Les menus du mois de mai

Je suis euphorique! Les asperges sont là… Et j’adore les asperges 🙂 Puis les fraises vont pointer leur joli nez rouge, et la rhubarbe, et les salades…

Mai, c’est le mois ou la gourmande en moi se réveille, mais aussi le mois ou je commence mes confitures et mes conserves. La nature recommence à nous couvrir de merveilles, autant se faire plaisir et faire durer ce plaisir 😉

legumes mai

Au menu, le retour des salades, des barbecues et la fin des soupes à midi.

Le midi, c’est le plus souvent du pain, avec du fromage, du houmous ou une tapenade, du jambon, de la mozza… Parfois, ce sont des petits pains fourrés (voir la recette du pain à la poele sur l’article Les pains des petits et des grands jours…) ou alors les restes de la veille. Parfois, à la demande de Petit’Potam, ce sont des pâtes ou une petite salade.

Menus mai

Mai, c’est aussi le retour des petits desserts légers: crème de rhubarbe, mousse de fraise ou de framboise, salade de fraises à la menthe ou au basilic… Bref, j’ai quelques recette à mettre en ligne ce mois-ci 🙂

Bon app’

 

 

 

Publicités

Premiers pas sur la voie du zéro-déchet et du minimalisme… et des économies

Je lis beaucoup de questions sur les groupes et les forums, mais la principale reste « Par ou commencer? »

Voici donc un petit article sur nos premiers pas sur ce chemin passionnant 🙂 Pour nous, le lien entre minimalisme, zéro-déchet et mieux-consommer a été évident dès le départ parce que les 3 sont tellement interconnectés, que l’un a entraîné l’autre de façon inévitable…

Je pense que la première chose à faire est de s’interroger sur ses motivations. Pour nous, le déclic a été ma première grossesse, il y a environ 2 ans et demi. Avant cela nous étions une famille de consommateurs lambda: café en capsule, pot de choco industriel, parfois des plats préparés, du Monsieur Propre, du Cif, de l’Instanet et du Carolin pour l’entretien de l’appartement, des sacs plastiques, des bains avec de la mousse, du vernis à ongle et des shampoings Pantene… Bref, Monsieur et Madame Tout le monde, consommateurs-acheteurs au supermarché, ou nous faisions l’intégralité de nos courses. Notre sac poubelle faisait 60l par semaine, parfois plus, plus bien sur le verre, les cartons et les PMC.

Notre sage-femme de l’époque étant très extrémiste, nous avons eu droit à un discours plus qu’alarmant sur les produits que nous employions au quotidien et sur les polluants intérieurs… Nous avons d’abord pris conscience des polluants qui nous entouraient dans les produits d’entretien, dans notre nourriture, dans nos produits cosmétiques… La, a eu lieu notre premier gros tri: les armoires de la salle de bain et l’armoire sous l’évier se sont vidées pour laisser place aux basiques: savon de Marseille, vinaigre et bicarbonate de soude. C’est la aussi que nous avons réalisé que Pampers, Mustela et Galenco ne feraient pas partie de l’éducation de notre enfant, pas plus que les laits en poudre ou les petits pots de panade industrielle… Et que naturellement, nous avons commencé à nous documenter et à chercher des solutions plus rationnelles.

Une fois que la machine est lancée, c’est difficile de l’arrêter. On s’aperçoit que beaucoup de choses sont nocives ou en tout cas pas très saines… les petits changements se succèdent et finissent par faire boule de neige 🙂 Dans tous les cas, il est important de se souvenir que Rome ne s’est pas construite en un jour, mais qu’une ville n’est jamais achevée non plus…

Quoiqu’il en soit, une chose me parait vraiment importante: faire les choses pour soi et comprendre le pourquoi. Ne pas le faire parce qu’on vous a dit que c’était bien ou par effet de mode, et encore moins pour faire plaisir à quelqu’un. Il est important de comprendre pourquoi on cherche à entrer dans cette démarche, de réaliser l’impact que cela aura sur notre vie et sur celle de nos proches.

Car il ne faut pas se leurrer! Ce choix de vie va inévitablement avoir un impact sur votre vie sociale et familiale. Il vous faudra accepter que dans votre foyer, tout le monde ne soit pas prêt à vous suivre, accepter que certains ne comprendront jamais votre démarche, même si vous leur expliquez… Et accepter que certains ne respecteront pas nécessairement vos nouvelles valeurs, et continueront à vous offrir des tas de brols inutiles ou suremballés. Il vous arrivera aussi sûrement de vous interroger sur ce que vous mangez lors d’un souper de famille ou de vous sentir mal à l’aise dans un resto parce qu’ils ne proposent que des produits Coca-Cola avec paille et gobelet en plastique… et de vous sentir exaspéré par l’inconscience de certains qui changent de machine à café juste parce que l’ancienne – qui a 1 an – ne va pas avec la couleur de la nouvelle cuisine…

Les bases du minimalisme

A mon sens, il faut trier petit à petit, et non comme Marie Kondo le suggère, tout rassembler pour trier en une fois. D’abord, ca met un bazar phénoménal, ensuite, c’est décourageant car ça fait trop en une fois. Puis je trouve que c’est difficile de trier les vêtements d’été en plein hiver et inversement.

Commencer par de petites choses, des petites surfaces, des petites armoires aide aussi beaucoup car on a rapidement la sensation d’accomplissement et de satisfaction. Personnellement, j’aime trier, ranger et nettoyer en une fois. Donc je travaille par pièce et dans chaque pièce, je procède par armoire.

Ne triez pas les affaires des autres, même si c’est très tentant. Cela doit venir d’eux. Et bien souvent, quand vous vous y mettrez, le reste du foyer suivra.

Les trucs à éviter absolument:

– se dire que ça pourra toujours servir
– garder parce que c’est un cadeau
– garder parce qu’on s’y sent obligé
– trier votre garde robe alors que vous êtes enceinte / en plein régime ou que vous vous trouvez moche…
– se fixer des objectifs insurmontables (genre trier tout en une semaine)
– désencombrer quand vous êtes en colère

Les seules choses a garder sont celles que vous aimez vraiment et celles qui vous sont utiles au quotidien. Donc votre super appareil à pierrade qui encombre à lui seul une étagère entière pour être sorti une fois l’an (et encore), ça n’a pas beaucoup de sens de le garder. Ce genre d’appareil s’emprunte ou se loue aisément et le votre pourra probablement être revendu à une personne qui mangerait de la pierrade chaque semaine. Et vous récupérerez cette place pour autre chose qui vous plaira plus ^^

Personnellement, je fais les choses anarchiquement, au fur et à mesure de mes envies et de ce qui se présente. J’avais une énorme collection de mangas qui prenaient la poussière, et en réaménageant la bibliothèque, j’ai fait le tri pour ne garder que ceux qui m’ont vraiment plu et que je pourrais envisager de relire volontiers. De même, j’ai évacué mon impressionnante collection de photophores pour n’en garder que quelques uns, cadeaux qui m’évoquent un beau souvenir ou ceux dont l’esthétique me plaît vraiment. Aussi, je trie ponctuellement mes fringues, souvent parce que je vois un truc qui traîne dans ma garde-robe et que je me dit que ça ne me plaît plus ou que je ne le mets jamais. Et il n’est pas rare, en rangeant un ustensile de cuisine que je réalise qu’un truc m’encombre inutilement et que je le relègue dans une caisse « à vendre » ou « à donner ».

Je suis donc assez loin de la stratégie ultra-organisée de Marie Kondo, et j’avoue que ça avance beaucoup plus lentement. Mais ma méthode à l’avantage de suivre mon rythme, mes disponibilités et mes envies. Je ne me force jamais à désencombrer.

Acheter quand on est dans une démarche minimaliste

Au final, le plus gros impact du minimalisme en ce qui nous concerne, intervient dans notre façon de consommer et d’acheter. Déjà les séances « shopping » ne font plus partie de notre vie… C’est le meilleur moyen d’acheter compulsivement des tas de trucs dont on a pas besoin.

Et lorsque nous nous apprêtons à acheter quelque chose, nous nous interrogeons sur l’utilité de la chose, sur sa qualité… En fait, avant tout achat, les questions suivantes s’imposent:

  • Est-ce que j’en ai vraiment besoin?
  • Est ce que cet objet me plaît vraiment ou est ce que je peux en trouver un qui me plaira mieux tout en répondant à mon besoin?
  • Si c’est un objet que j’emploie ponctuellement, est ce que je ne peux pas emprunter ou louer cet objet plutôt que de l’acheter?
  • En ai-je besoin maintenant?
  • Puis-je me permettre cet achat?
  • Ai-je de la place pour ranger cet objet?
  • Est ce que cet objet est de qualité suffisante et va durer dans le temps?
  • Est-ce que je ne peux pas remplacer cet objet par un autre que j’ai déjà?

Si la réponse à une de ces questions est non, alors je diffère mon achat de façon à pouvoir y réfléchir.

Puis viennent les questions plus morales sur l’objet, dépendant de vos valeurs et convictions personnelles:

  • Est ce que cet objet est écologique ou puis-je trouver un produit équivalent qui le soit?
  • Est ce que cet objet est éthique ou puis je trouver un produit équivalent qui le soit?

Une fois qu’on commence à s’interroger ainsi, on s’aperçoit que beaucoup de nos achats sont évitables ou carrément inutiles. D’une part, ça vous fera faire de belles économies et d’autre part, ça vous évitera d’encombrer votre intérieur inutilement. Vous achèterez probablement aussi des objets de meilleure qualité, faits pour durer dans le temps 🙂 Ou encore, vous vous tournerez vers des alternatives telles que les bibliothèques publiques, les ludothèques, les ressourceries, les donneries, les locations et les SEL (Service échanges locaux)

De la, le lien avec le Zéro-Déchet et l’écologie, évidemment. Quand on achète des objets faits pour durer, qu’on loue ou qu’on recycle, c’est aussi tout bénef pour notre planète 🙂

Les bases du zéro-déchet

A l’origine, il y a eu les produits d’entretien et d’hygiène: un produit pour la baignoire, un autre pour les wc, un détartrant, un spécial inox pour l’évier, le produit pour les meubles, celui pour le carrelage, celui pour le sol, les différents produits de lessive… Les vernis, les crèmes, les shampoings, après-shampoing, masques, gel douche, bain moussant… Et autant de flacons qui faisaient grossir notre poubelle de façon exponentielle. Le jour ou on a fait un tri dans tous ces produits et ou on s’est rendus compte que 5 produits suffisaient a remplacer tous ceux la, ça a été le plus gros pas pour réduire nos déchets… Et surtout notre budget!

Puis, il y a eu les mouchoirs en papier, les cotons-tiges, les cotons démaquillants, puis les serviettes de table, l’essuie-tout, les couches et les lingettes… Tous remplacés par du lavable.

En commençant à aller à la ruche qui dit oui, j’ai commencé à prévoir mes sacs et mes contenants, d’abord parce qu’on me le demandait, puis parce que j’ai pris le pli. J’ai cousu des sacs en tissu pour mes fruits et mes légumes, histoire d’éviter le plastique, j’ai pris l’habitude d’emmener des bouteilles en verre pour le lait de ferme et des tupperwares pour les fromages, la viande etc. Notre poubelle à encore fondu…

sacs vrac

Restait les déchets alimentaires, la litière du chat en bois compostable, les pluches du sèche-linge et quelques emballages. La commune ou nous vivions a lancé un projet pilote de sacs poubelle pour les déchets compostables et nous nous sommes portés volontaires pour participer. le sac de 60l tenait un mois au lieu d’une semaine… Et nous avions un peu moins de 25l de déchets compostables, litière incluse. En emménageant à la campagne, dans une maison avec jardin, nous avons initié notre premier compost et le chat, ravi de pouvoir gambader à nouveau, a quasi oublié l’existence même de sa litière.

Puis les poules sont arrivées, se faisant un plaisir de manger les reste de fruits, de légumes, de purée… De même, le lapin et le cobaye qui grignotent les épluchures avec voracité…

Et finalement, nous avons commencé à évincer progressivement le supermarché de nos habitudes. Nous y allons encore une fois par mois environ pour les produits que nous ne trouvons pas ailleurs, comme le sucre, le vinaigre, le cacao… Le reste des courses, se fait à la ferme, chez le boucher, chez le fromager, au moulin ou au marché. Nous y trouvons l’essentiel des produits frais (fruits, légumes, fromage, lait, beurre, viande, poisson…), ainsi que quelques produits artisanaux (farine, miel… ), le tout généralement local, bio et de saison mais aussi des produits plus exotiques, comme le café, les olives, les fruits secs, les épices, le thé… Tout ou presque peut s’acheter en vrac et certains commerçants offrent même une réduction si on apporte nos contenants ou qu’on leur ramène les leurs.

Reste les féculents que nous achetons soit au magasin bio, si possible en vrac (ou a défaut nous privilégions les emballages en carton recyclable), soit en supermarché. Pour les surgelés et les conserves, nous privilégions le fait maison quand possible. Par exemple, à la saison des tomates, j’achète 10 ou 12 kilos de tomates que je prépare et que je mets en bocaux puis que je stérilise. Hors saison, j’achète de grosses conserves de tomates pelées et je prépare 5 kilos de sauce que je conditionne en petits bocaux. Résultats, 2 boites de conserve a jeter au lieu de 12… et de très grosses économies. Quant aux bocaux, je les récupère auprès de mon entourage 🙂

De même, nos yaourts, le pain, les biscuits, les pâtes à pizza ou à quiche sont faits maison la plupart du temps. A l’heure actuelle, avec les robots pétrisseurs et les fours programmables, faire soi-même devient un jeu d’enfant et ne prends pas tellement de temps.

Enfin, gros poste de déchets pour la plupart des ménages, le gaspillage alimentaire. On estime qu’en Europe, on gaspille environ 80kg de nourriture par an et par habitant. Un gros point donc, est de calculer les justes quantités, et au besoin de valoriser les restes. Par exemple, s’il vous reste des pommes de terre ou un reste de légumes, faites en une salade ou une soupe. Du pain sec? Chapelure, pain perdu, bodding… Si vous achetez de trop grandes quantités, congelez ou mettez en conserve maison 🙂

Quant aux produits ménager et hygiène, je fais aussi quasi tout maison à partir de savon de Marseille, de savon noir, de vinaigre, de bicarbonate de soude, de cristaux de soude, de percarbonate de soude, de sel, d’huile d’olive, d’eau de chaux et d’argiles. Quelques huiles essentielles comme le tea-tree, la lavande ou le citron égayent mes produits mais ce n’est pas du tout indispensable. Voir mes recette dans les articles Mes petites recettes pour la maison – La lessive et Mes petites recettes pour la maison

Et pour finir, un point qui tombe sous le sens: réparez ce qui peut l’être: reprisez les vêtements, faites entretenir vos électros, réparez les objets usuels… Et si vous devez vraiment remplacer un objet, préférez un objet plus cher mais de meilleure qualité qui tiendra plus longtemps. Si la réparation est impossible, avant de jeter, voyez si vous ou un tiers ne pouvez pas revaloriser ou recycler l’objet (par exemple faire des nouveaux vêtements a partir d’anciens, certains artistes récoltent de vieux couverts, de vieux vélos etc) Et pensez aux ressourceries et aux donneries 😉

Résultat: un sac PMC (bouteilles en plastique,conserves et cartons tetra-pack) par mois environ et un sac de 30l de déchet tous les 15 jours. Nous sommes encore loin du Zéro-déchet, mais on en approche doucement 🙂

Nos prochaines étapes consistent a faire nous même les laits végétaux et les jus de fruits, mais cela requiert d’investir dans un robot ménager plus complet…

Y’a pas qu’à la maison!

Zéro-déchets chez soi, c’est bien! Zéro déchet tout court, c’est mieux ^^

Il y a plein de petits gestes qui peuvent économiser des déchets et des émissions en tout genre. Par exemple, pensez à nettoyer votre boite mail, à favoriser les motricités douces (vélo, marche, transport en commun) et les énergies renouvelables. Achetez en occasion, ou louez ce qui peut l’être. Achetez les produits démarqués pour cause de date de consommation courte ou les fruits un peu plus abîmés pour vos compotes et confitures…. Faites des échanges avec vos amis et votre famille, ou via des groupes: échange de maison pour les vacances, échange de fringues ou d’accessoires de mode (sacs, écharpes etc)…

Initier le pas au boulot aussi! Triez vos déchets au bureau, emmenez votre pic-nic plutôt que d’aller chercher un sandwich, prenez votre tasse fétiche plutôt que les horribles petits gobelets en plastique pour la machine à café…

En bref…

  1. Privilégiez le lavable (coton démaquillants, essuie-tout, lingettes, mouchoirs, serviettes, protections menstruelles, couches…) et le réutilisable / rechargeable (vaisselle, briquets, piles, bouteilles, bocaux…)
  2. Achetez un maximum en vrac, ou à défaut favorisez les emballages recyclables, consignés ou réutilisables. Évidemment bannissez les produits en emballages individuels ou en dosettes et favorisez les grands conditionnements pour les produits de base, le non périssable ou ce que vous pouvez aisément reconditionner.
  3. Faites un maximum maison que ce soit l’alimentaire ou les produits d’entretien et d’hygiène
  4. Calculez les quantités de nourriture adéquates pour éviter le gaspillage, et valorisez les restes en soupe, en salade etc.
  5. Triez les déchets et si possible, faites un compost. Valorisez les déchets en récupérant par exemple le dos des feuilles et des cartons ou les enveloppes pour faire vos listes de courses ou vos mémos.
  6. Réparez ce qui peut l’être plutôt que d’acheter du neuf. Si un objet n’est pas réparable, valorisez le via une ressourcerie ou via des réseaux de récupération ou des artistes.
  7. Achetez durable! Privilégiez la qualité et entretenez adéquatement vos objets pour prolonger au maximum leur durée de vie…
  8. Achetez en occase! Zéro-déchet, ce n’est pas seulement votre poubelle qui est au régime, mais toutes les poubelles, y compris celles de producteurs, celles des autres et celles des magasins 😉
  9. Exit les emballages éphémères (alu, film plastique, sac a usage unique…): favorisez les bocaux, les tupperwares, les boites, les sachets en tissu lavable etc
  10. Pensez à couper vos appareils électriques, à diminuer votre chauffage, à favoriser les énergies renouvelables. D’autant qu’un changement de fournisseur peut s’avérer très intéressant financièrement aussi 😉
  11. Privilégiez les transports en commun, le vélo, la marche… Favorisez les petits commerces locaux, les coopératives de paysans ou d’artisans…

Bon amusement! 😉

Copyright © Happy’potam Family 2015-2017
Les textes, photos et vidéos présentés sur ce blog sont la propriété exclusive de leurs auteurs et ne peuvent être reproduit entièrement ou partiellement sans l’accord écrit des auteurs. Tout droits réservés.

Ma version du FLY… Ou comment je gère l’entretien quotidien

Je vous avais déjà un peu parlé de la méthode Fly Lady un peu revisitée pour coller aux besoin et surtout au temps dont je dispose dans un article précédent… Mais le sujet méritais d’être un peu développé. J’ai donc profité de la mise à jour – grossesse oblige –  de mon tableau d’organisation pour vous raconter un peu plus en détail comment ça se passe chez la famille Pottam niveau ménage:)

Alors, soyons clairs, n’allez pas vous complexer, le tableau c’est la théorie! La pratique n’est pas toujours aussi simple et il m’arrive de zapper certaines tâches parce que pas le temps, ou parce que je ne suis pas chez moi… 😉 Par exemple, j’ai récemment été malade et dans ce cas, je suis vraiment en service minimum: faire à manger et ranger la vaisselle. Après , ca fait évidemment du retard a rattraper et donc des routines plus longues…

Alors je sens les féministes crier au loup en regardant notre tableau d’organisation, cette organisation est préparé par la famille, et il est convenu entre Papa’Pottam et moi que je suis maman au foyer et que lui travaille: mon job, c’est donc d’élever les enfants et de m’occuper de la maison. Cela dit, il donne malgré tout un coup de main sur certaines routines quotidiennes: débarrasser et mettre la table, ranger les jouets, plier le linge, changer les draps… Cependant, Papa’Pottam partant assez tot et rentrant assez tard, il s’occupe essentiellement des choses que je ne sais pas (plus) faire ou de ses affaires (son aquarium notamment)

Je suis loin d’être aussi maniaque que Marla Ciley (LA FLY lady originale, auteur du livre Entretien avec mon évier ). Mon évier ne brille pas comme un sous neuf tous les jours. Et pour cause, je n’essuie pas la vaisselle, je la laisse sécher et je range le lendemain ( voir parfois le surlendemain…) et je ne repasse plus depuis bien 2 ans (exception faite quand le seche-linge est en rade… ). Avec un – et bientot deux – enfants en bas age, il est aussi évident que ma maison ne ressemble pas du tout à une photo de magasine: c’est une maison normale ou l’on vit, ou l’on cuisine, ou l’on mange. Il y a souvent du désordre sur la table ou des traces sur ma cuisinière, des miettes sous la table, des croquettes des chats autour de leur bol, du foin autour de la cage du lapin… Mais, globalement, la maison reste propre, nous ne manquons pas de linge ni de vaisselle propre et des gens peuvent débarquer à l’improviste, la maison en est rarement au point de me faire honte…

Assez bavardé, passons à notre sujet. Voici notre tableau:

planning-entretien-global

Le premier tableau en haut correspond aux taches spécifiques à chaque jour de la semaine, le second correspond aux routines quotidiennes et le troisième aux routines de zone. Ca a l’air un peu chinois, mais en fait c’est très simple.

Les zones sont des parties de la maison. Chaque semaine, on change de zone et on travaille plus en profondeur dans cette zone la, de façon à avoir couvert a fond l’entièreté de la maison sur environ 6 semaines. Pour ma part, j’accompli ces « routines de zone » l’après-midi. Evidemment, vous n’allez pas laisser votre vaisselle s’accumuler ou votre cuisine sale pendant 6 semaines! Donc, à ces routines de zone, vous ajoutez des routines quotidiennes. Ces routines sont celles que vous effectuez chaque jour: faire a souper, mettre la vaisselle au lave-vaisselle et le vider, aérer… Evidemment, aussi, vous n’allez pas attendre 6 semaines pour descendre votre linge sale, faire vos courses ou arroser vos plantes. Ca, c’est le job des routines hebdomadaires.

Et concrètement, ca donne quoi?

Lundi, semaine 1.
Nous sommes en zone 1.
On commence par la routine du matin. En général, pour moi, celle-là est celle juste après le petit déjeuner. Je vais ouvrir à la poule et la nourrir pendant que Petit’Potam nourri le lapin et le cobaye. En rentrant d’avoir nourri la poule et ramassé les œufs, je nourri les chats, j’enlève les crottes du bac et je rajoute éventuellement un peu de litière. Ensuite, Petit’Pottam et moi montons prendre la douche et nous habiller. Le lundi mes tâches hebdomadaires sont au 1er, j’en profite donc pour enlever les draps, rassembler le linge sale, aérer et aspirer le 1er étage. Ensuite, je descend mon linge sale à la buanderie, je trie le linge et je met une machine de couches en route. Je vide le lave-vaisselle et je range ce qu’il y a à ranger pendant que la soupe chauffe pour le dîner. Je vérifie le menu et si nécessaire, je dégèle de la viande, du poisson ou des légumes, je mets les légumineuses à tremper ou je prépare la pâte à pizza ou a quiche. Nous mangeons, puis c’est l’heure de la sieste de Petit’Pottam, pendant laquelle je lis ou je me repose. Lundi après-midi, je descend, je vide la machine , mets le linge au sèche-linge, plie le linge qui a séché avant et je monte le panier de linge propre pour le ranger. En redescendant, je relève le courrier et je m’attaque à ma routine de zone. Puisque nous sommes en zone 1, nous sommes au salon et le lundi, c’est dépoussiérer plinthes et plafonds ainsi que les portes et interrupteurs. Vers 18h, je m’attaque a la préparation du repas avant d’aller chercher Papa’Pottam à la gare. Il  va fermer le poulailler puis met la table avec Petit’Pottam pendant que je finalise le repas. Après le souper, c’est le rangement des jouets, débarrasser la table et mettre le lave-vaisselle en route, avant d’aller coucher notre Petit’Pottam. 

Le mardi, on reprend avec la routine quotidienne. Animaux, vider le lave-vaisselle, mettre une machine de foncé en route, etc. Puis la routine hebdomadaire. J’aspire le rdc, j’arrose les plantes,  je fais les poussières. L’après-midi, je m’occupe d’aérer tapis et coussins du salon. 

Donc un mercredi, en semaine 3, je ferai les poussières dans mon couloir et je nettoierai baignoires, éviers et WC, en plus des routines quotidiennes. 

Voila, voila… Vous avez compris le principe je pense… 😉

Il va de soi que ce tableau est à adapter à vos propres besoins, à vos propres exigences et au temps dont vous disposez. Je pense que c’est le plus dur: trouver le rythme. Ensuite, pour peu que vous vous astreignez à suivre votre planning pendant 21 jours, cela deviendra une habitude ancrée dans votre cerveau 😉

Pour trouver votre rythme, demandez vous ce qui est vraiment prioritaire pour vous dans la maison. Analysez vos besoin, et évaluez le temps que vous prends chaque tâche. Une personne seule, sans enfants et sans animaux n’aura probablement pas besoin d’aspirer 2 ou 3 fois par semaines, mais estimera peut-être que la salle de bain doit être nettoyée quotidiennement. Une famille qui a 5 enfants et 3 chiens aura elle peut-être besoin d’aspirer quotidiennement, mais estimera peut-être que les draps peuvent être changé tous les 15 jours ou toutes les 3 semaines… C’est vraiment VOTRE confort qui détermine vos besoins et VOS routines 😉

Vous allez peut-être patauger quelques semaines, réorganiser votre planning 10 fois, mais ne vous découragez pas. L’idée est que le ménage est un éternel recommencement et qu’il faut en faire un peu chaque jour plutôt que tout en une fois pour éviter que ce ne soit une corvée. Je passe environ 2 à 3h par jour sur mes routines, animaux et préparation des repas, des pains etc. Ca peut sembler énorme, mais je fais tout moi-même et nous avons pas mal de bestioles… et surtout un bambin libre de (se) salir, de bouger et de vivre… 😉

 

 

Comment un baby-sitter a changé notre vie…

Petit retour sur une expérience ultra-positive, pourtant initiée par une situation plutôt catastrophique…

Samedi dernier, pour la première fois, j’ai fait appel à un baby-sitter pour m’accorder du temps pour moi, oui, juste pour moi, égoïstement. Pas pour la maison, pas pour faire ma paperasse, pas pour une rendez-vous… Non. Pour MOI. C’est la première fois en 27 mois. Et ce ne sera pas la dernière.

A la base, j’ai appelé ce gentil jeune homme parce que j’étais à la limite d’un nouveau burn-out. Enceinte, avec les hormones et les nuits pas top, les petits soucis de digestion et la fatigue; Petit’pottam qui sort péniblement ses molaires avec la fièvre et le caractère grincheux qui va avec; une famille’Pottam au grand complet malade avec une bronchite pour moi et évidemment, tout qui s’accumule dans la maison… Le sentiment d’être débordée, un bambin malade et très très demandeur alors que je suis moi-même en train de cracher mes poumons et que j’ai juste envie de dormir… Et un Papa’pottam qui bosse et qui donc, malgré toute la bonne volonté du monde, ne peux pas grand chose pour enrayer une spirale franchement négative. Très vite, tout ca se ressent sur mon moral, sur ma fatigue, sur ma patience… Je me retrouve à pleurer pour trois fois rien, a crier sur un Petit’Pottam qui ne comprend pas pourquoi sa maman pleure et se fâche… Et bien sur à m’en vouloir après… Et personne a qui demander de l’aide, la famille etant soit trop loin, soit trop occupée…

Mon sage-femme m’avait déjà dit plusieurs fois de m’écouter un peu plus, d’être un peu plus a l’écoute de mes besoins… J’ai décidé de l’écouter, surtout parce que je me rends compte qu’on ne peut rien verser d’un vase vide… Et j’étais vidée. J’avais besoin de me retrouver, de prendre soin de moi et de relâcher un peu toute la pression que représente le sacerdoce d’être maman au foyer.

Je sais que beaucoup pensent que les mères au foyer ont la belle vie, qu’elles passent leur temps a se faire des manucures en regardant des séries, qu’elles vont boire le thé avec leurs copines ou se font des virées shopping… La vérité est que c’est un job H-24. Pas de pause, pas de congé, pas de congé de maladie… Et le plus souvent pas de salaire, pas de pension et pas de reconnaissance de la part des autres adultes et de la société… Bref, être parent au foyer c’est un job épuisant dans une zone de non-droit.

On est tout à la fois: éducateur, animateur, professeur, coiffeur, infirmier, cuisinier, femme de ménage, chauffeur, policier, comptable, logisticien, musicien, coursier, aide-soignant, aide-ménager, jardinier, conteur, soigneur, manucure, pédicure, guide, secrétaire, téléphoniste, organisateur d’événements, décorateur, habilleur, styliste, couturière, peintre, dessinateur, négociateur, coach, pompom-girl, clown, psychomotricien, logopède, psychologue, puéricultrice, instituteur, arbitre… Et si a la fin de la journée, il y a des petits yeux qui pétillent et des bras autour de notre cou, on peut se dire qu’on a fait un bon boulot… Mais c’est là le seul remerciement que nous pouvons espérer pour nos tartines englouties entre deux coup de torchon parce que le petit a renversé son verre et que le grand a expédié de la soupe sur le mur en jouant a la catapulte avec sa cuillère, pour les pauses pipi avec spectateur(s), pour les âpres négociations pour que nos petits acceptent de ranger leurs jouets ou qu’ils enfilent un pantalon, pour les livres qu’on a pas le temps de lire parce qu’on est plutôt en train de jouer au duplos ou petit train, pour les douches expédiées en  minutes chrono alors qu’on rêve d’un bain chaud, voire pour celles qu’on a zappées faute de bambins conciliants, pour les copines qu’on ne voit plus parce que le petit dernier ne s’endort pas sans sa tétée, pour les virées shopping qu’on ne fait plus pour soi-même mais pour eux, pour les fois ou on aurait préféré manger une entrecôte mais ou on a pris le poulet compote pour faire plaisir au petit dernier, pour les verres de vin ou de mojito qu’on ne boit pas parce qu’on allaite, pour les business lunchs dans de chouettes restos qu’on a troqué contre les tartines – soupe – jambon, c’est les crises qu’on doit gerer quand on a juste envie de calme…

C’est beaucoup de sacrifices, c’est pas mal d’abnégation et c’est loin d’être rose tous les jours. Mais c’est aussi la joie immense de voir nos enfants grandir, de les écouter développer leur langage, de voir a quel point ils changent, d’être acteurs privilégié dans leur éducation et dans le développement de leurs cerveaux, de leur curiosité intellectuelle. C’est des câlins a n’en plus finir, des sourires et des rires. C’est un apprentissage énorme et une remise en question permanente. C’est exigeant, épuisant, mais le plus bel enseignement de la vie assurément…

Mais comme tous les jobs et comme tous les enseignements, il faut parfois du temps pour assimiler tout ca. Pour reprendre son souffle et être capable de s’y remettre plus sereinement et plus efficacement. Je me suis rendue compte la semaine dernière que je m’étais perdue et éloignée de mes valeurs, de mes idéaux et surtout de mon fils… Et que j’avais besoin de me retrouver pour mieux le retrouver. Quand j’ai appelé le baby-sitter mercredi, je pleurais. Après avoir réservé ses services pour 2 heures, je me sentais déjà mieux.

Puis samedi, il est venu. Petit’Pottam a été tout de suite en confiance avec ce jeune musicien un peu hors du commun, qui a su se mettre à sa hauteur et a qui je n’ai pas du expliquer grand chose tant cela semblait inné pour lui. Après un goûter ou nous en avons profité pour faire connaissance tous les 3, je suis montée pour prendre un bain. Seule. Le deuxième bain seule en 27 mois de temps…

J’ai eu du mal a me détendre au début. L’impression de ne pas être a ma place, que je faisais un truc pas normal… Il m’a fallu un peu de temps et beaucoup d’auto-persuasion pour me dire que je faisais ce qu’il y avait de mieux, que j’avais le droit de prendre soin de moi, que je ne faisais rien de mal… Et surtout que mon fils m’en serais reconnaissant après. J’ai pris une petite heure dans mon bain, le temps de faire un masque pour mes cheveux et mon visage, me détendre, écouter de la musique, souffler…

Quand je suis redescendue, mon fils m’a sauté dans les bras, souriant et moi je me sentais reboostée. La dynamique de la famille a complètement changé. La spirale négative s’est transformée en spirale positive:  tout le monde est plus serein, Petit’pottam est moins collant et surtout moins difficile, et moi je suis à nouveau disponible pour lui. Grâce aux efforts de tous, on a rattrapé le retard dans les tâches quotidiennes et on a repris notre organisation optimale pour ne plus se laisser dépasser…

Je n’aurais jamais pensé que 2 heures pouvait à ce point changer les choses et que mon bien-être pouvait autant influencer toute la famille… Cette expérience, outre le bien-être immédiat que cela m’a apporté, m’a aussi permis de comprendre qu’un parent au foyer est un pilier pour le reste de la famille. Ca m’a donné beaucoup de confiance en moi-même, en mon rôle et beaucoup plus d’estime pour le travail que je fais au quotidien.

J’ai aussi compris a quel point chaque membre de la famille est interconnecté, a quel point nous formons un tout…

Et la morale de tout ceci c’est que quand vous sentez que vous êtes au bout du scotch, n’attendez pas. Demandez de l’aide. Il n’y a pas de honte a avoir besoin des autres, il n’y a pas de honte a avoir des limites, ni a prendre soin de soi. Le burn-out parental touche de plus en plus de parents, que ce soit des parents au foyer ou des parents qui travaillent – ou peut-être qu’il est simplement plus reconnu aujourd’hui. Je suis convaincue que c’est entre-autre ce genre de burn-out qui conduit à la violence, aux cris, aux disputes, aux séparations… Un ancien collègue m’a dit un jour « un enfant, ca passe ou ca casse: soit ca renforce le couple, soit ca le détruit ». J’ai ri lorsqu’il m’a dit ca et j’ai pensé qu’il exagerait. Je sais aujourd’hui qu’il avait raison. Devenir parents est un challenge; le plus merveilleux qui soit, mais probablement le plus dur et le plus exigeant de tous. C’est se confronter à soi, a son éducation, à son enfance, mais aussi à celle de notre partenaire. C’est parfois se confronter à notre famille ou à notre belle-famille. C’est aussi se confronter aux regards des autres et de la société, surtout si comme nous vous choisissez une parentalité un peu « hors norme »… Et surtout, c’est repousser ses propres limites par amour et par nécessité. Cependant, en repoussant ces dernières, on oublie souvent qu’elles sont la pour de bonnes raisons, et que si on peut les repousser, on ne peut pas le faire à l’infini.

Gardez-vous des moments à vous, quitte à faire appel à une personne extérieure. Autorisez vous à penser à vous, car en le faisant, vous pensez aussi aux autres 😉

 

Menus du mois de mars

Alors l’expérience de février ayant été concluante, tant niveau économies que niveau organisation, on remet le couvert en mars 🙂

La plus grosse économie vient du fait qu’avec les menus ainsi préparé, impossible de dire « je sais pas quoi faire à manger »… et du coup de commander une pizza qui crève le budget mensuel de 25 euros, soit le tiers du budget hebdomadaire… Mais aussi: deux passages seulement au supermarché (le frais vient de la ferme et de chez le boucher) et effectivement, acheter en plus grand conditionnement est assez intéressant. Prochaine étape ce mois-ci: acheter dans un supermarché qui avantage vraiment les grands conditionnements.

Autre belle victoire: beaucoup moins de gaspillage! Les restes finissent dans nos estomacs le lendemain midi… Et les restes de matières premières (légumes etc) sont congelés ou mis en conserves pour les menus de la semaine suivante 🙂 Ainsi notre courge butternut aura fait 3 repas 🙂

Par rapport au mois dernier, petites modifications au niveau des goûters, vu que Petit’Pottam ne veut que des fruits… Et au niveau des petits déjeuners vu qu’il réclame du porridge quasi tous les jours 🙂 Je continuerai à faire des biscuits mais de façon plus occasionnelle  🙂

menus-mars

Alors pas de grande différence niveau fruits et légumes de saison pour mars: ca reste choux, carottes, panais… et agrumes. En fin de mois, les asperges commencent à s’inviter dans nos assiettes… Ca commence a sentir le printemps 🙂 Ce mois-ci, j’espère avoir le temps (et le budget) pour faire des conserves notamment de chou-fleur et des marmelades d’orange et de citron. A voir en fonction de ce que je trouve à la ferme aussi et des prix ^^

Voici le tableau des légumes de saison 🙂

mars

Quelques une de recettes des menus suivront dans le courant du mois 😉

Je vous livre cependant le lien de la recette que j’ai prévue de tester le 28 mars

Je vous souhaite déjà un joli mois de mars 😉

Quand les enfants s’en mêlent…

Quand je dis autour de moi que je fais tout moi-même, j’ai souvent des mamans qui me demandent comment j’y arrive avec un bambin…

Je repose sur 2 principes: D’une part, comme dirait mon beau-père, « la baleine se mange morceau par morceau » – je reviendrai sur ce principe et sur la méthode Fly-Lady dans un prochain article. D’autre part, et c’est surtout là notre force, chacun a son rôle dans la maison, même le plus petit 🙂

Mettre nos enfants à contribution, esclavagisme moderne?

Certains sont choqués quand je dis que mon fils de 25 mois m’aide dans la maison. Pourtant, faire contribuer nos marmots aux tâches domestiques est plus que bénéfique pour eux, comme le montrent plusieurs études. Déjà Maria Montessori impliquait les enfants dans les tâches quotidiennes…

Booster de confiance

En confiant une tâche à un enfant et en le laissant faire de A à Z, nous lui montrant que nous avons confiance en lui et qu’il en est capable. Il développera donc également sa confiance en lui, en plus de la fierté d’avoir accompli quelque chose lui-même. Bien sûr cela requiert de montrer, d’expliquer et d’accompagner dans un premier temps. Et ca demande aussi une fameuse dose de lâcher-prise. Car il arrivera immanquablement que votre bambin mélange les fourchettes et les cuillères en rangeant la vaisselle… Soit parce qu’il ne sera pas à ce qu’il fait, soit parce que l’erreur est humaine tout simplement… Mais le principal est que les couverts soient dans le tiroir, n’est-ce-pas? 😉

Sentiment d’appartenance

En contribuant au bien-être et au fonctionnement de la famille, l’enfant renforce son sentiment d’appartenance et y trouve naturellement sa place. Il contribue – comme les grands – au fonctionnement quotidien, à la propreté de la maison, à l’ordre… Il fait partie de la famille, y a son rôle et sa place à part entière.

Sens des responsabilités

Attribuer une tâche à un enfant, lui permet de développer son sens des responsabilités. Il apprend que chacun à un rôle à jouer dans la famille, et que chaque tâche a son importance. Il pourra s’apercevoir que sa tâche a une réelle incidence sur celles des autres, et donc comprendre que tout et tout le monde est lié et qu’une famille est une équipe 🙂
En outre, il est aussi responsable en ce qu’il a parfois des tâches « à risque » comme par exemple, ranger les verres ou les assiettes. Il apprends dès lors que ses actes ont des conséquences, il apprend à faire plus attention et se sent en plus investi de votre confiance…

Indépendance et Autonomie

En apprenant à l’enfant à contribuer au fonctionnement de la famille, on lui permet aussi de devenir plus autonome, d’apprendre à faire lui-même, sans avoir à demander à un adulte. De plus, en lui donnant confiance en ses capacités, on lui montre qu’il est capable et on l’incite ainsi à se surpasser encore d’avantage, à être curieux et à vouloir faire par lui-même. Petit à petit l’enfant apprend à faire de plus en plus lui-même et tend vers l’autonomie.

 

Quelle tâche pour quel âge?

Vous trouverez sur le net des tas de tableaux comme celui ci-dessous qui donnent des idées de tâches en fonction de l’age. Evidemment, cela dépend de la maturité de votre enfant, de sa dextérité, de sa capacité de compréhension. Ici Petit’potam à commencé à intervenir dans les tâches ménagères vers 18 mois. Ce qui est important, c’est de saisir la motivation quand elle vient, sans rien forcer… Si votre enfant manifeste l’envie de vous aider, profitez-en et confiez lui une petite tâche, puis une autre…

Il est important de ne pas présenter les tâches comme une corvée aux enfants, mais comme quelque chose d’utile et de ludique. Il est important de ne jamais forcer. On peut expliquer, faire avec lui, en faire un jeu… Mais si l’enfant n’a pas envie, il vraiment important de ne pas le forcer pour éviter qu’il ne se braque et finisse par ne plus vouloir participer.

charte-tache-montessori-flanders-family

Pour les plus grand avec qui on peut mettre une routine en place, on peut leur faire un petit tableau des tâches. La aussi vous trouverez des tas d’idées sur le net 🙂 Je vous en ai sélectionné 2 que je trouve super dans l’idée zero-déchets:

Sources:

http://www.lemonde.fr/m-amour-consequences/article/2015/04/20/les-enfants-premiers-de-corvee_4619332_4497959.html

http://www.mamanpourlavie.com/vivre-en-famille/organisation-et-vie-quotidienne/122-participation-des-enfants-aux-taches-familiales.thtml

 

Copyright © Happy’pottam Familly 2015-2017
Les textes, photos et vidéos présentés sur ce blog sont la propriété exclusive de leurs auteurs et ne peuvent être reproduit entièrement ou partiellement sans l’accord écrit des auteurs. Tout droits réservés. 

Les menus de février…

Parmi nos bonnes résolutions de l’année, nous avons décidé de planifier les menus sur 1 mois. L’objectif est multiple:

  • Équilibrer nos repas: l’équilibre alimentaire se fait en effet sur 28 jours.
  • Eviter le supermarché en ne devant nous y rendre qu’une fois par mois (le frais venant directement de chez le producteur)
  • Contrôler mieux notre budget

J’ai élaboré les menus en me basant sur une grille redondante:

Lundi: quiches, tartes, tourtes, pizzas…
Mardi: Riz, semoule, polenta…
Mercredi: Viande / poisson + pommes de terre
Jeudi: Plat au four
Vendredi: pâtes, nouilles, lasagnes…
Samedi: Galette, pains, Gnocchis, crêpes, galette de sarrasin
Dimanche: Plats mijotés ou wok

En quoi cela est-il intéressant?

Tout d’abord, je souhaite acheter en gros. Par exemple, il va me falloir des tomates pelées pour faire de la sauce tomate pour la bolo, pour la pizza, pour le couscous et pour le minestrone. En faisant les courses chaque semaine, j’aurais acheté 6 à 8 boites de tomates pelées de 400 grammes. La, je peux acheter une boite de 2,5 kilo et faire une grande casserole de sauce tomate qui me servira de base. Je peux soit la mettre en bocaux soit la congeler. Idem pour le fromage rapé, le riz… Ce sera donc non seulement une économie d’argent, mais aussi une économie de temps… De même, la pâte à pizza et la pâte à focaccia, ainsi que la pâte à pain sont les mêmes. Je peux donc faire 2 kilos de pâte et congeler ce qui ne sera pas employé de suite…  🙂 Et puis, bien sur, il y a les trajets jusqu’au supermarché et la corvée supermarché: 1 fois par mois au lieu d’une fois par semaine… Autant dire que pour quelqu’un qui déteste conduire comme moi et qui ne supporte pas ces temples de la consommation abrutie, ça c’est un gros point positif ^^

Bon, trêve de bavardage, je vous laisse découvrir nos menus de février et en bonus, le calendrier des fruits et légumes de février 😉 Je publierai quelques unes des recettes mentionnées au cours du mois 😉

menus-fevrier

fevrier

Copyright © Happy’pottam Familly 2015-2017
Les textes, photos et vidéos présentés sur ce blog sont la propriété exclusive de leurs auteurs et ne peuvent être reproduit entièrement ou partiellement sans l’accord écrit des auteurs. Tout droits réservés. 

L’heure du bilan et des bonnes résolutions…

Nouvelle année oblige, l’heure du bilan a sonné – un peu tardivement je l’avoue – et celle des bonnes résolutions.

Pour ceux qui nous connaissent un peu, vous savez que nous vivons un peu « autrement »: maman au foyer pour s’occuper des enfants, du potager, des bestioles et de la maison pendant que papa travaille, faire des économies en choisissant de faire beaucoup nous-même et en privilégiant les achats chez le producteur, réduire notre impact écologique en privilégiant les objets de seconde main, en améliorant notre maison, etc…

2016 aura été mouvementée pour nous sur bien des points et surtout à cause des travaux dans la maison qui auront amené leur lot d’ajustement et de petits dérapages. Bon, je nous accorde une parenthèse de deux mois durant lesquels nous étions en camping. Le tout est qu’après, la reprise a été très dure… Nos poubelles sont repassées de 15l par semaine à 30l par semaine, voir plus quand il me prend l’envie de faire du tri et du rangement, ce qui m’arrive fréquemment ces derniers temps… Lubie de grossesse ou simple envie d’améliorer d’avantage encore notre petit nid? La réponse après la naissance du baby’pottam en mai 2017… 😉 En tout cas, ce qui est certain, c’est que le « decluttering » est un véritable bienfait pour l’esprit 🙂 Au total, ce sont déjà 2 caisses de vêtement à donner ou à vendre qui attendent au grenier le prochain vide-dressing 🙂  Idem avec de vieux jeux vidéos et quelques bouquins que j’avais détesté durant ma scolarité, qui ont trouvé preneur dans des magasins de seconde main. Et mes syllabi d’université sont quant à eux partis au recyclage… La bonne résolution: continuer à trier, à ranger; j’envisage aussi d’acheter le second livre de Marie Kondo « Ranger: l’étincelle du bonheur« . J’avais déjà beaucoup apprécié le premier « La magie du rangement« , même si le style est un peu redondant et que l’auteur a parfois sérieusement l’air d’avoir besoin d’un psychiatre…. Je dois dire que j’apprécie ce sentiment de légèreté et de sérénité quand je trie mes affaires  pour ne garder que ce qui m’apporte réellement un certain bien-être. J’envisage aussi de lire « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, dans le même esprit… et surtout d’appliquer d’avantage encore ces méthodes à ma vie et à notre foyer 🙂 En espérant contaminer un peu Papa’pottam qui est un Graaaaaaaaannnnd conservateur ^^

Niveau courses familiales, j’avoue que le bilan de la fin 2016 est un peu tristounet… Pendant les travaux, la cuisine étant démontée, mes tupperwares étaient dans des cartons et j’ai oublié mes bonnes habitudes. Ce qui était avant un réflexe est quasi oublié à chaque coup… Pourtant, nous avons trouvé un super petit boucher artisanal (si,si, ca existe encore… Et je peux vous jurer qu’il ferait virer sa cuti a un végétarien convaincu! ) dans le village à coté, qui apprécie notre démarche et l’encourage en nous offrant des petits extras… Pour ne rien gâcher, il est charmant, ses produits sont élaborés en collaboration avec des producteurs locaux et ses prix restent très respectables.
Puis ce sont les travaux dans Namur qui rendent le parking impossible qui m’ont fait abandonner le marché hebdomadaire… Résultat, un budget courses qui explose à nouveau, et des poubelles qui débordent… Résolution 2017: reprendre les bonnes habitudes: tupperwares, bocaux, sacs à vrac et commerces locaux! Entre notre boucher, le fromager, la ferme de la Tour et le moulin Baré, nos courses hebdomadaires sont quasi-assurées. Pour quelques produits, le supermarché bio nous permet de trouver des alternatives satisfaisantes qui conviennent à nos valeurs et aux allergies de peti’potam. Reste que j’aimerais vraiment éliminer la case supermarché pour de bon en 2017… Je rêve de trouver un magasin en vrac et une ferme où acheter les rares produits laitiers que nous consommons encore (en fait surtout le lait de vache dont Papa’Potam raffole… ). J’ai prévu de ressortir la machine à coudre et de me confectionner plusieurs sacs à vrac supplémentaires ( à base de vieux draps recyclés), en même temps que des serviettes hygiéniques lavables (j’ai la cup depuis plusieurs années, mais en prévision de l’accouchement, les SHL ne seront pas de trop), des sacs cirés pour conserver le pain et pour permettre à Papa’potam d’emmener son casse-croûte au boulot en mode zéro déchet, tout en restant stylé… Et pour aller plus loin, 2 bouquins sur ma PAL (Pile à Lire): « Zéro déchet » de Béa Johnson et « Famille zéro déchets: ze guide« . Aussi, dans la lignée poubelles au régime, je vais confectionner des culottes d’apprentissage lavables et des culottes de protection en laine à Peti’Potam et essayer d’éviter au maximum les couches jetables. Parce que ca, ca fait vite gonfler les poubelles… Pour Baby’Potam, je voudrais faire du 100% lavable, nuit comprises. Outre une belle économie de poubelle, ca fera aussi une belle économie pour notre portefeuille 🙂

D’ailleurs, en parlant de Baby’Potam et d’écologie, nous avons constitué la liste de naissance un peu hors réseaux traditionnels puisque nous avons choisi de la faire sur Sebio.be. D’une part parce que ce sont des produits écologiques, mais aussi pour des raisons éthiques: c’est une entreprise belge qui favorise elle-aussi les entreprises belges et européennes (je pense aux marques comme Neobulle, BelleBulle, Herbalgem, Tots Bots…) et qui a une politique stricte en matière d’emballages (100% recyclable!). Et sur cette liste, principalement des couches lavables, une nouvelle écharpe de portage (j’avais une babylonia mais qui ne me convient absolument pas car elle se détend complètement quand on porte un bébé de plus de 5 ou 6 kg), des produits écologiques pour les soins de bébé, des jeux en bois… Evidemment, comme pour Peti’Potam, allaitement maternel exclusif et DME quand il sera prêt, mais cela fera l’objet d’un autre article… 😉

Dans la même veine, 2017 marquera l’amorce de 2 gros changements progressifs: Une maison sans plastique et une maison toujours plus éconologique! Pour le plastique, tout objet plastique qui vient a se casser à partir de 2017 sera remplacé par un objet similaire mais dans un matériel durable et non polluant (verre, tissu, bois, inox… ). En ce qui concerne le deuxième point, il s’agit de quelques adaptations progressives pour continuer sur notre lancée: améliorer l’isolation, passage au LED partout, ajout d’un poêle au bois ou au charbon dans la cuisine qui puisse aussi servir pour mijoter les plats en hiver, ajout de multiprises coupe-circuit partout ou c’est possible, investir dans un système de récupération de l’eau pluie, investir dans un Altered Noozle  pour la cuisine, investir dans des jerricane pour récupérer l’eau du trop plein du boiler et dans des dispositifs pour récupérer l’eau qui coule en attendant que l’eau de la douche soit chaude…

Aussi, en vrac pour 2017, plein d’autres résolutions pour aller plus loin dans notre démarche ou pour reprendre les bonnes habitudes:

  • Confectionner moi-même les vêtements de Peti’Potam et de Baby’Potam en récupérant nos vêtements, repriser ce qui peut l’être, recycler ce qui ne peux pas. Cette année, je n’achète aucun vêtement pour moi! 🙂 Je compte aussi m’améliorer en couture pour pouvoir vraiment tout faire, voire même, si les mini’potam m’en laissent le temps, apprendre à broder 🙂
  • Recommencer à faire ma lessive moi-même et aller plus loin dans la démarche en faisant aussi moi-même le produit pour lave-vaisselle, le liquide vaisselle et le produit pour nettoyer les WC, les seuls qui avaient encore échappés a ma manie du DIY. Et pour rendre cela plus économique et plus écologique, trouver un fournisseur de matières premières en grand contenants ou en vrac
  • Aller plus loin dans la démarche no poo / douche écologique: faire le gel douche à base de savon de Marseille, mais aussi les crèmes, déo, baumes…
  • Grâce à l’aide d’un ami, développer le potager pour être autosuffisants en légumes et en faire des conserves 🙂 J’ai d’ailleurs trouvé aujourd’hui ou me fournir en graines bio, puisque notre supermarché bio vend la marque « Semailles »

Et puis il y a aussi les bonnes résolutions plus personnelles qu’écologiques:

  • reprendre le yoga et la méditation et l’enseigner à Peti’potam et pourquoi pas à Papa’potam
  • Cultiver la positive attitude, râler moins, m’énerver moins, stresser moins… Et pourquoi pas, me mettre à la CNV un peu plus sérieusement 🙂
  • Recommencer le programme fly-lady pour garder ma maison propre et rangée 🙂 (Pour ceux qui ne connaissent pas, cf. le livre de Marla Cilley « Entretien avec mon évier »)
  • Réduire ma consommation de sucre raffiné
  • Réduire mon temps sur Facebook pour lire plus (notamment les livres d’Isabelle Filliozat, Gueguen et Faber et Mazlich) et avoir plus de temps pour moi et mes activités (dessin, écriture, tricot…)
  • Commencer des formations pour devenir conseillère en périnatalité et coach parentale
  • Passer à la liseuse de façon à pouvoir lire même pendant les siestes des mini’potam et à réduire la consommation de papier

Bref, 2017 s’annonce chargée et enthousiasmante, pleine d’apprentissages, de rencontres, de recherches et de bonheur! Je vous en souhaite de même à tous!

 

Copyright © Happy’pottam Familly 2015-2017
Les textes, photos et vidéos présentés sur ce blog sont la propriété exclusive de leurs auteurs et ne peuvent être reproduit entièrement ou partiellement sans l’accord écrit des auteurs. Tout droits réservés. 

 

 

Organisée avec un bambin… ou presque!

S’organiser avec un petit mec de 18 mois n’est pas facile tous les jours… Et je me sens parfois (souvent!) dépassée par les tâches ménagères. Fin de l’année dernière, j’ai découvert la méthode Konmari et la méthode FLY Lady. Ça a clairement changé ma vie, même si je n’applique pas ces méthodes à la lettre.

La méthode KonMarila-magie-du-rangement

J’ai lu le bouquin. Ou plutôt, je l’ai survolé. J’avoue que lire les délires limite maniaque de cette nana m’a légèrement barbée… Tout comme les 87 exemples par chapitre… Le bouquin aurait pu faire 30 pages si elle s’était tenue à l’essentiel… Mais les faits sont là. La méthode est vraiment intéressante et efficace. L’idée est de faire un tri drastique pour virer tout ce qui ne nous mets plus en joie. Exit l’horrible bougeoir offert par belle-maman, les fringues que l’on porte parce que c’est à la mode mais qu’on aime pas vraiment ou le gros meuble en chêne hérité de l’arrière-grande-tante…

J’ai commencé la démarche, lassée du bazar qui s’accumulait déjà dans notre maison alors que nous n’y sommes que depuis 10 mois. Et surtout fatiguée des lessives qui n’en finissent pas. Lentement, mais surement, je regarde mes placards qui se vident, les caisses  du déménagement qui se vident et l’espace qui se libère. Du coup, effectivement, on passe beaucoup moins de temps a ranger, à faire les poussières, à chercher de la place pour des bibelots… Et au final, on voit beaucoup mieux les objets que l’on aime.

Bon, nous sommes encore loin de la sobriété à la japonaise, mais les résultats commencent à être visibles et c’est agréable 🙂 Ceci dit, j’admet n’avoir pas procédé comme Marie Kondo le demande. Je n’ai pas fait un tri en une fois. Tout simplement parce qu’avec le loustic de 18 mois , c’est purement et simplement impossible. Je ne m’imagine pas vider le contenu de ma garde robe sur le lit et regarder mes vêtements un par un avec un bambin qui chipote à tout… Donc, ici, le tri se fait au fur et à mesure… Un peu plus lent, mais aussi efficace 😉

Bémol cependant, Miss Kondo encourage à jeter. Argh! Scandale écologique!!! Pensez aux associations de charité, aux magasins de seconde-mains, aux brocantes et aux vide-dressing, aux groupes de vente sur Facebook, aux sites tels que Momox, Ebay, Secondemain, etc. Outre de favoriser une seconde vie à vos objets, vous ferez plaisir et vous renflouerez votre portefeuille 😉 Tout le monde y gagne 😉

Ou si comme nous vous êtes un peu bricoleur, pensez à récupérer les matériaux! Le tissus de vos vieux fringues peut servir pour confectionner des sacs, des vêtements pour vos enfants, des bricolages, des sachets de lavande pour vos armoires… De vieux cd font de jolis mandalas à accrocher aux fenêtres (tuto prochainement 😉 ) d’anciens bocaux, peuvent faire une vaisselle bohème-chic pour vos pic-nic… Les idées regorgent sur Pinterest 😉 Laissez vous inspirer!

La méthode FLY Lady

Bon alors, on en garde l’aspect pratique et on oublie le coté marketing ultra-envahissant… Marla Singer, auteure de la méthode est américaine et bien-sûr, comme tout ce qui a un peu de succès au USA, c’est devenu une véritable machine à fric… Je dois dire que cet aspect m’exaspère et que j’ai arrêté de suivre la page Facebook parce que c’était plus une ode aux produits dérivés qu’une source de conseils et d’astuces. A vrai dire, je n’ai même pas lu livre… Je me suis contentée de lire les infos sur le net, dans des groupes facebook et sur des blogs de « flyeuses » aguerries. La méthode que j’emploie n’est sans doute pas 100% FLY, mais c’est ce qui convient dans notre famille.

L’idée est de créer des routines quotidiennes qui permettent de garder la maison plus ou moins nickel et de ne plus se laisser dépasser par les lessives, sans pour autan y sacrifier son dimanche. J’entends déjà les remarques « oui, mais ce n’est faisable que si tu es à la maison tout le temps »… Bah, non, vu que c’est vous qui créez votre planning, qui définissez ce que vous faites, quand et comment. Ça rejoint ce que dit mon beau-papa, un homme plein de sagesse: « La baleine se mange morceau par morceau », autrement dit, un peu tous les jours pour ne pas faire une indigestion de corvées le dimanche 😉

Voici à quoi ressemble mon planning hebdomadaire:

Planning entretien final version

Ici, j’ai imprimé ce planning en format A3 et je l’ai plastifié afin de pouvoir réécrire dessus avec un feutre à tableau 🙂

Le système de zones

La méthode FLY Lady divise la maison en zones. Bien entendu, ça ne veut pas dire que vous allez aspirer votre salon ou nettoyer votre salle de bain toute les 6 semaines, juste que vous ferez ces zones « à fond » toutes les 6 semaines. Entre temps, vous allez passer un petit coup vite fait, bien fait chaque semaine.

Par exemple, chaque semaine, dans ma salle de bain, je nettoie l’évier, la baignoire, la toilette, j’aspire, je change les serviettes et la sortie de bain et je frotte les miroirs. Lorsque je suis dans la zone 5, je fais bien entendu ce que je fais chaque semaine, mais en plus, je nettoie l’intérieur et le dessus des armoires, je passe un coup sur les murs carrelés, je nettoie les vitres, j’aspire les stores, j’enlève les toiles d’araignées et les minous au plafond, je nettoie le sol à l’eau, je trie les médicaments de la pharmacie, je nettoie la vitre, je rempli les savons pour les mains, je détartre la cuvette des WC et les robinets… C’est aussi à ce moment que je vérifie que les robinets et les chasses ne fuient pas, que je vérifie les joints, que j’huile les charnières, etc.  Cela se fait en plusieurs fois, un peu chaque jour, en fonction du temps et de l’énergie que j’ai et de la nécessité, évidemment.

Je publierai prochainement une liste des tâches de zone, avec l’explication des taches hebdomadaire et de celles qui ne sont à faire que lorsque vous êtes dans la zone concernée. Bien entendu, cela est à adapter à chacun 😉

La planification des menus

La plus grosse partie du planning concerne la planification des menus. Cela me permet de faire une liste de course adaptée (vu que nous allons au marché, nous ne pouvons faire les courses qu’une fois par semaine, donc mieux vaut ne rien oublier 😉 ) et de réduire le gaspillage alimentaire, en prévoyant de menus qui peuvent inclure les restes de la veille (par exemple une quiche peut inclure un reste de légumes ou de pommes de terre, un reste de riz peut égayer une salade, une soupe ou un riz au lait…)

 

Et tu fais tout ça quand?

En théorie, pendant les siestes du Pilou. Mais tout le monde sait que Théorie est un pays formidable ou tout se passe toujours bien, mais qu’en Pratique, c’est une autre affaire. Surtout quand le loustic ne dort pas seul (ou très peu). Donc, je fais beaucoup avec mon fils en portage sur mon dos, ou le matin avant qu’il ne se réveille… Ou parfois le soir ou lorsque papa est à la maison 🙂 Si vous avez la chance d’avoir un bambin qui fait de longues siestes, vous devriez avoir l’occasion de caser vos routines pendant les siestes.

Une autre technique que j’emploie volontiers consiste à rendre l’activité ludique et à solliciter l’aide de mon petit’pottam. Lorsque j’aspire, il pousse l’aspirateur derrière moi, ramasse les jouets qui traînent, soulève les coussins du divan pour que je puisse aspirer dessous, roule le tapis… Et ça l’amuse tellement que c’est lui qui demande à passer l’aspirateur. Il aide aussi à ranger la vaisselle, à rassembler le linge sale et à le trier (par couleur), a faire les poussières…

Mais bon, soyons honnêtes: il y a aussi des semaines ou ca marche moins bien, ou l’on doit rattraper le retard le samedi ou le dimanche… mais j’avoue que j’ai parfois un petit coté procrastinateur et que parfois, le naturel chasse les bonnes habitudes 😉

 

Copyright © Happy’pottam Familly 2015-2017
Les textes, photos et vidéos présentés sur ce blog sont la propriété exclusive de leurs auteurs et ne peuvent être reproduit entièrement ou partiellement sans l’accord écrit des auteurs. Tout droits réservés.