Ça tient au corps!

Février, le mois le plus froid… Vous avouerez qu’on a bien envie d’une bonne tartiflette ou d’une bonne raclette ou encore des carbonnades de nos grands-mères…

Je vous propose ici un plat que faisait mon arrière-grand-mère et qui nous vient de la cuisine médiévale, dans le nord de la France, la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, avec des variantes régionales. Il s’agit du hochepot, une soupe repas à base de viande, de choux et de pommes de terre.

L’idéal est de le préparer plusieurs heures à l’avance dans une grande cocotte en fonte et de le laisser mijoter à petit feu sur le poêle à bois.

Un plat économique, chaud, réconfortant et prêt à l’avance… Le parfait combo pour les dimanches enneigés 🙂

Ingrédients

  • 8 petites pommes de terre
  • Un chou vert
  • 400g lard fumé ou un jambonneau fumé
  • 4 grosses saucisses (éventuellement fumées)
  • 8 grosses carottes
  • 2 gros oignons
  • 1 à 3 gousses d’ail selon votre goût
  • Sel poivre thym laurier

Préparation

  1. Épluchez et coupez les oignons et coupez le lard en gros lardons.
  2. Dans une grande casserole, mettez le lard fumé à chauffer doucement avec les saucisses et les oignons.
  3. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre et l’ail, coupez les carottes en tronçons d’environ 3 cm et le choux vert en lanières.
  4. Une fois que les saucisses et le lard commencent à dorer, ajoutez les légumes, l’ail et les pommes de terre, couvrez d’eau et ajoutez du poivre, du thym et du laurier.
  5. Portez à ébullition. Dès que ça bout, diminuez le feu au minimum ou mettez la casserole sur le poêle à bois pour faire mijoter doucement. Rectifiez l’assaisonnement en ajoutant au besoin du sel, du poivre ou tout autre épice de votre choix.
  6. Laissez mijoter encore au minimum 1h30 à feu très doux.
  7. Servir bien chaud avec le bouillon de cuisson.

NB: vous pouvez mettre d’autres légumes si vous n’aimez pas le choux: navets, poireaux, choux de Bruxelles,

Bon appétit!

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Salaisons maison

Même si nous essayons de réduire notre consommation de viande, je suis une grande fan de bonnes salaisons : Lomo, coppa, viande des grisons…

Seulement voilà, ce genre de charcuterie fine est souvent hors de prix et bourrée de saloperie, dont le fameux sel nitrité, cancérigène avéré dont le rôle est juste de donner une belle couleur…

« Et avec votre jambon, je vous mets un petit cancer du côlon ? » Mmmmmiam!

Du coup, on n’en mangeait plus… Mais ça nous manquait un peu… Puis, j’ai commencé à faire des fouilles sur le net et ça n’avait pas l’air compliqué. J’ai donc testé un Lomo maison. Pour les photos, il va falloir attendre un peu, parce que le premier essai a été tellement concluant qu’il a été dévoré avant même d’être totalement sec…

Depuis, on a remis du porc et du canard à sécher, et le bœuf dégorge encore dans le sel…

Ça y est, je vous ai mis l’eau à la bouche ? Voici la recette !

Il vous faut

– du gros sel

– des tupperware

– des grands essuies en coton propre qui ne sentent pas l’adoucissant ou la lessive (à moins qu’une coppa au Soupline vous tente…😅)

– de la viande (bœuf, porc, canard, mouton…)

– des épices (poivres, herbes, piment d’Espelette, paprika, tandoori)

– de la ficelle de cuisine

– de la place dans une cave à max. 14-15°C ou dans le bac à légumes du frigo.

Commencez par nettoyer la viande à l’eau claire et par la sécher. Mettez la dans un tupperware sur un lit de gros sel et couvrez intégralement la viande de sel. Fermez et laissez dégorger au frais (frigo). Le temps varie selon le type de viande

Comptez:

  • 15h pour du canard
  • 12-18h pour du porc
  • 36h pour du bœuf

Si vous laissez plus longtemps, la viande sera plus salée. Moins longtemps, le séchage sera plus long et il y a des risques de moisissures…

Ensuite, sortez la viande du sel. Lavez la pour la débarrasser des grains de sel, épongez soigneusement dans un essuie propre et sans odeur. Et roulez la viande dans les épices de votre choix.

Ici, j’ai fait canard au poivre noir, Lomo au paprika et piment d’Espelette et bœuf aux herbes de Provence.

Ensuite, enroulez dans un linge en coton propre et sans odeur et ficelez le tout.

Puis vient la partie la plus difficile, celle où il va vous falloir de la patience ! Oubliez votre préparation pendant 4 à 6 semaines dans un endroit frais (cave sèche, ou à défaut, le bac à légumes du frigo. T° max 14°C)

Promis, je vous mets les photos quand ce sera sec 😉

Bonne dégustation !

Peau d’orange!

Ce soir, je vous parle peau d’orange! Non pas celle contre laquelle nous luttons parfois sur nos cuisses, mais bien celle – délicieuse – des fruits 🙂

Hé oui, il n’y a pas de petites économies, et le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. J’ai donc décidé de mettre à profit la peau des merveilleuses oranges bio achetées à la Ferme de la Tour à Saint-Marc.

Pour ce faire, j’ai fait 4 choses: De la poudre de zeste seché, du sirop, des orangettes et de l’orange confite et séchée pour agrémenter mes cakes et mes granolas

La poudre de zeste seché

J’avais récupéré au marché 2 paquets d’airelles dont je pensais faire de la confiture, puis je me suis avisée que ca serait encore meilleur séché, dans des biscuits et des granolas… Et pour rentabiliser le bidule, j’en ai profité pour sécher mes peaux d’orange. Mon four a donc bien chauffé cet après-midi.

Alors autant vous dire tout de suite, le mieux est de faire ça dans un déshydrateur. Mais bon, faute de grives, on mange des merles… Et faute de déshydrateur, ben on fait au four.

J’ai testé 2 méthodes.

La première consiste à prélever juste la partie orange de l’écorce avec un zesteur. Mais je trouve cette méthode beaucoup moins économique, vu qu’il y a des pertes. et surtout, le résultat est beaucoup moins parfumé.

L’autre méthode, plus intéressante, consiste à éplucher votre orange avant de la manger et à mettre les peaux au four en petits morceaux.

Il vous faut compter entre 3 et 5 heures selon votre four. Ici, j’ai mis un peu plus de 4 heures, température environ 60°C sur chaleur tournante. La peau doit être bien sèche et dure afin de pouvoir la réduire en poudre ensuite.

Une fois sec, je passe au robot mixeur jusqu’à obtention d’une poudre fine que je pourrais employer dans les biscuits, les gâteaux, les yaourts, les sauces, les granolas….

Vous pouvez aussi garder une partie que vous couperez en petits morceaux pour aromatiser vos thés et tisanes.

Dans tous les cas, conservez cela dans un pot en verre soigneusement fermé pour préserver les arômes 😉

Le sirop, les orangettes et les oranges confites

Alors ici, on fait d’une pierre trois coups! Couper l’écorce d’orange bio en lanières de 4-5mm de large. Dans une casserole, couvrir d’eau et ajouter le même poids de sucre que l’eau (donc si vous mettez 10cl d’eau, il faut 100g de sucre… Pour 2 oranges, j’etais aux alentours de 25cl et de 250g de sucre) et porter a ébullition pendant environ une heure jusqu’à ce que les écorces soient bien tendre. Égoutter les écorces au dessus un bol pour garder le sirop.

Le sirop récupéré peut être mis directement en bouteille pour parfumer de l’eau, du lait végétal (dans un cacao chaud au lait de riz, c’est absolument divin ^^) ou des patisseries et des desserts. Pour les grands, le sirop peut aussi être employé pour créer des cocktails ou parfumer du rhum, du gin, de la vodka… 😉

Pour confectionner les orangettes, il vaut mieux laisser les écorces égoutter 8 à 12h, sans quoi le chocolat va se mélanger au sirop qui reste et n’adhérera pas correctement. Si vous êtes trop impatient, vous pouvez aussi passer les écorces une vingtaine de minutes au four à chaleur tournante à 50° – 60°C. Dans une petite casserole – ou mieux, au bain-marie – faire fondre du chocolat noir (Ici j’ai choisi le chocolat noir de noir Jacques qui est sans lait vu que notre petit’pottam est allergique au lait…). Tremper les écorces dans le chocolat et laisser refroidir au frais. Éventuellement, vous pouvez répéter l’opération pour une couche de chocolat plus épaisse 😉

Pour les écorces confites séchées, j’ai simplement pris la partie des écorces confites qui restait, que j’ai coupé en petits cubes et que j’ai laissé secher au four en chaleur tournante à 50°-60° pendant un peu moins d’une heure. Pour les garder moelleuses, il est important de surveiller le séchage. Ces petits cubes seront parfait dans un cake, des madeleines ou dans un granola… Ou juste comme petite friandise ^^

 

Evidemment, cela fonctionne aussi avec le citron, la clémentine, le pamplemousse, la bergamote, le pomelo… Assurez-vous cependant de n’employer que des agrumes bio sans quoi, vous risquez bien d’aromatiser vos gâteaux aux pesticides… 😉

Bon appétit!

 

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