en utilisant des techniques d’expression manuelle (massage ou compression légère du sein) ou en stimulant simultanément l’autre sein, par exemple avec un tire lait.

2 – le lait vient trop vite. Privilégiez les tétées en position couchée, limitez la consommation d’aliments et de tisanes galactogènes.

3 – bébé fait un pic de croissance : le pic de croissance est le 1er facteur d’arrêt de l’allaitement car la mère et l’entourage pensent que le lait maternel est insuffisant en quantité ou en qualité. Les pics de croissance sont fréquents et correspondent à des périodes ou bébé passe plus de temps au sein, réclame plus souvent, voire parfois s’énerve au sein. Ils surviennent au 3-6-9-12 (semaine et mois) et sont normaux car ils permettent d’adapter la lactation.

Bébé a du reflux ou des coliques

Si un de ces problèmes perdurent ils doivent vous amener à consulter une consultante en lactation IBCLC.

Pour éviter les coliques pensez à faire faire son rot a bébé en fin de tétée. Privilégiez la position assise pour le tétées de façon à ce que l’air avalé puisse remonter plus facilement.

Certains aliments peuvent favoriser le reflux et les coliques mais c’est à voir au cas par cas. Comme certains aliments peuvent ne pas vous convenir, certains aliments ne conviennent pas à votre enfant. Il n’y a pas de liste d’éviction miracle. Certains bébé sont intolérants au gluten, au lait de vache, aux cacahuètes…Dans tous les cas, l’éviction commencera avec les principaux allergènes : lait de vache, oeufs, gluten, … Pour évincer un aliment, n’en évincez qu’un seul à la fois, sur une durée de 2 à 4 semaines et observez s’il y a amélioration. Réintroduisez ensuite l’aliment en une fois et voyez si les troubles reviennent.

À noter que les tests cutanés d’allergie ne sont pas toujours efficaces car les réactions se produisent parfois que 48h plus tard, et parfois, même pas sur la zone testée.

La reprise du boulot

C’est probablement aussi une des grandes raisons de l’arrêt de l’allaitement. À savoir, en Belgique, vous avez droit à une demi-heure de pause quotidienne pour tirer votre lait, voire à un congé d’allaitement dans certains cas.

Le mieux est de constituer une réserve de lait congelé (il se conserve jusqu’à 6 mois au congélateur) sous forme de petit glaçons de 20ml, à dégeler au fur et à mesure. Grâce à votre pause, vous pouvez continuer à tirer votre lait 2 ou 3 fois sur la journée. Pour trouver le bon tire-lait, n’hésitez pas à louer plutôt que d’acheter, et au besoin à tester différentes marques.

Mais, comme nous l’avons vu plus haut, la lactation obéissant à la loi de la demande, vous pouvez optez pour un allaitement mixte si vraiment vous ne pouvez pas tirer votre lait.

Belle aventure lactée!

Marraine d’allaitement

Avec 35 mois d’allaitement à mon actif, je propose mon aide bénévole pour accompagner des jeunes parents dans leur aventure lactée, en répondant aux questions, en offrant soutien et écoute, par mail, skype ou téléphone (donc partout dans le monde). n’hésitez pas à me contacter.

 

Sources:

Une rencontre…

9 mois d’attente – enfin, un peu plus… Et puis… Une rencontre. Pas comme on l’espérait, pas comme on l’avait préparée, mais finalement, aussi magique et aussi belle que puisse l’être ce genre de rencontre…

D’abord, il y a eu un suivi de grossesse cool, sans surmédicalisation, juste à l’écoute de mes besoins et de mon corps et un projet de naissance à la maison, physio, intime, serein… Mais l’assurance hospitalisation en a décidé autrement. 3 semaines avant la date prévue du terme, DKV nous annoncent qu’ils ne prennent pas en charge l’accouchement à domicile. Nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre cette dépense. Un peu dans le rush, nous nous lançons a la recherche d’une maternité qui collera plus ou moins a nos valeurs et à notre philosophie…

C’est finalement à l’hôpital d’Auvelais (Centre hospitalier Régional du Val de Sambre) – dont la maternité a été refaite il y a quelques années, que nous trouvons l’accueil et l’écoute que nous recherchions. Le sage-femme qui suivait jusque la ma grossesse nous dit que c’est juste du « marketing » pour appâter le chalant et que ce ne sera pas mieux qu’ailleurs. Mais bon, il fallait bien se décider et j’ai décidé de faire confiance a mon instinct.

Le 22 mai, date prévue pour l’accouchement, pas de signe que Bébé’Potam ait envie de pointer son petit nez. La gynécologue qui reprend notre dossier demande un suivi monito tous les 2 jours, plutôt que – comme l’exige son protocole – de faire d’emblée la césarienne. A chacune de nos visites, les sages-femmes se présentent, savent qui nous sommes et connaissent notre projet de naissance. Elles prennent le temps de discuter avec nous, expliquent chaque geste et son utilité et nous demandent systématiquement notre accord avant tout acte médical… Chacune a sa façon, elles prennent la peine de faire connaissance et d’échanger, de se montrer humaines…

Jeudi 1er juin, notre bébé’Potam qui jouait encore les prolongations commence a montrer des signes de faiblesses au monitoring. Une fois, on se dit que c’est un souci de capteur. Deux fois, il n’y a plus de doutes… Les sages-femmes appellent la gynécologue et nous décidons que nous ne prenons pas de risques pour la vie de Bébé’Potam. Préparation pour une césarienne en urgence.

Évidemment, j’ai pleuré, j’ai paniqué, j’ai été déçue… Papa’Potam aussi s’est senti triste et inquiet… Mais c’est la que l’équipe a commencé à montrer a quel point ils accordaient de l’importance a notre projet. La gynécologue, rassurante et souriante qui a pris le temps de nous expliquer le déroulement de la césarienne; les 2 sages-femmes, Cindy et Delphine qui nous ont réconfortés et nous ont accompagnés tout au long de cette après midi; Isabelle, l’assistante logistique qui a pris soin de Petit’Potam le temps que le parrain de Bébé’Potam arrive…. Et, belle surprise, ma maman se libère pour être présente aussi, malgré son boulot et surtout malgré les problèmes de santé… Je suis un peu submergée par mes émotions, d’autant que j’avais très mal vécu que ma famille paternelle et ma belle-famille au grand complet décident de partir en vacances juste pour la date prévue de l’accouchement, comme si cette naissance ne les concernaient pas le moins du monde, qu’ils se fichaient éperdument de nous… Avoir ma famille la plus proche – mon homme, mon fils, ma maman – et un ami proche aura été le plus beau de tous les cadeaux pour accompagner ce moment si unique…

 

Cindy est restée avec nous tout au long de la césarienne, nous parlant, nous rassurant, nous expliquant, défendant notre projet de naissance auprès des autres intervenant… Papa’Potam a pu mettre de la musique dans la salle d’opération et rester avec moi tout du long, tout le personnel s’est présenté et tout nous a été expliqué. Papa’Potam a même pu regarder ce qui se passait au delà des champs stériles et observer l’opération…La gynécologue nous a expliqué que Bébé’Potam avait le cordon autour du cou et avait lâché son méconium dans le liquide amniotique. Voila qui expliquait donc les « grimaces » au monito…

Bébé’Potam a été mis en peau a peau sur ma poitrine tandis qu’on me recousait et – malgré des circonstances un peu chaotiques de sa naissance, les examens ont été limités au maximum, la pesée et autres examens secondaires ont été différés. Le « réveil » s’est fait en salle d’accouchement, entourés par notre famille (Petit’Potam, ma maman et le parrain de Bébé’Potam) et sous la vigilance discrète mais attentive des sages-femmes. Petit’Potam a pu se joindre a la tétée d’accueil de Bébé’Potam et nous avons pu récupérer le placenta, comme nous l’avions demandé…

Le lendemain, Bébé’potam commence a chauffer, et vu les circonstances, le pédiatre n’hésite pas une minute et le met sous antibiothérapie et sous monitoring continu. La aussi, c’est un médecin très a l’écoute, compréhensif qui nous écoute et tente de concilier au mieux nos besoins et ses impératifs. C’est donc en peau à peau que Bébé’Potam est mis sous monito, sous mes caresses et mes chansons que le pédiatre lui place son petit cathéter, et, après négociations, dans le calme de notre chambre que nous passerons le séjour neonat’. Les infirmières pédiatriques sont formidables aussi: douces et gentilles, elles font un maximum pour éviter de stresser bébé: soins pendant qu’il est au sein ou juste après une tétée, prises de températures lors des changes, souvent par maman…

Au final, le séjour, prolongé par le passage en néonat’ de Bébé’Potam s’est déroulé à merveille, avec des sages-femmes au petits-soins et à l’écoute de nos besoins, attentives sans être intrusives, respectueuses et humaines. du début à la fin, elles auront tout fait pour nous faire sentir comme à la maison et pour préserver la sérénité que nous voulions dans notre projet de naissance….

Et puis surtout, parmi ces sages-femmes formidables, la rencontre de 2 femmes extraordinaires, Katia et Valérie. Deux sages-femmes passionnées, dévouées, brillantes, gentilles… Bref, la rencontre avec Bébé’Potam aura aussi été l’occasion de belles rencontres humaines, d’échanges, de discussions, d’apprentissages, de remises en question et d’évolution.

Ma vision des hôpitaux si noire avant cette expérience s’est teintée de jolies couleurs et de belles émotions. J’éprouve de la gratitude envers ces femmes formidables qui ont accompagné discrètement notre rencontre, l’agrandissement de notre famille; de la reconnaissance envers ceux et celles qui ont entendu et respecté nos souhaits, sans jugements, sans a priori, qui ont tenu compte de notre projet et l’ont pris à coeur; beaucoup d’amour pour ces gens qui ne nous connaissaient pas mais ont pris la peine de se mettre en 4 pour nous; de la sérénité face à cette naissance qui n’était certes pas comme nous l’avions rêvée, mais qui n’en fut pas moins belle ou moins puissante… Et puis évidemment, de la reconnaissance pour les médecins qui ont permis à notre Bébé’Potam d’être la, parce que sans cette césarienne et sans les soins neonataux, Papa’Potam et Petit’Potam pleureraient probablement la perte de deux être chers…

Merci. Du fond du cœur, merci!

 

A Katia, Valérie, Cindy, Delphine, Shanon, Leslie, Camille, Béatrice, Jennifer, Marion… Les formidables sages-femmes de la maternité
A Isabelle, la fabuleuse assistante logistique et nounou d’enfer 😉

A Arielle, Stéphanie et Shanti (Je ne suis pas sure du tout de l’orthographe, mais son visage reste gravé dans mon coeur) les infirmières pédiatriques
Aux docteur Muriel Verheyen, gynécologue; Pierre Kiakulanda et Ionna Ené, pédiatres; Yannick Esnault, Mulomba Kalonji et Ute Hebborn, anésthésistes
A Pierre, l’assistant du bloc opératoire (j’espère que ses chaussettes ne me tiendront pas rigueur 😉 ) et aux infirmières du bloc…

Et à tous les autres qui par leur gentillesse, leur humanité, leur professionnalisme ont permis que cette rencontre soit aussi proche que possible de notre projet de naissance…

Les couches lavables, cette merveilleuse avancée ;)

Quand je parle de notre choix de couches lavables, j’ai souvent des remarques du genre « Waouw, t’es courageuse! » ou alors « Oh, c’est bien parce que tu es mere au foyer, moi, je n’aurais pas le temps… Et puis c’est pas très hygiénique »

J’ai déjà touché un bref petit mot sur les couches lavables, CL pour les intimes, dans mon article Bébé zéro déchet (ou presque…)

Cette fois, je voudrais aborder les couches lavables un peu plus en détail car après 28 mois et demi d’utilisation, je n’ai toujours rien trouvé à redire, et même, je suis encore plus convaincue, puisque sur le point de remettre le couvert avec Bébé’Potam. Elles n’ont que des avantages et on en trouve pour tous les goûts, toutes les morphologies et tous les budgets 🙂

Intrigués? Étonnés? Sceptiques? Enthousiastes?

Suivez le guide 😉

Pourquoi choisir les couches lavables?

Avantage écologique

C’est le premier des avantages qui saute à l’esprit, même si beaucoup restent sceptiques. Certes, la production et l’entretien des couches lavables requiert de l’eau, de l’énergie et des matières premières (coton, bambou, viscose…) et parfois des matières pas vraiment eco-friendly selon les marques (polyuréthane). Mais l’impact écologique reste minime en comparaison avec les couches jetables bourrées de plastiques et de produits chimiques.

Voici un petit graphique qui représente les consommations en matières premières, eau, énergie ainsi que la quantité de déchets produite.

couches

Peu importe, comment vous regardez le tableau, la conclusion est évidente: les couches lavables, même en comptant les lavages restent beaucoup plus écologiques.

Avantage financier

Autre argument de taille, le coût. Comme le montre le tableau ci-dessus, un enfant en couches jetables vous coûtera plus de 1400 euros, et ce prix grimpe d’avantage encore si vous ne jurez que par Pampers. Les couches lavables vous coûteront entre 300 et 500 euros à l’achat, et environ 200 euros en entretien, mais, vous pouvez réutiliser les couches pour plusieurs enfants, ou les revendre une fois que votre bambin n’en a plus besoin.

Clairement, le prix d’achat peut être un peu rebutant car il faut mettre ce budget en une fois. Mais il existe pas mal de groupes de vente de couches en occasion et les bourses se multiplient. Il y a aussi des « donneries » de couches dans certaines maternités, dans certains magasins de puériculture.Vous pouvez donc vous en sortir pour 3 fois rien. Notre premier kit comprenant 3 culottes Bambino Mio et 12 inserts nous a coûté 26 euros, neuf en profitant d’une liquidation. Puis, nous avons racheté des inserts et des culottes supplémentaires en occasion: 12 culottes et 48 inserts pour 40 euros… Et petit’Potam se promène toujours avec, tandis que les 1ères culottes ont été prêtées à la marraine de Bébé’Potam et sont déjà de retour et prêtes pour accueillir les petites fesses de Bébé’Potam 😉 Investissement total: 70 euros. Nous aurions pu étaler cet investissement d’avantage encore car les couches Bambino Mio ont des tailles (4 tailles a l’époque de l’achat, maintenant, ils ont changé leurs modèles en 2 tailles). Je reviendrai plus loin sur les tailles et les modèles 😉

Et il existe aussi, dans certaines régions, des sociétés de location de couches.  Je n’ai pas testé, mais cela peut être assez intéressant lorsque vous devez trouver la couche qui vous convient à vous et à votre bébé. Ou si vous n’etes pas trop sur de vous et que vous souhaitez simplement tester les CL.

A noter enfin, certaines communes offrent une prime pour l’achat de couches lavables et certaines mutuelles permettent d’acheter des couches lavables neuves à petit prix. Renseignez-vous, c’est parfois très intéressant 😉

Avantage santé

Tout le monde a entendu parler de la fameuse enquête de l’association 60 millions de consommateurs. Si pas, voici le petit résumé.

Avec les couches lavables, pas de risques. Des matières naturelles et des lessives spécifiques adaptées aux couches et aux peaux fragiles, sans azurants, sans enzymes…

C’est donc moins de risques d’allergie, mais aussi pas de perturbateurs endocriniens et pas de cancérigènes. Un petit investissement pour la santé à court terme comme a long terme donc.

Avantage esthétique

Honnêtement…

couches-lavables-et-couches-jetables

Qu’est ce qui est plus joli? 😉 Ca se passe de long discours…

Mais que choisir?

Alors une fois que vous aurez décidé de passer aux CL, ou une fois que votre curiosité aura été suffisamment attisée, vous allez entrez dans un très vaste domaine ou il est parfois difficile de s’y retrouver… TE1, TE2, TE3, culottes, inserts, bambou, coton…

Commençons par rassurer ceux qui sont encore sceptiques, non les couches lavables ce n’est plus ca:

couches ancienne1

Mais ceci:

coches modernes

Les différents modèles

On distingue plusieurs modèles nommés TE1, TE2 ou TE3.

Les TE1

Les TE1 sont ce qu’on appelle les tout-en-un. Ce sont les plus simples a utiliser, et généralement, celles que vous aurez le plus facile à faire accepter aux gardiennes et aux nounous.

Elles se composent d’une partie absorbante et d’une partie imperméable (Photo d’une Tots Bots Easyfit)

Easyfit

L’avantage réside évidemment dans la facilité d’utilisation, même pour un parfait néophyte, et elles sont généralement un peu moins chères que leurs comparses composées.Comme dit plus haut, se sont aussi celles qui sont le mieux acceptées dans les collectivités (crèches, nounou…) et qui poseront le moins de souci si Mamy doit garder votre chérubin 😉

Mais elles ont aussi des inconvénients. Vu que la partie imperméable et la partie absorbante sont liées, elles sont plus délicates pour l’entretien. Pas question de les passer à 90°C ou d’employer des cristaux de soude pour le décrassage, et certaines ne vont pas au sèche-linge. Il faut aussi parfois jongler un peu pour trouver le bon modèle adapté à la morphologie de votre bébé, surtout si optez pour des tailles uniques. Vu un lavage plus fréquent de la culotte (puisque attachée à l’insert absorbant), elles ont aussi une durée de vie un peu moindre que les TE2. Enfin, ce sont les moins écologiques de toutes puisque vous devez laver l’entièreté de la couche à chaque fois.

Les TE2 et les TE3

Vous l’aurez deviné, les TE2 sont des tout en 2, composée d’une partie absorbante nommée insert ou booster et d’une culotte de protection. Les TE3 sont ce que l’on appelle les hybrides qui permettent de mettre un insert jetable, ce qui peut être pratique en vacances ou en déplacement. Ces dernières sont cependant assez peu courantes.

Ici en photo, une Bumgenius TE2 à poche et une P’tit dessous

 

Le gros avantage des TE2 est assurément qu’elles s’adaptent beaucoup plus aisément car vous pouvez rajouter des inserts supplémentaires par exemple pour la nuit ou quand votre enfant grandit. Certains modèles sans poches permettent aussi de laver l’insert et de réemployer la culotte de protection, ce qui est bien entendu, plus écologique et moins encombrant dans un sac à langer. L’entretien est également plus facile car vous pouvez lavez les inserts séparément, donc pour les décrassages, vous pouvez monter à 90°C et employer si besoin des produits plus caustiques comme les cristaux de soude ou le percarbonate de soude, sans risque d’endommager l’an membrane imperméable. Elles ont aussi une durée de vie plus longue (Pour info, les inserts bambino mio acheté en occase avaient déjà fait 4 enfants et servent encore pour mon loulou 😉 )

Cependant les TE2 demandent parfois un peu plus de doigté (c’est le cas des Bambino Mio dont il faut plier l’insert de différentes façon selon que ce soit pour un garçon ou une fille. Mais bon, ce n’est pas non plus de l’origami de haut vol… et les tutos vidéos sont très bien faits) et reviennent un peu plus cher à l’achat. Les TE3 sont évidemment moins écologiques et plus chères.

Niveau marques, vous aurez l’embarras du choix. Bumgenius, Tots Bots, Bambino Mio, P’tit dessous, Bambinex, 2mains propre, Imse Vimse, Popolini, Mother Ease, Hamac… Certaines sont fabriquées en Europe, certaines n’emploient que des matériaux naturels, d’autres sont bio… Et elles ont toutes leurs petites particularités. Certaines s’adaptent parfaitement à un bébé et fuitent pour un autre, en fonction de sa morphologie…

Il y a aussi les tailles uniques et les tailles par poids. L’avantage des taille unique est bien entendu que vous investissez une fois et que les couches évoluent avec bébé de la naissance à la propreté. Elles sont toutefois parfois moins bien ajustées que des couches spécifiques pour chaque taille. Autres avantages des couches à taille, vous ne devez pas investir en une fois et si vous souhaitez avoir plusieurs enfants rapprochés,  chacun aura ses couches… 

Ca y est? Vous avez fait votre choix? Ca vous semble encore trop abstrait? Pour ceux qui se sentent plus à l’aise en découvrant avec un guide avisé, je ne peux que vous conseiller de suivre un atelier découverte, comme ceux organisé par Alyne, chez Petite marmite, une très chouette nana, dynamique et sympathique, pleine de bons conseils. Elle vous présentera les divers modèles, les marques, les types… Le tout avec le sourire et dans la bonne humeur dans la région de Namur. Il existe bien entendu d’autres ateliers un peu partout…

Ok! Et maintenant?

Ca y est, vous avez sauté le pas? Vous avez vos couches lavables. Mais comment ca s’entretient ces machins la?

Si vous avez acheté du neuf, vous avez sûrement toutes les explications avec la couche. Si par contre vous vous lancez avec des couches d’occase, vous pourriez etre un peu perdu(e).

Voici donc quelques conseils élémentaires pour bien démarrer.

Avant de commencer

Les couches neuves doivent être lavées plusieurs fois avant utilisation, si possible avec une lessive spéciale. J’ai employé la lessive Potion, une lessive spéciale pour les couches. Il en existe d’autres comme Bambinex. Alyne de petite marmite m’a aussi recommandé la lessive concentrée Lerutan. Dans tous les cas, il faut une lessive sans phosphates et sans glycérine.

L’entretien quotidien

Pour éviter les corvées de grattage, il existe de petits voiles en cellulose bio-dégradables que vous pouvez jeter dans les wc ou au compost et qui retiennent les selles de bébé. En général, si c’est un caca, je jette le voile et je prélave immédiatement la couche avec un savon adapté si besoin.

Il existe ensuite deux écoles pour le stockage en attendant lavage.

stockage-couches-lavables

Ici, nous avons testé les deux méthodes, et à l’unanimité, nous préférons le stockage à sec. Plus léger, pas d’odeur, et surtout plus doux pour les couches et convient à tout type de couches (nous avons de TE1 et des TE2 et employons les 2 indifféremment).

Je rince les pipis et je prélave les cacas et je mets dans le seau en attente de la lessive. Les lundis et jeudis, je mets les couches dans la machine, et je fais un rinçage + essorage. Puis lessive à 60°C avec une lessive sans glycérine et sans phosphates (pas de lessive maison au savon de Marseille, sauf avec du savon deglycériné comme celui de chez Marius Fabre)

Le site des marques de couches P’tit Dessous et Lulu Nature préconisent par ailleurs les lessives suivantes:

  • Apta écologique en poudre
  • Biocoop liquide
  • Ecodoo
  • Leclerc Eco +
  • Leclerc marque repère liquide
  • Leclerc Uni Vert liquide
  • Lidl
  • Potion (lessive spéciale couches lavables)
  • Rainett
  • Super U écologique
  • Ulrich
  • X-tra en poudre
  • X-tra total en poudre
  • Lerutan poudre

Dans tous les cas, divisez les quantités de lessive par 2 (les résidus de lessive encrassent les couches), faite un rinçage supplémentaire et évitez l’adoucissant (il imperméabilise les parties absorbantes) et le vinaigre (il abîme les élastiques).

Certaines marques recommande le séchage à l’air libre et au soleil, les UV ayant un effet anti-bactérien et blanchissant. Si vous habitez La Réunion ou l’Équateur, profitez en. Si comme nous vous habitez un pluvieux petit pays, tenez compte lors de votre achat que le temps de séchage en intérieur est parfois très long et qu’il vous faudra plus de couches si celles que vous choisissez ne vont pas au sèche-linge. Ici, autant nos Tots Bots que nos Bambino Mio vont au sèche-linge. Nous y avons par inadvertance passé une TE1 Bumgenius et elle est sortie nickel… Depuis, elle y passe a chaque lessive.

Les décrassages

Une fois de temps en temps, tous les 2 à 3 mois environ – et un peu plus si vous employez du liniment pour nettoyer les petites fesses – vous devrez procéder à un décrassage. Pour se faire, je lave d’abord les couches comme a l’accoutumée. Ensuite, selon le type de couche et le degré d’encrassement, il existe plusieurs méthodes.

Décrassage avec une lessive spécifique

Je lave à 60° – éventuellement avec un trempage –  avec une lessive spécifique (Potion, Bambinex, Lerutan, Mio Fresh…) ou un tout petit peu de détergent de vaisselle doux (Biotop par exemple). Je termine par un rinçage supplémentaire.

Décrassage sans produit

Un simple lavage à 60°C suffit parfois. Mais honnêtement cette méthode ne me convainc pas des masses. Pour les TE2, certains inserts acceptent un lavage à 90°C, mais cela convient exclusivement pour des couches peu encrassées.

Décrassages de dernier recours

A éviter absolument sur des inserts en bambou et sur les TE1, à moins qu’aucune autre méthode n’ait fonctionné, les cristaux de soude ou le vinaigre. Je lave normalement, puis je laisse tremper les inserts avec 1 cuillère a soupe de cristaux de soude ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans 10l d’eau pendant 6h environ. Puis je lave à 60°C sans aucun produit en cycle long.

Quand décrasser?

Les symptômes des couches encrassées sont divers: odeur d’ammoniaque, fuites, fesses irritées. La fréquence des décrassage varient selon la lessive et les crèmes de change employées, selon la dureté de votre eau etc.

Pour savoir si vos couches sont encrassées, un simple petit test suffit: faites couler quelques millilitres d’eau sur un insert sec. Si l’eau est immédiatement absorbée, c’est ok. Si par contre, l’eau perle avant d’être absorbée, le décrassage est nécessaire.

A noter que les causes de l’encrassage peuvent être diverses: résidus de crème, de liniment, calcaire, résidus de lessive, d’urine etc. Vous aurez donc parfois l’impression que le décrassage n’a pas fonctionné. C’est possible… Un décrassage à la soude ou au détergent de vaisselle sera efficace sur des résidus gras, mais pas sur du calcaire. Et à contrario, un décrassage au vinaigre n’aura que peu d’efficacité sur des résidus d’urine ou de gras. A vous donc de trouver la méthode qui vous convient. Les poudres spécifiques ont l’avantage de cibler spécifiquement les problèmes des couches et donc donnent généralement de meilleurs résultats.

Les accessoires

Les couches lavables requièrent peu de matériel complémentaire… Un  ou deux sacs imperméables pour les déplacements et un seau avec couvercle pour le stockage à la maison. Les voiles de protection sont un plus, mais on peut aussi faire sans (je n’y pense jamais…mais dans ce cas, il vous faudra une petite spatule pour décoller les selles de l’insert).

tots bots

 

Voilà, voilà… Il ne vous reste plus qu’à 😉

Très honnêtement, chez nous ca représente 2 demi-machines par semaine (je vous rassure, l’écolo que je suis remplit les machines avec les lavettes, les essuies, les draps, les bodys, les mouchoirs etc. 😉 ). On ne peut donc pas dire que ce soit vraiment une charge de boulot énorme que d’entretenir des couches lavables… Et à notre rythme de lessive, nous nous en sortons sans souci avec 10 TE1 Tots Bots et 5 culottes TE2 plus 12 inserts Bambino Mio / Bumgenius.

 

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