Une rencontre…

9 mois d’attente – enfin, un peu plus… Et puis… Une rencontre. Pas comme on l’espérait, pas comme on l’avait préparée, mais finalement, aussi magique et aussi belle que puisse l’être ce genre de rencontre…

D’abord, il y a eu un suivi de grossesse cool, sans surmédicalisation, juste à l’écoute de mes besoins et de mon corps et un projet de naissance à la maison, physio, intime, serein… Mais l’assurance hospitalisation en a décidé autrement. 3 semaines avant la date prévue du terme, DKV nous annoncent qu’ils ne prennent pas en charge l’accouchement à domicile. Nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre cette dépense. Un peu dans le rush, nous nous lançons a la recherche d’une maternité qui collera plus ou moins a nos valeurs et à notre philosophie…

C’est finalement à l’hôpital d’Auvelais (Centre hospitalier Régional du Val de Sambre) – dont la maternité a été refaite il y a quelques années, que nous trouvons l’accueil et l’écoute que nous recherchions. Le sage-femme qui suivait jusque la ma grossesse nous dit que c’est juste du « marketing » pour appâter le chalant et que ce ne sera pas mieux qu’ailleurs. Mais bon, il fallait bien se décider et j’ai décidé de faire confiance a mon instinct.

Le 22 mai, date prévue pour l’accouchement, pas de signe que Bébé’Potam ait envie de pointer son petit nez. La gynécologue qui reprend notre dossier demande un suivi monito tous les 2 jours, plutôt que – comme l’exige son protocole – de faire d’emblée la césarienne. A chacune de nos visites, les sages-femmes se présentent, savent qui nous sommes et connaissent notre projet de naissance. Elles prennent le temps de discuter avec nous, expliquent chaque geste et son utilité et nous demandent systématiquement notre accord avant tout acte médical… Chacune a sa façon, elles prennent la peine de faire connaissance et d’échanger, de se montrer humaines…

Jeudi 1er juin, notre bébé’Potam qui jouait encore les prolongations commence a montrer des signes de faiblesses au monitoring. Une fois, on se dit que c’est un souci de capteur. Deux fois, il n’y a plus de doutes… Les sages-femmes appellent la gynécologue et nous décidons que nous ne prenons pas de risques pour la vie de Bébé’Potam. Préparation pour une césarienne en urgence.

Évidemment, j’ai pleuré, j’ai paniqué, j’ai été déçue… Papa’Potam aussi s’est senti triste et inquiet… Mais c’est la que l’équipe a commencé à montrer a quel point ils accordaient de l’importance a notre projet. La gynécologue, rassurante et souriante qui a pris le temps de nous expliquer le déroulement de la césarienne; les 2 sages-femmes, Cindy et Delphine qui nous ont réconfortés et nous ont accompagnés tout au long de cette après midi; Isabelle, l’assistante logistique qui a pris soin de Petit’Potam le temps que le parrain de Bébé’Potam arrive…. Et, belle surprise, ma maman se libère pour être présente aussi, malgré son boulot et surtout malgré les problèmes de santé… Je suis un peu submergée par mes émotions, d’autant que j’avais très mal vécu que ma famille paternelle et ma belle-famille au grand complet décident de partir en vacances juste pour la date prévue de l’accouchement, comme si cette naissance ne les concernaient pas le moins du monde, qu’ils se fichaient éperdument de nous… Avoir ma famille la plus proche – mon homme, mon fils, ma maman – et un ami proche aura été le plus beau de tous les cadeaux pour accompagner ce moment si unique…

 

Cindy est restée avec nous tout au long de la césarienne, nous parlant, nous rassurant, nous expliquant, défendant notre projet de naissance auprès des autres intervenant… Papa’Potam a pu mettre de la musique dans la salle d’opération et rester avec moi tout du long, tout le personnel s’est présenté et tout nous a été expliqué. Papa’Potam a même pu regarder ce qui se passait au delà des champs stériles et observer l’opération…La gynécologue nous a expliqué que Bébé’Potam avait le cordon autour du cou et avait lâché son méconium dans le liquide amniotique. Voila qui expliquait donc les « grimaces » au monito…

Bébé’Potam a été mis en peau a peau sur ma poitrine tandis qu’on me recousait et – malgré des circonstances un peu chaotiques de sa naissance, les examens ont été limités au maximum, la pesée et autres examens secondaires ont été différés. Le « réveil » s’est fait en salle d’accouchement, entourés par notre famille (Petit’Potam, ma maman et le parrain de Bébé’Potam) et sous la vigilance discrète mais attentive des sages-femmes. Petit’Potam a pu se joindre a la tétée d’accueil de Bébé’Potam et nous avons pu récupérer le placenta, comme nous l’avions demandé…

Le lendemain, Bébé’potam commence a chauffer, et vu les circonstances, le pédiatre n’hésite pas une minute et le met sous antibiothérapie et sous monitoring continu. La aussi, c’est un médecin très a l’écoute, compréhensif qui nous écoute et tente de concilier au mieux nos besoins et ses impératifs. C’est donc en peau à peau que Bébé’Potam est mis sous monito, sous mes caresses et mes chansons que le pédiatre lui place son petit cathéter, et, après négociations, dans le calme de notre chambre que nous passerons le séjour neonat’. Les infirmières pédiatriques sont formidables aussi: douces et gentilles, elles font un maximum pour éviter de stresser bébé: soins pendant qu’il est au sein ou juste après une tétée, prises de températures lors des changes, souvent par maman…

Au final, le séjour, prolongé par le passage en néonat’ de Bébé’Potam s’est déroulé à merveille, avec des sages-femmes au petits-soins et à l’écoute de nos besoins, attentives sans être intrusives, respectueuses et humaines. du début à la fin, elles auront tout fait pour nous faire sentir comme à la maison et pour préserver la sérénité que nous voulions dans notre projet de naissance….

Et puis surtout, parmi ces sages-femmes formidables, la rencontre de 2 femmes extraordinaires, Katia et Valérie. Deux sages-femmes passionnées, dévouées, brillantes, gentilles… Bref, la rencontre avec Bébé’Potam aura aussi été l’occasion de belles rencontres humaines, d’échanges, de discussions, d’apprentissages, de remises en question et d’évolution.

Ma vision des hôpitaux si noire avant cette expérience s’est teintée de jolies couleurs et de belles émotions. J’éprouve de la gratitude envers ces femmes formidables qui ont accompagné discrètement notre rencontre, l’agrandissement de notre famille; de la reconnaissance envers ceux et celles qui ont entendu et respecté nos souhaits, sans jugements, sans a priori, qui ont tenu compte de notre projet et l’ont pris à coeur; beaucoup d’amour pour ces gens qui ne nous connaissaient pas mais ont pris la peine de se mettre en 4 pour nous; de la sérénité face à cette naissance qui n’était certes pas comme nous l’avions rêvée, mais qui n’en fut pas moins belle ou moins puissante… Et puis évidemment, de la reconnaissance pour les médecins qui ont permis à notre Bébé’Potam d’être la, parce que sans cette césarienne et sans les soins neonataux, Papa’Potam et Petit’Potam pleureraient probablement la perte de deux être chers…

Merci. Du fond du cœur, merci!

 

A Katia, Valérie, Cindy, Delphine, Shanon, Leslie, Camille, Béatrice, Jennifer, Marion… Les formidables sages-femmes de la maternité
A Isabelle, la fabuleuse assistante logistique et nounou d’enfer 😉

A Arielle, Stéphanie et Shanti (Je ne suis pas sure du tout de l’orthographe, mais son visage reste gravé dans mon coeur) les infirmières pédiatriques
Aux docteur Muriel Verheyen, gynécologue; Pierre Kiakulanda et Ionna Ené, pédiatres; Yannick Esnault, Mulomba Kalonji et Ute Hebborn, anésthésistes
A Pierre, l’assistant du bloc opératoire (j’espère que ses chaussettes ne me tiendront pas rigueur 😉 ) et aux infirmières du bloc…

Et à tous les autres qui par leur gentillesse, leur humanité, leur professionnalisme ont permis que cette rencontre soit aussi proche que possible de notre projet de naissance…

Publicités

L’heure du bilan et des bonnes résolutions…

Nouvelle année oblige, l’heure du bilan a sonné – un peu tardivement je l’avoue – et celle des bonnes résolutions.

Pour ceux qui nous connaissent un peu, vous savez que nous vivons un peu « autrement »: maman au foyer pour s’occuper des enfants, du potager, des bestioles et de la maison pendant que papa travaille, faire des économies en choisissant de faire beaucoup nous-même et en privilégiant les achats chez le producteur, réduire notre impact écologique en privilégiant les objets de seconde main, en améliorant notre maison, etc…

2016 aura été mouvementée pour nous sur bien des points et surtout à cause des travaux dans la maison qui auront amené leur lot d’ajustement et de petits dérapages. Bon, je nous accorde une parenthèse de deux mois durant lesquels nous étions en camping. Le tout est qu’après, la reprise a été très dure… Nos poubelles sont repassées de 15l par semaine à 30l par semaine, voir plus quand il me prend l’envie de faire du tri et du rangement, ce qui m’arrive fréquemment ces derniers temps… Lubie de grossesse ou simple envie d’améliorer d’avantage encore notre petit nid? La réponse après la naissance du baby’pottam en mai 2017… 😉 En tout cas, ce qui est certain, c’est que le « decluttering » est un véritable bienfait pour l’esprit 🙂 Au total, ce sont déjà 2 caisses de vêtement à donner ou à vendre qui attendent au grenier le prochain vide-dressing 🙂  Idem avec de vieux jeux vidéos et quelques bouquins que j’avais détesté durant ma scolarité, qui ont trouvé preneur dans des magasins de seconde main. Et mes syllabi d’université sont quant à eux partis au recyclage… La bonne résolution: continuer à trier, à ranger; j’envisage aussi d’acheter le second livre de Marie Kondo « Ranger: l’étincelle du bonheur« . J’avais déjà beaucoup apprécié le premier « La magie du rangement« , même si le style est un peu redondant et que l’auteur a parfois sérieusement l’air d’avoir besoin d’un psychiatre…. Je dois dire que j’apprécie ce sentiment de légèreté et de sérénité quand je trie mes affaires  pour ne garder que ce qui m’apporte réellement un certain bien-être. J’envisage aussi de lire « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, dans le même esprit… et surtout d’appliquer d’avantage encore ces méthodes à ma vie et à notre foyer 🙂 En espérant contaminer un peu Papa’pottam qui est un Graaaaaaaaannnnd conservateur ^^

Niveau courses familiales, j’avoue que le bilan de la fin 2016 est un peu tristounet… Pendant les travaux, la cuisine étant démontée, mes tupperwares étaient dans des cartons et j’ai oublié mes bonnes habitudes. Ce qui était avant un réflexe est quasi oublié à chaque coup… Pourtant, nous avons trouvé un super petit boucher artisanal (si,si, ca existe encore… Et je peux vous jurer qu’il ferait virer sa cuti a un végétarien convaincu! ) dans le village à coté, qui apprécie notre démarche et l’encourage en nous offrant des petits extras… Pour ne rien gâcher, il est charmant, ses produits sont élaborés en collaboration avec des producteurs locaux et ses prix restent très respectables.
Puis ce sont les travaux dans Namur qui rendent le parking impossible qui m’ont fait abandonner le marché hebdomadaire… Résultat, un budget courses qui explose à nouveau, et des poubelles qui débordent… Résolution 2017: reprendre les bonnes habitudes: tupperwares, bocaux, sacs à vrac et commerces locaux! Entre notre boucher, le fromager, la ferme de la Tour et le moulin Baré, nos courses hebdomadaires sont quasi-assurées. Pour quelques produits, le supermarché bio nous permet de trouver des alternatives satisfaisantes qui conviennent à nos valeurs et aux allergies de peti’potam. Reste que j’aimerais vraiment éliminer la case supermarché pour de bon en 2017… Je rêve de trouver un magasin en vrac et une ferme où acheter les rares produits laitiers que nous consommons encore (en fait surtout le lait de vache dont Papa’Potam raffole… ). J’ai prévu de ressortir la machine à coudre et de me confectionner plusieurs sacs à vrac supplémentaires ( à base de vieux draps recyclés), en même temps que des serviettes hygiéniques lavables (j’ai la cup depuis plusieurs années, mais en prévision de l’accouchement, les SHL ne seront pas de trop), des sacs cirés pour conserver le pain et pour permettre à Papa’potam d’emmener son casse-croûte au boulot en mode zéro déchet, tout en restant stylé… Et pour aller plus loin, 2 bouquins sur ma PAL (Pile à Lire): « Zéro déchet » de Béa Johnson et « Famille zéro déchets: ze guide« . Aussi, dans la lignée poubelles au régime, je vais confectionner des culottes d’apprentissage lavables et des culottes de protection en laine à Peti’Potam et essayer d’éviter au maximum les couches jetables. Parce que ca, ca fait vite gonfler les poubelles… Pour Baby’Potam, je voudrais faire du 100% lavable, nuit comprises. Outre une belle économie de poubelle, ca fera aussi une belle économie pour notre portefeuille 🙂

D’ailleurs, en parlant de Baby’Potam et d’écologie, nous avons constitué la liste de naissance un peu hors réseaux traditionnels puisque nous avons choisi de la faire sur Sebio.be. D’une part parce que ce sont des produits écologiques, mais aussi pour des raisons éthiques: c’est une entreprise belge qui favorise elle-aussi les entreprises belges et européennes (je pense aux marques comme Neobulle, BelleBulle, Herbalgem, Tots Bots…) et qui a une politique stricte en matière d’emballages (100% recyclable!). Et sur cette liste, principalement des couches lavables, une nouvelle écharpe de portage (j’avais une babylonia mais qui ne me convient absolument pas car elle se détend complètement quand on porte un bébé de plus de 5 ou 6 kg), des produits écologiques pour les soins de bébé, des jeux en bois… Evidemment, comme pour Peti’Potam, allaitement maternel exclusif et DME quand il sera prêt, mais cela fera l’objet d’un autre article… 😉

Dans la même veine, 2017 marquera l’amorce de 2 gros changements progressifs: Une maison sans plastique et une maison toujours plus éconologique! Pour le plastique, tout objet plastique qui vient a se casser à partir de 2017 sera remplacé par un objet similaire mais dans un matériel durable et non polluant (verre, tissu, bois, inox… ). En ce qui concerne le deuxième point, il s’agit de quelques adaptations progressives pour continuer sur notre lancée: améliorer l’isolation, passage au LED partout, ajout d’un poêle au bois ou au charbon dans la cuisine qui puisse aussi servir pour mijoter les plats en hiver, ajout de multiprises coupe-circuit partout ou c’est possible, investir dans un système de récupération de l’eau pluie, investir dans un Altered Noozle  pour la cuisine, investir dans des jerricane pour récupérer l’eau du trop plein du boiler et dans des dispositifs pour récupérer l’eau qui coule en attendant que l’eau de la douche soit chaude…

Aussi, en vrac pour 2017, plein d’autres résolutions pour aller plus loin dans notre démarche ou pour reprendre les bonnes habitudes:

  • Confectionner moi-même les vêtements de Peti’Potam et de Baby’Potam en récupérant nos vêtements, repriser ce qui peut l’être, recycler ce qui ne peux pas. Cette année, je n’achète aucun vêtement pour moi! 🙂 Je compte aussi m’améliorer en couture pour pouvoir vraiment tout faire, voire même, si les mini’potam m’en laissent le temps, apprendre à broder 🙂
  • Recommencer à faire ma lessive moi-même et aller plus loin dans la démarche en faisant aussi moi-même le produit pour lave-vaisselle, le liquide vaisselle et le produit pour nettoyer les WC, les seuls qui avaient encore échappés a ma manie du DIY. Et pour rendre cela plus économique et plus écologique, trouver un fournisseur de matières premières en grand contenants ou en vrac
  • Aller plus loin dans la démarche no poo / douche écologique: faire le gel douche à base de savon de Marseille, mais aussi les crèmes, déo, baumes…
  • Grâce à l’aide d’un ami, développer le potager pour être autosuffisants en légumes et en faire des conserves 🙂 J’ai d’ailleurs trouvé aujourd’hui ou me fournir en graines bio, puisque notre supermarché bio vend la marque « Semailles »

Et puis il y a aussi les bonnes résolutions plus personnelles qu’écologiques:

  • reprendre le yoga et la méditation et l’enseigner à Peti’potam et pourquoi pas à Papa’potam
  • Cultiver la positive attitude, râler moins, m’énerver moins, stresser moins… Et pourquoi pas, me mettre à la CNV un peu plus sérieusement 🙂
  • Recommencer le programme fly-lady pour garder ma maison propre et rangée 🙂 (Pour ceux qui ne connaissent pas, cf. le livre de Marla Cilley « Entretien avec mon évier »)
  • Réduire ma consommation de sucre raffiné
  • Réduire mon temps sur Facebook pour lire plus (notamment les livres d’Isabelle Filliozat, Gueguen et Faber et Mazlich) et avoir plus de temps pour moi et mes activités (dessin, écriture, tricot…)
  • Commencer des formations pour devenir conseillère en périnatalité et coach parentale
  • Passer à la liseuse de façon à pouvoir lire même pendant les siestes des mini’potam et à réduire la consommation de papier

Bref, 2017 s’annonce chargée et enthousiasmante, pleine d’apprentissages, de rencontres, de recherches et de bonheur! Je vous en souhaite de même à tous!

 

Copyright © Happy’pottam Familly 2015-2017
Les textes, photos et vidéos présentés sur ce blog sont la propriété exclusive de leurs auteurs et ne peuvent être reproduit entièrement ou partiellement sans l’accord écrit des auteurs. Tout droits réservés. 

 

 

48 heures…

Je ne sais pas par où commencer. Les choses sont encore confuses, mais je sais que si je n’écris pas maintenant, je n’écrirais pas.

Depuis déjà plusieurs années, je gère mon cycle avec la symptothermie et la connaissance de mon corps. Beaucoup de gens n’y croient pas, mais en ce qui me concerne, ça marche. Mais ça demande d’apprendre à s’écouter, à connaître les signes, les symptômes…

Le 13 juillet, j’ai remarqué des saignements anormaux. J’ai appelé les urgences. La gynécologue de garde m’a dit que c’était probablement juste un petit dérèglement hormonal et m’a invitée à faire une prise de sang pour exclure une grossesse. Les saignements ont continué et le 23 juillet, j’ai commencé à avoir mal dans le bas du ventre. Je sentais qu’un truc clochait. Lundi, j’ai rappelé la gynécologue de garde qui m’a donné un rendez-vous le jour même. Malheureusement, elle a du partir en accouchement. J’ai donc été aux urgences. La l’infirmier m’a dit que c’était des conneries, que j’étais hypocondriaque et que ce n’était pas d’un gynécologue dont j’avais besoin mais d’un psychiatre. J’ai fini par m’énerver et par dire que je ne partirais pas sans avoir vu un gynécologue. Il m’a ri au nez en me disant que ce n’est pas ainsi que ça marche et que je ne décidais pas.

Une prise de sang plus tard, l’infirmier m’annonce sans aucune précaution que je suis enceinte mais que ce n’est probablement pas une grossesse évolutive et que la gynécologue va me recevoir pour planifier l’intervention pour enlever l’oeuf. avant d’ajouter « vous êtes contente, vous allez la voir la gynécologue  » et de rire. A ce moment, je suis seule aux urgences avec mon bébé de presque 20 mois. Et sous le choc…

Je monte en gynécologie et elle fait une écho. Ce n’est pas très révélateur, vu que c’est pris très tôt. Elle n’exclut pas une grossesse normale, ou une fausse couche. Mais le plus probable reste la grossesse extra-utérine… Papa pottam arrive. Elle nous explique la procédure et nos options. Mais dans tous les cas, ça passe par 48 heures d’attente et une nouvelle prise de sang. 48 heures interminables d’appréhension, mais aussi d’espoir.

48 heures plus tard, le verdict tombe. Il faut agir vite. Tout va si vite que nous avons à peine le temps de réaliser. La chirurgie augmentant les risques ultérieurs de grossesse extra-uterine et / ou réduisant nos chances de concevoir un enfant, nous optons pour l’injection de methotrexate, un anticancéreux qui empêche la mitose cellulaire. 12h50, une infirmière me fait l’injection tandis que bébé pottam et papa pottam sont dans la salle de jeux en pédiatrie… Je m’effondre.

Je suis encore choquée par tout cela. Plus encore par cet infirmier présomptueux et son comportement si hautain et inadéquat. Mais aussi reconnaissante d’avoir rencontré une médecin à l’écoute de ses patients, qui prends les « impressions » au sérieux.

Lire la suite