Ça tient au corps!

Février, le mois le plus froid… Vous avouerez qu’on a bien envie d’une bonne tartiflette ou d’une bonne raclette ou encore des carbonnades de nos grands-mères…

Je vous propose ici un plat que faisait mon arrière-grand-mère et qui nous vient de la cuisine médiévale, dans le nord de la France, la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, avec des variantes régionales. Il s’agit du hochepot, une soupe repas à base de viande, de choux et de pommes de terre.

L’idéal est de le préparer plusieurs heures à l’avance dans une grande cocotte en fonte et de le laisser mijoter à petit feu sur le poêle à bois.

Un plat économique, chaud, réconfortant et prêt à l’avance… Le parfait combo pour les dimanches enneigés 🙂

Ingrédients

  • 8 petites pommes de terre
  • Un chou vert
  • 400g lard fumé ou un jambonneau fumé
  • 4 grosses saucisses (éventuellement fumées)
  • 8 grosses carottes
  • 2 gros oignons
  • 1 à 3 gousses d’ail selon votre goût
  • Sel poivre thym laurier

Préparation

  1. Épluchez et coupez les oignons et coupez le lard en gros lardons.
  2. Dans une grande casserole, mettez le lard fumé à chauffer doucement avec les saucisses et les oignons.
  3. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre et l’ail, coupez les carottes en tronçons d’environ 3 cm et le choux vert en lanières.
  4. Une fois que les saucisses et le lard commencent à dorer, ajoutez les légumes, l’ail et les pommes de terre, couvrez d’eau et ajoutez du poivre, du thym et du laurier.
  5. Portez à ébullition. Dès que ça bout, diminuez le feu au minimum ou mettez la casserole sur le poêle à bois pour faire mijoter doucement. Rectifiez l’assaisonnement en ajoutant au besoin du sel, du poivre ou tout autre épice de votre choix.
  6. Laissez mijoter encore au minimum 1h30 à feu très doux.
  7. Servir bien chaud avec le bouillon de cuisson.

NB: vous pouvez mettre d’autres légumes si vous n’aimez pas le choux: navets, poireaux, choux de Bruxelles,

Bon appétit!

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Salaisons maison

Même si nous essayons de réduire notre consommation de viande, nous sommes de grands fans de bonnes salaisons : Lomo, coppa, viande des grisons…

Seulement voilà, ce genre de charcuterie fine est souvent hors de prix et bourrée de saloperie, dont le fameux sel nitrité, cancérigène avéré dont le rôle est juste de donner une belle couleur…

« Et avec votre jambon, je vous mets un petit cancer du côlon ? » Mmmmmiam!

Du coup, on n’en mangeait plus… Mais ça nous manquait un peu… Puis, j’ai commencé à faire des fouilles sur le net et ça n’avait pas l’air compliqué. J’ai donc testé un Lomo maison. Pour les photos, il va falloir attendre un peu, parce que le premier essai a été tellement concluant qu’il a été dévoré avant même d’être totalement sec…

Depuis, on a remis du porc et du canard à sécher, et le bœuf dégorge encore dans le sel…

Ça y est, je vous ai mis l’eau à la bouche ? Voici la recette !

Il vous faut

– du gros sel

– des tupperware

– des grands essuies en coton propre qui ne sentent pas l’adoucissant ou la lessive (à moins qu’une coppa au Soupline vous tente…😅)

– de la viande (bœuf, porc, canard, mouton…)

– des épices (poivres, herbes, piment d’Espelette, paprika, tandoori)

– de la ficelle de cuisine

– de la place dans une cave à max. 14-15°C ou dans le bac à légumes du frigo.

Commencez par nettoyer la viande à l’eau claire et par la sécher. Mettez la dans un tupperware sur un lit de gros sel et couvrez intégralement la viande de sel. Fermez et laissez dégorger au frais (frigo). Le temps varie selon le type de viande

Comptez:

  • 15h pour du canard
  • 12-18h pour du porc
  • 36h pour du bœuf

Si vous laissez plus longtemps, la viande sera plus salée. Moins longtemps, le séchage sera plus long et il y a des risques de moisissures…

Ensuite, sortez la viande du sel. Lavez la pour la débarrasser des grains de sel, épongez soigneusement dans un essuie propre et sans odeur. Et roulez la viande dans les épices de votre choix.

Ici, j’ai fait canard au poivre noir, Lomo au paprika et piment d’Espelette et bœuf aux herbes de Provence.

Ensuite, enroulez dans un linge en coton propre et sans odeur et ficelez le tout.

Puis vient la partie la plus difficile, celle où il va vous falloir de la patience ! Oubliez votre préparation pendant 4 à 6 semaines dans un endroit frais (cave sèche, ou à défaut, le bac à légumes du frigo. T° max 14°C)

UPDATE : Voici notre Lomo maison :

Bonne dégustation !

Les menus du mois de mai

Je suis euphorique! Les asperges sont là… Et j’adore les asperges 🙂 Puis les fraises vont pointer leur joli nez rouge, et la rhubarbe, et les salades…

Mai, c’est le mois ou la gourmande en moi se réveille, mais aussi le mois ou je commence mes confitures et mes conserves. La nature recommence à nous couvrir de merveilles, autant se faire plaisir et faire durer ce plaisir 😉

legumes mai

Au menu, le retour des salades, des barbecues et la fin des soupes à midi.

Le midi, c’est le plus souvent du pain, avec du fromage, du houmous ou une tapenade, du jambon, de la mozza… Parfois, ce sont des petits pains fourrés (voir la recette du pain à la poele sur l’article Les pains des petits et des grands jours…) ou alors les restes de la veille. Parfois, à la demande de Petit’Potam, ce sont des pâtes ou une petite salade.

Menus mai

Mai, c’est aussi le retour des petits desserts légers: crème de rhubarbe, mousse de fraise ou de framboise, salade de fraises à la menthe ou au basilic… Bref, j’ai quelques recette à mettre en ligne ce mois-ci 🙂

Bon app’

 

 

 

Premiers pas sur la voie du zéro-déchet et du minimalisme… et des économies

Je lis beaucoup de questions sur les groupes et les forums, mais la principale reste « Par ou commencer? »

Voici donc un petit article sur nos premiers pas sur ce chemin passionnant 🙂 Pour nous, le lien entre minimalisme, zéro-déchet et mieux-consommer a été évident dès le départ parce que les 3 sont tellement interconnectés, que l’un a entraîné l’autre de façon inévitable…

Je pense que la première chose à faire est de s’interroger sur ses motivations. Pour nous, le déclic a été ma première grossesse, il y a environ 2 ans et demi. Avant cela nous étions une famille de consommateurs lambda: café en capsule, pot de choco industriel, parfois des plats préparés, du Monsieur Propre, du Cif, de l’Instanet et du Carolin pour l’entretien de l’appartement, des sacs plastiques, des bains avec de la mousse, du vernis à ongle et des shampoings Pantene… Bref, Monsieur et Madame Tout le monde, consommateurs-acheteurs au supermarché, ou nous faisions l’intégralité de nos courses. Notre sac poubelle faisait 60l par semaine, parfois plus, plus bien sur le verre, les cartons et les PMC.

Notre sage-femme de l’époque étant très extrémiste, nous avons eu droit à un discours plus qu’alarmant sur les produits que nous employions au quotidien et sur les polluants intérieurs… Nous avons d’abord pris conscience des polluants qui nous entouraient dans les produits d’entretien, dans notre nourriture, dans nos produits cosmétiques… La, a eu lieu notre premier gros tri: les armoires de la salle de bain et l’armoire sous l’évier se sont vidées pour laisser place aux basiques: savon de Marseille, vinaigre et bicarbonate de soude. C’est la aussi que nous avons réalisé que Pampers, Mustela et Galenco ne feraient pas partie de l’éducation de notre enfant, pas plus que les laits en poudre ou les petits pots de panade industrielle… Et que naturellement, nous avons commencé à nous documenter et à chercher des solutions plus rationnelles.

Une fois que la machine est lancée, c’est difficile de l’arrêter. On s’aperçoit que beaucoup de choses sont nocives ou en tout cas pas très saines… les petits changements se succèdent et finissent par faire boule de neige 🙂 Dans tous les cas, il est important de se souvenir que Rome ne s’est pas construite en un jour, mais qu’une ville n’est jamais achevée non plus…

Quoiqu’il en soit, une chose me parait vraiment importante: faire les choses pour soi et comprendre le pourquoi. Ne pas le faire parce qu’on vous a dit que c’était bien ou par effet de mode, et encore moins pour faire plaisir à quelqu’un. Il est important de comprendre pourquoi on cherche à entrer dans cette démarche, de réaliser l’impact que cela aura sur notre vie et sur celle de nos proches.

Car il ne faut pas se leurrer! Ce choix de vie va inévitablement avoir un impact sur votre vie sociale et familiale. Il vous faudra accepter que dans votre foyer, tout le monde ne soit pas prêt à vous suivre, accepter que certains ne comprendront jamais votre démarche, même si vous leur expliquez… Et accepter que certains ne respecteront pas nécessairement vos nouvelles valeurs, et continueront à vous offrir des tas de brols inutiles ou suremballés. Il vous arrivera aussi sûrement de vous interroger sur ce que vous mangez lors d’un souper de famille ou de vous sentir mal à l’aise dans un resto parce qu’ils ne proposent que des produits Coca-Cola avec paille et gobelet en plastique… et de vous sentir exaspéré par l’inconscience de certains qui changent de machine à café juste parce que l’ancienne – qui a 1 an – ne va pas avec la couleur de la nouvelle cuisine…

Les bases du minimalisme

A mon sens, il faut trier petit à petit, et non comme Marie Kondo le suggère, tout rassembler pour trier en une fois. D’abord, ca met un bazar phénoménal, ensuite, c’est décourageant car ça fait trop en une fois. Puis je trouve que c’est difficile de trier les vêtements d’été en plein hiver et inversement.

Commencer par de petites choses, des petites surfaces, des petites armoires aide aussi beaucoup car on a rapidement la sensation d’accomplissement et de satisfaction. Personnellement, j’aime trier, ranger et nettoyer en une fois. Donc je travaille par pièce et dans chaque pièce, je procède par armoire.

Ne triez pas les affaires des autres, même si c’est très tentant. Cela doit venir d’eux. Et bien souvent, quand vous vous y mettrez, le reste du foyer suivra.

Les trucs à éviter absolument:

– se dire que ça pourra toujours servir
– garder parce que c’est un cadeau
– garder parce qu’on s’y sent obligé
– trier votre garde robe alors que vous êtes enceinte / en plein régime  ou que vous vous trouvez moche…
– se fixer des objectifs insurmontables (genre trier tout en une semaine)
– désencombrer quand vous êtes en colère

Les seules choses a garder sont celles que vous aimez vraiment et celles qui vous sont utiles au quotidien. Donc votre super appareil à pierrade qui encombre à lui seul une étagère entière pour être sorti une fois l’an (et encore), ça n’a pas beaucoup de sens de le garder. Ce genre d’appareil s’emprunte ou se loue aisément et le votre pourra probablement être revendu à une personne qui mangerait de la pierrade chaque semaine. Et vous récupérerez cette place pour autre chose qui vous plaira plus ^^

Personnellement, je fais les choses anarchiquement, au fur et à mesure de mes envies et de ce qui se présente. J’avais une énorme collection de mangas qui prenaient la poussière, et en réaménageant la bibliothèque, j’ai fait le tri pour ne garder que ceux qui m’ont vraiment plu et que je pourrais envisager de relire volontiers. De même, j’ai évacué mon impressionnante collection de photophores pour n’en garder que quelques uns, cadeaux qui m’évoquent un beau souvenir ou ceux dont l’esthétique me plaît vraiment. Aussi, je trie ponctuellement mes fringues, souvent parce que je vois un truc qui traîne dans ma garde-robe et que je me dit que ça ne me plaît plus ou que je ne le mets jamais. Et il n’est pas rare, en rangeant un ustensile de cuisine que je réalise qu’un truc m’encombre inutilement et que je le relègue dans une caisse « à vendre » ou « à donner ».

Je suis donc assez loin de la stratégie ultra-organisée de Marie Kondo, et j’avoue que ça avance beaucoup plus lentement. Mais ma méthode à l’avantage de suivre mon rythme, mes disponibilités et mes envies. Je ne me force jamais à désencombrer.

Acheter quand on est dans une démarche minimaliste

Au final, le plus gros impact du minimalisme en ce qui nous concerne, intervient dans notre façon de consommer et d’acheter. Déjà les séances « shopping » ne font plus partie de notre vie… C’est le meilleur moyen d’acheter compulsivement des tas de trucs dont on a pas besoin.

Et lorsque nous nous apprêtons à acheter quelque chose, nous nous interrogeons sur l’utilité de la chose, sur sa qualité… En fait, avant tout achat, les questions suivantes s’imposent:

  • Est-ce que j’en ai vraiment besoin?
  • Est ce que cet objet me plaît vraiment ou est ce que je peux en trouver un qui me plaira mieux tout en répondant à mon besoin?
  • Si c’est un objet que j’emploie ponctuellement, est ce que je ne peux pas emprunter ou louer cet objet plutôt que de l’acheter?
  • En ai-je besoin maintenant?
  • Puis-je me permettre cet achat?
  • Ai-je de la place pour ranger cet objet?
  • Est ce que cet objet est de qualité suffisante et va durer dans le temps?
  • Est-ce que je ne peux pas remplacer cet objet par un autre que j’ai déjà?

Si la réponse à une de ces questions est non, alors je diffère mon achat de façon à pouvoir y réfléchir.

Puis viennent les questions plus morales sur l’objet, dépendant de vos valeurs et convictions personnelles:

  • Est ce que cet objet est écologique ou puis-je trouver un produit équivalent qui le soit?
  • Est ce que cet objet est éthique ou puis je trouver un produit équivalent qui le soit?

Une fois qu’on commence à s’interroger ainsi, on s’aperçoit que beaucoup de nos achats sont évitables ou carrément inutiles. D’une part, ça vous fera faire de belles économies et d’autre part, ça vous évitera d’encombrer votre intérieur inutilement. Vous achèterez probablement aussi des objets de meilleure qualité, faits pour durer dans le temps 🙂 Ou encore, vous vous tournerez vers des alternatives telles que les bibliothèques publiques, les ludothèques, les ressourceries, les donneries, les locations et les SEL (Service échanges locaux)

De la, le lien avec le Zéro-Déchet et l’écologie, évidemment. Quand on achète des objets faits pour durer, qu’on loue ou qu’on recycle, c’est aussi tout bénef pour notre planète 🙂

Les bases du zéro-déchet

A l’origine, il y a eu les produits d’entretien et d’hygiène: un produit pour la baignoire, un autre pour les wc, un détartrant, un spécial inox pour l’évier, le produit pour les meubles, celui pour le carrelage, celui pour le sol, les différents produits de lessive… Les vernis, les crèmes, les shampoings, après-shampoing, masques, gel douche, bain moussant… Et autant de flacons qui faisaient grossir notre poubelle de façon exponentielle. Le jour ou on a fait un tri dans tous ces produits et ou on s’est rendus compte que 5 produits suffisaient a remplacer tous ceux la, ça a été le plus gros pas pour réduire nos déchets… Et surtout notre budget!

Puis, il y a eu les mouchoirs en papier, les cotons-tiges, les cotons démaquillants, puis les serviettes de table, l’essuie-tout, les couches et les lingettes… Tous remplacés par du lavable.

En commençant à aller à la ruche qui dit oui, j’ai commencé à prévoir mes sacs et mes contenants, d’abord parce qu’on me le demandait, puis parce que j’ai pris le pli. J’ai cousu des sacs en tissu pour mes fruits et mes légumes, histoire d’éviter le plastique, j’ai pris l’habitude d’emmener des bouteilles en verre pour le lait de ferme et des tupperwares pour les fromages, la viande etc. Notre poubelle à encore fondu…

sacs vrac

Restait les déchets alimentaires, la litière du chat en bois compostable, les pluches du sèche-linge et quelques emballages. La commune ou nous vivions a lancé un projet pilote de sacs poubelle pour les déchets compostables et nous nous sommes portés volontaires pour participer. le sac de 60l tenait un mois au lieu d’une semaine… Et nous avions un peu moins de 25l de déchets compostables, litière incluse. En emménageant à la campagne, dans une maison avec jardin, nous avons initié notre premier compost et le chat, ravi de pouvoir gambader à nouveau, a quasi oublié l’existence même de sa litière.

Puis les poules sont arrivées, se faisant un plaisir de manger les reste de fruits, de légumes, de purée… De même, le lapin et le cobaye qui grignotent les épluchures avec voracité…

Et finalement, nous avons commencé à évincer progressivement le supermarché de nos habitudes. Nous y allons encore une fois par mois environ pour les produits que nous ne trouvons pas ailleurs, comme le sucre, le vinaigre, le cacao… Le reste des courses, se fait à la ferme, chez le boucher, chez le fromager, au moulin ou au marché. Nous y trouvons l’essentiel des produits frais (fruits, légumes, fromage, lait, beurre, viande, poisson…), ainsi que quelques produits artisanaux (farine, miel… ), le tout généralement local, bio et de saison  mais aussi des produits plus exotiques, comme le café, les olives, les fruits secs, les épices, le thé… Tout ou presque peut s’acheter en vrac et certains commerçants offrent même une réduction si on apporte nos contenants ou qu’on leur ramène les leurs.

Reste les féculents que nous achetons soit au magasin bio, si possible en vrac (ou a défaut nous privilégions les emballages en carton recyclable), soit en supermarché. Pour les surgelés et les conserves, nous privilégions le fait maison quand possible. Par exemple, à la saison des tomates, j’achète 10 ou 12 kilos de tomates que je prépare et que je mets en bocaux puis que je stérilise. Hors saison, j’achète de grosses conserves de tomates pelées et je prépare 5 kilos de sauce que je conditionne en petits bocaux. Résultats, 2 boites de conserve a jeter au lieu de 12… et de très grosses économies. Quant aux bocaux, je les récupère auprès de mon entourage 🙂

De même, nos yaourts, le pain, les biscuits, les pâtes à pizza ou à quiche sont faits maison la plupart du temps. A l’heure actuelle, avec les robots pétrisseurs et les fours programmables, faire soi-même devient un jeu d’enfant et ne prends pas tellement de temps.

Enfin, gros poste de déchets pour la plupart des ménages, le gaspillage alimentaire. On estime qu’en Europe, on gaspille environ 80kg de nourriture par an et par habitant. Un gros point donc, est de calculer les justes quantités, et au besoin de valoriser les restes. Par exemple, s’il vous reste des pommes de terre ou un reste de légumes, faites en une salade ou une soupe. Du pain sec? Chapelure, pain perdu, bodding… Si vous achetez de trop grandes quantités, congelez ou mettez en conserve maison 🙂

Quant aux produits ménager et hygiène, je fais  aussi quasi tout maison à partir de savon de Marseille, de savon noir, de vinaigre, de bicarbonate de soude, de cristaux de soude, de percarbonate de soude, de sel, d’huile d’olive, d’eau de chaux et d’argiles. Quelques huiles essentielles comme le tea-tree, la lavande ou le citron égayent mes produits mais ce n’est pas du tout indispensable. Voir mes recette dans les articles Mes petites recettes pour la maison – La lessive et Mes petites recettes pour la maison

Et pour finir, un point qui tombe sous le sens: réparez ce qui peut l’être: reprisez les vêtements, faites entretenir vos électros, réparez les objets usuels… Et si vous devez vraiment remplacer un objet, préférez un objet plus cher mais de meilleure qualité qui tiendra plus longtemps. Si la réparation est impossible, avant de jeter, voyez si vous ou un tiers ne pouvez pas revaloriser ou recycler l’objet (par exemple faire des nouveaux vêtements a partir d’anciens, certains artistes récoltent de vieux couverts, de vieux vélos etc) Et pensez aux ressourceries et aux donneries 😉

Résultat: un sac PMC (bouteilles en plastique,conserves et cartons tetra-pack) par mois environ et un sac de 30l de déchet tous les 15 jours. Nous sommes encore loin du Zéro-déchet, mais on en approche doucement 🙂

Nos prochaines étapes consistent a faire nous même les laits végétaux et les jus de fruits, mais cela requiert d’investir dans un robot ménager plus complet…

Y’a pas qu’à la maison!

Zéro-déchets chez soi, c’est bien! Zéro déchet tout court, c’est mieux ^^

Il y a plein de petits gestes qui peuvent économiser des déchets et des émissions en tout genre. Par exemple, pensez à nettoyer votre boite mail, à favoriser les motricités douces (vélo, marche, transport en commun) et les énergies renouvelables. Achetez en occasion, ou louez ce qui peut l’être. Achetez les produits démarqués pour cause de date de consommation courte ou les fruits un peu plus abîmés pour vos compotes et confitures…. Faites des échanges avec vos amis et votre famille, ou via des groupes: échange de maison pour les vacances, échange de fringues ou d’accessoires de mode (sacs, écharpes etc)…

Initier le pas au boulot aussi! Triez vos déchets au bureau, emmenez votre pic-nic plutôt que d’aller chercher un sandwich, prenez votre tasse fétiche plutôt que les horribles petits gobelets en plastique pour la machine à café…

En bref…

  1. Privilégiez le lavable (coton démaquillants, essuie-tout, lingettes, mouchoirs, serviettes, protections menstruelles, couches…) et le réutilisable / rechargeable (vaisselle, briquets, piles, bouteilles, bocaux…)
  2. Achetez un maximum en vrac, ou à défaut favorisez les emballages recyclables, consignés ou réutilisables. Évidemment bannissez les produits en emballages individuels ou en dosettes et favorisez les grands conditionnements pour les produits de base, le non périssable ou ce que vous pouvez aisément reconditionner.
  3. Faites un maximum maison que ce soit l’alimentaire ou les produits d’entretien et d’hygiène
  4. Calculez les quantités de nourriture adéquates pour éviter le gaspillage, et valorisez les restes en soupe, en salade etc.
  5. Triez les déchets et si possible, faites un compost. Valorisez les déchets en récupérant par exemple le dos des feuilles et des cartons ou les enveloppes pour faire vos listes de courses ou vos mémos.
  6. Réparez ce qui peut l’être plutôt que d’acheter du neuf. Si un objet n’est pas réparable, valorisez le via une ressourcerie ou via des réseaux de récupération ou des artistes.
  7. Achetez durable! Privilégiez la qualité et entretenez adéquatement vos objets pour prolonger au maximum leur durée de vie…
  8. Achetez en occase! Zéro-déchet, ce n’est pas seulement votre poubelle qui est au régime, mais toutes les poubelles, y compris celles de producteurs, celles des autres et celles des magasins 😉
  9. Exit les emballages éphémères (alu, film plastique, sac a usage unique…): favorisez les bocaux, les tupperwares, les boites, les sachets en tissu lavable etc
  10. Pensez à couper vos appareils électriques, à diminuer votre chauffage, à favoriser les énergies renouvelables. D’autant qu’un changement de fournisseur peut s’avérer très intéressant financièrement aussi 😉
  11. Privilégiez les transports en commun, le vélo, la marche… Favorisez les petits commerces locaux, les coopératives de paysans ou d’artisans…

Bon amusement! 😉

 

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Les couches lavables, cette merveilleuse avancée ;)

Quand je parle de notre choix de couches lavables, j’ai souvent des remarques du genre « Waouw, t’es courageuse! » ou alors « Oh, c’est bien parce que tu es mere au foyer, moi, je n’aurais pas le temps… Et puis c’est pas très hygiénique »

J’ai déjà touché un bref petit mot sur les couches lavables, CL pour les intimes, dans mon article Bébé zéro déchet (ou presque…)

Cette fois, je voudrais aborder les couches lavables un peu plus en détail car après 28 mois et demi d’utilisation, je n’ai toujours rien trouvé à redire, et même, je suis encore plus convaincue, puisque sur le point de remettre le couvert avec Bébé’Potam. Elles n’ont que des avantages et on en trouve pour tous les goûts, toutes les morphologies et tous les budgets 🙂

Intrigués? Étonnés? Sceptiques? Enthousiastes?

Suivez le guide 😉

Pourquoi choisir les couches lavables?

Avantage écologique

C’est le premier des avantages qui saute à l’esprit, même si beaucoup restent sceptiques. Certes, la production et l’entretien des couches lavables requiert de l’eau, de l’énergie et des matières premières (coton, bambou, viscose…) et parfois des matières pas vraiment eco-friendly selon les marques (polyuréthane). Mais l’impact écologique reste minime en comparaison avec les couches jetables bourrées de plastiques et de produits chimiques.

Voici un petit graphique qui représente les consommations en matières premières, eau, énergie ainsi que la quantité de déchets produite.

couches

Peu importe, comment vous regardez le tableau, la conclusion est évidente: les couches lavables, même en comptant les lavages restent beaucoup plus écologiques.

Avantage financier

Autre argument de taille, le coût. Comme le montre le tableau ci-dessus, un enfant en couches jetables vous coûtera plus de 1400 euros, et ce prix grimpe d’avantage encore si vous ne jurez que par Pampers. Les couches lavables vous coûteront entre 300 et 500 euros à l’achat, et environ 200 euros en entretien, mais, vous pouvez réutiliser les couches pour plusieurs enfants, ou les revendre une fois que votre bambin n’en a plus besoin.

Clairement, le prix d’achat peut être un peu rebutant car il faut mettre ce budget en une fois. Mais il existe pas mal de groupes de vente de couches en occasion et les bourses se multiplient. Il y a aussi des « donneries » de couches dans certaines maternités, dans certains magasins de puériculture.Vous pouvez donc vous en sortir pour 3 fois rien. Notre premier kit comprenant 3 culottes Bambino Mio et 12 inserts nous a coûté 26 euros, neuf en profitant d’une liquidation. Puis, nous avons racheté des inserts et des culottes supplémentaires en occasion: 12 culottes et 48 inserts pour 40 euros… Et petit’Potam se promène toujours avec, tandis que les 1ères culottes ont été prêtées à la marraine de Bébé’Potam et sont déjà de retour et prêtes pour accueillir les petites fesses de Bébé’Potam 😉 Investissement total: 70 euros. Nous aurions pu étaler cet investissement d’avantage encore car les couches Bambino Mio ont des tailles (4 tailles a l’époque de l’achat, maintenant, ils ont changé leurs modèles en 2 tailles). Je reviendrai plus loin sur les tailles et les modèles 😉

Et il existe aussi, dans certaines régions, des sociétés de location de couches.  Je n’ai pas testé, mais cela peut être assez intéressant lorsque vous devez trouver la couche qui vous convient à vous et à votre bébé. Ou si vous n’etes pas trop sur de vous et que vous souhaitez simplement tester les CL.

A noter enfin, certaines communes offrent une prime pour l’achat de couches lavables et certaines mutuelles permettent d’acheter des couches lavables neuves à petit prix. Renseignez-vous, c’est parfois très intéressant 😉

Avantage santé

Tout le monde a entendu parler de la fameuse enquête de l’association 60 millions de consommateurs. Si pas, voici le petit résumé.

Avec les couches lavables, pas de risques. Des matières naturelles et des lessives spécifiques adaptées aux couches et aux peaux fragiles, sans azurants, sans enzymes…

C’est donc moins de risques d’allergie, mais aussi pas de perturbateurs endocriniens et pas de cancérigènes. Un petit investissement pour la santé à court terme comme a long terme donc.

Avantage esthétique

Honnêtement…

couches-lavables-et-couches-jetables

Qu’est ce qui est plus joli? 😉 Ca se passe de long discours…

Mais que choisir?

Alors une fois que vous aurez décidé de passer aux CL, ou une fois que votre curiosité aura été suffisamment attisée, vous allez entrez dans un très vaste domaine ou il est parfois difficile de s’y retrouver… TE1, TE2, TE3, culottes, inserts, bambou, coton…

Commençons par rassurer ceux qui sont encore sceptiques, non les couches lavables ce n’est plus ca:

couches ancienne1

Mais ceci:

coches modernes

Les différents modèles

On distingue plusieurs modèles nommés TE1, TE2 ou TE3.

Les TE1

Les TE1 sont ce qu’on appelle les tout-en-un. Ce sont les plus simples a utiliser, et généralement, celles que vous aurez le plus facile à faire accepter aux gardiennes et aux nounous.

Elles se composent d’une partie absorbante et d’une partie imperméable (Photo d’une Tots Bots Easyfit)

Easyfit

L’avantage réside évidemment dans la facilité d’utilisation, même pour un parfait néophyte, et elles sont généralement un peu moins chères que leurs comparses composées.Comme dit plus haut, se sont aussi celles qui sont le mieux acceptées dans les collectivités (crèches, nounou…) et qui poseront le moins de souci si Mamy doit garder votre chérubin 😉

Mais elles ont aussi des inconvénients. Vu que la partie imperméable et la partie absorbante sont liées, elles sont plus délicates pour l’entretien. Pas question de les passer à 90°C ou d’employer des cristaux de soude pour le décrassage, et certaines ne vont pas au sèche-linge. Il faut aussi parfois jongler un peu pour trouver le bon modèle adapté à la morphologie de votre bébé, surtout si optez pour des tailles uniques. Vu un lavage plus fréquent de la culotte (puisque attachée à l’insert absorbant), elles ont aussi une durée de vie un peu moindre que les TE2. Enfin, ce sont les moins écologiques de toutes puisque vous devez laver l’entièreté de la couche à chaque fois.

Les TE2 et les TE3

Vous l’aurez deviné, les TE2 sont des tout en 2, composée d’une partie absorbante nommée insert ou booster et d’une culotte de protection. Les TE3 sont ce que l’on appelle les hybrides qui permettent de mettre un insert jetable, ce qui peut être pratique en vacances ou en déplacement. Ces dernières sont cependant assez peu courantes.

Ici en photo, une Bumgenius TE2 à poche et une P’tit dessous

 

Le gros avantage des TE2 est assurément qu’elles s’adaptent beaucoup plus aisément car vous pouvez rajouter des inserts supplémentaires par exemple pour la nuit ou quand votre enfant grandit. Certains modèles sans poches permettent aussi de laver l’insert et de réemployer la culotte de protection, ce qui est bien entendu, plus écologique et moins encombrant dans un sac à langer. L’entretien est également plus facile car vous pouvez lavez les inserts séparément, donc pour les décrassages, vous pouvez monter à 90°C et employer si besoin des produits plus caustiques comme les cristaux de soude ou le percarbonate de soude, sans risque d’endommager l’an membrane imperméable. Elles ont aussi une durée de vie plus longue (Pour info, les inserts bambino mio acheté en occase avaient déjà fait 4 enfants et servent encore pour mon loulou 😉 )

Cependant les TE2 demandent parfois un peu plus de doigté (c’est le cas des Bambino Mio dont il faut plier l’insert de différentes façon selon que ce soit pour un garçon ou une fille. Mais bon, ce n’est pas non plus de l’origami de haut vol… et les tutos vidéos sont très bien faits) et reviennent un peu plus cher à l’achat. Les TE3 sont évidemment moins écologiques et plus chères.

Niveau marques, vous aurez l’embarras du choix. Bumgenius, Tots Bots, Bambino Mio, P’tit dessous, Bambinex, 2mains propre, Imse Vimse, Popolini, Mother Ease, Hamac… Certaines sont fabriquées en Europe, certaines n’emploient que des matériaux naturels, d’autres sont bio… Et elles ont toutes leurs petites particularités. Certaines s’adaptent parfaitement à un bébé et fuitent pour un autre, en fonction de sa morphologie…

Il y a aussi les tailles uniques et les tailles par poids. L’avantage des taille unique est bien entendu que vous investissez une fois et que les couches évoluent avec bébé de la naissance à la propreté. Elles sont toutefois parfois moins bien ajustées que des couches spécifiques pour chaque taille. Autres avantages des couches à taille, vous ne devez pas investir en une fois et si vous souhaitez avoir plusieurs enfants rapprochés,  chacun aura ses couches… 

Ca y est? Vous avez fait votre choix? Ca vous semble encore trop abstrait? Pour ceux qui se sentent plus à l’aise en découvrant avec un guide avisé, je ne peux que vous conseiller de suivre un atelier découverte, comme ceux organisé par Alyne, chez Petite marmite, une très chouette nana, dynamique et sympathique, pleine de bons conseils. Elle vous présentera les divers modèles, les marques, les types… Le tout avec le sourire et dans la bonne humeur dans la région de Namur. Il existe bien entendu d’autres ateliers un peu partout…

Ok! Et maintenant?

Ca y est, vous avez sauté le pas? Vous avez vos couches lavables. Mais comment ca s’entretient ces machins la?

Si vous avez acheté du neuf, vous avez sûrement toutes les explications avec la couche. Si par contre vous vous lancez avec des couches d’occase, vous pourriez etre un peu perdu(e).

Voici donc quelques conseils élémentaires pour bien démarrer.

Avant de commencer

Les couches neuves doivent être lavées plusieurs fois avant utilisation, si possible avec une lessive spéciale. J’ai employé la lessive Potion, une lessive spéciale pour les couches. Il en existe d’autres comme Bambinex. Alyne de petite marmite m’a aussi recommandé la lessive concentrée Lerutan. Dans tous les cas, il faut une lessive sans phosphates et sans glycérine.

L’entretien quotidien

Pour éviter les corvées de grattage, il existe de petits voiles en cellulose bio-dégradables que vous pouvez jeter dans les wc ou au compost et qui retiennent les selles de bébé. En général, si c’est un caca, je jette le voile et je prélave immédiatement la couche avec un savon adapté si besoin.

Il existe ensuite deux écoles pour le stockage en attendant lavage.

stockage-couches-lavables

Ici, nous avons testé les deux méthodes, et à l’unanimité, nous préférons le stockage à sec. Plus léger, pas d’odeur, et surtout plus doux pour les couches et convient à tout type de couches (nous avons de TE1 et des TE2 et employons les 2 indifféremment).

Je rince les pipis et je prélave les cacas et je mets dans le seau en attente de la lessive. Les lundis et jeudis, je mets les couches dans la machine, et je fais un rinçage + essorage. Puis lessive à 60°C avec une lessive sans glycérine et sans phosphates (pas de lessive maison au savon de Marseille, sauf avec du savon deglycériné comme celui de chez Marius Fabre)

Le site des marques de couches P’tit Dessous et Lulu Nature préconisent par ailleurs les lessives suivantes:

  • Apta écologique en poudre
  • Biocoop liquide
  • Ecodoo
  • Leclerc Eco +
  • Leclerc marque repère liquide
  • Leclerc Uni Vert liquide
  • Lidl
  • Potion (lessive spéciale couches lavables)
  • Rainett
  • Super U écologique
  • Ulrich
  • X-tra en poudre
  • X-tra total en poudre
  • Lerutan poudre

Dans tous les cas, divisez les quantités de lessive par 2 (les résidus de lessive encrassent les couches), faite un rinçage supplémentaire et évitez l’adoucissant (il imperméabilise les parties absorbantes) et le vinaigre (il abîme les élastiques).

Certaines marques recommande le séchage à l’air libre et au soleil, les UV ayant un effet anti-bactérien et blanchissant. Si vous habitez La Réunion ou l’Équateur, profitez en. Si comme nous vous habitez un pluvieux petit pays, tenez compte lors de votre achat que le temps de séchage en intérieur est parfois très long et qu’il vous faudra plus de couches si celles que vous choisissez ne vont pas au sèche-linge. Ici, autant nos Tots Bots que nos Bambino Mio vont au sèche-linge. Nous y avons par inadvertance passé une TE1 Bumgenius et elle est sortie nickel… Depuis, elle y passe a chaque lessive.

Les décrassages

Une fois de temps en temps, tous les 2 à 3 mois environ – et un peu plus si vous employez du liniment pour nettoyer les petites fesses – vous devrez procéder à un décrassage. Pour se faire, je lave d’abord les couches comme a l’accoutumée. Ensuite, selon le type de couche et le degré d’encrassement, il existe plusieurs méthodes.

Décrassage avec une lessive spécifique

Je lave à 60° – éventuellement avec un trempage –  avec une lessive spécifique (Potion, Bambinex, Lerutan, Mio Fresh…) ou un tout petit peu de détergent de vaisselle doux (Biotop par exemple). Je termine par un rinçage supplémentaire.

Décrassage sans produit

Un simple lavage à 60°C suffit parfois. Mais honnêtement cette méthode ne me convainc pas des masses. Pour les TE2, certains inserts acceptent un lavage à 90°C, mais cela convient exclusivement pour des couches peu encrassées.

Décrassages de dernier recours

A éviter absolument sur des inserts en bambou et sur les TE1, à moins qu’aucune autre méthode n’ait fonctionné, les cristaux de soude ou le vinaigre. Je lave normalement, puis je laisse tremper les inserts avec 1 cuillère a soupe de cristaux de soude ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans 10l d’eau pendant 6h environ. Puis je lave à 60°C sans aucun produit en cycle long.

Quand décrasser?

Les symptômes des couches encrassées sont divers: odeur d’ammoniaque, fuites, fesses irritées. La fréquence des décrassage varient selon la lessive et les crèmes de change employées, selon la dureté de votre eau etc.

Pour savoir si vos couches sont encrassées, un simple petit test suffit: faites couler quelques millilitres d’eau sur un insert sec. Si l’eau est immédiatement absorbée, c’est ok. Si par contre, l’eau perle avant d’être absorbée, le décrassage est nécessaire.

A noter que les causes de l’encrassage peuvent être diverses: résidus de crème, de liniment, calcaire, résidus de lessive, d’urine etc. Vous aurez donc parfois l’impression que le décrassage n’a pas fonctionné. C’est possible… Un décrassage à la soude ou au détergent de vaisselle sera efficace sur des résidus gras, mais pas sur du calcaire. Et à contrario, un décrassage au vinaigre n’aura que peu d’efficacité sur des résidus d’urine ou de gras. A vous donc de trouver la méthode qui vous convient. Les poudres spécifiques ont l’avantage de cibler spécifiquement les problèmes des couches et donc donnent généralement de meilleurs résultats.

Les accessoires

Les couches lavables requièrent peu de matériel complémentaire… Un  ou deux sacs imperméables pour les déplacements et un seau avec couvercle pour le stockage à la maison. Les voiles de protection sont un plus, mais on peut aussi faire sans (je n’y pense jamais…mais dans ce cas, il vous faudra une petite spatule pour décoller les selles de l’insert).

tots bots

 

Voilà, voilà… Il ne vous reste plus qu’à 😉

Très honnêtement, chez nous ca représente 2 demi-machines par semaine (je vous rassure, l’écolo que je suis remplit les machines avec les lavettes, les essuies, les draps, les bodys, les mouchoirs etc. 😉 ). On ne peut donc pas dire que ce soit vraiment une charge de boulot énorme que d’entretenir des couches lavables… Et à notre rythme de lessive, nous nous en sortons sans souci avec 10 TE1 Tots Bots et 5 culottes TE2 plus 12 inserts Bambino Mio / Bumgenius.

 

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Mes petites recettes pour la maison – La lessive

Vous avez particulièrement aimé l’article sur les produits fait maison, je vous reviens donc avec la suite… Mes petites expériences en matière de lessive.

J’ai donc testé 2 type de lessive: celle à la cendre et celle au savon de Marseille, sous 2 variantes.

Je suis ravie du résultat des 3 recettes, même sur les couches de Petit’Potam, les bavoirs, et les fringues pleines de taches de peinture, d’herbe, de fruit…

Alors pour la piqûre de rappel sur les principes de base de la chimie ménagère, je vous invite à revenir sur le 1er article (par ici). Vous y trouverez notamment les mélanges a faire ou à ne pas faire, et surtout le pourquoi du comment, expliqué par un chimiste 😉

La lessive liquide au Savon de Marseille

Alors pas besoin d’etre un grand chimiste, c’est ultra simple!

Dans une casserole, mettre 2l d’eau chaude pour 100g de paillettes de savon de Marseille. Faire fondre le savon sans laisser bouillir. Retirer du feu et laisser refroidir un peu. Ajouter 50g de bicarbonate de soude et 1 litre d’eau froide. Mixer et laisser refroidir avant de mettre en bouteille. C’est prêt! 🙂

J’en met un petit verre a chaque lessive.

Alors, certains vous diront de mettre une huile essentielle pour parfumer le linge… Vu que c’est le savon et qu’il y a un cycle de rinçage après, et vu que les huiles essentielles sont très volatiles, ca ne sert à rien… A part a satisfaire vos narines au moment ou vous versez le produit… A la sortie du linge, ca ne sentira plus, surtout si vous mettez 1/2 verre de vinaigre blanc comme adoucissant dans le bac de rinçage.

Ajouter l’huile essentielle au vinaigre de rinçage est aussi inutile: Le vinaigre neutralise les odeurs… Et de toute façon, si vous employez un sèche-linge, la chaleur de ce dernier, finira de détruire les principes odorants des huiles essentielles.

Pour parfumer le linge, privilégiez donc les sachets de lavandes dans vos tiroirs ou les boules de cèdre 🙂 En plus ca éloigne les mites 🙂 Et au moins, vous n’aurez pas l’odeur de l’adoucissant qui vient se mélanger a votre parfum et à votre déo… 😉

La poudre à laver au Savon de Marseille pour le blanc

Ultra simple si vous avez un blender 🙂

Dans le bol mixeur, mettre 100g de savon de Marseille, 50g de bicarbonate de soude et 25g de percarbonate de soude. Mixer. C’est prêt!

Comptez 1 cuillère à soupe par machine, à adapter selon la dureté de votre eau.

Ici, j’ajoute généralement 1ml d’huile essentielle de Tea-tree, pas pour l’odeur (cf.explication plus haut) mais pour le coté bactéricide bien utile sur les couches lavables 🙂

A savoir: le percarbonate n’est vraiment actif qu’à chaud, donc cette recette sera à privilégier pour les essuies et les draps… Bref, le linge qui supporte un passage a 60°C

ATTENTION: Certaines recettes vous diront de cumuler les composés à base de soude: bicarbonate + cristaux de soude + percarbonate. Super idée si vous souhaitez vous débarrasser d’un corps… 😉
Non, sérieusement… le percarbonate au contact de l’eau réagit en donnant d’une part de l’eau oxygenée (ce qui donne l’effet blanchissant) et d’autre part, des cristaux de soude. Donc si vous mettez des cristaux de soude en plus du percarbonate, vous allez vous retrouver avec une lessive très caustique qui va abîmer votre linge…  Et je parle d’expérience, je l’ai fait sur mes couches lavables… Elles tirent un peu la tête… :/

 

Ces deux recettes sont très économiques puisque vous devrez compter moins d’un euro par litre / par 100 grammes. Elles sont aussi écologique et totalement hypoallergénique 🙂

La lessive à la cendre

Alors je termine par la plus économique et la plus écologique de toutes, la lessive « zéro-déchets », j’ai nommé la lessive à la cendre de bois. Oui, oui, vous avez bien lu!

La cendre est riche en potasse, un tensio-actif naturel. Pour réaliser cette lessive, vous aurez besoin d’un seau, d’une passoire, d’une étamine et d’une cuillère.

Récupérer la cendre de votre poêle ou de votre cheminée et tamisez la.

Mettre 100g de cendre de bois (non-résineux) tamisée par litre d’eau bien chaude dans un seau. Laisser macérer 24h à 48h en remuant de temps a autre. Filtrer et mettre en bouteille.

Comptez un verre par machine environ.

Alors je m’attarde un peu plus sur le retour d’expérience ici, vu que cette lessive la suscite beaucoup de curiosité. J’en suis ravie… Petit’potam nous sort des dents, autant vous dire que les couches en voient des vertes et des pas mûres en ce moment… Et bien elles sont ressorties nickel de la machine, même celle que j’avais oubliée dans le sac à couche au fond du sac à langer. J’ai trouvé mon linge un peu plus rêche que d’habitude par contre, mais j’avoue n’avoir pas mis de vinaigre pour le rinçage… Bon ne vous attendez pas non plus aux résultats des lessives industrielles bourrées d’azurants optiques et de produits mordants… Mais l’efficacité y est franchement.

 

Bonne tambouille et n’hésitez pas à poser vos questions et à nous donner votre feedback 😉

 

 

 

Mousse au chocolat et à la noix de coco

Un bon dessert, vite fait, bien fait et sans produits laitiers? Facile!

Je vous propose la recette de ma mousse choco-coco ultra légère et rapide 🙂

mousse chocolat coco.jpg

Ingrédients (pour 6 à 8 mousses)

  • 150g de chocolat noir*
  • 200ml de crème de coco
  • 4  blanc d’œufs
  • 2 jaunes d’oeufs
  • 1 cuillère à soupe de poudre de cacao pur (optionnel)
  • 2 cuillères à soupe de sucre de canne non raffiné
  • noix de coco râpée

*Le chocolat noir de la marque Jacques ne contient pas de lait, contrairement à la plupart des chocolats noirs desserts. En cas d’allergie ou d’intolérance au lait de vache, pensez à vérifier que votre chocolat n’en contienne pas 😉

Préparation

  1. Faire fondre le chocolat noir au bain-marie
  2. Dans un plat, mélanger le sucre et les 2 jaunes d’œufs et fouetter énergiquement pour faire blanchir le mélange.
  3. Ajouter ensuite la crème de coco et mélanger.
  4. Ajouter le chocolat et mélanger jusqu’à obtention d’un mélange bien lisse
  5. Battre les blancs d’œufs en neige très ferme.
  6. Incorporer délicatement les blancs d’oeufs au mélange coco-choco à l’aide d’une spatule.
  7. Réserver au frais pendant minimum 2 heures.
  8. Décorer avec une pincée de noix de coco et déguster

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Ma version du FLY… Ou comment je gère l’entretien quotidien

Je vous avais déjà un peu parlé de la méthode Fly Lady un peu revisitée pour coller aux besoin et surtout au temps dont je dispose dans un article précédent… Mais le sujet méritais d’être un peu développé. J’ai donc profité de la mise à jour – grossesse oblige –  de mon tableau d’organisation pour vous raconter un peu plus en détail comment ça se passe chez la famille Pottam niveau ménage:)

Alors, soyons clairs, n’allez pas vous complexer, le tableau c’est la théorie! La pratique n’est pas toujours aussi simple et il m’arrive de zapper certaines tâches parce que pas le temps, ou parce que je ne suis pas chez moi… 😉 Par exemple, j’ai récemment été malade et dans ce cas, je suis vraiment en service minimum: faire à manger et ranger la vaisselle. Après , ca fait évidemment du retard a rattraper et donc des routines plus longues…

Alors je sens les féministes crier au loup en regardant notre tableau d’organisation, cette organisation est préparé par la famille, et il est convenu entre Papa’Pottam et moi que je suis maman au foyer et que lui travaille: mon job, c’est donc d’élever les enfants et de m’occuper de la maison. Cela dit, il donne malgré tout un coup de main sur certaines routines quotidiennes: débarrasser et mettre la table, ranger les jouets, plier le linge, changer les draps… Cependant, Papa’Pottam partant assez tot et rentrant assez tard, il s’occupe essentiellement des choses que je ne sais pas (plus) faire ou de ses affaires (son aquarium notamment)

Je suis loin d’être aussi maniaque que Marla Ciley (LA FLY lady originale, auteur du livre Entretien avec mon évier ). Mon évier ne brille pas comme un sous neuf tous les jours. Et pour cause, je n’essuie pas la vaisselle, je la laisse sécher et je range le lendemain ( voir parfois le surlendemain…) et je ne repasse plus depuis bien 2 ans (exception faite quand le seche-linge est en rade… ). Avec un – et bientot deux – enfants en bas age, il est aussi évident que ma maison ne ressemble pas du tout à une photo de magasine: c’est une maison normale ou l’on vit, ou l’on cuisine, ou l’on mange. Il y a souvent du désordre sur la table ou des traces sur ma cuisinière, des miettes sous la table, des croquettes des chats autour de leur bol, du foin autour de la cage du lapin… Mais, globalement, la maison reste propre, nous ne manquons pas de linge ni de vaisselle propre et des gens peuvent débarquer à l’improviste, la maison en est rarement au point de me faire honte…

Assez bavardé, passons à notre sujet. Voici notre tableau:

planning-entretien-global

Le premier tableau en haut correspond aux taches spécifiques à chaque jour de la semaine, le second correspond aux routines quotidiennes et le troisième aux routines de zone. Ca a l’air un peu chinois, mais en fait c’est très simple.

Les zones sont des parties de la maison. Chaque semaine, on change de zone et on travaille plus en profondeur dans cette zone la, de façon à avoir couvert a fond l’entièreté de la maison sur environ 6 semaines. Pour ma part, j’accompli ces « routines de zone » l’après-midi. Evidemment, vous n’allez pas laisser votre vaisselle s’accumuler ou votre cuisine sale pendant 6 semaines! Donc, à ces routines de zone, vous ajoutez des routines quotidiennes. Ces routines sont celles que vous effectuez chaque jour: faire a souper, mettre la vaisselle au lave-vaisselle et le vider, aérer… Evidemment, aussi, vous n’allez pas attendre 6 semaines pour descendre votre linge sale, faire vos courses ou arroser vos plantes. Ca, c’est le job des routines hebdomadaires.

Et concrètement, ca donne quoi?

Lundi, semaine 1.
Nous sommes en zone 1.
On commence par la routine du matin. En général, pour moi, celle-là est celle juste après le petit déjeuner. Je vais ouvrir à la poule et la nourrir pendant que Petit’Potam nourri le lapin et le cobaye. En rentrant d’avoir nourri la poule et ramassé les œufs, je nourri les chats, j’enlève les crottes du bac et je rajoute éventuellement un peu de litière. Ensuite, Petit’Pottam et moi montons prendre la douche et nous habiller. Le lundi mes tâches hebdomadaires sont au 1er, j’en profite donc pour enlever les draps, rassembler le linge sale, aérer et aspirer le 1er étage. Ensuite, je descend mon linge sale à la buanderie, je trie le linge et je met une machine de couches en route. Je vide le lave-vaisselle et je range ce qu’il y a à ranger pendant que la soupe chauffe pour le dîner. Je vérifie le menu et si nécessaire, je dégèle de la viande, du poisson ou des légumes, je mets les légumineuses à tremper ou je prépare la pâte à pizza ou a quiche. Nous mangeons, puis c’est l’heure de la sieste de Petit’Pottam, pendant laquelle je lis ou je me repose. Lundi après-midi, je descend, je vide la machine , mets le linge au sèche-linge, plie le linge qui a séché avant et je monte le panier de linge propre pour le ranger. En redescendant, je relève le courrier et je m’attaque à ma routine de zone. Puisque nous sommes en zone 1, nous sommes au salon et le lundi, c’est dépoussiérer plinthes et plafonds ainsi que les portes et interrupteurs. Vers 18h, je m’attaque a la préparation du repas avant d’aller chercher Papa’Pottam à la gare. Il  va fermer le poulailler puis met la table avec Petit’Pottam pendant que je finalise le repas. Après le souper, c’est le rangement des jouets, débarrasser la table et mettre le lave-vaisselle en route, avant d’aller coucher notre Petit’Pottam. 

Le mardi, on reprend avec la routine quotidienne. Animaux, vider le lave-vaisselle, mettre une machine de foncé en route, etc. Puis la routine hebdomadaire. J’aspire le rdc, j’arrose les plantes,  je fais les poussières. L’après-midi, je m’occupe d’aérer tapis et coussins du salon. 

Donc un mercredi, en semaine 3, je ferai les poussières dans mon couloir et je nettoierai baignoires, éviers et WC, en plus des routines quotidiennes. 

Voila, voila… Vous avez compris le principe je pense… 😉

Il va de soi que ce tableau est à adapter à vos propres besoins, à vos propres exigences et au temps dont vous disposez. Je pense que c’est le plus dur: trouver le rythme. Ensuite, pour peu que vous vous astreignez à suivre votre planning pendant 21 jours, cela deviendra une habitude ancrée dans votre cerveau 😉

Pour trouver votre rythme, demandez vous ce qui est vraiment prioritaire pour vous dans la maison. Analysez vos besoin, et évaluez le temps que vous prends chaque tâche. Une personne seule, sans enfants et sans animaux n’aura probablement pas besoin d’aspirer 2 ou 3 fois par semaines, mais estimera peut-être que la salle de bain doit être nettoyée quotidiennement. Une famille qui a 5 enfants et 3 chiens aura elle peut-être besoin d’aspirer quotidiennement, mais estimera peut-être que les draps peuvent être changé tous les 15 jours ou toutes les 3 semaines… C’est vraiment VOTRE confort qui détermine vos besoins et VOS routines 😉

Vous allez peut-être patauger quelques semaines, réorganiser votre planning 10 fois, mais ne vous découragez pas. L’idée est que le ménage est un éternel recommencement et qu’il faut en faire un peu chaque jour plutôt que tout en une fois pour éviter que ce ne soit une corvée. Je passe environ 2 à 3h par jour sur mes routines, animaux et préparation des repas, des pains etc. Ca peut sembler énorme, mais je fais tout moi-même et nous avons pas mal de bestioles… et surtout un bambin libre de (se) salir, de bouger et de vivre… 😉

 

 

Comment un baby-sitter a changé notre vie…

Petit retour sur une expérience ultra-positive, pourtant initiée par une situation plutôt catastrophique…

Samedi dernier, pour la première fois, j’ai fait appel à un baby-sitter pour m’accorder du temps pour moi, oui, juste pour moi, égoïstement. Pas pour la maison, pas pour faire ma paperasse, pas pour une rendez-vous… Non. Pour MOI. C’est la première fois en 27 mois. Et ce ne sera pas la dernière.

A la base, j’ai appelé ce gentil jeune homme parce que j’étais à la limite d’un nouveau burn-out. Enceinte, avec les hormones et les nuits pas top, les petits soucis de digestion et la fatigue; Petit’pottam qui sort péniblement ses molaires avec la fièvre et le caractère grincheux qui va avec; une famille’Pottam au grand complet malade avec une bronchite pour moi et évidemment, tout qui s’accumule dans la maison… Le sentiment d’être débordée, un bambin malade et très très demandeur alors que je suis moi-même en train de cracher mes poumons et que j’ai juste envie de dormir… Et un Papa’pottam qui bosse et qui donc, malgré toute la bonne volonté du monde, ne peux pas grand chose pour enrayer une spirale franchement négative. Très vite, tout ca se ressent sur mon moral, sur ma fatigue, sur ma patience… Je me retrouve à pleurer pour trois fois rien, a crier sur un Petit’Pottam qui ne comprend pas pourquoi sa maman pleure et se fâche… Et bien sur à m’en vouloir après… Et personne a qui demander de l’aide, la famille etant soit trop loin, soit trop occupée…

Mon sage-femme m’avait déjà dit plusieurs fois de m’écouter un peu plus, d’être un peu plus a l’écoute de mes besoins… J’ai décidé de l’écouter, surtout parce que je me rends compte qu’on ne peut rien verser d’un vase vide… Et j’étais vidée. J’avais besoin de me retrouver, de prendre soin de moi et de relâcher un peu toute la pression que représente le sacerdoce d’être maman au foyer.

Je sais que beaucoup pensent que les mères au foyer ont la belle vie, qu’elles passent leur temps a se faire des manucures en regardant des séries, qu’elles vont boire le thé avec leurs copines ou se font des virées shopping… La vérité est que c’est un job H-24. Pas de pause, pas de congé, pas de congé de maladie… Et le plus souvent pas de salaire, pas de pension et pas de reconnaissance de la part des autres adultes et de la société… Bref, être parent au foyer c’est un job épuisant dans une zone de non-droit.

On est tout à la fois: éducateur, animateur, professeur, coiffeur, infirmier, cuisinier, femme de ménage, chauffeur, policier, comptable, logisticien, musicien, coursier, aide-soignant, aide-ménager, jardinier, conteur, soigneur, manucure, pédicure, guide, secrétaire, téléphoniste, organisateur d’événements, décorateur, habilleur, styliste, couturière, peintre, dessinateur, négociateur, coach, pompom-girl, clown, psychomotricien, logopède, psychologue, puéricultrice, instituteur, arbitre… Et si a la fin de la journée, il y a des petits yeux qui pétillent et des bras autour de notre cou, on peut se dire qu’on a fait un bon boulot… Mais c’est là le seul remerciement que nous pouvons espérer pour nos tartines englouties entre deux coup de torchon parce que le petit a renversé son verre et que le grand a expédié de la soupe sur le mur en jouant a la catapulte avec sa cuillère, pour les pauses pipi avec spectateur(s), pour les âpres négociations pour que nos petits acceptent de ranger leurs jouets ou qu’ils enfilent un pantalon, pour les livres qu’on a pas le temps de lire parce qu’on est plutôt en train de jouer au duplos ou petit train, pour les douches expédiées en  minutes chrono alors qu’on rêve d’un bain chaud, voire pour celles qu’on a zappées faute de bambins conciliants, pour les copines qu’on ne voit plus parce que le petit dernier ne s’endort pas sans sa tétée, pour les virées shopping qu’on ne fait plus pour soi-même mais pour eux, pour les fois ou on aurait préféré manger une entrecôte mais ou on a pris le poulet compote pour faire plaisir au petit dernier, pour les verres de vin ou de mojito qu’on ne boit pas parce qu’on allaite, pour les business lunchs dans de chouettes restos qu’on a troqué contre les tartines – soupe – jambon, c’est les crises qu’on doit gerer quand on a juste envie de calme…

C’est beaucoup de sacrifices, c’est pas mal d’abnégation et c’est loin d’être rose tous les jours. Mais c’est aussi la joie immense de voir nos enfants grandir, de les écouter développer leur langage, de voir a quel point ils changent, d’être acteurs privilégié dans leur éducation et dans le développement de leurs cerveaux, de leur curiosité intellectuelle. C’est des câlins a n’en plus finir, des sourires et des rires. C’est un apprentissage énorme et une remise en question permanente. C’est exigeant, épuisant, mais le plus bel enseignement de la vie assurément…

Mais comme tous les jobs et comme tous les enseignements, il faut parfois du temps pour assimiler tout ca. Pour reprendre son souffle et être capable de s’y remettre plus sereinement et plus efficacement. Je me suis rendue compte la semaine dernière que je m’étais perdue et éloignée de mes valeurs, de mes idéaux et surtout de mon fils… Et que j’avais besoin de me retrouver pour mieux le retrouver. Quand j’ai appelé le baby-sitter mercredi, je pleurais. Après avoir réservé ses services pour 2 heures, je me sentais déjà mieux.

Puis samedi, il est venu. Petit’Pottam a été tout de suite en confiance avec ce jeune musicien un peu hors du commun, qui a su se mettre à sa hauteur et a qui je n’ai pas du expliquer grand chose tant cela semblait inné pour lui. Après un goûter ou nous en avons profité pour faire connaissance tous les 3, je suis montée pour prendre un bain. Seule. Le deuxième bain seule en 27 mois de temps…

J’ai eu du mal a me détendre au début. L’impression de ne pas être a ma place, que je faisais un truc pas normal… Il m’a fallu un peu de temps et beaucoup d’auto-persuasion pour me dire que je faisais ce qu’il y avait de mieux, que j’avais le droit de prendre soin de moi, que je ne faisais rien de mal… Et surtout que mon fils m’en serais reconnaissant après. J’ai pris une petite heure dans mon bain, le temps de faire un masque pour mes cheveux et mon visage, me détendre, écouter de la musique, souffler…

Quand je suis redescendue, mon fils m’a sauté dans les bras, souriant et moi je me sentais reboostée. La dynamique de la famille a complètement changé. La spirale négative s’est transformée en spirale positive:  tout le monde est plus serein, Petit’pottam est moins collant et surtout moins difficile, et moi je suis à nouveau disponible pour lui. Grâce aux efforts de tous, on a rattrapé le retard dans les tâches quotidiennes et on a repris notre organisation optimale pour ne plus se laisser dépasser…

Je n’aurais jamais pensé que 2 heures pouvait à ce point changer les choses et que mon bien-être pouvait autant influencer toute la famille… Cette expérience, outre le bien-être immédiat que cela m’a apporté, m’a aussi permis de comprendre qu’un parent au foyer est un pilier pour le reste de la famille. Ca m’a donné beaucoup de confiance en moi-même, en mon rôle et beaucoup plus d’estime pour le travail que je fais au quotidien.

J’ai aussi compris a quel point chaque membre de la famille est interconnecté, a quel point nous formons un tout…

Et la morale de tout ceci c’est que quand vous sentez que vous êtes au bout du scotch, n’attendez pas. Demandez de l’aide. Il n’y a pas de honte a avoir besoin des autres, il n’y a pas de honte a avoir des limites, ni a prendre soin de soi. Le burn-out parental touche de plus en plus de parents, que ce soit des parents au foyer ou des parents qui travaillent – ou peut-être qu’il est simplement plus reconnu aujourd’hui. Je suis convaincue que c’est entre-autre ce genre de burn-out qui conduit à la violence, aux cris, aux disputes, aux séparations… Un ancien collègue m’a dit un jour « un enfant, ca passe ou ca casse: soit ca renforce le couple, soit ca le détruit ». J’ai ri lorsqu’il m’a dit ca et j’ai pensé qu’il exagerait. Je sais aujourd’hui qu’il avait raison. Devenir parents est un challenge; le plus merveilleux qui soit, mais probablement le plus dur et le plus exigeant de tous. C’est se confronter à soi, a son éducation, à son enfance, mais aussi à celle de notre partenaire. C’est parfois se confronter à notre famille ou à notre belle-famille. C’est aussi se confronter aux regards des autres et de la société, surtout si comme nous vous choisissez une parentalité un peu « hors norme »… Et surtout, c’est repousser ses propres limites par amour et par nécessité. Cependant, en repoussant ces dernières, on oublie souvent qu’elles sont la pour de bonnes raisons, et que si on peut les repousser, on ne peut pas le faire à l’infini.

Gardez-vous des moments à vous, quitte à faire appel à une personne extérieure. Autorisez vous à penser à vous, car en le faisant, vous pensez aussi aux autres 😉