Maman a toujours raison

Mini’potam va sur ses 5 mois, déjà… Cela fait plusieurs mois qu’il y a des hauts et des bas, des périodes où il se porte comme un charme, mais aussi, ces périodes horribles ou mon tout petit se tord de douleur, se jette en arrière, souffre, tète, se crispe, tète à nouveau, pleure… Pour moi, il n’y avait pas de doute des le début, ce bébé souffre de reflux. On a vu pas mal de pédiatres, à commencer par la neonat, puis ceux de l’hôpital quand il a été hospitalisé, celui – toujours à l’hôpital – qu’on a consulté pour le suivi neonat… Ils sont tous passé à côté, prétextant moultes excuses : la fatigue, les coliques, un rhume, un bébé nerveux, un réflexe d’éjection trop fort, la qualité de mon lait (trop riche ou pas assez, selon l’hurluberlu en face de nous)…

Seul notre bon vieux pédiatre à acquiescé quand j’ai parlé de reflux. S’il a prescrit du gaviscon, il n’a toutefois pas cherché plus loin les causes. Nous avons vu un ostéopathe qui a semblé soulager un peu les choses, puis j’ai vu une consultante en lactation qui a voulu me mettre un régime intenable…

Écoutant ma propre intuition, j’ai évincé les protéines de lait de vache (plv pour les intimes). Nous n’avons pas eu le temps de constater l’amélioration puisque le campylobacter, une bactérie plutôt méchante est venue semer le trouble. Hospitalisation, puis antibiotiques que Mini’potam vomissait dans la seconde qui suivait la prise. C’est finalement l’aromatherapie qui a débarrassé Mini’potam de son indésirable invité. Évidemment, la famille a eu tôt fait de dire que c’était la vilaine bébête qui était responsable de ce que j’avais alors pris pour du reflux… Mais sitôt le lait de vache réintroduit, le reflux – qui en était bien un – est revenu.

Éviction totale. L’allergie est confirmée. Le reflux aussi.

Voici donc presque 2 mois que je ne consomme plus aucun produit contenant du lait de vache. Et le reflux s’est largement calmé.

Malheureusement, le lait de vache n’est probablement pas le seul responsable, car le reflux reparaît de temps à autre… L’enquête est ouverte pour trouver le ou les coupables… Suite au prochain épisode donc…

Moralité de l’histoire : une maman sait quand un truc ne va pas avec son bébé. Toujours écouter l’instinct d’une maman 😉

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Au risque de me faire (encore) des copines…

Il y a quelques jours, je discutais avec une connaissance, qui devrait accoucher dans quelques mois. Dans la conversation, le sujet de l’allaitement arrive évidemment sur la table… Et là, cette nana me dit qu’au delà de quelques mois, c’est trop long… Heu… Je lui dit que Petit’potam, 3 ans fin novembre est toujours allaité ou….? 😅

J’avoue je n’ai pas eu le courage de débattre avec elle sur le sujet tant les arguments sont nombreux et tant je me suis déjà répétée. Alors donc, une fois pour toute, voici les arguments en faveur de l’allaitement, et au passage de l’allaitement « long » et de l’allaitement en tandem.

À noter pour les adeptes du biberon: il ne s’agit pas d’un pamphlet anti-biberon, mais bien d’une argumentation en faveur de l’allaitement. La nuance est de taille puisque je n’ai rien contre les mamans qui font ce choix, pour autant qu’il soit fait en connaissance de cause et qu’il soit éclairé et réfléchi.

Ceci étant dit, revenons en à nos moutons… ou plutôt à nos bébés.

Pourquoi allaiter? Et pourquoi allaiter longtemps, voire en tandem

Pour votre bébé

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé sont l’argument le plus évident mais malheureusement, ce n’est pas une évidence pour tous… Alors, ouvrez vos mirettes :

LE LAIT MATERNEL EST TOUJOURS LE LAIT PLUS ADAPTÉ À VOTRE BÉBÉ

–  » Oui, mais j’ai des jumeaux/triplés »

MÊME !

– « Oui, mais il a du reflux »

ENCORE PLUS! (J’en parlerai plus loin 😉 )

– « c’est un prématuré ! »

RAISON DE PLUS!!!

– « Oui mais il a des coliques »

CE SERA PIRE AVEC UN BIBERON !

– « Oui mais… »

NON! Non, non, non et mille fois, non! Vous avez déjà vu un bébé panda téter un éléphant ? Un veau téter un chien ? Une baleine téter un dauphin ?

Non? Alors pourquoi diantre le lait d’une vache serait il mieux adapté à votre bébé ?!? À chaque espèce le lait de sa maman et les bébés seront en bonne santé…

Voila la différence fondamentale entre le lait d’une vache, celui d’une femme et du « lait » en poudre, ce qu’au Quebec, ils nomment « PCN ou préparation commerciale pour nourrissons

composition-lait

Et je vous invite a consulter ce document pdf pour tout ce qui est facteurs immunologiques, hormones etc.

tableau-comparatif-de-la-composition-du-lait-maternel

On d’accord, c’est pas DU TOUT la même chose, n’est-ce pas?

 

– « Oui, mais je ne sais pas allaiter »

Seule une toute petite minorité de femme ne sait pas allaiter. À vrai dire, même une maman qui adopte sait allaiter… Même les hommes le peuvent… Et il arrive même qu’une grand mère ait une montée de lait en présence de son petit-enfant nouveau né… C’est dire… Donc a moins d’une réelle pathologie, toutes les femmes savent allaiter. Nous reviendrons plus tard sur le « manque de lait » , les douleurs etc. Mais moins de 5% des femmes sont vraiment incapables d’allaitement… Les autres ont juste été mal informées, découragées, mal suivies ou conseillées ou n’ont pas eu le soutien nécessaire.

À noter, le corps médical est globalement mal formé sur l’allaitement maternel. En Belgique, même les pédiatres n’ont pas de formation spécifique, à moins de faire le choix de cette « option ». Une sage-femme aura en moyenne une vingtaine d’heures de cours sur le sujet. Une consultante en lactation fait une année d’étude complète avec l’allaitement pour seule matière, 5 jours par semaine et 8h par jour… Je vous laisse faire le compte… 😉

 

Bon, voilà, la moitié des lectrices (et lecteurs) ont déserté… 😅 Pour celles et ceux qui restent, voici quelques explications plus poussés et les explications scientifiques à ce qui devrait être une évidence pour tous.

Système immunitaire partagé

D’abord, votre lait s’adapte à votre bébé. Au diable les racontars de bonne-femme… Non, votre lait ne va pas être plus gras si bébé est maigrichon, non. La teneur en graisses est constante entre 3 et 5%. Par contre, si bébé est malade, vu que vous serez forcément exposée au virus ou à la bactérie qui affecte votre enfant, vous produirez l’anticorps adapté et lui transmettrez par votre lait. Il guérira donc plus vite. Et, en cas d’allaitement en tandem, vous protégerez de même le reste de la fratrie. Génial, non?

Toujours adapté

Votre lait change en fonction de l’âge du bébé. D’abord colostrum au cours des premiers jours, il devient lait de transition puis lait mature. Sa composition s’adapte au fil du temps pour répondre aux besoins spécifiques de chaque âge.

En outre, le lait maternel évolue aussi en cours de tétée. D’abord plus riche en eau en glucides et en minéraux, pour assurer une bonne hydratation, puis en protéines et enfin en graisses en fin de tétée de sorte à procurer un sentiment de satiété.

Comme dit plus haut, le taux d’anticorps varie aussi en fonction des besoins de bébé.

Le choix santé

Le lait maternel est antiallergique, exempt de mauvaises bactéries ou de risques de contamination externes, est toujours à la bonne température donc pas de risques de brûlure, et est assimilable à 100%.

Il est aussi moins pollué que les laits en poudre et les eaux en bouteille (on ne va même pas parler de l’eau du robinet !!!). Même une mère vivant en lisière de champs traité aux pesticides, fumant la cigarette, buvant du coca et mangeant au Mac Do tous les jours produit un lait plus sain que le plus clean des laits en poudre.

Attention, je ne veux pas dire qu’il est OK de fumer, de mal manger pendant l’allaitement, mais bien souligner que même dans de mauvaises conditions le lait maternel reste le meilleur choix pour votre bébé.

Exception sur les traitements médicamenteux. Mais là, il existe souvent des alternatives compatibles avec l’allaitement maternel. Parlez-en avec votre médecin et demandez lui de se référer au CRAT (centre de recherche sur les Agents teratogenes).

Dentition

Outre cela, l’allaitement maternel développe les muscles de la mâchoire grâce au mouvement de succion, totalement différent de celui nécessaire pour un biberon. Allaiter – et qui plus est allaiter longtemps – réduit considérablement les risques de devoir faire appel à un orthodontiste (à la place, vous vous offrirez des vacances 😉 ). A moins bien sûr qu’une tétine ou un pouce vienne semer la pagaille dans la jolie (future) dentition de votre progéniture. Alors à ce sujet, même si votre enfant arrête de sucer son pouce ou sa tétine avant l’arrivée de ses dents définitives, cela entraîne une modification de la forme de la mâchoire et à donc un impact même avant le développement des premières dents de lait.

Sécurité, chaleur et amour

Le sein maternel n’est pas seulement nourricier, il est aussi un havre de sécurité qui rappelle à bébé le doux temps passé au creux de votre ventre. Quand il tète, bébé sent votre odeur, votre chaleur, entend votre cœur et votre voix, est bercé par votre respiration… Mais surtout, votre lait lui rappelle le goût du liquide amniotique. La nature fait merveilleusement bien les choses, non? Elle va même plus loin… Lors des tétées vous sécrétez des endorphines, les hormones du bien-être et vous en transmettez évidemment à votre petit lors des tétées. Cet échange hormonal facilite le lien affectif entre la mère et l’enfant, mais facilite aussi l’endormissement (du bébé et de la maman !) et soulage les petits bobos, les angoisses, les gros chagrins…

Un investissement pour le futur

Les récentes études démontrent qu’allaiter jusque 1 an voire plus diminue les risques d’obésité, de diabète, d’allergies… Et favorise le développement cérébral, pouvant influencer favorablement le QI de plusieurs points…

Une diversification plus facile

Les bébés allaités développent déjà leurs papilles et seraient donc plus enclins à goûter et à aimer des aliments très variés.

Des apports importants

Si jusqu’à 6 mois le lait maternel est le seul apport de votre bébé, l’allaitement reste un apport important même après la diversification. Ainsi, à 2 ans, le lait maternel apporte encore 31% des apports énergétiques, 38% des apports en protéines, 45% des apports en vitamine A et 95%en vitamine C.

Mais aussi 76% des apports en folates et 94% en vitamines B12.

Oui, mais si je complémente ? Ou si je donne du lait en poudre il y a aussi des vitamines. Oui. Sauf que que dans le lait maternel, les éléments sont dans une forme plus facilement assimilable…

Pour maman

Perte de poids

L’allaitement favorise la perte des kilos pris pendant la grossesse, voire plus. En effet, à lui seul, l’allaitement consomme environ 300kcal par jour. Soit une heure de natation… Je vois celles pour qui le survet’ rime avec canap’ sourire 😉

Alors certains vous diront qu’il épuise les réserves de la mère. Oui, c’est un fait. Mais vous pouvez adapter votre régime alimentaire, notamment en augmentant légèrement votre ration. Vous pouvez consommer des oléagineuses (noix, amandes, noisettes…) et des fruits et légumes frais pour palier aux éventuelles carences en minéraux et en vitamines. Ou à défaut, continuer à prendre un complément alimentaire spécifique grossesse et allaitement.

Protection contre le cancer sein

L’allaitement maternel protège contre le cancer du sein. (Je dois vérifier le pourquoi du comment, je mettrais à jour après avoir trouvé une réponse complète, mais à priori, c’est une question d’hormones)

Réduction du risque de dépression post-partum

Lors de l’allaitement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour responsable notamment du lien mère-enfant, mais aussi des endorphines, les hormones du bien-être et un puissant anti-dépresseur. Mieux que le Prozac 😉

Diminution de l’effluvium télogene

Autrement dit, vous perdrez moins de cheveux si vous allaitez… Après avoir eu une chevelure de sirène pendant des mois, les semaines qui suivent l’accouchement seront ponctuées de poignées de cheveux dans le siphon de la baignoire, sur votre brosse, dans l’évier, le lit, sur votre manteau, vos pulls, le canapé, bébé, dans le caleçon de votre mari… Bref partout ! L’allaitement maternel réduit ce désastre capillaire. Malheureusement, il ne l’empêche pas. Mais les hormones de l’allaitement limitent la catastrophe…

Retardement du retour de couches

Non, l’allaitement n’est pas un contraceptif fiable. Mais, il retarde le retour des cycles fertiles. Tant que bébé tète au minimum toutes les 6 heures, les ovaires restent – en principe – au repos.

Un meilleur sommeil

L’allaitement, grâce aux endorphines, permet à maman de se rendormir plus facilement.

Pas besoin de courir dans la cuisine, d’allumer les lumières, d’attendre que l’eau chauffe, le tout avec bébé qui hurle… De mesurer la bonne quantité de poudre, d’en mettre partout parce qu’on dort à demi, de verser à côté, de recommencer… On « pop une bulle »¹ et c’est prêt ! Et en cas de cododo, pas besoin de se lever, on ouvre un oeil, hop on « plug » le bébé et maman et bébé se rendorment sereinement.

Pour la famille

Le portefeuille familial

Attention, je lâche une bombe : le lait maternel est gratuit ! Et il ne nécessite quasi aucun matériel. Il est toujours prêt, toujours à bonne température, toujours disponible. Et il représente une économie plutôt importante puisque le lait premier âge coûte entre 12 et 40 euros, soit en moyenne, 26 euros. À raison d’une boîte par semaine pendant 6 mois, soit 26 fois 26, ca fait quand même 676 euros. Et après, il vous faudra encore du lait de suite, au minimum jusque 1 an, voire plus si vous avez un petit mangeur…

Ça fait de belles vacances non? 😉

La facilité et la flexibilité

Rien à transporter : pas de bouteilles d’eau, de poudre, de biberon, de brosse goupillon… Et même si un souper s’improvise chez des amis, pas de risque de panne. Tout est toujours disponible, pas besoin d’équipement, d’électricité, d’eau pour nettoyer le matériel… L’allaitement, c’est plus de flexibilité, c’est plus de facilité, c’est moins de barda à trimballer et à porter…

Le décolleté sexy

Demandez à votre homme, il vous expliquera 😉

À noter que l’allaitement ne détruit pas la poitrine. À part si vous faites un sevrage à la barbare du jour au lendemain. Si par contre, vous allez au sevrage naturel qui permet à l’enfant de diminuer les tétées progressivement, vos seins reprendront leur forme d’avant. À noter que le port du soutien-gorge est bien plus destructeur que l’allaitement car il empêche les muscles de votre poitrine de faire leur job… Et vous vous retrouvez avec des seins jusqu’aux genoux faute de muscles… 😉

Un lien magique

Que ce soit le lien mère-enfant ou le lien entre frères de lait, le lien maman-papa (car oui le papa a un rôle important à jouer dans allaitement !) l’allaitement créé des liens extraordinaires.

L’argument anthropologique

Selon des études anthropologique très sérieuses qui comparent l’âge de sevrage par rapport à la durée de la gestation chez différents primates, le petit humain devrait être allaité entre 4 et 7 ans pour conserver le même rapport entre durée de la gestation durée de l’allaitement que chez nos cousins les singes.

Les recommandations de l’OMS

Enfin, a noter que l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif dans les 6 premières années de vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’au moins 2 ans et plus si la mère et l’enfant le souhaitent.

Un peu de théorie : les mécanismes de l’allaitement

L’allaitement est la suite normale de l’accouchement. Il se prépare pendant la grossesse et est – au début en tout cas – une question de chimie hormonale.

Lors de l’accouchement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. C’est grâce à elle (notamment) que l’utérus se contracte et que les glandes mammaires se mettent en route. La production, au départ est donc endocrine, c’est à dire qu’elle dépend des hormones sécrétées par un autre organe . Elle va rester endocrine pendant 6 à 8 semaines, avant de devenir autocrine, c’est à dire qu’elle est induite par les hormones sécrétés par la glande mammaire elle-même. Pour faire simple, je vais faire une analogie. Imaginez que vos seins sont un entrepôt plein de marchandises. Lorsque votre client passe commande votre entrepôt de vide et le responsable de l’entrepôt, en bon gestionnaire passe commande pour ne pas tomber en rade. Bébé, c’est votre client, et la tétée, c’est sa commande. Dans vos seins, il y a des tas de cellules qui stockent le lait. Des que ces stocks se vident, ces cellules envoient un message – sous forme d’hormones – pour relancer la production. Autrement dit, si bébé tète, vos seins produisent. Une fois l’allaitement mis en place , donc au delà des 6 à 8 semaines après l’accouchement, la panne sèche est quasi impossible, puisque le lait est produit à la demande.

Quasi ? Oui, car il existe de très rares cas, notamment liés au stress, ou la panne est possible. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’évidemment il y a des trucs pour favoriser la lactation :

  • La proximité avec votre bébé : portage, cododo, peau-a-peau. D’une part ces techniques sécurisent bébé, mais aussi elles permettent une communication hormonale entre bébé et maman et favorisent le lien d’attachement, qui favorise la lactation grâce à l’ocytocine (encore elle, hé oui!)
  • Certains aliments : fenouil, anis, avoine, son de blé, Malte d’orge, légumineuses, levure de bière, oléagineuses…
  • Boire beaucoup d’eau
  • Mettre papa a contribution : demandez au papa de vous apporter à boire lors des tétées, de vous prendre dans ses bras, de vous massez un peu le dos ou les épaules… Bref, de vous faire vous sentir bien.

Et le truc génial aussi, c’est qu’il est possible de relancer une lactation qui s’est arrêtée ou qui faiblit.

À noter, le volume tiré avec un tire-lait n’est pas indicative. Certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait pour diverses raisons (douleur, stress, tire-lait pas adapté). Cela ne veut strictement rien dire.

Quand allaiter n’est pas facile…

Si allaiter est ce qu’il y a de mieux et de plus naturel, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour certaines et ce n’est pas inné !

Voici les conseils pour favoriser un allaitement harmonieux :

  • Mettez bébé au sein des qu’il le demande. Oubliez les horaires de tétée, les rythmes imposés. Suivez les signes de bébé et votre instinct
  • Ne mesurez pas. Pas de pesée avant /après. Faites confiance à votre bébé, il sait ce dont il a besoin. Tant qu’il mouille bien ses couches (6 par jour) et qu’il a des selles régulières, tout va bien. Les courbes de prise de poids sont purement indicatives et ne sont généralement pas adaptées à l’allaitement maternel. Si un médecin, un pédiatre ou une infirmière vous dit que bébé ne prends pas assez de poids, mais que les couches sont mouillées régulièrement et que son état général est bon, demandez un autre avis (si possible pas dans la même institution).
  • Restez proche de bébé : favorisez le portage, le cododo, le peau-a-peau…
  • Faites vous plaisir : il n’y a aucun aliment interdit pendant l’allaitement. Même un petit verre de vin ou de bière est possible à condition de ne pas en abuser . En effet, l’alcool passe dans le lait maternel en très petite quantité. Par exemple, avec 0,5g d’alcool dans le sang (2 verres de vin) il y a la même quantité dans votre lait, soit 0,5g/litre de lait. C’est à dire 0,05%. Sachant que bébé tète moins de 200ml, il aura moins de 0,1g d’alcool. Pas non de problème non plus à manger des sushis, un tartare de bœuf, des piments ou de l’ail. Au contraire, plus vous variez votre alimentation, plus bébé aura un large éventail de goûts, de quoi éveiller sa curiosité gustative et favoriser l’envie de goûter à tout plus tard.

 

Certains facteurs externes entravent le bon fonctionnement de l’allaitement, notamment la péridurale, le stress… Je ne suis pas médecin, et pas (encore) consultante en allaitement, mais voici les principaux problèmes dont j’ai entendu parler.

Les crevasses

Problème numéro un de toutes les mamans, les crevasses. Elles peuvent être normales au début, mais si elles durent, elles sont souvent signe d’un problème comme une mauvaise prise en bouche du sein, une mauvaise position.

Solution : préférez des compresses lavables que vous imbiberez légèrement de votre lait. C’est le meilleur cicatrisant et zéro risque d’allergie. Si le problème dire, allez consulter une consultante en lactation

Les engorgements

Fréquents au début, ils témoignent de la mise en place à de l’allaitement. Par contre, s’ils se prolongent, que vous faites de la fièvre, allez consukter une consultante en lactation ou, à défaut un médecin pro-allaitement.

Solution : massez la zone douloureuse et appliquez des compresses d’argile et de la chaleur.

NB: même en cas de mastite, vous pouvez continuer à allaiter. Il existe des solutions compatibles avec la poursuite de l’allaitement.

Bébé pleure au sein

Plusieurs possibilités :

1 – Le lait ne vient pas assez vite. Dans ce cas vous pouvez aider en utilisant des techniques d’expression manuelle (massage ou compression légère du sein) ou en stimulant simultanément l’autre sein, par exemple avec un tire lait.

2 – le lait vient trop vite. Privilégiez les tétées en position couchée, limitez la consommation d’aliments et de tisanes galactogènes.

3 – bébé fait un pic de croissance : le pic de croissance est le 1er facteur d’arrêt de l’allaitement car la mère et l’entourage pensent que le lait maternel est insuffisant en quantité ou en qualité. Les pics de croissance sont fréquents et correspondent à des périodes ou bébé passe plus de temps au sein, réclame plus souvent, voire parfois s’énerve au sein. Ils surviennent au 3-6-9-12 (semaine et mois) et sont normaux car ils permettent d’adapter la lactation.

Bébé a du reflux ou des coliques

Si un de ces problèmes perdurent ils doivent vous amener à consulter une consultante en lactation IBCLC.

Pour éviter les coliques pensez à faire faire son rot a bébé en fin de tétée. Privilégiez la position assise pour le tétées de façon à ce que l’air avalé puisse remonter plus facilement.

Certains aliments peuvent favoriser le reflux et les coliques mais c’est à voir au cas par cas. Comme certains aliments peuvent ne pas vous convenir, certains aliments ne conviennent pas à votre enfant. Il n’y a pas de liste d’éviction miracle. Certains bébé sont intolérants au gluten, au lait de vache, aux cacahuètes…Dans tous les cas, l’éviction commencera avec les principaux allergènes : lait de vache, oeufs, gluten, … Pour évincer un aliment, n’en évincez qu’un seul à la fois, sur une durée de 2 à 4 semaines et observez s’il y a amélioration. Réintroduisez ensuite l’aliment en une fois et voyez si les troubles reviennent.

À noter que les tests cutanés d’allergie ne sont pas toujours efficaces car les réactions se produisent parfois que 48h plus tard, et parfois, même pas sur la zone testée.

La reprise du boulot

C’est probablement aussi une des grandes raisons de l’arrêt de l’allaitement. À savoir, en Belgique, vous avez droit à une demi-heure de pause quotidienne pour tirer votre lait, voire à un congé d’allaitement dans certains cas.

Le mieux est de constituer une réserve de lait congelé (il se conserve jusqu’à 6 mois au congélateur) sous forme de petit glaçons de 20ml, à dégeler au fur et à mesure. Grâce à votre pause, vous pouvez continuer à tirer votre lait 2 ou 3 fois sur la journée. Pour trouver le bon tire-lait, n’hésitez pas à louer plutôt que d’acheter, et au besoin à tester différentes marques.

Mais, comme nous l’avons vu plus haut, la lactation obéissant à la loi de la demande, vous pouvez optez pour un allaitement mixte si vraiment vous ne pouvez pas tirer votre lait.

Belle aventure lactée!

Marraine d’allaitement

Avec 35 mois d’allaitement à mon actif, je propose mon aide bénévole pour accompagner des jeunes parents dans leur aventure lactée, en répondant aux questions, en offrant soutien et écoute, par mail, skype ou téléphone (donc partout dans le monde). n’hésitez pas à me contacter.

 

Sources:

Les couches lavables, cette merveilleuse avancée ;)

Quand je parle de notre choix de couches lavables, j’ai souvent des remarques du genre « Waouw, t’es courageuse! » ou alors « Oh, c’est bien parce que tu es mere au foyer, moi, je n’aurais pas le temps… Et puis c’est pas très hygiénique »

J’ai déjà touché un bref petit mot sur les couches lavables, CL pour les intimes, dans mon article Bébé zéro déchet (ou presque…)

Cette fois, je voudrais aborder les couches lavables un peu plus en détail car après 28 mois et demi d’utilisation, je n’ai toujours rien trouvé à redire, et même, je suis encore plus convaincue, puisque sur le point de remettre le couvert avec Bébé’Potam. Elles n’ont que des avantages et on en trouve pour tous les goûts, toutes les morphologies et tous les budgets 🙂

Intrigués? Étonnés? Sceptiques? Enthousiastes?

Suivez le guide 😉

Pourquoi choisir les couches lavables?

Avantage écologique

C’est le premier des avantages qui saute à l’esprit, même si beaucoup restent sceptiques. Certes, la production et l’entretien des couches lavables requiert de l’eau, de l’énergie et des matières premières (coton, bambou, viscose…) et parfois des matières pas vraiment eco-friendly selon les marques (polyuréthane). Mais l’impact écologique reste minime en comparaison avec les couches jetables bourrées de plastiques et de produits chimiques.

Voici un petit graphique qui représente les consommations en matières premières, eau, énergie ainsi que la quantité de déchets produite.

couches

Peu importe, comment vous regardez le tableau, la conclusion est évidente: les couches lavables, même en comptant les lavages restent beaucoup plus écologiques.

Avantage financier

Autre argument de taille, le coût. Comme le montre le tableau ci-dessus, un enfant en couches jetables vous coûtera plus de 1400 euros, et ce prix grimpe d’avantage encore si vous ne jurez que par Pampers. Les couches lavables vous coûteront entre 300 et 500 euros à l’achat, et environ 200 euros en entretien, mais, vous pouvez réutiliser les couches pour plusieurs enfants, ou les revendre une fois que votre bambin n’en a plus besoin.

Clairement, le prix d’achat peut être un peu rebutant car il faut mettre ce budget en une fois. Mais il existe pas mal de groupes de vente de couches en occasion et les bourses se multiplient. Il y a aussi des « donneries » de couches dans certaines maternités, dans certains magasins de puériculture.Vous pouvez donc vous en sortir pour 3 fois rien. Notre premier kit comprenant 3 culottes Bambino Mio et 12 inserts nous a coûté 26 euros, neuf en profitant d’une liquidation. Puis, nous avons racheté des inserts et des culottes supplémentaires en occasion: 12 culottes et 48 inserts pour 40 euros… Et petit’Potam se promène toujours avec, tandis que les 1ères culottes ont été prêtées à la marraine de Bébé’Potam et sont déjà de retour et prêtes pour accueillir les petites fesses de Bébé’Potam 😉 Investissement total: 70 euros. Nous aurions pu étaler cet investissement d’avantage encore car les couches Bambino Mio ont des tailles (4 tailles a l’époque de l’achat, maintenant, ils ont changé leurs modèles en 2 tailles). Je reviendrai plus loin sur les tailles et les modèles 😉

Et il existe aussi, dans certaines régions, des sociétés de location de couches.  Je n’ai pas testé, mais cela peut être assez intéressant lorsque vous devez trouver la couche qui vous convient à vous et à votre bébé. Ou si vous n’etes pas trop sur de vous et que vous souhaitez simplement tester les CL.

A noter enfin, certaines communes offrent une prime pour l’achat de couches lavables et certaines mutuelles permettent d’acheter des couches lavables neuves à petit prix. Renseignez-vous, c’est parfois très intéressant 😉

Avantage santé

Tout le monde a entendu parler de la fameuse enquête de l’association 60 millions de consommateurs. Si pas, voici le petit résumé.

Avec les couches lavables, pas de risques. Des matières naturelles et des lessives spécifiques adaptées aux couches et aux peaux fragiles, sans azurants, sans enzymes…

C’est donc moins de risques d’allergie, mais aussi pas de perturbateurs endocriniens et pas de cancérigènes. Un petit investissement pour la santé à court terme comme a long terme donc.

Avantage esthétique

Honnêtement…

couches-lavables-et-couches-jetables

Qu’est ce qui est plus joli? 😉 Ca se passe de long discours…

Mais que choisir?

Alors une fois que vous aurez décidé de passer aux CL, ou une fois que votre curiosité aura été suffisamment attisée, vous allez entrez dans un très vaste domaine ou il est parfois difficile de s’y retrouver… TE1, TE2, TE3, culottes, inserts, bambou, coton…

Commençons par rassurer ceux qui sont encore sceptiques, non les couches lavables ce n’est plus ca:

couches ancienne1

Mais ceci:

coches modernes

Les différents modèles

On distingue plusieurs modèles nommés TE1, TE2 ou TE3.

Les TE1

Les TE1 sont ce qu’on appelle les tout-en-un. Ce sont les plus simples a utiliser, et généralement, celles que vous aurez le plus facile à faire accepter aux gardiennes et aux nounous.

Elles se composent d’une partie absorbante et d’une partie imperméable (Photo d’une Tots Bots Easyfit)

Easyfit

L’avantage réside évidemment dans la facilité d’utilisation, même pour un parfait néophyte, et elles sont généralement un peu moins chères que leurs comparses composées.Comme dit plus haut, se sont aussi celles qui sont le mieux acceptées dans les collectivités (crèches, nounou…) et qui poseront le moins de souci si Mamy doit garder votre chérubin 😉

Mais elles ont aussi des inconvénients. Vu que la partie imperméable et la partie absorbante sont liées, elles sont plus délicates pour l’entretien. Pas question de les passer à 90°C ou d’employer des cristaux de soude pour le décrassage, et certaines ne vont pas au sèche-linge. Il faut aussi parfois jongler un peu pour trouver le bon modèle adapté à la morphologie de votre bébé, surtout si optez pour des tailles uniques. Vu un lavage plus fréquent de la culotte (puisque attachée à l’insert absorbant), elles ont aussi une durée de vie un peu moindre que les TE2. Enfin, ce sont les moins écologiques de toutes puisque vous devez laver l’entièreté de la couche à chaque fois.

Les TE2 et les TE3

Vous l’aurez deviné, les TE2 sont des tout en 2, composée d’une partie absorbante nommée insert ou booster et d’une culotte de protection. Les TE3 sont ce que l’on appelle les hybrides qui permettent de mettre un insert jetable, ce qui peut être pratique en vacances ou en déplacement. Ces dernières sont cependant assez peu courantes.

Ici en photo, une Bumgenius TE2 à poche et une P’tit dessous

 

Le gros avantage des TE2 est assurément qu’elles s’adaptent beaucoup plus aisément car vous pouvez rajouter des inserts supplémentaires par exemple pour la nuit ou quand votre enfant grandit. Certains modèles sans poches permettent aussi de laver l’insert et de réemployer la culotte de protection, ce qui est bien entendu, plus écologique et moins encombrant dans un sac à langer. L’entretien est également plus facile car vous pouvez lavez les inserts séparément, donc pour les décrassages, vous pouvez monter à 90°C et employer si besoin des produits plus caustiques comme les cristaux de soude ou le percarbonate de soude, sans risque d’endommager l’an membrane imperméable. Elles ont aussi une durée de vie plus longue (Pour info, les inserts bambino mio acheté en occase avaient déjà fait 4 enfants et servent encore pour mon loulou 😉 )

Cependant les TE2 demandent parfois un peu plus de doigté (c’est le cas des Bambino Mio dont il faut plier l’insert de différentes façon selon que ce soit pour un garçon ou une fille. Mais bon, ce n’est pas non plus de l’origami de haut vol… et les tutos vidéos sont très bien faits) et reviennent un peu plus cher à l’achat. Les TE3 sont évidemment moins écologiques et plus chères.

Niveau marques, vous aurez l’embarras du choix. Bumgenius, Tots Bots, Bambino Mio, P’tit dessous, Bambinex, 2mains propre, Imse Vimse, Popolini, Mother Ease, Hamac… Certaines sont fabriquées en Europe, certaines n’emploient que des matériaux naturels, d’autres sont bio… Et elles ont toutes leurs petites particularités. Certaines s’adaptent parfaitement à un bébé et fuitent pour un autre, en fonction de sa morphologie…

Il y a aussi les tailles uniques et les tailles par poids. L’avantage des taille unique est bien entendu que vous investissez une fois et que les couches évoluent avec bébé de la naissance à la propreté. Elles sont toutefois parfois moins bien ajustées que des couches spécifiques pour chaque taille. Autres avantages des couches à taille, vous ne devez pas investir en une fois et si vous souhaitez avoir plusieurs enfants rapprochés,  chacun aura ses couches… 

Ca y est? Vous avez fait votre choix? Ca vous semble encore trop abstrait? Pour ceux qui se sentent plus à l’aise en découvrant avec un guide avisé, je ne peux que vous conseiller de suivre un atelier découverte, comme ceux organisé par Alyne, chez Petite marmite, une très chouette nana, dynamique et sympathique, pleine de bons conseils. Elle vous présentera les divers modèles, les marques, les types… Le tout avec le sourire et dans la bonne humeur dans la région de Namur. Il existe bien entendu d’autres ateliers un peu partout…

Ok! Et maintenant?

Ca y est, vous avez sauté le pas? Vous avez vos couches lavables. Mais comment ca s’entretient ces machins la?

Si vous avez acheté du neuf, vous avez sûrement toutes les explications avec la couche. Si par contre vous vous lancez avec des couches d’occase, vous pourriez etre un peu perdu(e).

Voici donc quelques conseils élémentaires pour bien démarrer.

Avant de commencer

Les couches neuves doivent être lavées plusieurs fois avant utilisation, si possible avec une lessive spéciale. J’ai employé la lessive Potion, une lessive spéciale pour les couches. Il en existe d’autres comme Bambinex. Alyne de petite marmite m’a aussi recommandé la lessive concentrée Lerutan. Dans tous les cas, il faut une lessive sans phosphates et sans glycérine.

L’entretien quotidien

Pour éviter les corvées de grattage, il existe de petits voiles en cellulose bio-dégradables que vous pouvez jeter dans les wc ou au compost et qui retiennent les selles de bébé. En général, si c’est un caca, je jette le voile et je prélave immédiatement la couche avec un savon adapté si besoin.

Il existe ensuite deux écoles pour le stockage en attendant lavage.

stockage-couches-lavables

Ici, nous avons testé les deux méthodes, et à l’unanimité, nous préférons le stockage à sec. Plus léger, pas d’odeur, et surtout plus doux pour les couches et convient à tout type de couches (nous avons de TE1 et des TE2 et employons les 2 indifféremment).

Je rince les pipis et je prélave les cacas et je mets dans le seau en attente de la lessive. Les lundis et jeudis, je mets les couches dans la machine, et je fais un rinçage + essorage. Puis lessive à 60°C avec une lessive sans glycérine et sans phosphates (pas de lessive maison au savon de Marseille, sauf avec du savon deglycériné comme celui de chez Marius Fabre)

Le site des marques de couches P’tit Dessous et Lulu Nature préconisent par ailleurs les lessives suivantes:

  • Apta écologique en poudre
  • Biocoop liquide
  • Ecodoo
  • Leclerc Eco +
  • Leclerc marque repère liquide
  • Leclerc Uni Vert liquide
  • Lidl
  • Potion (lessive spéciale couches lavables)
  • Rainett
  • Super U écologique
  • Ulrich
  • X-tra en poudre
  • X-tra total en poudre
  • Lerutan poudre

Dans tous les cas, divisez les quantités de lessive par 2 (les résidus de lessive encrassent les couches), faite un rinçage supplémentaire et évitez l’adoucissant (il imperméabilise les parties absorbantes) et le vinaigre (il abîme les élastiques).

Certaines marques recommande le séchage à l’air libre et au soleil, les UV ayant un effet anti-bactérien et blanchissant. Si vous habitez La Réunion ou l’Équateur, profitez en. Si comme nous vous habitez un pluvieux petit pays, tenez compte lors de votre achat que le temps de séchage en intérieur est parfois très long et qu’il vous faudra plus de couches si celles que vous choisissez ne vont pas au sèche-linge. Ici, autant nos Tots Bots que nos Bambino Mio vont au sèche-linge. Nous y avons par inadvertance passé une TE1 Bumgenius et elle est sortie nickel… Depuis, elle y passe a chaque lessive.

Les décrassages

Une fois de temps en temps, tous les 2 à 3 mois environ – et un peu plus si vous employez du liniment pour nettoyer les petites fesses – vous devrez procéder à un décrassage. Pour se faire, je lave d’abord les couches comme a l’accoutumée. Ensuite, selon le type de couche et le degré d’encrassement, il existe plusieurs méthodes.

Décrassage avec une lessive spécifique

Je lave à 60° – éventuellement avec un trempage –  avec une lessive spécifique (Potion, Bambinex, Lerutan, Mio Fresh…) ou un tout petit peu de détergent de vaisselle doux (Biotop par exemple). Je termine par un rinçage supplémentaire.

Décrassage sans produit

Un simple lavage à 60°C suffit parfois. Mais honnêtement cette méthode ne me convainc pas des masses. Pour les TE2, certains inserts acceptent un lavage à 90°C, mais cela convient exclusivement pour des couches peu encrassées.

Décrassages de dernier recours

A éviter absolument sur des inserts en bambou et sur les TE1, à moins qu’aucune autre méthode n’ait fonctionné, les cristaux de soude ou le vinaigre. Je lave normalement, puis je laisse tremper les inserts avec 1 cuillère a soupe de cristaux de soude ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans 10l d’eau pendant 6h environ. Puis je lave à 60°C sans aucun produit en cycle long.

Quand décrasser?

Les symptômes des couches encrassées sont divers: odeur d’ammoniaque, fuites, fesses irritées. La fréquence des décrassage varient selon la lessive et les crèmes de change employées, selon la dureté de votre eau etc.

Pour savoir si vos couches sont encrassées, un simple petit test suffit: faites couler quelques millilitres d’eau sur un insert sec. Si l’eau est immédiatement absorbée, c’est ok. Si par contre, l’eau perle avant d’être absorbée, le décrassage est nécessaire.

A noter que les causes de l’encrassage peuvent être diverses: résidus de crème, de liniment, calcaire, résidus de lessive, d’urine etc. Vous aurez donc parfois l’impression que le décrassage n’a pas fonctionné. C’est possible… Un décrassage à la soude ou au détergent de vaisselle sera efficace sur des résidus gras, mais pas sur du calcaire. Et à contrario, un décrassage au vinaigre n’aura que peu d’efficacité sur des résidus d’urine ou de gras. A vous donc de trouver la méthode qui vous convient. Les poudres spécifiques ont l’avantage de cibler spécifiquement les problèmes des couches et donc donnent généralement de meilleurs résultats.

Les accessoires

Les couches lavables requièrent peu de matériel complémentaire… Un  ou deux sacs imperméables pour les déplacements et un seau avec couvercle pour le stockage à la maison. Les voiles de protection sont un plus, mais on peut aussi faire sans (je n’y pense jamais…mais dans ce cas, il vous faudra une petite spatule pour décoller les selles de l’insert).

tots bots

 

Voilà, voilà… Il ne vous reste plus qu’à 😉

Très honnêtement, chez nous ca représente 2 demi-machines par semaine (je vous rassure, l’écolo que je suis remplit les machines avec les lavettes, les essuies, les draps, les bodys, les mouchoirs etc. 😉 ). On ne peut donc pas dire que ce soit vraiment une charge de boulot énorme que d’entretenir des couches lavables… Et à notre rythme de lessive, nous nous en sortons sans souci avec 10 TE1 Tots Bots et 5 culottes TE2 plus 12 inserts Bambino Mio / Bumgenius.

 

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L’heure du bilan et des bonnes résolutions…

Nouvelle année oblige, l’heure du bilan a sonné – un peu tardivement je l’avoue – et celle des bonnes résolutions.

Pour ceux qui nous connaissent un peu, vous savez que nous vivons un peu « autrement »: maman au foyer pour s’occuper des enfants, du potager, des bestioles et de la maison pendant que papa travaille, faire des économies en choisissant de faire beaucoup nous-même et en privilégiant les achats chez le producteur, réduire notre impact écologique en privilégiant les objets de seconde main, en améliorant notre maison, etc…

2016 aura été mouvementée pour nous sur bien des points et surtout à cause des travaux dans la maison qui auront amené leur lot d’ajustement et de petits dérapages. Bon, je nous accorde une parenthèse de deux mois durant lesquels nous étions en camping. Le tout est qu’après, la reprise a été très dure… Nos poubelles sont repassées de 15l par semaine à 30l par semaine, voir plus quand il me prend l’envie de faire du tri et du rangement, ce qui m’arrive fréquemment ces derniers temps… Lubie de grossesse ou simple envie d’améliorer d’avantage encore notre petit nid? La réponse après la naissance du baby’pottam en mai 2017… 😉 En tout cas, ce qui est certain, c’est que le « decluttering » est un véritable bienfait pour l’esprit 🙂 Au total, ce sont déjà 2 caisses de vêtement à donner ou à vendre qui attendent au grenier le prochain vide-dressing 🙂  Idem avec de vieux jeux vidéos et quelques bouquins que j’avais détesté durant ma scolarité, qui ont trouvé preneur dans des magasins de seconde main. Et mes syllabi d’université sont quant à eux partis au recyclage… La bonne résolution: continuer à trier, à ranger; j’envisage aussi d’acheter le second livre de Marie Kondo « Ranger: l’étincelle du bonheur« . J’avais déjà beaucoup apprécié le premier « La magie du rangement« , même si le style est un peu redondant et que l’auteur a parfois sérieusement l’air d’avoir besoin d’un psychiatre…. Je dois dire que j’apprécie ce sentiment de légèreté et de sérénité quand je trie mes affaires  pour ne garder que ce qui m’apporte réellement un certain bien-être. J’envisage aussi de lire « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, dans le même esprit… et surtout d’appliquer d’avantage encore ces méthodes à ma vie et à notre foyer 🙂 En espérant contaminer un peu Papa’pottam qui est un Graaaaaaaaannnnd conservateur ^^

Niveau courses familiales, j’avoue que le bilan de la fin 2016 est un peu tristounet… Pendant les travaux, la cuisine étant démontée, mes tupperwares étaient dans des cartons et j’ai oublié mes bonnes habitudes. Ce qui était avant un réflexe est quasi oublié à chaque coup… Pourtant, nous avons trouvé un super petit boucher artisanal (si,si, ca existe encore… Et je peux vous jurer qu’il ferait virer sa cuti a un végétarien convaincu! ) dans le village à coté, qui apprécie notre démarche et l’encourage en nous offrant des petits extras… Pour ne rien gâcher, il est charmant, ses produits sont élaborés en collaboration avec des producteurs locaux et ses prix restent très respectables.
Puis ce sont les travaux dans Namur qui rendent le parking impossible qui m’ont fait abandonner le marché hebdomadaire… Résultat, un budget courses qui explose à nouveau, et des poubelles qui débordent… Résolution 2017: reprendre les bonnes habitudes: tupperwares, bocaux, sacs à vrac et commerces locaux! Entre notre boucher, le fromager, la ferme de la Tour et le moulin Baré, nos courses hebdomadaires sont quasi-assurées. Pour quelques produits, le supermarché bio nous permet de trouver des alternatives satisfaisantes qui conviennent à nos valeurs et aux allergies de peti’potam. Reste que j’aimerais vraiment éliminer la case supermarché pour de bon en 2017… Je rêve de trouver un magasin en vrac et une ferme où acheter les rares produits laitiers que nous consommons encore (en fait surtout le lait de vache dont Papa’Potam raffole… ). J’ai prévu de ressortir la machine à coudre et de me confectionner plusieurs sacs à vrac supplémentaires ( à base de vieux draps recyclés), en même temps que des serviettes hygiéniques lavables (j’ai la cup depuis plusieurs années, mais en prévision de l’accouchement, les SHL ne seront pas de trop), des sacs cirés pour conserver le pain et pour permettre à Papa’potam d’emmener son casse-croûte au boulot en mode zéro déchet, tout en restant stylé… Et pour aller plus loin, 2 bouquins sur ma PAL (Pile à Lire): « Zéro déchet » de Béa Johnson et « Famille zéro déchets: ze guide« . Aussi, dans la lignée poubelles au régime, je vais confectionner des culottes d’apprentissage lavables et des culottes de protection en laine à Peti’Potam et essayer d’éviter au maximum les couches jetables. Parce que ca, ca fait vite gonfler les poubelles… Pour Baby’Potam, je voudrais faire du 100% lavable, nuit comprises. Outre une belle économie de poubelle, ca fera aussi une belle économie pour notre portefeuille 🙂

D’ailleurs, en parlant de Baby’Potam et d’écologie, nous avons constitué la liste de naissance un peu hors réseaux traditionnels puisque nous avons choisi de la faire sur Sebio.be. D’une part parce que ce sont des produits écologiques, mais aussi pour des raisons éthiques: c’est une entreprise belge qui favorise elle-aussi les entreprises belges et européennes (je pense aux marques comme Neobulle, BelleBulle, Herbalgem, Tots Bots…) et qui a une politique stricte en matière d’emballages (100% recyclable!). Et sur cette liste, principalement des couches lavables, une nouvelle écharpe de portage (j’avais une babylonia mais qui ne me convient absolument pas car elle se détend complètement quand on porte un bébé de plus de 5 ou 6 kg), des produits écologiques pour les soins de bébé, des jeux en bois… Evidemment, comme pour Peti’Potam, allaitement maternel exclusif et DME quand il sera prêt, mais cela fera l’objet d’un autre article… 😉

Dans la même veine, 2017 marquera l’amorce de 2 gros changements progressifs: Une maison sans plastique et une maison toujours plus éconologique! Pour le plastique, tout objet plastique qui vient a se casser à partir de 2017 sera remplacé par un objet similaire mais dans un matériel durable et non polluant (verre, tissu, bois, inox… ). En ce qui concerne le deuxième point, il s’agit de quelques adaptations progressives pour continuer sur notre lancée: améliorer l’isolation, passage au LED partout, ajout d’un poêle au bois ou au charbon dans la cuisine qui puisse aussi servir pour mijoter les plats en hiver, ajout de multiprises coupe-circuit partout ou c’est possible, investir dans un système de récupération de l’eau pluie, investir dans un Altered Noozle  pour la cuisine, investir dans des jerricane pour récupérer l’eau du trop plein du boiler et dans des dispositifs pour récupérer l’eau qui coule en attendant que l’eau de la douche soit chaude…

Aussi, en vrac pour 2017, plein d’autres résolutions pour aller plus loin dans notre démarche ou pour reprendre les bonnes habitudes:

  • Confectionner moi-même les vêtements de Peti’Potam et de Baby’Potam en récupérant nos vêtements, repriser ce qui peut l’être, recycler ce qui ne peux pas. Cette année, je n’achète aucun vêtement pour moi! 🙂 Je compte aussi m’améliorer en couture pour pouvoir vraiment tout faire, voire même, si les mini’potam m’en laissent le temps, apprendre à broder 🙂
  • Recommencer à faire ma lessive moi-même et aller plus loin dans la démarche en faisant aussi moi-même le produit pour lave-vaisselle, le liquide vaisselle et le produit pour nettoyer les WC, les seuls qui avaient encore échappés a ma manie du DIY. Et pour rendre cela plus économique et plus écologique, trouver un fournisseur de matières premières en grand contenants ou en vrac
  • Aller plus loin dans la démarche no poo / douche écologique: faire le gel douche à base de savon de Marseille, mais aussi les crèmes, déo, baumes…
  • Grâce à l’aide d’un ami, développer le potager pour être autosuffisants en légumes et en faire des conserves 🙂 J’ai d’ailleurs trouvé aujourd’hui ou me fournir en graines bio, puisque notre supermarché bio vend la marque « Semailles »

Et puis il y a aussi les bonnes résolutions plus personnelles qu’écologiques:

  • reprendre le yoga et la méditation et l’enseigner à Peti’potam et pourquoi pas à Papa’potam
  • Cultiver la positive attitude, râler moins, m’énerver moins, stresser moins… Et pourquoi pas, me mettre à la CNV un peu plus sérieusement 🙂
  • Recommencer le programme fly-lady pour garder ma maison propre et rangée 🙂 (Pour ceux qui ne connaissent pas, cf. le livre de Marla Cilley « Entretien avec mon évier »)
  • Réduire ma consommation de sucre raffiné
  • Réduire mon temps sur Facebook pour lire plus (notamment les livres d’Isabelle Filliozat, Gueguen et Faber et Mazlich) et avoir plus de temps pour moi et mes activités (dessin, écriture, tricot…)
  • Commencer des formations pour devenir conseillère en périnatalité et coach parentale
  • Passer à la liseuse de façon à pouvoir lire même pendant les siestes des mini’potam et à réduire la consommation de papier

Bref, 2017 s’annonce chargée et enthousiasmante, pleine d’apprentissages, de rencontres, de recherches et de bonheur! Je vous en souhaite de même à tous!

 

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Liniment maison

Le liniment est un produit naturel employé pour nettoyer les fesses de bébé. Grâce à son pH légèrement basique, il neutralise l’acidité des urines et des selles. Sa texture grasse (et plus encore, l’addition de cire d’abeille) crée une barrière protectrice pour la peau .

Beaucoup se contentent de la version simple, préparée à froid qui consiste à simplement additionner 1 volume d’eau de chaux et un volume d’huile d’olive. Cependant, ce mélange se déphase et nécessite d’être secoué à chaque utilisation. Il est aussi à mon sens beaucoup moins protecteur, et ne permet pas l’ajout d’ingrédients actifs tels que les huiles essentielles, le miel, la propolis… Et surtout ne se conserve pas bien (l’huile rancit)

Ma version se prépare donc à chaud (62-65°, point de fusion de la cire d’abeille). Vous aurez besoin d’un thermomètre de  cuisson afin de ne pas trop chauffer ce qui dénaturerais l’huile d’olive. J’utilise une sonde de chez Ikea qui bipe dès que mon mélange atteint 62°.
EDIT: ma sonde étant cassée depuis déjà quelques temps, je travaille sans. Une fois que la cire commence à fondre, je coupe le feu. Et je mélange doucement pour faire fondre le reste de la cire.

J’ajoute plusieurs principes actifs facultatifs:

  • Le miel, cicatrisant et désinfectant
  • Le beurre de karité, de coco ou de cacao, idéal pour nourrir les peaux sèches
  • La propolis, cicatrisante et réparatrice
  • de l’extrait de pépin de pamplemousse, un conservateur naturel, désinfectant, antibactérien et antimycosique
  • une huile essentielle, souvent du tea tree (melaleuca alternifolia), désinfectant et antimycosique, parfois de la lavande vraie (lavandua angustifolia) apaisante et cicatrisante. Il convient toutefois d’éviter les huiles essentielles pour les bébés de moins d’un an et pour les enfants présentant des allergies*. 

Le liniment s’emploie sur une lingette lavable ou sur un coton.

Ingrédients

  • 1l d’eau de chaux
  • 1l d’huile d’olive (bio de préférence)
  • 10g de cire d’abeille (jaune, non blanchie!)
  • 1cs de beurre de coco ou de karité ou de cacao (facultatif)
  • 1 cs de miel (facultatif)
  • 30 gouttes (1ml) d’huile essentielle de Tea-Tree (Melaleuca alternifolia) (facultatif)
  • 30 gouttes de propolis (facultatif)
  • 20 gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse (facultatif)

Préparation

  1. Dans une casserole, chauffer l’eau de chaux à environ 60°. Dans une autre casserole, mettre l’huile d’olive, le beurre végétal et la cire d’abeille à chauffer à feux doux. Surveiller que la température n’excède pas 65°.
  2. Une fois que la cire d’abeille est entièrement fondue, ajouter le miel et fouetter pour le dissoudre et le mélanger. Mettre la casserole d’huile dans un bain d’eau glacée afin de refroidir le mélange. Ajouter l’eau de chaux en fouettant vigoureusement (idéalement au batteur électrique).
  3. Une fois que le liniment redescend sous les 42°, ajouter le principes actifs en continuant à fouetter  (propolis, huiles essentielles, extrait de pépin de pamplemousse)
  4. Laisser refroidir et mettre en bouteille.

Je réutilise à chaque fois les bouteilles d’eau de chaux achetée sur Aroma-zone. J’ai équipé l’une d’elle d’une pompe (vendue sur Aroma-zone aussi) pour plus de facilité 🙂


Grâce à la cire et à l’extrait de pépin de pamplemousse, le mélange tient plusieurs mois sans soucis 🙂

Petite astuce pour laver les bouteilles: rincer à l’eau bien chaude avec une dizaine de grain de riz et une goutte de produit de vaisselle. Mettre le bouchon et secouer vigoureusement. Vider et rincer plusieurs fois à l’eau claire.

*NB concernant les allergies aux huiles essentielles: Avant la première utilisation, il peut être bon de faire un simple test d’allergie. Diluer 0.1ml de l’huile essentielle choisie dans 1ml d’huile végétale neutre et appliquer une goutte sur la peau, par exemple dans le pli du coude ou le creux du genou. Vérifier 24h plus tard si une réaction apparait (rougeur, boutons, cloque…)

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