Les couches lavables, cette merveilleuse avancée ;)

Quand je parle de notre choix de couches lavables, j’ai souvent des remarques du genre « Waouw, t’es courageuse! » ou alors « Oh, c’est bien parce que tu es mere au foyer, moi, je n’aurais pas le temps… Et puis c’est pas très hygiénique »

J’ai déjà touché un bref petit mot sur les couches lavables, CL pour les intimes, dans mon article Bébé zéro déchet (ou presque…)

Cette fois, je voudrais aborder les couches lavables un peu plus en détail car après 28 mois et demi d’utilisation, je n’ai toujours rien trouvé à redire, et même, je suis encore plus convaincue, puisque sur le point de remettre le couvert avec Bébé’Potam. Elles n’ont que des avantages et on en trouve pour tous les goûts, toutes les morphologies et tous les budgets 🙂

Intrigués? Étonnés? Sceptiques? Enthousiastes?

Suivez le guide 😉

Pourquoi choisir les couches lavables?

Avantage écologique

C’est le premier des avantages qui saute à l’esprit, même si beaucoup restent sceptiques. Certes, la production et l’entretien des couches lavables requiert de l’eau, de l’énergie et des matières premières (coton, bambou, viscose…) et parfois des matières pas vraiment eco-friendly selon les marques (polyuréthane). Mais l’impact écologique reste minime en comparaison avec les couches jetables bourrées de plastiques et de produits chimiques.

Voici un petit graphique qui représente les consommations en matières premières, eau, énergie ainsi que la quantité de déchets produite.

couches

Peu importe, comment vous regardez le tableau, la conclusion est évidente: les couches lavables, même en comptant les lavages restent beaucoup plus écologiques.

Avantage financier

Autre argument de taille, le coût. Comme le montre le tableau ci-dessus, un enfant en couches jetables vous coûtera plus de 1400 euros, et ce prix grimpe d’avantage encore si vous ne jurez que par Pampers. Les couches lavables vous coûteront entre 300 et 500 euros à l’achat, et environ 200 euros en entretien, mais, vous pouvez réutiliser les couches pour plusieurs enfants, ou les revendre une fois que votre bambin n’en a plus besoin.

Clairement, le prix d’achat peut être un peu rebutant car il faut mettre ce budget en une fois. Mais il existe pas mal de groupes de vente de couches en occasion et les bourses se multiplient. Il y a aussi des « donneries » de couches dans certaines maternités, dans certains magasins de puériculture.Vous pouvez donc vous en sortir pour 3 fois rien. Notre premier kit comprenant 3 culottes Bambino Mio et 12 inserts nous a coûté 26 euros, neuf en profitant d’une liquidation. Puis, nous avons racheté des inserts et des culottes supplémentaires en occasion: 12 culottes et 48 inserts pour 40 euros… Et petit’Potam se promène toujours avec, tandis que les 1ères culottes ont été prêtées à la marraine de Bébé’Potam et sont déjà de retour et prêtes pour accueillir les petites fesses de Bébé’Potam 😉 Investissement total: 70 euros. Nous aurions pu étaler cet investissement d’avantage encore car les couches Bambino Mio ont des tailles (4 tailles a l’époque de l’achat, maintenant, ils ont changé leurs modèles en 2 tailles). Je reviendrai plus loin sur les tailles et les modèles 😉

Et il existe aussi, dans certaines régions, des sociétés de location de couches.  Je n’ai pas testé, mais cela peut être assez intéressant lorsque vous devez trouver la couche qui vous convient à vous et à votre bébé. Ou si vous n’etes pas trop sur de vous et que vous souhaitez simplement tester les CL.

A noter enfin, certaines communes offrent une prime pour l’achat de couches lavables et certaines mutuelles permettent d’acheter des couches lavables neuves à petit prix. Renseignez-vous, c’est parfois très intéressant 😉

Avantage santé

Tout le monde a entendu parler de la fameuse enquête de l’association 60 millions de consommateurs. Si pas, voici le petit résumé.

Avec les couches lavables, pas de risques. Des matières naturelles et des lessives spécifiques adaptées aux couches et aux peaux fragiles, sans azurants, sans enzymes…

C’est donc moins de risques d’allergie, mais aussi pas de perturbateurs endocriniens et pas de cancérigènes. Un petit investissement pour la santé à court terme comme a long terme donc.

Avantage esthétique

Honnêtement…

couches-lavables-et-couches-jetables

Qu’est ce qui est plus joli? 😉 Ca se passe de long discours…

Mais que choisir?

Alors une fois que vous aurez décidé de passer aux CL, ou une fois que votre curiosité aura été suffisamment attisée, vous allez entrez dans un très vaste domaine ou il est parfois difficile de s’y retrouver… TE1, TE2, TE3, culottes, inserts, bambou, coton…

Commençons par rassurer ceux qui sont encore sceptiques, non les couches lavables ce n’est plus ca:

couches ancienne1

Mais ceci:

coches modernes

Les différents modèles

On distingue plusieurs modèles nommés TE1, TE2 ou TE3.

Les TE1

Les TE1 sont ce qu’on appelle les tout-en-un. Ce sont les plus simples a utiliser, et généralement, celles que vous aurez le plus facile à faire accepter aux gardiennes et aux nounous.

Elles se composent d’une partie absorbante et d’une partie imperméable (Photo d’une Tots Bots Easyfit)

Easyfit

L’avantage réside évidemment dans la facilité d’utilisation, même pour un parfait néophyte, et elles sont généralement un peu moins chères que leurs comparses composées.Comme dit plus haut, se sont aussi celles qui sont le mieux acceptées dans les collectivités (crèches, nounou…) et qui poseront le moins de souci si Mamy doit garder votre chérubin 😉

Mais elles ont aussi des inconvénients. Vu que la partie imperméable et la partie absorbante sont liées, elles sont plus délicates pour l’entretien. Pas question de les passer à 90°C ou d’employer des cristaux de soude pour le décrassage, et certaines ne vont pas au sèche-linge. Il faut aussi parfois jongler un peu pour trouver le bon modèle adapté à la morphologie de votre bébé, surtout si optez pour des tailles uniques. Vu un lavage plus fréquent de la culotte (puisque attachée à l’insert absorbant), elles ont aussi une durée de vie un peu moindre que les TE2. Enfin, ce sont les moins écologiques de toutes puisque vous devez laver l’entièreté de la couche à chaque fois.

Les TE2 et les TE3

Vous l’aurez deviné, les TE2 sont des tout en 2, composée d’une partie absorbante nommée insert ou booster et d’une culotte de protection. Les TE3 sont ce que l’on appelle les hybrides qui permettent de mettre un insert jetable, ce qui peut être pratique en vacances ou en déplacement. Ces dernières sont cependant assez peu courantes.

Ici en photo, une Bumgenius TE2 à poche et une P’tit dessous

 

Le gros avantage des TE2 est assurément qu’elles s’adaptent beaucoup plus aisément car vous pouvez rajouter des inserts supplémentaires par exemple pour la nuit ou quand votre enfant grandit. Certains modèles sans poches permettent aussi de laver l’insert et de réemployer la culotte de protection, ce qui est bien entendu, plus écologique et moins encombrant dans un sac à langer. L’entretien est également plus facile car vous pouvez lavez les inserts séparément, donc pour les décrassages, vous pouvez monter à 90°C et employer si besoin des produits plus caustiques comme les cristaux de soude ou le percarbonate de soude, sans risque d’endommager l’an membrane imperméable. Elles ont aussi une durée de vie plus longue (Pour info, les inserts bambino mio acheté en occase avaient déjà fait 4 enfants et servent encore pour mon loulou 😉 )

Cependant les TE2 demandent parfois un peu plus de doigté (c’est le cas des Bambino Mio dont il faut plier l’insert de différentes façon selon que ce soit pour un garçon ou une fille. Mais bon, ce n’est pas non plus de l’origami de haut vol… et les tutos vidéos sont très bien faits) et reviennent un peu plus cher à l’achat. Les TE3 sont évidemment moins écologiques et plus chères.

Niveau marques, vous aurez l’embarras du choix. Bumgenius, Tots Bots, Bambino Mio, P’tit dessous, Bambinex, 2mains propre, Imse Vimse, Popolini, Mother Ease, Hamac… Certaines sont fabriquées en Europe, certaines n’emploient que des matériaux naturels, d’autres sont bio… Et elles ont toutes leurs petites particularités. Certaines s’adaptent parfaitement à un bébé et fuitent pour un autre, en fonction de sa morphologie…

Il y a aussi les tailles uniques et les tailles par poids. L’avantage des taille unique est bien entendu que vous investissez une fois et que les couches évoluent avec bébé de la naissance à la propreté. Elles sont toutefois parfois moins bien ajustées que des couches spécifiques pour chaque taille. Autres avantages des couches à taille, vous ne devez pas investir en une fois et si vous souhaitez avoir plusieurs enfants rapprochés,  chacun aura ses couches… 

Ca y est? Vous avez fait votre choix? Ca vous semble encore trop abstrait? Pour ceux qui se sentent plus à l’aise en découvrant avec un guide avisé, je ne peux que vous conseiller de suivre un atelier découverte, comme ceux organisé par Alyne, chez Petite marmite, une très chouette nana, dynamique et sympathique, pleine de bons conseils. Elle vous présentera les divers modèles, les marques, les types… Le tout avec le sourire et dans la bonne humeur dans la région de Namur. Il existe bien entendu d’autres ateliers un peu partout…

Ok! Et maintenant?

Ca y est, vous avez sauté le pas? Vous avez vos couches lavables. Mais comment ca s’entretient ces machins la?

Si vous avez acheté du neuf, vous avez sûrement toutes les explications avec la couche. Si par contre vous vous lancez avec des couches d’occase, vous pourriez etre un peu perdu(e).

Voici donc quelques conseils élémentaires pour bien démarrer.

Avant de commencer

Les couches neuves doivent être lavées plusieurs fois avant utilisation, si possible avec une lessive spéciale. J’ai employé la lessive Potion, une lessive spéciale pour les couches. Il en existe d’autres comme Bambinex. Alyne de petite marmite m’a aussi recommandé la lessive concentrée Lerutan. Dans tous les cas, il faut une lessive sans phosphates et sans glycérine.

L’entretien quotidien

Pour éviter les corvées de grattage, il existe de petits voiles en cellulose bio-dégradables que vous pouvez jeter dans les wc ou au compost et qui retiennent les selles de bébé. En général, si c’est un caca, je jette le voile et je prélave immédiatement la couche avec un savon adapté si besoin.

Il existe ensuite deux écoles pour le stockage en attendant lavage.

stockage-couches-lavables

Ici, nous avons testé les deux méthodes, et à l’unanimité, nous préférons le stockage à sec. Plus léger, pas d’odeur, et surtout plus doux pour les couches et convient à tout type de couches (nous avons de TE1 et des TE2 et employons les 2 indifféremment).

Je rince les pipis et je prélave les cacas et je mets dans le seau en attente de la lessive. Les lundis et jeudis, je mets les couches dans la machine, et je fais un rinçage + essorage. Puis lessive à 60°C avec une lessive sans glycérine et sans phosphates (pas de lessive maison au savon de Marseille, sauf avec du savon deglycériné comme celui de chez Marius Fabre)

Le site des marques de couches P’tit Dessous et Lulu Nature préconisent par ailleurs les lessives suivantes:

  • Apta écologique en poudre
  • Biocoop liquide
  • Ecodoo
  • Leclerc Eco +
  • Leclerc marque repère liquide
  • Leclerc Uni Vert liquide
  • Lidl
  • Potion (lessive spéciale couches lavables)
  • Rainett
  • Super U écologique
  • Ulrich
  • X-tra en poudre
  • X-tra total en poudre
  • Lerutan poudre

Dans tous les cas, divisez les quantités de lessive par 2 (les résidus de lessive encrassent les couches), faite un rinçage supplémentaire et évitez l’adoucissant (il imperméabilise les parties absorbantes) et le vinaigre (il abîme les élastiques).

Certaines marques recommande le séchage à l’air libre et au soleil, les UV ayant un effet anti-bactérien et blanchissant. Si vous habitez La Réunion ou l’Équateur, profitez en. Si comme nous vous habitez un pluvieux petit pays, tenez compte lors de votre achat que le temps de séchage en intérieur est parfois très long et qu’il vous faudra plus de couches si celles que vous choisissez ne vont pas au sèche-linge. Ici, autant nos Tots Bots que nos Bambino Mio vont au sèche-linge. Nous y avons par inadvertance passé une TE1 Bumgenius et elle est sortie nickel… Depuis, elle y passe a chaque lessive.

Les décrassages

Une fois de temps en temps, tous les 2 à 3 mois environ – et un peu plus si vous employez du liniment pour nettoyer les petites fesses – vous devrez procéder à un décrassage. Pour se faire, je lave d’abord les couches comme a l’accoutumée. Ensuite, selon le type de couche et le degré d’encrassement, il existe plusieurs méthodes.

Décrassage avec une lessive spécifique

Je lave à 60° – éventuellement avec un trempage –  avec une lessive spécifique (Potion, Bambinex, Lerutan, Mio Fresh…) ou un tout petit peu de détergent de vaisselle doux (Biotop par exemple). Je termine par un rinçage supplémentaire.

Décrassage sans produit

Un simple lavage à 60°C suffit parfois. Mais honnêtement cette méthode ne me convainc pas des masses. Pour les TE2, certains inserts acceptent un lavage à 90°C, mais cela convient exclusivement pour des couches peu encrassées.

Décrassages de dernier recours

A éviter absolument sur des inserts en bambou et sur les TE1, à moins qu’aucune autre méthode n’ait fonctionné, les cristaux de soude ou le vinaigre. Je lave normalement, puis je laisse tremper les inserts avec 1 cuillère a soupe de cristaux de soude ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans 10l d’eau pendant 6h environ. Puis je lave à 60°C sans aucun produit en cycle long.

Quand décrasser?

Les symptômes des couches encrassées sont divers: odeur d’ammoniaque, fuites, fesses irritées. La fréquence des décrassage varient selon la lessive et les crèmes de change employées, selon la dureté de votre eau etc.

Pour savoir si vos couches sont encrassées, un simple petit test suffit: faites couler quelques millilitres d’eau sur un insert sec. Si l’eau est immédiatement absorbée, c’est ok. Si par contre, l’eau perle avant d’être absorbée, le décrassage est nécessaire.

A noter que les causes de l’encrassage peuvent être diverses: résidus de crème, de liniment, calcaire, résidus de lessive, d’urine etc. Vous aurez donc parfois l’impression que le décrassage n’a pas fonctionné. C’est possible… Un décrassage à la soude ou au détergent de vaisselle sera efficace sur des résidus gras, mais pas sur du calcaire. Et à contrario, un décrassage au vinaigre n’aura que peu d’efficacité sur des résidus d’urine ou de gras. A vous donc de trouver la méthode qui vous convient. Les poudres spécifiques ont l’avantage de cibler spécifiquement les problèmes des couches et donc donnent généralement de meilleurs résultats.

Les accessoires

Les couches lavables requièrent peu de matériel complémentaire… Un  ou deux sacs imperméables pour les déplacements et un seau avec couvercle pour le stockage à la maison. Les voiles de protection sont un plus, mais on peut aussi faire sans (je n’y pense jamais…mais dans ce cas, il vous faudra une petite spatule pour décoller les selles de l’insert).

tots bots

 

Voilà, voilà… Il ne vous reste plus qu’à 😉

Très honnêtement, chez nous ca représente 2 demi-machines par semaine (je vous rassure, l’écolo que je suis remplit les machines avec les lavettes, les essuies, les draps, les bodys, les mouchoirs etc. 😉 ). On ne peut donc pas dire que ce soit vraiment une charge de boulot énorme que d’entretenir des couches lavables… Et à notre rythme de lessive, nous nous en sortons sans souci avec 10 TE1 Tots Bots et 5 culottes TE2 plus 12 inserts Bambino Mio / Bumgenius.

 

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Mes petites recettes pour la maison – La lessive

Vous avez particulièrement aimé l’article sur les produits fait maison, je vous reviens donc avec la suite… Mes petites expériences en matière de lessive.

J’ai donc testé 2 type de lessive: celle à la cendre et celle au savon de Marseille, sous 2 variantes.

Je suis ravie du résultat des 3 recettes, même sur les couches de Petit’Potam, les bavoirs, et les fringues pleines de taches de peinture, d’herbe, de fruit…

Alors pour la piqûre de rappel sur les principes de base de la chimie ménagère, je vous invite à revenir sur le 1er article (par ici). Vous y trouverez notamment les mélanges a faire ou à ne pas faire, et surtout le pourquoi du comment, expliqué par un chimiste 😉

La lessive liquide au Savon de Marseille

Alors pas besoin d’etre un grand chimiste, c’est ultra simple!

Dans une casserole, mettre 2l d’eau chaude pour 100g de paillettes de savon de Marseille. Faire fondre le savon sans laisser bouillir. Retirer du feu et laisser refroidir un peu. Ajouter 50g de bicarbonate de soude et 1 litre d’eau froide. Mixer et laisser refroidir avant de mettre en bouteille. C’est prêt! 🙂

J’en met un petit verre a chaque lessive.

Alors, certains vous diront de mettre une huile essentielle pour parfumer le linge… Vu que c’est le savon et qu’il y a un cycle de rinçage après, et vu que les huiles essentielles sont très volatiles, ca ne sert à rien… A part a satisfaire vos narines au moment ou vous versez le produit… A la sortie du linge, ca ne sentira plus, surtout si vous mettez 1/2 verre de vinaigre blanc comme adoucissant dans le bac de rinçage.

Ajouter l’huile essentielle au vinaigre de rinçage est aussi inutile: Le vinaigre neutralise les odeurs… Et de toute façon, si vous employez un sèche-linge, la chaleur de ce dernier, finira de détruire les principes odorants des huiles essentielles.

Pour parfumer le linge, privilégiez donc les sachets de lavandes dans vos tiroirs ou les boules de cèdre 🙂 En plus ca éloigne les mites 🙂 Et au moins, vous n’aurez pas l’odeur de l’adoucissant qui vient se mélanger a votre parfum et à votre déo… 😉

La poudre à laver au Savon de Marseille pour le blanc

Ultra simple si vous avez un blender 🙂

Dans le bol mixeur, mettre 100g de savon de Marseille, 50g de bicarbonate de soude et 25g de percarbonate de soude. Mixer. C’est prêt!

Comptez 1 cuillère à soupe par machine, à adapter selon la dureté de votre eau.

Ici, j’ajoute généralement 1ml d’huile essentielle de Tea-tree, pas pour l’odeur (cf.explication plus haut) mais pour le coté bactéricide bien utile sur les couches lavables 🙂

A savoir: le percarbonate n’est vraiment actif qu’à chaud, donc cette recette sera à privilégier pour les essuies et les draps… Bref, le linge qui supporte un passage a 60°C

ATTENTION: Certaines recettes vous diront de cumuler les composés à base de soude: bicarbonate + cristaux de soude + percarbonate. Super idée si vous souhaitez vous débarrasser d’un corps… 😉
Non, sérieusement… le percarbonate au contact de l’eau réagit en donnant d’une part de l’eau oxygenée (ce qui donne l’effet blanchissant) et d’autre part, des cristaux de soude. Donc si vous mettez des cristaux de soude en plus du percarbonate, vous allez vous retrouver avec une lessive très caustique qui va abîmer votre linge… Et je parle d’expérience, je l’ai fait sur mes couches lavables… Elles tirent un peu la tête… :/

Ces deux recettes sont très économiques puisque vous devrez compter moins d’un euro par litre / par 100 grammes. Elles sont aussi écologique et totalement hypoallergénique 🙂

La lessive à la cendre

Alors je termine par la plus économique et la plus écologique de toutes, la lessive « zéro-déchets », j’ai nommé la lessive à la cendre de bois. Oui, oui, vous avez bien lu!

La cendre est riche en potasse, un tensio-actif naturel. Pour réaliser cette lessive, vous aurez besoin d’un seau, d’une passoire, d’une étamine et d’une cuillère.

Récupérer la cendre de votre poêle ou de votre cheminée et tamisez la.

Mettre 100g de cendre de bois (non-résineux) tamisée par litre d’eau bien chaude dans un seau. Laisser macérer 24h à 48h en remuant de temps a autre. Filtrer et mettre en bouteille.

Comptez un verre par machine environ.

Alors je m’attarde un peu plus sur le retour d’expérience ici, vu que cette lessive la suscite beaucoup de curiosité. J’en suis ravie… Petit’potam nous sort des dents, autant vous dire que les couches en voient des vertes et des pas mûres en ce moment… Et bien elles sont ressorties nickel de la machine, même celle que j’avais oubliée dans le sac à couche au fond du sac à langer. J’ai trouvé mon linge un peu plus rêche que d’habitude par contre, mais j’avoue n’avoir pas mis de vinaigre pour le rinçage… Bon ne vous attendez pas non plus aux résultats des lessives industrielles bourrées d’azurants optiques et de produits mordants… Mais l’efficacité y est franchement.

Bonne tambouille et n’hésitez pas à poser vos questions et à nous donner votre feedback 😉

Mes petites recettes pour la maison

Il arrive régulièrement qu’on me demande mes petites recettes pour l’entretien de la maison… Pour être honnête, je fais très simple… En gros, tous les produits que je fais moi-même sont a base de savon de Marseille, de savon noir, de bicarbonate de soude ou de vinaigre. J’y ajoute parfois des huiles essentielles, soit pour l’odeur, soit pour les vertus insecticides, désinfectantes, désodorisantes…

Petite première sur le blog, c’est le premier article co-écrit avec Papa’potam, chimiste de formation et qui a largement contribué aux recherches et à la compréhension de certaines colles 😉

Tordons d’abord le cou aux fausses bonnes idées…

Vinaigre et bicarbonate: le couple qui mousse pour rien…

Beaucoup de recettes trouvées sur le net associent dans un même produit vinaigre et bicarbonate de soude… J’avais déjà quelques doute en lisant es recettes, juste en me remémorant mes cours de chimie en secondaire… Femme et belle-fille de chimiste, j’ai eu très facile à me renseigner… Et ma mémoire ne m’avait pas trompée… Cette association ne sert à rien… Pourquoi? Parce que les deux se neutralisent.

Explication: Le vinaigre est un acide (formule chimique C2H4O2) et le bicarbonate de soude est une base (formule chimique NaHCO3). Or que se passe-t-il quand on mélange un acide et une base? Il réagissent pour former un sel et de l’eau… Pour les curieux, voici l’équation chimique:

NaHCO3 + CH3COOH —> CO2 + H2O + CH3COONa

Bon, concrètement, ca veut dire quoi? Ca veut dire que le bicarbonate et le vinaigre se neutralisent pour former de l’acétate de sodium, du gaz carbonique et de l’eau… Et de la chaleur. Et l’acétate de sodium n’a aucune propriété, si ce n’est d’être un conservateur parfois employé dans les produits fermentés. Mais ca ne décrasse pas, ne dissout pas le calcaire ou les graisses… Souvent, c’est le dégagement de gaz carbonique qui « mousse » qui donne l’illusion d’efficacité… Mais ce n’est qu’illusions. Et ca ne vous empêchera malheureusement pas de devoir y mettre de l’huile de coude… Bien plus que si vous employez les deux ingrédients séparément.

La savon de Marseille pour la vaisselle… la fausse bonne idée?!?

Alors là, je vous avoue que c’est un truc que j’ai lu récemment sur un groupe facebook qui m’a poussée à faire des recherches… Puis je me suis laissée emporter parce que le sujet est ultra passionnant! 🙂  Et avec un chimiste à la maison, on est parti pour des heures de discussions, de questions et de découvertes… Mais je vais essayer de faire simple et de ne pas trop vous embrouiller ^^ NB: amis chimistes, désolée pour les raccourcis, on a essayé de rendre ça accessible et compréhensible pour tous 😉

Vous lirez peut-être des recettes de savon de vaisselle à base de savon de Marseile ou de savon noir… Et puis plein de commentaires insatisfaits. Pourquoi? Pour comprendre, il faut commencer par s’intéresser au processus de saponification.

Pour faire du savon, on va mélanger une base forte (de la potasse (KOH) pour le savon noir ou de la soude (NaOH) pour le savon de Marseille et le Pain d’Alep) et une huile (une chaîne d’acide gras avec une fonction ester précisément). C’est la réaction chimique de saponification qui va transformer les 2 composants en savon, c’est à dire en un ion carboxyle et du glycérol  Pour les curieux, voici l’équation semi-développée:

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Bon c’est joli… Mais qu’est ce que ça veut dire? Reprenons au début…

On va mettre dans un chaudron, par exemple de l’huile d’olive (l’acide gras qui contient des triglycérides) et de la soude (ou de la potasse). La soude va hydrolyser – c’est-à-dire casser – l’acide gras en deux parties: d’une part un ion carboxylate et du glycérol. Un carboxylate de potassium (fait à base de potasse) donne un savon mou (le savon noir) alors qu’un carboxylate de sodium (fait à base de soude) donne un savon dur (les savon classiques).

Le glycérol, c’est ce qui va laisser un film gras sur votre peau… et sur votre baignoire… Ou si vous essayez d’employer du savon de Marseille sur votre vaisselle, qui fera de jolie traces sur vos verres…  Mais c’est la combinaison entre le glycérol et l’ion carboxylate qui donne au savon son pouvoir lavant. Pourquoi? Comment?

Parce que le glycérol est liposoluble – donc il se dissout dans le gras – tandis que l’ion carboxylate est hydrosoluble – donc soluble dans l’eau. En gros, le savon lave en s’immisçant entre votre peau (ou votre vaisselle) et la crasse et donc force les matériaux à se décoller. Reste que le glycérol laisse de jolies traces grasses et que ca ne fera pas vraiment votre bonheur si vous employez un savon comme produit de vaisselle.

Oui, mais alors, je fais quoi? 2 possibilités. Soit vous employez une eau de rinçage additionnée de vinaigre pour dégraisser votre vaisselle après. Soit, vous préférez employer un détergent.

Mais un détergent c’est chimique!!!

Non pas forcément 🙂 Un savon est le produit de la réaction de saponification. Mais il existe dans la nature beaucoup d’autres produits ayant des pouvoirs lavants grace à des tensio-actifs naturels. C’est le cas notamment du bois de Panama (qui pousse aussi en France! et donc non, vous ne ruinez pas vos efforts pour diminuer votre empreinte écologique en achetant du bois de Panama 😉 ), du lierre, des marrons, des chataignes, de la saponaire, des noix de lavage et bien d’autres qui contiennent des saponines.

Ces saponines nettoient grâce à leur pouvoir tensioactif, c’est à dire que comme le savon elle s’immiscent entre les différentes surfaces ( eau-huile; vaisselle-gras&crasse; peau-crasse). Tout ca, sans laisser de film gras! Je vous donnerai prochainement quelques recettes à base de détergent naturel. Mais je vais d’abord les tester 😉

Sur ce, passons aux choses sérieuses, les recettes! 😉

Le Spray nettoyant multi-usage

Ma recette préférée et la plus utilisée dans la maison est celle de mon spray multi-usage. Il me sert autant:

  • pour nettoyer et faire briller mon évier
  • pour nettoyer et désinfecter les surface comme les plans de travail, les WC, les clinches de portes, les robinets, la table, les planches a découper en bois…
  • Nettoyer les surfaces brillantes (vitres, miroirs, écrans, inox, aluminium, cuivre)
  • Dégraisser et nettoyer la cuisinière et la hotte
  • Nettoyer les sanitaires
  • Nettoyer la vitre de l’insert à bois
  • Et bien d’autres utilisations encore…

C’est une recette ultra-simple et vraiment peu coûteuse qui ne nécessite que 4 ingrédients: de l’eau chaude (250ml), du savon noir (1 cuillère à café), du vinaigre (250ml) et de l’huile essentielle de tea-tree (2ml). On commence par dissoudre le savon noir dans l’eau très chaude. Une fois bien dissout, on ajoute le vinaigre et le tea-tree et on met dans un spray.

Lessive maison au savon de Marseille

Sans doute la plus « compliquée » des recettes que je fais vu qu’elle nécessite qu’on chauffe et qu’on mixe.  Mais son prix au litre est de moins d’un euro et elle est malgré tout très efficace.

Pour 3 litres de lessive:

  • 40 à 50g de savon de Marseille non glycériné (ou de savon d’Alep) rapé
  • 2 litres d’eau
  • 3 cuillères à soupe de bicarbonate de soude
  • 3 cuillères à soupe de percarbonate de soude (optionnel lessive pour le blanc)
  • 2 cuillères à soupe de cristaux de soude (optionnel linge très sale ou gras)
  • 1ml d’huile essentielle au choix pour parfumer (optionnel)

Dans une grande casserole, faire fondre le savon dans l’eau en remuant régulièrement. Une fois bien dissout, laisser refroidir à température ambiante. Une fois refroidi, ajouter le bicarbonate, et éventuellement le percarbonate ou les cristaux de soude et l’huile d’essentielle. Mixer. Laisser reposer. Le lendemain, rajouter 1 litre d’eau tiède et mixer à nouveau. Employer environ 1dl par machine.

Alternative: la lessive à la cendre de bois

Alternative super intéressante pour ceux qui ont une cheminée au feu de bois, la lessive à la cendre. Coût, moins de 0.10 €/l… Qui dit mieux? 😉

Au dessus d’une grande bassine, tamiser 100g de cendre de bois. Ajouter 2 litres d’eau et laisser reposer en remuant régulièrement. Puis laisser décanter 24h. Filtrer à l’aide d’une étamine fine et mettre en bouteille. Ajouter éventuellement quelques gouttes d’huile essentielle.  Employer environ 1dl par machine.

Pourquoi ça marche? La cendre de bois contient naturellement de la potasse, un actif lavant naturel. La cendre doit toutefois être propre et tamisée 🙂

Le Spray désodorisant tissus  et anti-acariens

Recette la plus coûteuse puisqu’à base d’huile essentielles. A noter qu’il n’agit qu’en surface sur les tissus et ne pénétrera pas dans le matelas ou les coussins du canapé…

Dans un spray, diluer 3 cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans 250ml d’eau chaude. Ajouter 2ml d’huile essentielle de Tea-tree, 2ml d’huile essentielle de géranium d’Egypte, 2ml d’huile essentielle de lavande aspic, 2ml d’huile essentielle d’eucalyptus citronné, 2ml d’huile essentielle de citron, 1ml d’huile essentielle de citronelle . Secouer avant chaque emploi. Vaporiser sur les tissus et laisser agir. Puis aspirer.

Attention: Veuillez à ne pas employer le spray en présence de chats ou de jeunes enfants et à les garder à l’écart pendant 2h environ. Toujours employer le spray dans une pièce bien aérée.

Pâte à récurer maison

Dans une casserole, dissoudre 3 cuillères à soupe de savon de Marseille dans 250 ml d’eau chaude. Laisser refroidir puis ajouter 6 cuillères à soupe de bicarbonate de soude. Mettre dans un pot.

On peut éventuellement y ajouter des huiles essentielles pour parfumer. Pour un effet encore plus abrasif, on peu ajouter 1 cuillère à soupe de cristaux de soude.

A employer sur des sanitaires très sale, des joints difficiles à récupérer…

Et pour le reste?

Pour le nettoyage des sols et des surfaces, juste du savon noir (1 cuillère à soupe) dans un grand seau d’eau chaude. Ça marche sur tout: bois, carrelages, vinyles… Éventuellement, quelques gouttes d’huiles essentielles pour l’odeur. Et voilà 🙂 Aussi efficace que les grandes marques, écologique et économique…

Pour les traces de calcaire, un peu de vinaigre fait l’affaire. pour les traces incrustées, j’imbibe un linge de vinaigre et je laisse reposer dessus, puis je frotte.

Pour les neutraliser les odeurs, c’est le bicarbonate de soude qui est mon meilleur allié. Par exemple, quand un chat s’oublie sur mon plancher, je nettoie au savon noir, puis je saupoudre de bicarbonate de soude et je laisse agir 2h, avant d’aspirer.

Pour le nettoyage du four, je vaporise de l’eau et je saupoudre de bicarbonate de soude. Je fais chauffer le four à 150° en revaporisant de l’eau très régulièrement. Puis je laisse refroidir et je frotte. Ca part tout seul ^^

Pour adoucir et assouplir le linge, ajouter 2 cuillères à soupe de vinaigre dans le bac de rinçage de la machine.

Pour détacher le linge, selon le type de tache:

  • Taches d’origine organique (herbe, sang, tomate, fruits, selles ou urine… ): humidifier le linge, saupoudrer le percarbonate de sodium. Frotter pour faire pénétrer. Laisser agir 10 à 15 minutes, frotter encore et mettre en machine normalement.
  • Autres taches: diluer un peu de savon noir et frotter la tache. Laisser agir 10 minutes à plusieurs heures. Mettre en machine normalement.

 

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L’heure du bilan et des bonnes résolutions…

Nouvelle année oblige, l’heure du bilan a sonné – un peu tardivement je l’avoue – et celle des bonnes résolutions.

Pour ceux qui nous connaissent un peu, vous savez que nous vivons un peu « autrement »: maman au foyer pour s’occuper des enfants, du potager, des bestioles et de la maison pendant que papa travaille, faire des économies en choisissant de faire beaucoup nous-même et en privilégiant les achats chez le producteur, réduire notre impact écologique en privilégiant les objets de seconde main, en améliorant notre maison, etc…

2016 aura été mouvementée pour nous sur bien des points et surtout à cause des travaux dans la maison qui auront amené leur lot d’ajustement et de petits dérapages. Bon, je nous accorde une parenthèse de deux mois durant lesquels nous étions en camping. Le tout est qu’après, la reprise a été très dure… Nos poubelles sont repassées de 15l par semaine à 30l par semaine, voir plus quand il me prend l’envie de faire du tri et du rangement, ce qui m’arrive fréquemment ces derniers temps… Lubie de grossesse ou simple envie d’améliorer d’avantage encore notre petit nid? La réponse après la naissance du baby’pottam en mai 2017… 😉 En tout cas, ce qui est certain, c’est que le « decluttering » est un véritable bienfait pour l’esprit 🙂 Au total, ce sont déjà 2 caisses de vêtement à donner ou à vendre qui attendent au grenier le prochain vide-dressing 🙂  Idem avec de vieux jeux vidéos et quelques bouquins que j’avais détesté durant ma scolarité, qui ont trouvé preneur dans des magasins de seconde main. Et mes syllabi d’université sont quant à eux partis au recyclage… La bonne résolution: continuer à trier, à ranger; j’envisage aussi d’acheter le second livre de Marie Kondo « Ranger: l’étincelle du bonheur« . J’avais déjà beaucoup apprécié le premier « La magie du rangement« , même si le style est un peu redondant et que l’auteur a parfois sérieusement l’air d’avoir besoin d’un psychiatre…. Je dois dire que j’apprécie ce sentiment de légèreté et de sérénité quand je trie mes affaires  pour ne garder que ce qui m’apporte réellement un certain bien-être. J’envisage aussi de lire « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, dans le même esprit… et surtout d’appliquer d’avantage encore ces méthodes à ma vie et à notre foyer 🙂 En espérant contaminer un peu Papa’pottam qui est un Graaaaaaaaannnnd conservateur ^^

Niveau courses familiales, j’avoue que le bilan de la fin 2016 est un peu tristounet… Pendant les travaux, la cuisine étant démontée, mes tupperwares étaient dans des cartons et j’ai oublié mes bonnes habitudes. Ce qui était avant un réflexe est quasi oublié à chaque coup… Pourtant, nous avons trouvé un super petit boucher artisanal (si,si, ca existe encore… Et je peux vous jurer qu’il ferait virer sa cuti a un végétarien convaincu! ) dans le village à coté, qui apprécie notre démarche et l’encourage en nous offrant des petits extras… Pour ne rien gâcher, il est charmant, ses produits sont élaborés en collaboration avec des producteurs locaux et ses prix restent très respectables.
Puis ce sont les travaux dans Namur qui rendent le parking impossible qui m’ont fait abandonner le marché hebdomadaire… Résultat, un budget courses qui explose à nouveau, et des poubelles qui débordent… Résolution 2017: reprendre les bonnes habitudes: tupperwares, bocaux, sacs à vrac et commerces locaux! Entre notre boucher, le fromager, la ferme de la Tour et le moulin Baré, nos courses hebdomadaires sont quasi-assurées. Pour quelques produits, le supermarché bio nous permet de trouver des alternatives satisfaisantes qui conviennent à nos valeurs et aux allergies de peti’potam. Reste que j’aimerais vraiment éliminer la case supermarché pour de bon en 2017… Je rêve de trouver un magasin en vrac et une ferme où acheter les rares produits laitiers que nous consommons encore (en fait surtout le lait de vache dont Papa’Potam raffole… ). J’ai prévu de ressortir la machine à coudre et de me confectionner plusieurs sacs à vrac supplémentaires ( à base de vieux draps recyclés), en même temps que des serviettes hygiéniques lavables (j’ai la cup depuis plusieurs années, mais en prévision de l’accouchement, les SHL ne seront pas de trop), des sacs cirés pour conserver le pain et pour permettre à Papa’potam d’emmener son casse-croûte au boulot en mode zéro déchet, tout en restant stylé… Et pour aller plus loin, 2 bouquins sur ma PAL (Pile à Lire): « Zéro déchet » de Béa Johnson et « Famille zéro déchets: ze guide« . Aussi, dans la lignée poubelles au régime, je vais confectionner des culottes d’apprentissage lavables et des culottes de protection en laine à Peti’Potam et essayer d’éviter au maximum les couches jetables. Parce que ca, ca fait vite gonfler les poubelles… Pour Baby’Potam, je voudrais faire du 100% lavable, nuit comprises. Outre une belle économie de poubelle, ca fera aussi une belle économie pour notre portefeuille 🙂

D’ailleurs, en parlant de Baby’Potam et d’écologie, nous avons constitué la liste de naissance un peu hors réseaux traditionnels puisque nous avons choisi de la faire sur Sebio.be. D’une part parce que ce sont des produits écologiques, mais aussi pour des raisons éthiques: c’est une entreprise belge qui favorise elle-aussi les entreprises belges et européennes (je pense aux marques comme Neobulle, BelleBulle, Herbalgem, Tots Bots…) et qui a une politique stricte en matière d’emballages (100% recyclable!). Et sur cette liste, principalement des couches lavables, une nouvelle écharpe de portage (j’avais une babylonia mais qui ne me convient absolument pas car elle se détend complètement quand on porte un bébé de plus de 5 ou 6 kg), des produits écologiques pour les soins de bébé, des jeux en bois… Evidemment, comme pour Peti’Potam, allaitement maternel exclusif et DME quand il sera prêt, mais cela fera l’objet d’un autre article… 😉

Dans la même veine, 2017 marquera l’amorce de 2 gros changements progressifs: Une maison sans plastique et une maison toujours plus éconologique! Pour le plastique, tout objet plastique qui vient a se casser à partir de 2017 sera remplacé par un objet similaire mais dans un matériel durable et non polluant (verre, tissu, bois, inox… ). En ce qui concerne le deuxième point, il s’agit de quelques adaptations progressives pour continuer sur notre lancée: améliorer l’isolation, passage au LED partout, ajout d’un poêle au bois ou au charbon dans la cuisine qui puisse aussi servir pour mijoter les plats en hiver, ajout de multiprises coupe-circuit partout ou c’est possible, investir dans un système de récupération de l’eau pluie, investir dans un Altered Noozle  pour la cuisine, investir dans des jerricane pour récupérer l’eau du trop plein du boiler et dans des dispositifs pour récupérer l’eau qui coule en attendant que l’eau de la douche soit chaude…

Aussi, en vrac pour 2017, plein d’autres résolutions pour aller plus loin dans notre démarche ou pour reprendre les bonnes habitudes:

  • Confectionner moi-même les vêtements de Peti’Potam et de Baby’Potam en récupérant nos vêtements, repriser ce qui peut l’être, recycler ce qui ne peux pas. Cette année, je n’achète aucun vêtement pour moi! 🙂 Je compte aussi m’améliorer en couture pour pouvoir vraiment tout faire, voire même, si les mini’potam m’en laissent le temps, apprendre à broder 🙂
  • Recommencer à faire ma lessive moi-même et aller plus loin dans la démarche en faisant aussi moi-même le produit pour lave-vaisselle, le liquide vaisselle et le produit pour nettoyer les WC, les seuls qui avaient encore échappés a ma manie du DIY. Et pour rendre cela plus économique et plus écologique, trouver un fournisseur de matières premières en grand contenants ou en vrac
  • Aller plus loin dans la démarche no poo / douche écologique: faire le gel douche à base de savon de Marseille, mais aussi les crèmes, déo, baumes…
  • Grâce à l’aide d’un ami, développer le potager pour être autosuffisants en légumes et en faire des conserves 🙂 J’ai d’ailleurs trouvé aujourd’hui ou me fournir en graines bio, puisque notre supermarché bio vend la marque « Semailles »

Et puis il y a aussi les bonnes résolutions plus personnelles qu’écologiques:

  • reprendre le yoga et la méditation et l’enseigner à Peti’potam et pourquoi pas à Papa’potam
  • Cultiver la positive attitude, râler moins, m’énerver moins, stresser moins… Et pourquoi pas, me mettre à la CNV un peu plus sérieusement 🙂
  • Recommencer le programme fly-lady pour garder ma maison propre et rangée 🙂 (Pour ceux qui ne connaissent pas, cf. le livre de Marla Cilley « Entretien avec mon évier »)
  • Réduire ma consommation de sucre raffiné
  • Réduire mon temps sur Facebook pour lire plus (notamment les livres d’Isabelle Filliozat, Gueguen et Faber et Mazlich) et avoir plus de temps pour moi et mes activités (dessin, écriture, tricot…)
  • Commencer des formations pour devenir conseillère en périnatalité et coach parentale
  • Passer à la liseuse de façon à pouvoir lire même pendant les siestes des mini’potam et à réduire la consommation de papier

Bref, 2017 s’annonce chargée et enthousiasmante, pleine d’apprentissages, de rencontres, de recherches et de bonheur! Je vous en souhaite de même à tous!

 

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Organisée avec un bambin… ou presque!

S’organiser avec un petit mec de 18 mois n’est pas facile tous les jours… Et je me sens parfois (souvent!) dépassée par les tâches ménagères. Fin de l’année dernière, j’ai découvert la méthode Konmari et la méthode FLY Lady. Ça a clairement changé ma vie, même si je n’applique pas ces méthodes à la lettre.

La méthode KonMarila-magie-du-rangement

J’ai lu le bouquin. Ou plutôt, je l’ai survolé. J’avoue que lire les délires limite maniaque de cette nana m’a légèrement barbée… Tout comme les 87 exemples par chapitre… Le bouquin aurait pu faire 30 pages si elle s’était tenue à l’essentiel… Mais les faits sont là. La méthode est vraiment intéressante et efficace. L’idée est de faire un tri drastique pour virer tout ce qui ne nous mets plus en joie. Exit l’horrible bougeoir offert par belle-maman, les fringues que l’on porte parce que c’est à la mode mais qu’on aime pas vraiment ou le gros meuble en chêne hérité de l’arrière-grande-tante…

J’ai commencé la démarche, lassée du bazar qui s’accumulait déjà dans notre maison alors que nous n’y sommes que depuis 10 mois. Et surtout fatiguée des lessives qui n’en finissent pas. Lentement, mais surement, je regarde mes placards qui se vident, les caisses  du déménagement qui se vident et l’espace qui se libère. Du coup, effectivement, on passe beaucoup moins de temps a ranger, à faire les poussières, à chercher de la place pour des bibelots… Et au final, on voit beaucoup mieux les objets que l’on aime.

Bon, nous sommes encore loin de la sobriété à la japonaise, mais les résultats commencent à être visibles et c’est agréable 🙂 Ceci dit, j’admet n’avoir pas procédé comme Marie Kondo le demande. Je n’ai pas fait un tri en une fois. Tout simplement parce qu’avec le loustic de 18 mois , c’est purement et simplement impossible. Je ne m’imagine pas vider le contenu de ma garde robe sur le lit et regarder mes vêtements un par un avec un bambin qui chipote à tout… Donc, ici, le tri se fait au fur et à mesure… Un peu plus lent, mais aussi efficace 😉

Bémol cependant, Miss Kondo encourage à jeter. Argh! Scandale écologique!!! Pensez aux associations de charité, aux magasins de seconde-mains, aux brocantes et aux vide-dressing, aux groupes de vente sur Facebook, aux sites tels que Momox, Ebay, Secondemain, etc. Outre de favoriser une seconde vie à vos objets, vous ferez plaisir et vous renflouerez votre portefeuille 😉 Tout le monde y gagne 😉

Ou si comme nous vous êtes un peu bricoleur, pensez à récupérer les matériaux! Le tissus de vos vieux fringues peut servir pour confectionner des sacs, des vêtements pour vos enfants, des bricolages, des sachets de lavande pour vos armoires… De vieux cd font de jolis mandalas à accrocher aux fenêtres (tuto prochainement 😉 ) d’anciens bocaux, peuvent faire une vaisselle bohème-chic pour vos pic-nic… Les idées regorgent sur Pinterest 😉 Laissez vous inspirer!

La méthode FLY Lady

Bon alors, on en garde l’aspect pratique et on oublie le coté marketing ultra-envahissant… Marla Singer, auteure de la méthode est américaine et bien-sûr, comme tout ce qui a un peu de succès au USA, c’est devenu une véritable machine à fric… Je dois dire que cet aspect m’exaspère et que j’ai arrêté de suivre la page Facebook parce que c’était plus une ode aux produits dérivés qu’une source de conseils et d’astuces. A vrai dire, je n’ai même pas lu livre… Je me suis contentée de lire les infos sur le net, dans des groupes facebook et sur des blogs de « flyeuses » aguerries. La méthode que j’emploie n’est sans doute pas 100% FLY, mais c’est ce qui convient dans notre famille.

L’idée est de créer des routines quotidiennes qui permettent de garder la maison plus ou moins nickel et de ne plus se laisser dépasser par les lessives, sans pour autan y sacrifier son dimanche. J’entends déjà les remarques « oui, mais ce n’est faisable que si tu es à la maison tout le temps »… Bah, non, vu que c’est vous qui créez votre planning, qui définissez ce que vous faites, quand et comment. Ça rejoint ce que dit mon beau-papa, un homme plein de sagesse: « La baleine se mange morceau par morceau », autrement dit, un peu tous les jours pour ne pas faire une indigestion de corvées le dimanche 😉

Voici à quoi ressemble mon planning hebdomadaire:

Planning entretien final version

Ici, j’ai imprimé ce planning en format A3 et je l’ai plastifié afin de pouvoir réécrire dessus avec un feutre à tableau 🙂

Le système de zones

La méthode FLY Lady divise la maison en zones. Bien entendu, ça ne veut pas dire que vous allez aspirer votre salon ou nettoyer votre salle de bain toute les 6 semaines, juste que vous ferez ces zones « à fond » toutes les 6 semaines. Entre temps, vous allez passer un petit coup vite fait, bien fait chaque semaine.

Par exemple, chaque semaine, dans ma salle de bain, je nettoie l’évier, la baignoire, la toilette, j’aspire, je change les serviettes et la sortie de bain et je frotte les miroirs. Lorsque je suis dans la zone 5, je fais bien entendu ce que je fais chaque semaine, mais en plus, je nettoie l’intérieur et le dessus des armoires, je passe un coup sur les murs carrelés, je nettoie les vitres, j’aspire les stores, j’enlève les toiles d’araignées et les minous au plafond, je nettoie le sol à l’eau, je trie les médicaments de la pharmacie, je nettoie la vitre, je rempli les savons pour les mains, je détartre la cuvette des WC et les robinets… C’est aussi à ce moment que je vérifie que les robinets et les chasses ne fuient pas, que je vérifie les joints, que j’huile les charnières, etc.  Cela se fait en plusieurs fois, un peu chaque jour, en fonction du temps et de l’énergie que j’ai et de la nécessité, évidemment.

Je publierai prochainement une liste des tâches de zone, avec l’explication des taches hebdomadaire et de celles qui ne sont à faire que lorsque vous êtes dans la zone concernée. Bien entendu, cela est à adapter à chacun 😉

La planification des menus

La plus grosse partie du planning concerne la planification des menus. Cela me permet de faire une liste de course adaptée (vu que nous allons au marché, nous ne pouvons faire les courses qu’une fois par semaine, donc mieux vaut ne rien oublier 😉 ) et de réduire le gaspillage alimentaire, en prévoyant de menus qui peuvent inclure les restes de la veille (par exemple une quiche peut inclure un reste de légumes ou de pommes de terre, un reste de riz peut égayer une salade, une soupe ou un riz au lait…)

 

Et tu fais tout ça quand?

En théorie, pendant les siestes du Pilou. Mais tout le monde sait que Théorie est un pays formidable ou tout se passe toujours bien, mais qu’en Pratique, c’est une autre affaire. Surtout quand le loustic ne dort pas seul (ou très peu). Donc, je fais beaucoup avec mon fils en portage sur mon dos, ou le matin avant qu’il ne se réveille… Ou parfois le soir ou lorsque papa est à la maison 🙂 Si vous avez la chance d’avoir un bambin qui fait de longues siestes, vous devriez avoir l’occasion de caser vos routines pendant les siestes.

Une autre technique que j’emploie volontiers consiste à rendre l’activité ludique et à solliciter l’aide de mon petit’pottam. Lorsque j’aspire, il pousse l’aspirateur derrière moi, ramasse les jouets qui traînent, soulève les coussins du divan pour que je puisse aspirer dessous, roule le tapis… Et ça l’amuse tellement que c’est lui qui demande à passer l’aspirateur. Il aide aussi à ranger la vaisselle, à rassembler le linge sale et à le trier (par couleur), a faire les poussières…

Mais bon, soyons honnêtes: il y a aussi des semaines ou ca marche moins bien, ou l’on doit rattraper le retard le samedi ou le dimanche… mais j’avoue que j’ai parfois un petit coté procrastinateur et que parfois, le naturel chasse les bonnes habitudes 😉

 

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