Retour au calme

On connais tous, en tant que parents, ces moments où les enfants sont surexcités, et où à chaque fois qu’on leur demande de se calmer, c’est encore pire… Et lorsque nos chers petits sont dans cet état, impossible d’obtenir quoi que ce soit d’eux…

Chez nous, les heures de prédilection pour ces quarts d’heure de folie sont surtout au moment de partir quelque part ou au moment d’aller dormir. Autant dire que c’est le moment où on a le plus besoin qu’ils coopèrent et et qu’ils soient calmes…. Et si comme nous vous avez le bonheur d’avoir plusieurs enfants, vous savez aussi qu’ils s’entraînent l’un l’autre et que c’est l’escalade infernale…

Ces derniers mois j’ai eu l’occasion de tester plusieurs petits trucs pour aider le retour au calme sans que nos nerf à nous parents ne soient mis en pelotes.

La technique des bougies

Il s’agit d’un exercice de respiration pour encourager l’enfant à se concentrer sur son souffle et donc sur son ressenti. Cette technique s’inspire largement de la pleine conscience et des techniques de relaxation. Son gros avantage et qu’elle ne nécessite aucun matériel et qu’elle peut être faite partout et n’importe quand, puisqu’elle ne prend pas de place, qu’elle ne demande pas de posture spécifique et qu’elle ne fait pas de bruit.

Demandez à votre enfant de mettre sa main, doigts tendus et écartés devant sa bouche, et d’imaginer que ce sont des bougies d’anniversaire. Demandez-lui ensuite de les souffler tout doucement une par une. On peut répéter l’exercice 3 à 5 fois, éventuellement en fermant les yeux.

Une variante de cette technique et la technique du chaud et du froid. On invite l’enfant à souffler sur la paume de sa main, tantôt en ouvrant grand la bouche pour ressentir l’air chaud, tantôt en soufflant tout doucement par une petite ouverture pour que l’air soit froid. Le but du jeu est ici que l’enfant se concentre sur l’ouverture de sa bouche et qu’il ressente les sensations différentes en fonction de ce qu’il fait.

La technique du décompte

C’est une technique que je n’ai pas encore testée moi-même sur le long terme, mais qui semble assez efficace sur les deux ou trois fois où nous l’avons employée. Elle fait elle aussi la part belle à la pleine conscience, à la respiration et à l’ancrage.

Plus vos enfants sont grands, plus vous pouvez ajouter d’étapes au décompte selon votre et leur plaisir.

Ici nous nous contentons actuellement d’un décompte en 5 temps.

En général, le décompte commence sur un stop. En principe lorsque je dis stop mes enfants sont censés arrêter immédiatement toute activité. Ça c’est la théorie dans la pratique il faut bien souvent que je dise stop cinq ou six fois avant que réellement il ne s’arrête… 😅

Ensuite nous comptons à rebours de la façon suivante :

5 Mes jambes se relâchent (on secoue alors nos jambes comme si on voulait les débarrasser de fourmis imaginaires)

4 mes jambes sont ancrées (on pose alors les pieds au sol, écartés de la largeur des épaules environs, genoux légèrement fléchis)

3 mes bras et mes épaules se relâchent (on secoue alors les bras comme pour les débarrasser de fourmis imaginaires et on fait rouler les épaules pour les détendre au maximum, d’abord vers l’avant puis vers l’arrière)

2 ma nuque se relâche (on fait alors des cercles avec la tête de sorte à relâcher les tensions dans le cou et la nuque)

1 ma respiration s’apaise (on aspire alors profondément par le nez et on expire doucement par la bouche. On répète cela trois fois)

0 je suis calme et détendu

Pour le moment ça amuse beaucoup Petit’potam, mais ça l’aide malgré tout à se calmer.

Posture d’ancrage yoga

Cette technique demande un petit peu d’espace. Au début il vous faudra probablement le faire avec votre enfant, c’est donc également positif pour vous. L’avantage de cette technique réside dans le fait quelle force l’enfant à se recentrer à apaiser sa respiration et à être attentif à ce qu’il ressent et à ce qui se passe en lui.

Chez nous c’est le plus souvent la posture de l’arbre, qui fait appel à l’équilibre et au centrage.

Cependant vous pouvez aussi varier les plaisirs en travaillant avec d’autres postures comme le demi Lotus, la posture du danseur, le guerrier ou encore le chien tête en bas…

La relaxation guidée

J’utilise principalement cette technique pour la sieste et l’heure du coucher et je dois dire qu’elle est très efficace. Généralement la relaxation dure moins de 5 minutes avant que Petit’Potam ne sombre dans les bras de Morphée.

Pour ce faire vous pouvez éventuellement vous accompagner d’une musique très calme ou de sons de la nature. Parlez d’une voix calme, grave et profonde, avec un débit relativement lent et monotone.

Demander à vos enfants de s’allonger confortablement et de fermer les yeux. Ensuite invitez les à imaginer une plage, le bruit de l’océan, la chaleur du soleil… Encouragez les à détendre chacun de leurs muscles, en commençant par les pieds et on terminant par la tête. Évoquer une sensation de sérénité, de lourdeur, la sensation de s’enfoncer dans le sable comme dans un matelas, puis encouragez les savourer cette sensation de bien-être et de quiétude.

Vous pouvez également varier les relaxations en évoquant plutôt une prairie, la forêt, les étoiles, ou une pièce qui leur appartient bien à eux. Vous pouvez également intégrer dans cette relaxation des éléments de développement personnel comme par exemple le sentiment de sécurité, le fait de rayonner d’amour ou de se sentir enveloppé d’amour… Personnellement, je termine toujours la relaxation par le fait de se sentir aimé et en sécurité.

Voilà j’espère que ces petits trucs pour vous aider aussi. N’hésitez pas à nous faire part en commentaire de vos techniques pour ramener le calme et de vos impressions sur les techniques proposées ici.

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Jeux de patience et d’adresse

Je ne sais pas chez vous, mais chez nous, on se demande parfois si j’ai mis au monde des enfants ou des éléphants… Petit’potam, bien qu’ayant une motricité fine plutôt impressionnante, se prend régulièrement pour un tracteur et fonce à travers tout. Il renverse souvent, se cogne énormément, tombe très régulièrement… Bref, l’arnica est notre meilleur ami et on en trouve dans toutes les pièces de la maison ou presque 😅

Nous avons beau lui rappeler que dans la maison, nous nous déplaçons en marchant calmement, que sauter se fait dans un trampoline ou dans le jardin, que les verres se tiennent à deux mains, que chaises et fauteuils servent à s’asseoir… Notre casse-cou oublie souvent ces règles et prends pas mal de gamelles.

J’ai donc décidé qu’il était nécessaire d’inclure des jeux de patience et de dextérité dans son quotidien. Je vous en partage quelques uns.

Le jeu de la cuillère

Matériel

  • 1cuillere à soupe (débutant) ou à café (plus difficile)
  • 1 petite balle

Posez la balle dans la cuillère et demandez à l’enfant de se promener en tenant la cuillère sans que la balle ne tombe.

Si vous vous sentez l’âme joueuse, tentez la course avec votre enfant, chacun avec une cuillère et une balle. Pour pimenter, ajoutez des obstacles : coussins à enjamber, portes à ouvrir, passer sous la table…

À prendre avec des pincettes

Matériel

  • Une grande pince de cuisine en bois
  • Des petits objets
  • De grands bols

Dans un grand plat, mettez divers objets (duplos ou ponpons de couleurs différentes, pâtes de formes différentes…) et demandez à votre enfant de trier en prenant les objets avec une pince. On peut également faire cela avec une cuillère. Pour plus de piment, éloignez les bols de destination 😉

Maman a toujours raison

Mini’potam va sur ses 5 mois, déjà… Cela fait plusieurs mois qu’il y a des hauts et des bas, des périodes où il se porte comme un charme, mais aussi, ces périodes horribles ou mon tout petit se tord de douleur, se jette en arrière, souffre, tète, se crispe, tète à nouveau, pleure… Pour moi, il n’y avait pas de doute des le début, ce bébé souffre de reflux. On a vu pas mal de pédiatres, à commencer par la neonat, puis ceux de l’hôpital quand il a été hospitalisé, celui – toujours à l’hôpital – qu’on a consulté pour le suivi neonat… Ils sont tous passé à côté, prétextant moultes excuses : la fatigue, les coliques, un rhume, un bébé nerveux, un réflexe d’éjection trop fort, la qualité de mon lait (trop riche ou pas assez, selon l’hurluberlu en face de nous)…

Seul notre bon vieux pédiatre à acquiescé quand j’ai parlé de reflux. S’il a prescrit du gaviscon, il n’a toutefois pas cherché plus loin les causes. Nous avons vu un ostéopathe qui a semblé soulager un peu les choses, puis j’ai vu une consultante en lactation qui a voulu me mettre un régime intenable…

Écoutant ma propre intuition, j’ai évincé les protéines de lait de vache (plv pour les intimes). Nous n’avons pas eu le temps de constater l’amélioration puisque le campylobacter, une bactérie plutôt méchante est venue semer le trouble. Hospitalisation, puis antibiotiques que Mini’potam vomissait dans la seconde qui suivait la prise. C’est finalement l’aromatherapie qui a débarrassé Mini’potam de son indésirable invité. Évidemment, la famille a eu tôt fait de dire que c’était la vilaine bébête qui était responsable de ce que j’avais alors pris pour du reflux… Mais sitôt le lait de vache réintroduit, le reflux – qui en était bien un – est revenu.

Éviction totale. L’allergie est confirmée. Le reflux aussi.

Voici donc presque 2 mois que je ne consomme plus aucun produit contenant du lait de vache. Et le reflux s’est largement calmé.

Malheureusement, le lait de vache n’est probablement pas le seul responsable, car le reflux reparaît de temps à autre… L’enquête est ouverte pour trouver le ou les coupables… Suite au prochain épisode donc…

Moralité de l’histoire : une maman sait quand un truc ne va pas avec son bébé. Toujours écouter l’instinct d’une maman 😉

Au risque de me faire (encore) des copines…

Il y a quelques jours, je discutais avec une connaissance, qui devrait accoucher dans quelques mois. Dans la conversation, le sujet de l’allaitement arrive évidemment sur la table… Et là, cette nana me dit qu’au delà de quelques mois, c’est trop long… Heu… Je lui dit que Petit’potam, 3 ans fin novembre est toujours allaité ou….? 😅

J’avoue je n’ai pas eu le courage de débattre avec elle sur le sujet tant les arguments sont nombreux et tant je me suis déjà répétée. Alors donc, une fois pour toute, voici les arguments en faveur de l’allaitement, et au passage de l’allaitement « long » et de l’allaitement en tandem.

À noter pour les adeptes du biberon: il ne s’agit pas d’un pamphlet anti-biberon, mais bien d’une argumentation en faveur de l’allaitement. La nuance est de taille puisque je n’ai rien contre les mamans qui font ce choix, pour autant qu’il soit fait en connaissance de cause et qu’il soit éclairé et réfléchi.

Ceci étant dit, revenons en à nos moutons… ou plutôt à nos bébés.

Pourquoi allaiter? Et pourquoi allaiter longtemps, voire en tandem

Pour votre bébé

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé sont l’argument le plus évident mais malheureusement, ce n’est pas une évidence pour tous… Alors, ouvrez vos mirettes :

LE LAIT MATERNEL EST TOUJOURS LE LAIT PLUS ADAPTÉ À VOTRE BÉBÉ

–  » Oui, mais j’ai des jumeaux/triplés »

MÊME !

– « Oui, mais il a du reflux »

ENCORE PLUS! (J’en parlerai plus loin 😉 )

– « c’est un prématuré ! »

RAISON DE PLUS!!!

– « Oui mais il a des coliques »

CE SERA PIRE AVEC UN BIBERON !

– « Oui mais… »

NON! Non, non, non et mille fois, non! Vous avez déjà vu un bébé panda téter un éléphant ? Un veau téter un chien ? Une baleine téter un dauphin ?

Non? Alors pourquoi diantre le lait d’une vache serait il mieux adapté à votre bébé ?!? À chaque espèce le lait de sa maman et les bébés seront en bonne santé…

Voila la différence fondamentale entre le lait d’une vache, celui d’une femme et du « lait » en poudre, ce qu’au Quebec, ils nomment « PCN ou préparation commerciale pour nourrissons

composition-lait

Et je vous invite a consulter ce document pdf pour tout ce qui est facteurs immunologiques, hormones etc.

tableau-comparatif-de-la-composition-du-lait-maternel

On d’accord, c’est pas DU TOUT la même chose, n’est-ce pas?

 

– « Oui, mais je ne sais pas allaiter »

Seule une toute petite minorité de femme ne sait pas allaiter. À vrai dire, même une maman qui adopte sait allaiter… Même les hommes le peuvent… Et il arrive même qu’une grand mère ait une montée de lait en présence de son petit-enfant nouveau né… C’est dire… Donc a moins d’une réelle pathologie, toutes les femmes savent allaiter. Nous reviendrons plus tard sur le « manque de lait » , les douleurs etc. Mais moins de 5% des femmes sont vraiment incapables d’allaitement… Les autres ont juste été mal informées, découragées, mal suivies ou conseillées ou n’ont pas eu le soutien nécessaire.

À noter, le corps médical est globalement mal formé sur l’allaitement maternel. En Belgique, même les pédiatres n’ont pas de formation spécifique, à moins de faire le choix de cette « option ». Une sage-femme aura en moyenne une vingtaine d’heures de cours sur le sujet. Une consultante en lactation fait une année d’étude complète avec l’allaitement pour seule matière, 5 jours par semaine et 8h par jour… Je vous laisse faire le compte… 😉

 

Bon, voilà, la moitié des lectrices (et lecteurs) ont déserté… 😅 Pour celles et ceux qui restent, voici quelques explications plus poussés et les explications scientifiques à ce qui devrait être une évidence pour tous.

Système immunitaire partagé

D’abord, votre lait s’adapte à votre bébé. Au diable les racontars de bonne-femme… Non, votre lait ne va pas être plus gras si bébé est maigrichon, non. La teneur en graisses est constante entre 3 et 5%. Par contre, si bébé est malade, vu que vous serez forcément exposée au virus ou à la bactérie qui affecte votre enfant, vous produirez l’anticorps adapté et lui transmettrez par votre lait. Il guérira donc plus vite. Et, en cas d’allaitement en tandem, vous protégerez de même le reste de la fratrie. Génial, non?

Toujours adapté

Votre lait change en fonction de l’âge du bébé. D’abord colostrum au cours des premiers jours, il devient lait de transition puis lait mature. Sa composition s’adapte au fil du temps pour répondre aux besoins spécifiques de chaque âge.

En outre, le lait maternel évolue aussi en cours de tétée. D’abord plus riche en eau en glucides et en minéraux, pour assurer une bonne hydratation, puis en protéines et enfin en graisses en fin de tétée de sorte à procurer un sentiment de satiété.

Comme dit plus haut, le taux d’anticorps varie aussi en fonction des besoins de bébé.

Le choix santé

Le lait maternel est antiallergique, exempt de mauvaises bactéries ou de risques de contamination externes, est toujours à la bonne température donc pas de risques de brûlure, et est assimilable à 100%.

Il est aussi moins pollué que les laits en poudre et les eaux en bouteille (on ne va même pas parler de l’eau du robinet !!!). Même une mère vivant en lisière de champs traité aux pesticides, fumant la cigarette, buvant du coca et mangeant au Mac Do tous les jours produit un lait plus sain que le plus clean des laits en poudre.

Attention, je ne veux pas dire qu’il est OK de fumer, de mal manger pendant l’allaitement, mais bien souligner que même dans de mauvaises conditions le lait maternel reste le meilleur choix pour votre bébé.

Exception sur les traitements médicamenteux. Mais là, il existe souvent des alternatives compatibles avec l’allaitement maternel. Parlez-en avec votre médecin et demandez lui de se référer au CRAT (centre de recherche sur les Agents teratogenes).

Dentition

Outre cela, l’allaitement maternel développe les muscles de la mâchoire grâce au mouvement de succion, totalement différent de celui nécessaire pour un biberon. Allaiter – et qui plus est allaiter longtemps – réduit considérablement les risques de devoir faire appel à un orthodontiste (à la place, vous vous offrirez des vacances 😉 ). A moins bien sûr qu’une tétine ou un pouce vienne semer la pagaille dans la jolie (future) dentition de votre progéniture. Alors à ce sujet, même si votre enfant arrête de sucer son pouce ou sa tétine avant l’arrivée de ses dents définitives, cela entraîne une modification de la forme de la mâchoire et à donc un impact même avant le développement des premières dents de lait.

Sécurité, chaleur et amour

Le sein maternel n’est pas seulement nourricier, il est aussi un havre de sécurité qui rappelle à bébé le doux temps passé au creux de votre ventre. Quand il tète, bébé sent votre odeur, votre chaleur, entend votre cœur et votre voix, est bercé par votre respiration… Mais surtout, votre lait lui rappelle le goût du liquide amniotique. La nature fait merveilleusement bien les choses, non? Elle va même plus loin… Lors des tétées vous sécrétez des endorphines, les hormones du bien-être et vous en transmettez évidemment à votre petit lors des tétées. Cet échange hormonal facilite le lien affectif entre la mère et l’enfant, mais facilite aussi l’endormissement (du bébé et de la maman !) et soulage les petits bobos, les angoisses, les gros chagrins…

Un investissement pour le futur

Les récentes études démontrent qu’allaiter jusque 1 an voire plus diminue les risques d’obésité, de diabète, d’allergies… Et favorise le développement cérébral, pouvant influencer favorablement le QI de plusieurs points…

Une diversification plus facile

Les bébés allaités développent déjà leurs papilles et seraient donc plus enclins à goûter et à aimer des aliments très variés.

Des apports importants

Si jusqu’à 6 mois le lait maternel est le seul apport de votre bébé, l’allaitement reste un apport important même après la diversification. Ainsi, à 2 ans, le lait maternel apporte encore 31% des apports énergétiques, 38% des apports en protéines, 45% des apports en vitamine A et 95%en vitamine C.

Mais aussi 76% des apports en folates et 94% en vitamines B12.

Oui, mais si je complémente ? Ou si je donne du lait en poudre il y a aussi des vitamines. Oui. Sauf que que dans le lait maternel, les éléments sont dans une forme plus facilement assimilable…

Pour maman

Perte de poids

L’allaitement favorise la perte des kilos pris pendant la grossesse, voire plus. En effet, à lui seul, l’allaitement consomme environ 300kcal par jour. Soit une heure de natation… Je vois celles pour qui le survet’ rime avec canap’ sourire 😉

Alors certains vous diront qu’il épuise les réserves de la mère. Oui, c’est un fait. Mais vous pouvez adapter votre régime alimentaire, notamment en augmentant légèrement votre ration. Vous pouvez consommer des oléagineuses (noix, amandes, noisettes…) et des fruits et légumes frais pour palier aux éventuelles carences en minéraux et en vitamines. Ou à défaut, continuer à prendre un complément alimentaire spécifique grossesse et allaitement.

Protection contre le cancer sein

L’allaitement maternel protège contre le cancer du sein. (Je dois vérifier le pourquoi du comment, je mettrais à jour après avoir trouvé une réponse complète, mais à priori, c’est une question d’hormones)

Réduction du risque de dépression post-partum

Lors de l’allaitement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour responsable notamment du lien mère-enfant, mais aussi des endorphines, les hormones du bien-être et un puissant anti-dépresseur. Mieux que le Prozac 😉

Diminution de l’effluvium télogene

Autrement dit, vous perdrez moins de cheveux si vous allaitez… Après avoir eu une chevelure de sirène pendant des mois, les semaines qui suivent l’accouchement seront ponctuées de poignées de cheveux dans le siphon de la baignoire, sur votre brosse, dans l’évier, le lit, sur votre manteau, vos pulls, le canapé, bébé, dans le caleçon de votre mari… Bref partout ! L’allaitement maternel réduit ce désastre capillaire. Malheureusement, il ne l’empêche pas. Mais les hormones de l’allaitement limitent la catastrophe…

Retardement du retour de couches

Non, l’allaitement n’est pas un contraceptif fiable. Mais, il retarde le retour des cycles fertiles. Tant que bébé tète au minimum toutes les 6 heures, les ovaires restent – en principe – au repos.

Un meilleur sommeil

L’allaitement, grâce aux endorphines, permet à maman de se rendormir plus facilement.

Pas besoin de courir dans la cuisine, d’allumer les lumières, d’attendre que l’eau chauffe, le tout avec bébé qui hurle… De mesurer la bonne quantité de poudre, d’en mettre partout parce qu’on dort à demi, de verser à côté, de recommencer… On « pop une bulle »¹ et c’est prêt ! Et en cas de cododo, pas besoin de se lever, on ouvre un oeil, hop on « plug » le bébé et maman et bébé se rendorment sereinement.

Pour la famille

Le portefeuille familial

Attention, je lâche une bombe : le lait maternel est gratuit ! Et il ne nécessite quasi aucun matériel. Il est toujours prêt, toujours à bonne température, toujours disponible. Et il représente une économie plutôt importante puisque le lait premier âge coûte entre 12 et 40 euros, soit en moyenne, 26 euros. À raison d’une boîte par semaine pendant 6 mois, soit 26 fois 26, ca fait quand même 676 euros. Et après, il vous faudra encore du lait de suite, au minimum jusque 1 an, voire plus si vous avez un petit mangeur…

Ça fait de belles vacances non? 😉

La facilité et la flexibilité

Rien à transporter : pas de bouteilles d’eau, de poudre, de biberon, de brosse goupillon… Et même si un souper s’improvise chez des amis, pas de risque de panne. Tout est toujours disponible, pas besoin d’équipement, d’électricité, d’eau pour nettoyer le matériel… L’allaitement, c’est plus de flexibilité, c’est plus de facilité, c’est moins de barda à trimballer et à porter…

Le décolleté sexy

Demandez à votre homme, il vous expliquera 😉

À noter que l’allaitement ne détruit pas la poitrine. À part si vous faites un sevrage à la barbare du jour au lendemain. Si par contre, vous allez au sevrage naturel qui permet à l’enfant de diminuer les tétées progressivement, vos seins reprendront leur forme d’avant. À noter que le port du soutien-gorge est bien plus destructeur que l’allaitement car il empêche les muscles de votre poitrine de faire leur job… Et vous vous retrouvez avec des seins jusqu’aux genoux faute de muscles… 😉

Un lien magique

Que ce soit le lien mère-enfant ou le lien entre frères de lait, le lien maman-papa (car oui le papa a un rôle important à jouer dans allaitement !) l’allaitement créé des liens extraordinaires.

L’argument anthropologique

Selon des études anthropologique très sérieuses qui comparent l’âge de sevrage par rapport à la durée de la gestation chez différents primates, le petit humain devrait être allaité entre 4 et 7 ans pour conserver le même rapport entre durée de la gestation durée de l’allaitement que chez nos cousins les singes.

Les recommandations de l’OMS

Enfin, a noter que l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif dans les 6 premières années de vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’au moins 2 ans et plus si la mère et l’enfant le souhaitent.

Un peu de théorie : les mécanismes de l’allaitement

L’allaitement est la suite normale de l’accouchement. Il se prépare pendant la grossesse et est – au début en tout cas – une question de chimie hormonale.

Lors de l’accouchement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. C’est grâce à elle (notamment) que l’utérus se contracte et que les glandes mammaires se mettent en route. La production, au départ est donc endocrine, c’est à dire qu’elle dépend des hormones sécrétées par un autre organe . Elle va rester endocrine pendant 6 à 8 semaines, avant de devenir autocrine, c’est à dire qu’elle est induite par les hormones sécrétés par la glande mammaire elle-même. Pour faire simple, je vais faire une analogie. Imaginez que vos seins sont un entrepôt plein de marchandises. Lorsque votre client passe commande votre entrepôt de vide et le responsable de l’entrepôt, en bon gestionnaire passe commande pour ne pas tomber en rade. Bébé, c’est votre client, et la tétée, c’est sa commande. Dans vos seins, il y a des tas de cellules qui stockent le lait. Des que ces stocks se vident, ces cellules envoient un message – sous forme d’hormones – pour relancer la production. Autrement dit, si bébé tète, vos seins produisent. Une fois l’allaitement mis en place , donc au delà des 6 à 8 semaines après l’accouchement, la panne sèche est quasi impossible, puisque le lait est produit à la demande.

Quasi ? Oui, car il existe de très rares cas, notamment liés au stress, ou la panne est possible. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’évidemment il y a des trucs pour favoriser la lactation :

  • La proximité avec votre bébé : portage, cododo, peau-a-peau. D’une part ces techniques sécurisent bébé, mais aussi elles permettent une communication hormonale entre bébé et maman et favorisent le lien d’attachement, qui favorise la lactation grâce à l’ocytocine (encore elle, hé oui!)
  • Certains aliments : fenouil, anis, avoine, son de blé, Malte d’orge, légumineuses, levure de bière, oléagineuses…
  • Boire beaucoup d’eau
  • Mettre papa a contribution : demandez au papa de vous apporter à boire lors des tétées, de vous prendre dans ses bras, de vous massez un peu le dos ou les épaules… Bref, de vous faire vous sentir bien.

Et le truc génial aussi, c’est qu’il est possible de relancer une lactation qui s’est arrêtée ou qui faiblit.

À noter, le volume tiré avec un tire-lait n’est pas indicative. Certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait pour diverses raisons (douleur, stress, tire-lait pas adapté). Cela ne veut strictement rien dire.

Quand allaiter n’est pas facile…

Si allaiter est ce qu’il y a de mieux et de plus naturel, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour certaines et ce n’est pas inné !

Voici les conseils pour favoriser un allaitement harmonieux :

  • Mettez bébé au sein des qu’il le demande. Oubliez les horaires de tétée, les rythmes imposés. Suivez les signes de bébé et votre instinct
  • Ne mesurez pas. Pas de pesée avant /après. Faites confiance à votre bébé, il sait ce dont il a besoin. Tant qu’il mouille bien ses couches (6 par jour) et qu’il a des selles régulières, tout va bien. Les courbes de prise de poids sont purement indicatives et ne sont généralement pas adaptées à l’allaitement maternel. Si un médecin, un pédiatre ou une infirmière vous dit que bébé ne prends pas assez de poids, mais que les couches sont mouillées régulièrement et que son état général est bon, demandez un autre avis (si possible pas dans la même institution).
  • Restez proche de bébé : favorisez le portage, le cododo, le peau-a-peau…
  • Faites vous plaisir : il n’y a aucun aliment interdit pendant l’allaitement. Même un petit verre de vin ou de bière est possible à condition de ne pas en abuser . En effet, l’alcool passe dans le lait maternel en très petite quantité. Par exemple, avec 0,5g d’alcool dans le sang (2 verres de vin) il y a la même quantité dans votre lait, soit 0,5g/litre de lait. C’est à dire 0,05%. Sachant que bébé tète moins de 200ml, il aura moins de 0,1g d’alcool. Pas non de problème non plus à manger des sushis, un tartare de bœuf, des piments ou de l’ail. Au contraire, plus vous variez votre alimentation, plus bébé aura un large éventail de goûts, de quoi éveiller sa curiosité gustative et favoriser l’envie de goûter à tout plus tard.

 

Certains facteurs externes entravent le bon fonctionnement de l’allaitement, notamment la péridurale, le stress… Je ne suis pas médecin, et pas (encore) consultante en allaitement, mais voici les principaux problèmes dont j’ai entendu parler.

Les crevasses

Problème numéro un de toutes les mamans, les crevasses. Elles peuvent être normales au début, mais si elles durent, elles sont souvent signe d’un problème comme une mauvaise prise en bouche du sein, une mauvaise position.

Solution : préférez des compresses lavables que vous imbiberez légèrement de votre lait. C’est le meilleur cicatrisant et zéro risque d’allergie. Si le problème dire, allez consulter une consultante en lactation

Les engorgements

Fréquents au début, ils témoignent de la mise en place à de l’allaitement. Par contre, s’ils se prolongent, que vous faites de la fièvre, allez consukter une consultante en lactation ou, à défaut un médecin pro-allaitement.

Solution : massez la zone douloureuse et appliquez des compresses d’argile et de la chaleur.

NB: même en cas de mastite, vous pouvez continuer à allaiter. Il existe des solutions compatibles avec la poursuite de l’allaitement.

Bébé pleure au sein

Plusieurs possibilités :

1 – Le lait ne vient pas assez vite. Dans ce cas vous pouvez aider en utilisant des techniques d’expression manuelle (massage ou compression légère du sein) ou en stimulant simultanément l’autre sein, par exemple avec un tire lait.

2 – le lait vient trop vite. Privilégiez les tétées en position couchée, limitez la consommation d’aliments et de tisanes galactogènes.

3 – bébé fait un pic de croissance : le pic de croissance est le 1er facteur d’arrêt de l’allaitement car la mère et l’entourage pensent que le lait maternel est insuffisant en quantité ou en qualité. Les pics de croissance sont fréquents et correspondent à des périodes ou bébé passe plus de temps au sein, réclame plus souvent, voire parfois s’énerve au sein. Ils surviennent au 3-6-9-12 (semaine et mois) et sont normaux car ils permettent d’adapter la lactation.

Bébé a du reflux ou des coliques

Si un de ces problèmes perdurent ils doivent vous amener à consulter une consultante en lactation IBCLC.

Pour éviter les coliques pensez à faire faire son rot a bébé en fin de tétée. Privilégiez la position assise pour le tétées de façon à ce que l’air avalé puisse remonter plus facilement.

Certains aliments peuvent favoriser le reflux et les coliques mais c’est à voir au cas par cas. Comme certains aliments peuvent ne pas vous convenir, certains aliments ne conviennent pas à votre enfant. Il n’y a pas de liste d’éviction miracle. Certains bébé sont intolérants au gluten, au lait de vache, aux cacahuètes…Dans tous les cas, l’éviction commencera avec les principaux allergènes : lait de vache, oeufs, gluten, … Pour évincer un aliment, n’en évincez qu’un seul à la fois, sur une durée de 2 à 4 semaines et observez s’il y a amélioration. Réintroduisez ensuite l’aliment en une fois et voyez si les troubles reviennent.

À noter que les tests cutanés d’allergie ne sont pas toujours efficaces car les réactions se produisent parfois que 48h plus tard, et parfois, même pas sur la zone testée.

La reprise du boulot

C’est probablement aussi une des grandes raisons de l’arrêt de l’allaitement. À savoir, en Belgique, vous avez droit à une demi-heure de pause quotidienne pour tirer votre lait, voire à un congé d’allaitement dans certains cas.

Le mieux est de constituer une réserve de lait congelé (il se conserve jusqu’à 6 mois au congélateur) sous forme de petit glaçons de 20ml, à dégeler au fur et à mesure. Grâce à votre pause, vous pouvez continuer à tirer votre lait 2 ou 3 fois sur la journée. Pour trouver le bon tire-lait, n’hésitez pas à louer plutôt que d’acheter, et au besoin à tester différentes marques.

Mais, comme nous l’avons vu plus haut, la lactation obéissant à la loi de la demande, vous pouvez optez pour un allaitement mixte si vraiment vous ne pouvez pas tirer votre lait.

Belle aventure lactée!

Marraine d’allaitement

Avec 35 mois d’allaitement à mon actif, je propose mon aide bénévole pour accompagner des jeunes parents dans leur aventure lactée, en répondant aux questions, en offrant soutien et écoute, par mail, skype ou téléphone (donc partout dans le monde). n’hésitez pas à me contacter.

 

Sources:

Une rencontre…

9 mois d’attente – enfin, un peu plus… Et puis… Une rencontre. Pas comme on l’espérait, pas comme on l’avait préparée, mais finalement, aussi magique et aussi belle que puisse l’être ce genre de rencontre…

D’abord, il y a eu un suivi de grossesse cool, sans surmédicalisation, juste à l’écoute de mes besoins et de mon corps et un projet de naissance à la maison, physio, intime, serein… Mais l’assurance hospitalisation en a décidé autrement. 3 semaines avant la date prévue du terme, DKV nous annoncent qu’ils ne prennent pas en charge l’accouchement à domicile. Nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre cette dépense. Un peu dans le rush, nous nous lançons a la recherche d’une maternité qui collera plus ou moins a nos valeurs et à notre philosophie…

C’est finalement à l’hôpital d’Auvelais (Centre hospitalier Régional du Val de Sambre) – dont la maternité a été refaite il y a quelques années, que nous trouvons l’accueil et l’écoute que nous recherchions. Le sage-femme qui suivait jusque la ma grossesse nous dit que c’est juste du « marketing » pour appâter le chalant et que ce ne sera pas mieux qu’ailleurs. Mais bon, il fallait bien se décider et j’ai décidé de faire confiance a mon instinct.

Le 22 mai, date prévue pour l’accouchement, pas de signe que Bébé’Potam ait envie de pointer son petit nez. La gynécologue qui reprend notre dossier demande un suivi monito tous les 2 jours, plutôt que – comme l’exige son protocole – de faire d’emblée la césarienne. A chacune de nos visites, les sages-femmes se présentent, savent qui nous sommes et connaissent notre projet de naissance. Elles prennent le temps de discuter avec nous, expliquent chaque geste et son utilité et nous demandent systématiquement notre accord avant tout acte médical… Chacune a sa façon, elles prennent la peine de faire connaissance et d’échanger, de se montrer humaines…

Jeudi 1er juin, notre bébé’Potam qui jouait encore les prolongations commence a montrer des signes de faiblesses au monitoring. Une fois, on se dit que c’est un souci de capteur. Deux fois, il n’y a plus de doutes… Les sages-femmes appellent la gynécologue et nous décidons que nous ne prenons pas de risques pour la vie de Bébé’Potam. Préparation pour une césarienne en urgence.

Évidemment, j’ai pleuré, j’ai paniqué, j’ai été déçue… Papa’Potam aussi s’est senti triste et inquiet… Mais c’est la que l’équipe a commencé à montrer a quel point ils accordaient de l’importance a notre projet. La gynécologue, rassurante et souriante qui a pris le temps de nous expliquer le déroulement de la césarienne; les 2 sages-femmes, Cindy et Delphine qui nous ont réconfortés et nous ont accompagnés tout au long de cette après midi; Isabelle, l’assistante logistique qui a pris soin de Petit’Potam le temps que le parrain de Bébé’Potam arrive…. Et, belle surprise, ma maman se libère pour être présente aussi, malgré son boulot et surtout malgré les problèmes de santé… Je suis un peu submergée par mes émotions, d’autant que j’avais très mal vécu que ma famille paternelle et ma belle-famille au grand complet décident de partir en vacances juste pour la date prévue de l’accouchement, comme si cette naissance ne les concernaient pas le moins du monde, qu’ils se fichaient éperdument de nous… Avoir ma famille la plus proche – mon homme, mon fils, ma maman – et un ami proche aura été le plus beau de tous les cadeaux pour accompagner ce moment si unique…

 

Cindy est restée avec nous tout au long de la césarienne, nous parlant, nous rassurant, nous expliquant, défendant notre projet de naissance auprès des autres intervenant… Papa’Potam a pu mettre de la musique dans la salle d’opération et rester avec moi tout du long, tout le personnel s’est présenté et tout nous a été expliqué. Papa’Potam a même pu regarder ce qui se passait au delà des champs stériles et observer l’opération…La gynécologue nous a expliqué que Bébé’Potam avait le cordon autour du cou et avait lâché son méconium dans le liquide amniotique. Voila qui expliquait donc les « grimaces » au monito…

Bébé’Potam a été mis en peau a peau sur ma poitrine tandis qu’on me recousait et – malgré des circonstances un peu chaotiques de sa naissance, les examens ont été limités au maximum, la pesée et autres examens secondaires ont été différés. Le « réveil » s’est fait en salle d’accouchement, entourés par notre famille (Petit’Potam, ma maman et le parrain de Bébé’Potam) et sous la vigilance discrète mais attentive des sages-femmes. Petit’Potam a pu se joindre a la tétée d’accueil de Bébé’Potam et nous avons pu récupérer le placenta, comme nous l’avions demandé…

Le lendemain, Bébé’potam commence a chauffer, et vu les circonstances, le pédiatre n’hésite pas une minute et le met sous antibiothérapie et sous monitoring continu. La aussi, c’est un médecin très a l’écoute, compréhensif qui nous écoute et tente de concilier au mieux nos besoins et ses impératifs. C’est donc en peau à peau que Bébé’Potam est mis sous monito, sous mes caresses et mes chansons que le pédiatre lui place son petit cathéter, et, après négociations, dans le calme de notre chambre que nous passerons le séjour neonat’. Les infirmières pédiatriques sont formidables aussi: douces et gentilles, elles font un maximum pour éviter de stresser bébé: soins pendant qu’il est au sein ou juste après une tétée, prises de températures lors des changes, souvent par maman…

Au final, le séjour, prolongé par le passage en néonat’ de Bébé’Potam s’est déroulé à merveille, avec des sages-femmes au petits-soins et à l’écoute de nos besoins, attentives sans être intrusives, respectueuses et humaines. du début à la fin, elles auront tout fait pour nous faire sentir comme à la maison et pour préserver la sérénité que nous voulions dans notre projet de naissance….

Et puis surtout, parmi ces sages-femmes formidables, la rencontre de 2 femmes extraordinaires, Katia et Valérie. Deux sages-femmes passionnées, dévouées, brillantes, gentilles… Bref, la rencontre avec Bébé’Potam aura aussi été l’occasion de belles rencontres humaines, d’échanges, de discussions, d’apprentissages, de remises en question et d’évolution.

Ma vision des hôpitaux si noire avant cette expérience s’est teintée de jolies couleurs et de belles émotions. J’éprouve de la gratitude envers ces femmes formidables qui ont accompagné discrètement notre rencontre, l’agrandissement de notre famille; de la reconnaissance envers ceux et celles qui ont entendu et respecté nos souhaits, sans jugements, sans a priori, qui ont tenu compte de notre projet et l’ont pris à coeur; beaucoup d’amour pour ces gens qui ne nous connaissaient pas mais ont pris la peine de se mettre en 4 pour nous; de la sérénité face à cette naissance qui n’était certes pas comme nous l’avions rêvée, mais qui n’en fut pas moins belle ou moins puissante… Et puis évidemment, de la reconnaissance pour les médecins qui ont permis à notre Bébé’Potam d’être la, parce que sans cette césarienne et sans les soins neonataux, Papa’Potam et Petit’Potam pleureraient probablement la perte de deux être chers…

Merci. Du fond du cœur, merci!

 

A Katia, Valérie, Cindy, Delphine, Shanon, Leslie, Camille, Béatrice, Jennifer, Marion… Les formidables sages-femmes de la maternité
A Isabelle, la fabuleuse assistante logistique et nounou d’enfer 😉

A Arielle, Stéphanie et Shanti (Je ne suis pas sure du tout de l’orthographe, mais son visage reste gravé dans mon coeur) les infirmières pédiatriques
Aux docteur Muriel Verheyen, gynécologue; Pierre Kiakulanda et Ionna Ené, pédiatres; Yannick Esnault, Mulomba Kalonji et Ute Hebborn, anésthésistes
A Pierre, l’assistant du bloc opératoire (j’espère que ses chaussettes ne me tiendront pas rigueur 😉 ) et aux infirmières du bloc…

Et à tous les autres qui par leur gentillesse, leur humanité, leur professionnalisme ont permis que cette rencontre soit aussi proche que possible de notre projet de naissance…

Les couches lavables, cette merveilleuse avancée ;)

Quand je parle de notre choix de couches lavables, j’ai souvent des remarques du genre « Waouw, t’es courageuse! » ou alors « Oh, c’est bien parce que tu es mere au foyer, moi, je n’aurais pas le temps… Et puis c’est pas très hygiénique »

J’ai déjà touché un bref petit mot sur les couches lavables, CL pour les intimes, dans mon article Bébé zéro déchet (ou presque…)

Cette fois, je voudrais aborder les couches lavables un peu plus en détail car après 28 mois et demi d’utilisation, je n’ai toujours rien trouvé à redire, et même, je suis encore plus convaincue, puisque sur le point de remettre le couvert avec Bébé’Potam. Elles n’ont que des avantages et on en trouve pour tous les goûts, toutes les morphologies et tous les budgets 🙂

Intrigués? Étonnés? Sceptiques? Enthousiastes?

Suivez le guide 😉

Pourquoi choisir les couches lavables?

Avantage écologique

C’est le premier des avantages qui saute à l’esprit, même si beaucoup restent sceptiques. Certes, la production et l’entretien des couches lavables requiert de l’eau, de l’énergie et des matières premières (coton, bambou, viscose…) et parfois des matières pas vraiment eco-friendly selon les marques (polyuréthane). Mais l’impact écologique reste minime en comparaison avec les couches jetables bourrées de plastiques et de produits chimiques.

Voici un petit graphique qui représente les consommations en matières premières, eau, énergie ainsi que la quantité de déchets produite.

couches

Peu importe, comment vous regardez le tableau, la conclusion est évidente: les couches lavables, même en comptant les lavages restent beaucoup plus écologiques.

Avantage financier

Autre argument de taille, le coût. Comme le montre le tableau ci-dessus, un enfant en couches jetables vous coûtera plus de 1400 euros, et ce prix grimpe d’avantage encore si vous ne jurez que par Pampers. Les couches lavables vous coûteront entre 300 et 500 euros à l’achat, et environ 200 euros en entretien, mais, vous pouvez réutiliser les couches pour plusieurs enfants, ou les revendre une fois que votre bambin n’en a plus besoin.

Clairement, le prix d’achat peut être un peu rebutant car il faut mettre ce budget en une fois. Mais il existe pas mal de groupes de vente de couches en occasion et les bourses se multiplient. Il y a aussi des « donneries » de couches dans certaines maternités, dans certains magasins de puériculture.Vous pouvez donc vous en sortir pour 3 fois rien. Notre premier kit comprenant 3 culottes Bambino Mio et 12 inserts nous a coûté 26 euros, neuf en profitant d’une liquidation. Puis, nous avons racheté des inserts et des culottes supplémentaires en occasion: 12 culottes et 48 inserts pour 40 euros… Et petit’Potam se promène toujours avec, tandis que les 1ères culottes ont été prêtées à la marraine de Bébé’Potam et sont déjà de retour et prêtes pour accueillir les petites fesses de Bébé’Potam 😉 Investissement total: 70 euros. Nous aurions pu étaler cet investissement d’avantage encore car les couches Bambino Mio ont des tailles (4 tailles a l’époque de l’achat, maintenant, ils ont changé leurs modèles en 2 tailles). Je reviendrai plus loin sur les tailles et les modèles 😉

Et il existe aussi, dans certaines régions, des sociétés de location de couches.  Je n’ai pas testé, mais cela peut être assez intéressant lorsque vous devez trouver la couche qui vous convient à vous et à votre bébé. Ou si vous n’etes pas trop sur de vous et que vous souhaitez simplement tester les CL.

A noter enfin, certaines communes offrent une prime pour l’achat de couches lavables et certaines mutuelles permettent d’acheter des couches lavables neuves à petit prix. Renseignez-vous, c’est parfois très intéressant 😉

Avantage santé

Tout le monde a entendu parler de la fameuse enquête de l’association 60 millions de consommateurs. Si pas, voici le petit résumé.

Avec les couches lavables, pas de risques. Des matières naturelles et des lessives spécifiques adaptées aux couches et aux peaux fragiles, sans azurants, sans enzymes…

C’est donc moins de risques d’allergie, mais aussi pas de perturbateurs endocriniens et pas de cancérigènes. Un petit investissement pour la santé à court terme comme a long terme donc.

Avantage esthétique

Honnêtement…

couches-lavables-et-couches-jetables

Qu’est ce qui est plus joli? 😉 Ca se passe de long discours…

Mais que choisir?

Alors une fois que vous aurez décidé de passer aux CL, ou une fois que votre curiosité aura été suffisamment attisée, vous allez entrez dans un très vaste domaine ou il est parfois difficile de s’y retrouver… TE1, TE2, TE3, culottes, inserts, bambou, coton…

Commençons par rassurer ceux qui sont encore sceptiques, non les couches lavables ce n’est plus ca:

couches ancienne1

Mais ceci:

coches modernes

Les différents modèles

On distingue plusieurs modèles nommés TE1, TE2 ou TE3.

Les TE1

Les TE1 sont ce qu’on appelle les tout-en-un. Ce sont les plus simples a utiliser, et généralement, celles que vous aurez le plus facile à faire accepter aux gardiennes et aux nounous.

Elles se composent d’une partie absorbante et d’une partie imperméable (Photo d’une Tots Bots Easyfit)

Easyfit

L’avantage réside évidemment dans la facilité d’utilisation, même pour un parfait néophyte, et elles sont généralement un peu moins chères que leurs comparses composées.Comme dit plus haut, se sont aussi celles qui sont le mieux acceptées dans les collectivités (crèches, nounou…) et qui poseront le moins de souci si Mamy doit garder votre chérubin 😉

Mais elles ont aussi des inconvénients. Vu que la partie imperméable et la partie absorbante sont liées, elles sont plus délicates pour l’entretien. Pas question de les passer à 90°C ou d’employer des cristaux de soude pour le décrassage, et certaines ne vont pas au sèche-linge. Il faut aussi parfois jongler un peu pour trouver le bon modèle adapté à la morphologie de votre bébé, surtout si optez pour des tailles uniques. Vu un lavage plus fréquent de la culotte (puisque attachée à l’insert absorbant), elles ont aussi une durée de vie un peu moindre que les TE2. Enfin, ce sont les moins écologiques de toutes puisque vous devez laver l’entièreté de la couche à chaque fois.

Les TE2 et les TE3

Vous l’aurez deviné, les TE2 sont des tout en 2, composée d’une partie absorbante nommée insert ou booster et d’une culotte de protection. Les TE3 sont ce que l’on appelle les hybrides qui permettent de mettre un insert jetable, ce qui peut être pratique en vacances ou en déplacement. Ces dernières sont cependant assez peu courantes.

Ici en photo, une Bumgenius TE2 à poche et une P’tit dessous

 

Le gros avantage des TE2 est assurément qu’elles s’adaptent beaucoup plus aisément car vous pouvez rajouter des inserts supplémentaires par exemple pour la nuit ou quand votre enfant grandit. Certains modèles sans poches permettent aussi de laver l’insert et de réemployer la culotte de protection, ce qui est bien entendu, plus écologique et moins encombrant dans un sac à langer. L’entretien est également plus facile car vous pouvez lavez les inserts séparément, donc pour les décrassages, vous pouvez monter à 90°C et employer si besoin des produits plus caustiques comme les cristaux de soude ou le percarbonate de soude, sans risque d’endommager l’an membrane imperméable. Elles ont aussi une durée de vie plus longue (Pour info, les inserts bambino mio acheté en occase avaient déjà fait 4 enfants et servent encore pour mon loulou 😉 )

Cependant les TE2 demandent parfois un peu plus de doigté (c’est le cas des Bambino Mio dont il faut plier l’insert de différentes façon selon que ce soit pour un garçon ou une fille. Mais bon, ce n’est pas non plus de l’origami de haut vol… et les tutos vidéos sont très bien faits) et reviennent un peu plus cher à l’achat. Les TE3 sont évidemment moins écologiques et plus chères.

Niveau marques, vous aurez l’embarras du choix. Bumgenius, Tots Bots, Bambino Mio, P’tit dessous, Bambinex, 2mains propre, Imse Vimse, Popolini, Mother Ease, Hamac… Certaines sont fabriquées en Europe, certaines n’emploient que des matériaux naturels, d’autres sont bio… Et elles ont toutes leurs petites particularités. Certaines s’adaptent parfaitement à un bébé et fuitent pour un autre, en fonction de sa morphologie…

Il y a aussi les tailles uniques et les tailles par poids. L’avantage des taille unique est bien entendu que vous investissez une fois et que les couches évoluent avec bébé de la naissance à la propreté. Elles sont toutefois parfois moins bien ajustées que des couches spécifiques pour chaque taille. Autres avantages des couches à taille, vous ne devez pas investir en une fois et si vous souhaitez avoir plusieurs enfants rapprochés,  chacun aura ses couches… 

Ca y est? Vous avez fait votre choix? Ca vous semble encore trop abstrait? Pour ceux qui se sentent plus à l’aise en découvrant avec un guide avisé, je ne peux que vous conseiller de suivre un atelier découverte, comme ceux organisé par Alyne, chez Petite marmite, une très chouette nana, dynamique et sympathique, pleine de bons conseils. Elle vous présentera les divers modèles, les marques, les types… Le tout avec le sourire et dans la bonne humeur dans la région de Namur. Il existe bien entendu d’autres ateliers un peu partout…

Ok! Et maintenant?

Ca y est, vous avez sauté le pas? Vous avez vos couches lavables. Mais comment ca s’entretient ces machins la?

Si vous avez acheté du neuf, vous avez sûrement toutes les explications avec la couche. Si par contre vous vous lancez avec des couches d’occase, vous pourriez etre un peu perdu(e).

Voici donc quelques conseils élémentaires pour bien démarrer.

Avant de commencer

Les couches neuves doivent être lavées plusieurs fois avant utilisation, si possible avec une lessive spéciale. J’ai employé la lessive Potion, une lessive spéciale pour les couches. Il en existe d’autres comme Bambinex. Alyne de petite marmite m’a aussi recommandé la lessive concentrée Lerutan. Dans tous les cas, il faut une lessive sans phosphates et sans glycérine.

L’entretien quotidien

Pour éviter les corvées de grattage, il existe de petits voiles en cellulose bio-dégradables que vous pouvez jeter dans les wc ou au compost et qui retiennent les selles de bébé. En général, si c’est un caca, je jette le voile et je prélave immédiatement la couche avec un savon adapté si besoin.

Il existe ensuite deux écoles pour le stockage en attendant lavage.

stockage-couches-lavables

Ici, nous avons testé les deux méthodes, et à l’unanimité, nous préférons le stockage à sec. Plus léger, pas d’odeur, et surtout plus doux pour les couches et convient à tout type de couches (nous avons de TE1 et des TE2 et employons les 2 indifféremment).

Je rince les pipis et je prélave les cacas et je mets dans le seau en attente de la lessive. Les lundis et jeudis, je mets les couches dans la machine, et je fais un rinçage + essorage. Puis lessive à 60°C avec une lessive sans glycérine et sans phosphates (pas de lessive maison au savon de Marseille, sauf avec du savon deglycériné comme celui de chez Marius Fabre)

Le site des marques de couches P’tit Dessous et Lulu Nature préconisent par ailleurs les lessives suivantes:

  • Apta écologique en poudre
  • Biocoop liquide
  • Ecodoo
  • Leclerc Eco +
  • Leclerc marque repère liquide
  • Leclerc Uni Vert liquide
  • Lidl
  • Potion (lessive spéciale couches lavables)
  • Rainett
  • Super U écologique
  • Ulrich
  • X-tra en poudre
  • X-tra total en poudre
  • Lerutan poudre

Dans tous les cas, divisez les quantités de lessive par 2 (les résidus de lessive encrassent les couches), faite un rinçage supplémentaire et évitez l’adoucissant (il imperméabilise les parties absorbantes) et le vinaigre (il abîme les élastiques).

Certaines marques recommande le séchage à l’air libre et au soleil, les UV ayant un effet anti-bactérien et blanchissant. Si vous habitez La Réunion ou l’Équateur, profitez en. Si comme nous vous habitez un pluvieux petit pays, tenez compte lors de votre achat que le temps de séchage en intérieur est parfois très long et qu’il vous faudra plus de couches si celles que vous choisissez ne vont pas au sèche-linge. Ici, autant nos Tots Bots que nos Bambino Mio vont au sèche-linge. Nous y avons par inadvertance passé une TE1 Bumgenius et elle est sortie nickel… Depuis, elle y passe a chaque lessive.

Les décrassages

Une fois de temps en temps, tous les 2 à 3 mois environ – et un peu plus si vous employez du liniment pour nettoyer les petites fesses – vous devrez procéder à un décrassage. Pour se faire, je lave d’abord les couches comme a l’accoutumée. Ensuite, selon le type de couche et le degré d’encrassement, il existe plusieurs méthodes.

Décrassage avec une lessive spécifique

Je lave à 60° – éventuellement avec un trempage –  avec une lessive spécifique (Potion, Bambinex, Lerutan, Mio Fresh…) ou un tout petit peu de détergent de vaisselle doux (Biotop par exemple). Je termine par un rinçage supplémentaire.

Décrassage sans produit

Un simple lavage à 60°C suffit parfois. Mais honnêtement cette méthode ne me convainc pas des masses. Pour les TE2, certains inserts acceptent un lavage à 90°C, mais cela convient exclusivement pour des couches peu encrassées.

Décrassages de dernier recours

A éviter absolument sur des inserts en bambou et sur les TE1, à moins qu’aucune autre méthode n’ait fonctionné, les cristaux de soude ou le vinaigre. Je lave normalement, puis je laisse tremper les inserts avec 1 cuillère a soupe de cristaux de soude ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans 10l d’eau pendant 6h environ. Puis je lave à 60°C sans aucun produit en cycle long.

Quand décrasser?

Les symptômes des couches encrassées sont divers: odeur d’ammoniaque, fuites, fesses irritées. La fréquence des décrassage varient selon la lessive et les crèmes de change employées, selon la dureté de votre eau etc.

Pour savoir si vos couches sont encrassées, un simple petit test suffit: faites couler quelques millilitres d’eau sur un insert sec. Si l’eau est immédiatement absorbée, c’est ok. Si par contre, l’eau perle avant d’être absorbée, le décrassage est nécessaire.

A noter que les causes de l’encrassage peuvent être diverses: résidus de crème, de liniment, calcaire, résidus de lessive, d’urine etc. Vous aurez donc parfois l’impression que le décrassage n’a pas fonctionné. C’est possible… Un décrassage à la soude ou au détergent de vaisselle sera efficace sur des résidus gras, mais pas sur du calcaire. Et à contrario, un décrassage au vinaigre n’aura que peu d’efficacité sur des résidus d’urine ou de gras. A vous donc de trouver la méthode qui vous convient. Les poudres spécifiques ont l’avantage de cibler spécifiquement les problèmes des couches et donc donnent généralement de meilleurs résultats.

Les accessoires

Les couches lavables requièrent peu de matériel complémentaire… Un  ou deux sacs imperméables pour les déplacements et un seau avec couvercle pour le stockage à la maison. Les voiles de protection sont un plus, mais on peut aussi faire sans (je n’y pense jamais…mais dans ce cas, il vous faudra une petite spatule pour décoller les selles de l’insert).

tots bots

 

Voilà, voilà… Il ne vous reste plus qu’à 😉

Très honnêtement, chez nous ca représente 2 demi-machines par semaine (je vous rassure, l’écolo que je suis remplit les machines avec les lavettes, les essuies, les draps, les bodys, les mouchoirs etc. 😉 ). On ne peut donc pas dire que ce soit vraiment une charge de boulot énorme que d’entretenir des couches lavables… Et à notre rythme de lessive, nous nous en sortons sans souci avec 10 TE1 Tots Bots et 5 culottes TE2 plus 12 inserts Bambino Mio / Bumgenius.

 

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Le BA-ba des petits bobos au naturel – partie 1: bébés, bambins et enfants

Avant toutes choses, je tiens à préciser que cet article est une synthèse de mes petits remèdes mais qu’il ne dispense pas de consulter un médecin. Ce sont des remèdes d’appoint pour soulager les petits bobos mineurs ou soulager en attendant de voir un médecin. Les maux ne doivent pas être pris à la légère, surtout chez les petits. Cet article ne se substitue donc pas à l’avis d’un médecin et les remèdes proposés ici ne se substituent pas à un traitement médical.

Cet article est co-écrit avec Alexandra Bulle, naturopathe et conseillère en Fleurs de Bach. Ses bons conseils et sa connaissance parfaite des Fleurs de Bach et des huiles essentielles m’ont souvent bien aidée avec mes petits bobos et ceux de la famille Potam.  Je vous invite à aller faire un petit tour sur son site, pour plus d’information et pour plein d’articles intéressants sur la naturopathie et la Simplicité volontaire. Elle propose des consultations dans le nord de la Drome et l’Isère, mais aussi par Skype 🙂

Coliques

Beaucoup de bébés souffrent de coliques, ces crampes au ventre qui peuvent perturber le sommeil des tout petits et se manifestent le plus souvent par des pleurs difficiles à calmer.

Ici notre remède souverain consistait à appliquer un petit coussin en noyaux de cerises ou un petit ballon d’eau chaude dans un gant de toilette sur le ventre de bébé. Quand cela ne suffisait pas, une petite marche avec petit’potam en écharpe (ou autre moyen de portage physiologique) était notre meilleure arme.

L’éviction des produits laitiers peut aider également (y compris pour la maman allaitante).

J’ai également remarqué que lorsque je consommais du rooiboos, le confort digestif de Petit’Potam semblait s’améliorer.

Coté remèdes naturels vendus en pharmacie, nous avons 2 grands chouchous:

Pranabb « confort digestif » (huile de massage) et Mama Natura Coli (gouttes homéopathiques)

Le truc d’Alexandra : le fenouil en infusion, à faire boire à bébé à la pipette, et/ou à maman si elle allaite : ses vertus digestives calment les spasmes tout en douceur.. et favorisent aussi la lactation !

Dents

Le passage obligé de tous les enfants et que tout parent redoute. C’est un vaste chapitre car les poussées dentaires s’accompagnent souvent d’une kyrielles de désagréments (fièvre, selles et urines acides, érythème fessier…).

Pour la douleur dentaire à proprement parler, vous pouvez proposer à votre enfant de chiquer de la racine de guimauve ou d’iris, vendus tous deux en herboristerie et dans les magasins bio. Notre truc ici, consistait à faire des mini-frisko de lait maternel que petit’potam pouvait mâchonner.

glacons

En phythothérapie, la camomille sous forme de tisane et de glaçon a aussi souvent soulagé notre loustic. On la retrouve aussi en homéopathie, pure (Chamomilla vulgaris 5CH) ou dans certains complexes homéopathiques, comme le Mama Natura Dento, qui nous a aussi sauvé la mise quelque fois.

Le truc d’Alexandra : on peut aussi utiliser la camomille en huile essentielle : une goute diluée dans 10 ml d’huile végétale, en massage doux sur la gencive. Et en Fleurs de Bach, un mélange Agrimony, Walnut et Cherry Plum aidera bébé à passer ce cap difficile (3 gouttes de chaque dans un flacon de 30ml d’eau de source, donner 4 gouttes du mélange 4 fois par jour, et également au moment des poussées de douleurs).

Sommeil agité

Lorsque Petit’Potam est fatigué mais qu’il a du mal a trouver le sommeil, j’ai repris le rituel que faisait ma maman lorsque j’étais petite: la tisane de tilleul ou de camomille. J’y ai rarement eu recours car généralement, Petit’Potam s’endort bien.

Ce qui a été plus délicat, c’était les terreurs nocturnes. La, c’est notre pédiatre qui nous a conseillé Stramonium 9CH, 3 granules avant le coucher 🙂 Dans la même veine, homéopathique, le complexe Mama Natura Dormi est toujours notre alié pour les nuits difficiles, les cauchemars et autres petites angoisses.

Le truc d’Alexandra : Certaines huiles essentielles, en olfaction (une goutte sur un linge) ou en massage (2 gouttes dans une cuillère d’huile végétale) apaisent bébé et l’aident à trouver le sommeil. Dès trois mois : la mandarine rouge, le petitgrain bigarade, et le géranium sont tout indiqués . Pour les terreurs nocturnes, il y a aussi les Fleurs de Bach : Rock Rose, Walnut (même préparation que précédemment)

Eczéma

Alors là, je peux vous en parler dans tous les sens… Souffrant de dermatite atopique depuis ma plus tendre enfance et Petit’Potam ayant hérité des mêmes problèmes de peau, on est gâtés cotés plaques…

Evidemment, pour tout ce qui est eczéma allergique, la première chose à faire reste l’éviction. Les produits laitiers, les oeufs, les arachides sont souvent les premiers coupables. N’hésitez pas a tester par vous même, et le cas échéant à consulter un allergologue.

Mais dans tous les cas, pour l’eczéma qu’il soit allergique ou atopique – et en règle générale pour la santé de la peau – il est impératif d’espacer les bains et les douches et d’arrêter les gels douches et les savons chimiques (oui, même ceux de la pharmacie!). Un bébé ne transpire quasi pas, aussi un bain par semaine suffit largement. Le reste du temps, une toilette avec un gant de toilette suffit 🙂

Pour le bain, nous utilisons le plus souvent un petit pochon d’avoine (une étamine en coton ou une vieille chaussette en coton avec une poignée de flocons d’avoine bio dedans). Le pochon marche aussi très bien pour la toilette « de petit chat » (débarbouiller bébé avec juste le gant de toilette).
Quand bébé grandit et qu’il commence à vraiment se salir (peinture, terre, poussière etc), on emploie quand nécessaire du pain d’Alep à 40% d’huile de laurier. Le reste du temps, l’eau claire ou le pochon d’avoine suffisent amplement.

Après le bain, , il est important de bien hydrater. Ici on est généralement à l’aloe vera et éventuellement à l’huile de bourrache.

En traitement sur les plaques, lotion à la calamine ou argile blanche ou rose pour sécher en douceur.

Le truc d’Alexandra : la naturopathie, dans le cas de l’eczéma, va rechercher les causes profondes, il est difficile de proposer une solution qui conviendra à tout le monde. Toutefois, Crab Apple en Fleurs de Bach éventuellement couplée à Walnut peut être d’un grand secours. Soit à avaler, soit en mélangeant une goutte à de l’huile végétale ou de l’aloé véra , en application locale.

Piqûre d’insecte

Ca, c’est mon indispensable pour petits et grands. Efficace tant sur les piqûres de moustique, d’abeille, de guepe, de taon, de fourmi, d’aoutat… que sur les morsures d’araignée, ce remède me suit partout dès que je commence à barouder. A la belle saison, je glâne des fleurs de camomille romaine que je fais sécher puis que je broie (feuilles, tiges et fleurs) et que je met à infuser au soleil pendant 3 à 4 semaines dans du vinaigre d’alcool à 7°. J’applique une goutte sur la piqure. Ca pique au moment même, mais dans les secondes qui suivent, ca neutralise le « venin » et soulage bobos et démangeaisons. On peut en réappliquer par la suite, aussi souvent que nécessaire, pour autant que la plaie ne soit pas à vif.

Si par contre votre loustic gratte la plaie et qu’elle est à vif, mieux vaut soit un cataplasme d’argile, soit la lotion à la calamine.

Le truc d’Alexandra : une goutte d’huile essentielle d’eucalyptus citronné sur la piqûre à renouveler au bout de 15 minutes, puis une heure. (dès 3 mois) 

Bleus et bosses

Arnica, mon amour! Que ce soit en macérat huileux, en onguent ou en granules homéopathique, je ne jure que par l’arnica 🙂 Et avec un casse cou à la maison, j’en ai toujours en stock.

Le truc d’Alexandra : l’huile essentielle d’hélichryse diluée à 50% dans une huile végétale, en massage léger fera des miracles sur les bleus et bosses (sauf si très près de l’œil), dès trois mois. Et les grands cascadeurs (à partir de 3ans) peuvent l’utiliser pure, une ou deux gouttes en massage, trois fois par jour.

Gerçures

Que ce soit les lèvres gercées ou les crevasses du mamelon lors de l’allaitement, le miel est souverain. J’en applique simplement un peu sur la crevasse pour aider à cicatriser. C’est un excellent antibiotique naturel et un très bon cicatrisant.

Pour les mamans allaitantes, des compresses de lait maternel sont aussi de vrais petits bijoux.

Enfin, la lanoline m’a aussi sauvée quelques fois. L’avantage de cette dernière étant que vous pouvez aussi l’employer en cas de crevasses sur les mains.

NB: pour les crevasses du mamelon, il peut être utile si le problème est récurrent de consulter une consultante en lactation IBCLC car les crevasses viennent généralement d’une mauvaise prise en bouche du sein ou d’une mauvaise position 🙂

Maux de l’hiver (toux, rhume)

Quand frappe le froid, je contre avec le chaud! Une bonne tisane de thym (1 cuillère à café de thym dans une tasse d’eau bouillante) avec le jus d’un quart de citron et une grosse cuillère de miel.

Ma grand-mère, elle, me mettait un foulard en soie quand je commençais a me plaindre de la gorge. La soie garde au chaud et protège efficacement du froid.

A partir d’un an, vous pouvez donner une petite cuillère à café de miel  toute les 2-3 heures pour soulager les petites gorges irritées.

Coté pharmacie, le sirop Grintuss Kid (laboratoires Aboca) est naturel et plutôt efficace. Et papa ou maman (meme enceinte ou allaitante) peuvent prendre la version adulte.

Le truc d’Alexandra : l’HE de Ravintsara, dès trois mois, ok grossesse et allaitement ; 2 gouttes diluées à 50% dans une huile végétale, en massage du dos, du torse. Après un an, on peut mettre deux gouttes pures derrière les oreilles ou dans le creux du coude.

Érythème fessier

Nos grands-mères mettaient du talc, je lui préfère sa version naturelle: l’argile blanche, ou la lotion à la calamine

Sinon, l’utilisation d’un liniment oléo-calcaire pour le change et les changes réguliers permettent généralement d’éviter le souci. Le liniment avec son pH basique neutralise l’acidité de l’urine et des selles et soulage donc la peau de bébé.

Coté crème, notre chouchoute reste la crème Weleda à la mauve blanche

weleda

Indigestion

Pour les petites indigestions un peu de tisane de menthe à boire par petites gorgées aide à soulager nausée et lourdeurs d’estomac.

Constipation passagère

Alors c’est de loin le plus infect des remèdes que j’ai eu à prendre, mais il faut reconnaître que c’est efficace: l’huile d’olive. Une cuillère a café à prendre en dehors des repas.

Si la constipation n’est pas d’origine pathologique mais qu’elle est fréquente, pensez à donner plus d’eau à boire à votre chérubin et si cela ne suffit pas huiler un peu plus  vos repas en variant les huiles (olive, lin, colza, noisette, noix, tournesol…)

Diarrhée

Truc de ma grand mère aussi: me faire boire l’eau de cuisson du riz. Pour rendre la chose un peu plus attrayante, elle cuisait le riz avec quelques carottes coupées en petit morceaux et un oignon. Elle me faisait alors manger ce gruau, ou si je me sentais trop barbouillée, juste boire l’eau de cuisson comme une soupe.

Le truc d’Alexandra: Si bébé est diversifié : la carotte est un excellent régulateur intestinal ; crue en cas de constipation, cuite en cas de diarrhée. A partir de 9 mois, le psyllium aussi est intéressant, ponctuellement aussi bien en cas de diarrhée que de constipation : une cuillerée à café de poudre de téguments de psyllium dans une compote, par exemple, deux à trois fois par jour.

Pour la diarrhée, le jus de myrtille est un astringent puissant (mais à éviter en cas de nausées, le vomito à la myrtille, c’est très dur à faire partir sur un mur blanc…)

Prévention des maux de l’hiver

Tant pour son parfum boisé agréable que pour ses vertus multiples, l’huile essentielle de Ravintsara (Cinnamomum Camphora) fait partie de ma trousse de base.

Antivirale, stimulante du système immunitaire et antibactérienne, vous pouvez l’employer en diffusion sans risque même avec un nouveau né. L’idéal est de diffuser quelques gouttes d’huile essentielle dans un diffuseur pendant une vingtaine de minutes quand les petits ne sont pas dans la pièce. A défaut de diffuseur, 4 ou 5 gouttes d’huile essentielle dans un bol d’eau chaude ou dans l’humidificateur du radiateur feront aussi l’affaire (bien que ce procédé fasse perdre une partie des propriétés des huiles essentielles)

Pour les plus grands, une tisane de cannelle ou d’echinacea sont aussi de bonnes aides pour fortifier le système immunitaire.

Chez nous, l’huile PranaBébé « défenses naturelles » à masser sur les pieds a fait ses preuves plus d’une fois 🙂

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Le truc d’Alexandra: A partir de 6 mois, on peut aussi stimuler les défenses immunitaires en utilisant l’extrait de pépins de pamplemousse. Posologie en préventif pour une concentration à 400mg de flavonoïdes : 1goutte/kg de poids de bébé / jour, en trois prises. (en gros si bébé pèse 12 kg, 4 gouttes trois fois par jour !). A prendre dans un peu d’eau ou de jus de fruits. En curatif la dose peut être doublée. 

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Comment un baby-sitter a changé notre vie…

Petit retour sur une expérience ultra-positive, pourtant initiée par une situation plutôt catastrophique…

Samedi dernier, pour la première fois, j’ai fait appel à un baby-sitter pour m’accorder du temps pour moi, oui, juste pour moi, égoïstement. Pas pour la maison, pas pour faire ma paperasse, pas pour une rendez-vous… Non. Pour MOI. C’est la première fois en 27 mois. Et ce ne sera pas la dernière.

A la base, j’ai appelé ce gentil jeune homme parce que j’étais à la limite d’un nouveau burn-out. Enceinte, avec les hormones et les nuits pas top, les petits soucis de digestion et la fatigue; Petit’pottam qui sort péniblement ses molaires avec la fièvre et le caractère grincheux qui va avec; une famille’Pottam au grand complet malade avec une bronchite pour moi et évidemment, tout qui s’accumule dans la maison… Le sentiment d’être débordée, un bambin malade et très très demandeur alors que je suis moi-même en train de cracher mes poumons et que j’ai juste envie de dormir… Et un Papa’pottam qui bosse et qui donc, malgré toute la bonne volonté du monde, ne peux pas grand chose pour enrayer une spirale franchement négative. Très vite, tout ca se ressent sur mon moral, sur ma fatigue, sur ma patience… Je me retrouve à pleurer pour trois fois rien, a crier sur un Petit’Pottam qui ne comprend pas pourquoi sa maman pleure et se fâche… Et bien sur à m’en vouloir après… Et personne a qui demander de l’aide, la famille etant soit trop loin, soit trop occupée…

Mon sage-femme m’avait déjà dit plusieurs fois de m’écouter un peu plus, d’être un peu plus a l’écoute de mes besoins… J’ai décidé de l’écouter, surtout parce que je me rends compte qu’on ne peut rien verser d’un vase vide… Et j’étais vidée. J’avais besoin de me retrouver, de prendre soin de moi et de relâcher un peu toute la pression que représente le sacerdoce d’être maman au foyer.

Je sais que beaucoup pensent que les mères au foyer ont la belle vie, qu’elles passent leur temps a se faire des manucures en regardant des séries, qu’elles vont boire le thé avec leurs copines ou se font des virées shopping… La vérité est que c’est un job H-24. Pas de pause, pas de congé, pas de congé de maladie… Et le plus souvent pas de salaire, pas de pension et pas de reconnaissance de la part des autres adultes et de la société… Bref, être parent au foyer c’est un job épuisant dans une zone de non-droit.

On est tout à la fois: éducateur, animateur, professeur, coiffeur, infirmier, cuisinier, femme de ménage, chauffeur, policier, comptable, logisticien, musicien, coursier, aide-soignant, aide-ménager, jardinier, conteur, soigneur, manucure, pédicure, guide, secrétaire, téléphoniste, organisateur d’événements, décorateur, habilleur, styliste, couturière, peintre, dessinateur, négociateur, coach, pompom-girl, clown, psychomotricien, logopède, psychologue, puéricultrice, instituteur, arbitre… Et si a la fin de la journée, il y a des petits yeux qui pétillent et des bras autour de notre cou, on peut se dire qu’on a fait un bon boulot… Mais c’est là le seul remerciement que nous pouvons espérer pour nos tartines englouties entre deux coup de torchon parce que le petit a renversé son verre et que le grand a expédié de la soupe sur le mur en jouant a la catapulte avec sa cuillère, pour les pauses pipi avec spectateur(s), pour les âpres négociations pour que nos petits acceptent de ranger leurs jouets ou qu’ils enfilent un pantalon, pour les livres qu’on a pas le temps de lire parce qu’on est plutôt en train de jouer au duplos ou petit train, pour les douches expédiées en  minutes chrono alors qu’on rêve d’un bain chaud, voire pour celles qu’on a zappées faute de bambins conciliants, pour les copines qu’on ne voit plus parce que le petit dernier ne s’endort pas sans sa tétée, pour les virées shopping qu’on ne fait plus pour soi-même mais pour eux, pour les fois ou on aurait préféré manger une entrecôte mais ou on a pris le poulet compote pour faire plaisir au petit dernier, pour les verres de vin ou de mojito qu’on ne boit pas parce qu’on allaite, pour les business lunchs dans de chouettes restos qu’on a troqué contre les tartines – soupe – jambon, c’est les crises qu’on doit gerer quand on a juste envie de calme…

C’est beaucoup de sacrifices, c’est pas mal d’abnégation et c’est loin d’être rose tous les jours. Mais c’est aussi la joie immense de voir nos enfants grandir, de les écouter développer leur langage, de voir a quel point ils changent, d’être acteurs privilégié dans leur éducation et dans le développement de leurs cerveaux, de leur curiosité intellectuelle. C’est des câlins a n’en plus finir, des sourires et des rires. C’est un apprentissage énorme et une remise en question permanente. C’est exigeant, épuisant, mais le plus bel enseignement de la vie assurément…

Mais comme tous les jobs et comme tous les enseignements, il faut parfois du temps pour assimiler tout ca. Pour reprendre son souffle et être capable de s’y remettre plus sereinement et plus efficacement. Je me suis rendue compte la semaine dernière que je m’étais perdue et éloignée de mes valeurs, de mes idéaux et surtout de mon fils… Et que j’avais besoin de me retrouver pour mieux le retrouver. Quand j’ai appelé le baby-sitter mercredi, je pleurais. Après avoir réservé ses services pour 2 heures, je me sentais déjà mieux.

Puis samedi, il est venu. Petit’Pottam a été tout de suite en confiance avec ce jeune musicien un peu hors du commun, qui a su se mettre à sa hauteur et a qui je n’ai pas du expliquer grand chose tant cela semblait inné pour lui. Après un goûter ou nous en avons profité pour faire connaissance tous les 3, je suis montée pour prendre un bain. Seule. Le deuxième bain seule en 27 mois de temps…

J’ai eu du mal a me détendre au début. L’impression de ne pas être a ma place, que je faisais un truc pas normal… Il m’a fallu un peu de temps et beaucoup d’auto-persuasion pour me dire que je faisais ce qu’il y avait de mieux, que j’avais le droit de prendre soin de moi, que je ne faisais rien de mal… Et surtout que mon fils m’en serais reconnaissant après. J’ai pris une petite heure dans mon bain, le temps de faire un masque pour mes cheveux et mon visage, me détendre, écouter de la musique, souffler…

Quand je suis redescendue, mon fils m’a sauté dans les bras, souriant et moi je me sentais reboostée. La dynamique de la famille a complètement changé. La spirale négative s’est transformée en spirale positive:  tout le monde est plus serein, Petit’pottam est moins collant et surtout moins difficile, et moi je suis à nouveau disponible pour lui. Grâce aux efforts de tous, on a rattrapé le retard dans les tâches quotidiennes et on a repris notre organisation optimale pour ne plus se laisser dépasser…

Je n’aurais jamais pensé que 2 heures pouvait à ce point changer les choses et que mon bien-être pouvait autant influencer toute la famille… Cette expérience, outre le bien-être immédiat que cela m’a apporté, m’a aussi permis de comprendre qu’un parent au foyer est un pilier pour le reste de la famille. Ca m’a donné beaucoup de confiance en moi-même, en mon rôle et beaucoup plus d’estime pour le travail que je fais au quotidien.

J’ai aussi compris a quel point chaque membre de la famille est interconnecté, a quel point nous formons un tout…

Et la morale de tout ceci c’est que quand vous sentez que vous êtes au bout du scotch, n’attendez pas. Demandez de l’aide. Il n’y a pas de honte a avoir besoin des autres, il n’y a pas de honte a avoir des limites, ni a prendre soin de soi. Le burn-out parental touche de plus en plus de parents, que ce soit des parents au foyer ou des parents qui travaillent – ou peut-être qu’il est simplement plus reconnu aujourd’hui. Je suis convaincue que c’est entre-autre ce genre de burn-out qui conduit à la violence, aux cris, aux disputes, aux séparations… Un ancien collègue m’a dit un jour « un enfant, ca passe ou ca casse: soit ca renforce le couple, soit ca le détruit ». J’ai ri lorsqu’il m’a dit ca et j’ai pensé qu’il exagerait. Je sais aujourd’hui qu’il avait raison. Devenir parents est un challenge; le plus merveilleux qui soit, mais probablement le plus dur et le plus exigeant de tous. C’est se confronter à soi, a son éducation, à son enfance, mais aussi à celle de notre partenaire. C’est parfois se confronter à notre famille ou à notre belle-famille. C’est aussi se confronter aux regards des autres et de la société, surtout si comme nous vous choisissez une parentalité un peu « hors norme »… Et surtout, c’est repousser ses propres limites par amour et par nécessité. Cependant, en repoussant ces dernières, on oublie souvent qu’elles sont la pour de bonnes raisons, et que si on peut les repousser, on ne peut pas le faire à l’infini.

Gardez-vous des moments à vous, quitte à faire appel à une personne extérieure. Autorisez vous à penser à vous, car en le faisant, vous pensez aussi aux autres 😉

 

Quand les enfants s’en mêlent…

Quand je dis autour de moi que je fais tout moi-même, j’ai souvent des mamans qui me demandent comment j’y arrive avec un bambin…

Je repose sur 2 principes: D’une part, comme dirait mon beau-père, « la baleine se mange morceau par morceau » – je reviendrai sur ce principe et sur la méthode Fly-Lady dans un prochain article. D’autre part, et c’est surtout là notre force, chacun a son rôle dans la maison, même le plus petit 🙂

Mettre nos enfants à contribution, esclavagisme moderne?

Certains sont choqués quand je dis que mon fils de 25 mois m’aide dans la maison. Pourtant, faire contribuer nos marmots aux tâches domestiques est plus que bénéfique pour eux, comme le montrent plusieurs études. Déjà Maria Montessori impliquait les enfants dans les tâches quotidiennes…

Booster de confiance

En confiant une tâche à un enfant et en le laissant faire de A à Z, nous lui montrant que nous avons confiance en lui et qu’il en est capable. Il développera donc également sa confiance en lui, en plus de la fierté d’avoir accompli quelque chose lui-même. Bien sûr cela requiert de montrer, d’expliquer et d’accompagner dans un premier temps. Et ca demande aussi une fameuse dose de lâcher-prise. Car il arrivera immanquablement que votre bambin mélange les fourchettes et les cuillères en rangeant la vaisselle… Soit parce qu’il ne sera pas à ce qu’il fait, soit parce que l’erreur est humaine tout simplement… Mais le principal est que les couverts soient dans le tiroir, n’est-ce-pas? 😉

Sentiment d’appartenance

En contribuant au bien-être et au fonctionnement de la famille, l’enfant renforce son sentiment d’appartenance et y trouve naturellement sa place. Il contribue – comme les grands – au fonctionnement quotidien, à la propreté de la maison, à l’ordre… Il fait partie de la famille, y a son rôle et sa place à part entière.

Sens des responsabilités

Attribuer une tâche à un enfant, lui permet de développer son sens des responsabilités. Il apprend que chacun à un rôle à jouer dans la famille, et que chaque tâche a son importance. Il pourra s’apercevoir que sa tâche a une réelle incidence sur celles des autres, et donc comprendre que tout et tout le monde est lié et qu’une famille est une équipe 🙂
En outre, il est aussi responsable en ce qu’il a parfois des tâches « à risque » comme par exemple, ranger les verres ou les assiettes. Il apprends dès lors que ses actes ont des conséquences, il apprend à faire plus attention et se sent en plus investi de votre confiance…

Indépendance et Autonomie

En apprenant à l’enfant à contribuer au fonctionnement de la famille, on lui permet aussi de devenir plus autonome, d’apprendre à faire lui-même, sans avoir à demander à un adulte. De plus, en lui donnant confiance en ses capacités, on lui montre qu’il est capable et on l’incite ainsi à se surpasser encore d’avantage, à être curieux et à vouloir faire par lui-même. Petit à petit l’enfant apprend à faire de plus en plus lui-même et tend vers l’autonomie.

 

Quelle tâche pour quel âge?

Vous trouverez sur le net des tas de tableaux comme celui ci-dessous qui donnent des idées de tâches en fonction de l’age. Evidemment, cela dépend de la maturité de votre enfant, de sa dextérité, de sa capacité de compréhension. Ici Petit’potam à commencé à intervenir dans les tâches ménagères vers 18 mois. Ce qui est important, c’est de saisir la motivation quand elle vient, sans rien forcer… Si votre enfant manifeste l’envie de vous aider, profitez-en et confiez lui une petite tâche, puis une autre…

Il est important de ne pas présenter les tâches comme une corvée aux enfants, mais comme quelque chose d’utile et de ludique. Il est important de ne jamais forcer. On peut expliquer, faire avec lui, en faire un jeu… Mais si l’enfant n’a pas envie, il vraiment important de ne pas le forcer pour éviter qu’il ne se braque et finisse par ne plus vouloir participer.

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Pour les plus grand avec qui on peut mettre une routine en place, on peut leur faire un petit tableau des tâches. La aussi vous trouverez des tas d’idées sur le net 🙂 Je vous en ai sélectionné 2 que je trouve super dans l’idée zero-déchets:

Sources:

http://www.lemonde.fr/m-amour-consequences/article/2015/04/20/les-enfants-premiers-de-corvee_4619332_4497959.html

http://www.mamanpourlavie.com/vivre-en-famille/organisation-et-vie-quotidienne/122-participation-des-enfants-aux-taches-familiales.thtml

 

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D’une mère parfaite(ment) (a)normale…

En 2 ans, j’ai eu l’occasion d’entendre tous les avis sur nos choix éducatifs…  De la « mère parfaite » à « la mère pas normale« , en passant par les « Tu vas en faire un tyran », les « Ca sera un assisté toujours dans les jupes de sa mère » et les « Faut couper le cordon, hein!« … Et j’en oublie beaucoup…

Il faut dire que beaucoup confondent encore éducation bienveillante et laxisme. Les articles sur les méthodes de la bienveillance pullulent déjà sur le net et les livres sur ce type d’éducation se multiplient, avec des approches de plus en variées, que ce soit par la CNV, la pleine conscience, le yoga ou la méditation… Aussi je ne m’attarderai pas sur les méthodes… Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet là, je vous conseille de lire les livres d’Isabelle Filliozat et de Catherine Gueguen, ainsi que ceux de Marshall Rosenberg et de Faber et Mazlich. J’écrirai prochainement une petite bibliographie avec nos indispensables et ceux qui figurent encore sur ma pile à lire (PAL).

Ce dont j’aimerais parler, c’est de notre expérience de la bienveillance, d’un point de vue purement pratique, pas juste théorique. Pourquoi? Parce que je me suis rendue compte que beaucoup de parents se sentent « écrasés » par la bienveillance qu’ils veulent mettre en place avec leurs enfants. Ils culpabilisent dès qu’ils se mettent en colère, s’en veulent des jours durant… Ils se posent des objectifs surhumains et finissent par se mettre une pression insupportable pour ne pas exploser. Or cette pression, bien souvent ajoute au stress de la vie quotidienne et fini par les mener exactement la où ils ne veulent pas. En fait, je vois ça un peu comme la technique du regard en conduite: Regarder vers ou on veut aller et non vers l’obstacle… En se braquant sur l’obstacle, en en ayant peur, on fini inévitablement par foncer dedans…

Avant toute chose, l’éducation est d’apprendre à nos enfants à être humains, avec des forces et des faiblesses… et avec des émotions, et d’apprendre à accepter cela, tant chez eux-même que chez les autres. Pour accepter nos émotions et nos faiblesses, il faut pouvoir les comprendre, les recevoir et les écouter avec bienveillance. C’est ainsi que je comprends la bienveillance avec mon enfant: accepter et chercher à comprendre ses émotions, l’accompagner pour l’aider à comprendre cette déferlante qui le submerge et qu’il ne peut pas encore gérer seul. En tout cas, si je ne devais garder qu’un enseignement de la bienveillance, ce serait celui-la, car je pense qu’il est la clé de toute l’éducation que nous donnons à nos enfants puisqu’il même inexorablement au respect de sa personnalité et de ses émotions. En étant à l’écoute des ressentis de notre enfant, nous acceptons qu’il ne soit pas un bloc de glaise à façonner ou un vase à remplir, mais bien une plante qui pousse d’elle-même et que nous pouvons accompagner en lui apportant le meilleur. Mais quoique nous fassions, un rosier restera un rosier, un framboisier restera un framboisier. Peu importe comment nous le taillons ou quel engrais nous lui apporterons, sa nature restera toujours la même… Nous ne pouvons qu’influencer un peu la façon dont il poussera, le protéger des agressions extérieures que sont les pucerons ou certains champignons, l’aider à s’épanouir et à porter des fleurs et des fruits le moment venu.

La bienveillance, c’est respecter notre enfant, ses besoins, ses émotions, sa personnalité. C’est le laisser grandir à son rythme en acceptant qu’il ne soit pas toujours d’accord avec nous, qu’il ait ses propres goûts – parfois très différents des nôtres – qu’il puisse faire des choix très différents des nôtres. Sans pour autant tout accepter, en posant des limites fermes quant à certaines valeurs comme la politesse, le respect d’autrui et des animaux, la valeur du travail bien fait, le respect du travail d’autrui, la liberté de disposer de son corps (ne pas être obligé de faire des bisous ou d’aller sur les genoux)… C’est l’accompagner, sans imposer; encourager, sans brusquer; écouter sans juger; aimer sans vouloir transformer… Bref, l’accepter tel qu’il est, avec ses forces et ses faiblesses, son caractère et ses émotions.

Mais la bienveillance, ne se limite pas à nos enfants: elle s’applique aussi – et avant tout – à nous même, parents. Avant de pouvoir accepter les autres, il est impératif de nous accepter nous-même, d’accepter nos défaut, sans pour autant renoncer à nous améliorer et d’accepter nos émotions afin de pouvoir écouter le message qu’elles nous transmettent.

Ainsi, la colère est une émotion naturelle qu’il convient d’accepter et de recevoir pour pouvoir la décoder. En la refoulant, nous accumulons un trop plein qui finira par ressortir soit en explosant, soit à travers de l’eczéma ou d’autres manifestations psycho-somatiques. Pour autant, les explosions de colères ne sont pas saines non plus, ni pour nous ni pour nos enfants… surtout si elles sont fréquentes. Mais il est important aussi – je pense – de montrer à nos enfant que parfois, nous aussi commettons des erreurs et de les réparer, notamment en demandant pardon. Nous sommes leur modèle, aussi, je crois qu’il est important montrer que nous sommes humains et faillibles, qu’il n’y a pas de honte à parfois se planter. L’important est de leur montrer comment nous faisons face à cette erreur. Parce que c’est ainsi qu’eux aussi apprendront à demander pardon et à réparer leurs bourdes.

Je suis loin de la mère parfaite que certains pensent que je suis; je suis juste une maman finalement très normale qui, comme toutes les mamans du monde, veut le meilleur pour son enfant. Malgré tout mon amour et ma volonté d’être bienveillante, douce et aimante, je m’énerve aussi parfois, il m’arrive de crier sur mon fils et de m’en vouloir après; il m’arrive même de sortir de la pièce pour me calmer et de le laisser pleurer quelques minutes parce que j’ai moi-aussi atteint mes limites… Notre colère nous indique qu’un de nos besoins « essentiels » n’est pas satisfait. Ce peut-être un besoin physiologique primaire (dormir, boire, manger… ) ou un besoin plus personnel comme un besoin de calme, de solitude, un besoin de prendre du temps pour soi, de se retrouver avec son compagnon, de se sentir respectée… Certains facteurs comme le stress et la fatigue augmentent encore notre sensibilité, et lorsque notre petit commence a crier et à courir partout après une journée déjà chargée et difficile, il est normal de se sentir dépassé et, parfois de se mettre en colère. Mais dans ces moments là, nous savons tous au fond de nous que notre enfant n’est pas celui à qui était réellement destinée cette colère, n’est-ce-pas?

J’apprend aujourd’hui à exprimer mes émotions plus sainement, à exprimer ma colère sans exploser et à dévier ce trop plein d’énergie…  J’apprends surtout à reconnaître ce qui me met en colère et les situations qui m’y amènent. Soit pour les éviter, soit pour y travailler et les désamorcer une fois pour toute… La aussi, je pense que nous sommes le modèle de nos enfants, et accepter de se remettre en question, d’évoluer, de faire un travail sur soi-même fait aussi partie des valeurs importantes à transmettre à nos petits… Reconnaître qu’on est faillible, c’est bien, accepter d’y remédier, c’est mieux 😉 Et je crois que cela fait aussi finalement partie de la bienveillance envers nous-même… et envers eux. Si j’ai appris une chose grâce à la bienveillance, c’est que la parentalité positive, ce n’est pas « juste » élever un enfant. C’est aussi s’élever soi-même, aller vers une meilleure version de nous-même, travailler à devenir un meilleur modèle pour nos chérubins.

Aujourd’hui, après 2 ans de bienveillance, mon fils est un petit gars au caractère bien trempé, autonome, débrouillard, souriant, curieux, sociable et poli. Mais c’est aussi un enfant têtu, et tenace, qui sait ce qu’il veut et qui ne s’en laisse pas conter. Il me remplit de fierté, mais il me met souvent au défi car il ne va pas toujours dans le sens ou j’avais prévu d’aller. Il faut alors trouver des compromis. Souvent, il m’invite sans le savoir à me remettre en question et à remettre certains principes que je pensais acquis en questions…

Voila, ce que j’aurais appris de la bienveillance: évoluer soi-même avec ses enfants et (ré)apprendre à s’aimer et à s’accepter soi-même, car on ne peut rien verser d’un vase vide.  La bienveillance et la parentalité positive doivent – à mon sens – être un chemin que l’on fait AVEC son enfant. Avancer pas-à-pas vers une famille plus sereine, vers un monde plus serein. Et ça, ça commence par soi-même.

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