Tartinades

Je vous ai parlé hier des tartines du petit déjeuner et des alternatives à la confiture et aux pâtes à tartiner commerciales trop riches en sucres et en graisses.

Certains me diront qu’il est difficile de se passer de ces tartinades, par manque d’alternatives, de temps, d’idées… Voici donc quelques petites idées de tartinades sucrées et saines.

Les tartinades fruits et noix

L’idée est de faire une panade de fruits épaissie ave une poudre de noisettes, d’amandes, de coco, de noix… Ultra simple, elle se réalise en quelques minutes au mixer ou à la main.

La base est la banane – à choisir pas trop mûre – qui donne une texture onctueuse. Ensuite à vous de varier les plaisirs: poires et amandes, coco-mangue, coco-ananas, pommes-noisettes, cerises-amandes, banane – cacahuètes, banane – coco…

On peut aussi ajouter du yaourt ou du fromage frais.

La tartinade se conserve dans un bocal ou un tupperware au frigo quelques jours. Pour limiter l’oxydation, ajoutez quelques gouttes de jus de citron.

Le + : les fruits secs vous apportent des minéraux et des oligo-éléments, des acides gras essentiels et des protéines

Le houmous au chocolat

La célèbre crème de pois chiches n’est plus à présenter. Je vous propose une version sucrée et chocolatée.

Pour la réaliser, il vous faudra 500g de pois chiches cuits, 3 grosses cuillères à soupe de cacao pur (non sucré), 30ml de miel ou de sirop d’érable (ou de la stevia si vous voulez éviter les sucres).

On passe le tout au mixer et voilaaaaa!

À déguster sur du pain, des cracottes ou des dips de fruits 🙂

La variante fruitée: on mixe des fruits frais ou surgelés (fruits rouges) avec les pois chiches, en ajoutant éventuellement un peu de sucre.

Le + : des protéines, des fibres, des minéraux, des vitamines, des oligo-éléments… Peu de calories et délicieux !

Qui a dit que manger sainement est ennuyant ? 😉

Bon appétit !

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Les idées petit déjeuner saines, rapides et faciles

Il y a peu, j’ai repris des cours universitaires en ligne. Parmi les matières que j’ai choisies, il y a 3 cours de nutrition : les fondements, la nutrition dédiée aux enfants et la nutrition de la femme enceinte et allaitante. Je dois dire, ça me passionne ! J’ai appris beaucoup et en particulier, j’ai découvert le concept de densité nutritionnelle, c’est à dire l’apport en nutriments par rapport à l’apport calorique. On dira qu’un aliment très calorique qui apporte peu de nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés…) à une faible densité nutritionnelle, l’exemple type étant un hamburger de fast food, alors qu’un aliment faible en calories mais riche en nutriments aura une forte densité. C’est le cas des fruits et des légumes, des céréales complètes, des légumineuses, des oeufs bio¹, des viandes maigres, des poissons et des crustacés… Évidemment, ce sont les aliments à forte densité nutritionnelle qui sont à privilégier.

Autre point qui m’a marquée : la consommation de sucre plus qu’excessive propre à notre société. Normalement, un adulte normal ne devrait pas ingérer plus de 25g de sucres libres (donc on parle des sucres ajoutés, pas des sucres naturellement présents dans les fruits, les céréales, le lait ou le yaourt nature). 25g, ça fait 5 cubes de sucre en morceaux ou 1 verre de grenadine ou de jus de pomme… Autant vous dire que le jus de fruits du matin, la tartine au choco, le sucre dans le café, les 2 verres de grenadine… On est presque à 5 fois la quantité normale… Glops!😳

Bref. Cela m’amène naturellement à repenser notre façon de manger, même si globalement, nous étions déjà bons élèves par rapport à la moyenne nationale puisque nous ne consommons pas de biscuits, de desserts industriels, de sodas… Et pas de plats préparés qui regorgent de sucres cachés…

Notre point faible est clairement le petit déjeuner, qui comme pour beaucoup de compose souvent d’une tartine, accompagnée de confiture ou de choco, d’un jus et d’un café (sucré !) : trop sucré, peu de protéines, peu de fruits et légumes frais… Parfois, c’est un granola ou un porridge, mais je dois dire que depuis la naissance de mini’potam, lorsque j’ai du pain à la maison, les tartines sont souvent de la partie. Alors en soi, le pain n’est pas un souci, c’est surtout ce que nous mettons dessus qui est problématique. Voici donc quelques pistes pour re-équilibrer nos petits déjeuners.

Pour les addicts au pain

Privilégiez le pain complet, celui avec des graines ou des noix, des fruits secs… Et variez les plaisirs.

En accompagnement, optez pour du fromage, une tartinade de fruits frais, juste écrasés avec un peu de yaourt nature éventuellement, du beurre de cacahuètes, de sésame (tahin) d’amandes ou de noisettes, des oeufs brouillés, en omelette, sur le plat, à la coque… Ou à la suédoise, du poisson fumé.

À l’anglaise, le porridge

Rapide et facile, le porridge est un incontournable des matins d’hiver. Je le prépare avec un lait végétal et des fruits secs non sucrés, mais dont les sucres naturels vont donner du goût au gruau, et des fruits frais. Certaines associations sont vraiment extra :

  • Abricots secs, amandes effilées dans le lait d’amandes
  • Figues séchées, noix, noisettes dans du lait de noisettes
  • Pruneaux d’Agen, pommes, noisettes dans du lait de noisettes
  • Lamelles de mangues séchées, bananes séchée, copeaux de coco et lait de coco

Je prépare mon gruau dans un poêlon en mettant d’abord le lait à chauffer avec les fruits secs, puis j’ajoute l’avoine et éventuellement d’autres flocons comme du son de blé, et des graines comme du chia, de l’amarante, des graines de courge…

Version estivale, le granola

Ici c’est yaourt de soja non sucré vu les allergies au lait de vache, à combiner avec des fruits frais, des fruits secs et des céréales

Idéalement, un mélange de céréales (avoine, blé, riz…), de graines (lin, tournesol, pavot, chia, courge…) et de noix variées. Éventuellement juste grillés au four. On peut ajouter des fruits séchés, et évidemment plein de fruits frais. Les fruits surgelés peuvent aussi trouver une place dans ce festin, par exemple en mixant des fruits rouges surgelés avec le yaourt…

La star des weekends : muffins de banane

Ultra rapide et simple: j’écrase 4 bananes très mûres avec 6 cuillères à soupe de flocons d’avoine, 2 oeufs, 3cs de noix de coco râpée, 1cs de cacao pur (facultatif) et 1 pincée de poudre à lever.

Je mets dans des moules à muffins et zou, au four pendant 15minutes à 150°c.

À déguster encore tièdes, parce qu’ils n’auront pas le temps de refroidir 😉

De quoi démarrer la journée avec le plein de bonnes choses

Et vous? C’est quoi vos idées petit déj?

¹ les oeufs bio contiennent plus de nutriments de par l’alimentation des poules. Le mieux? Une poule dans le jardin !

Etiquette(s)

Ceux qui me suivent sur mon blog personnel le savent déjà, j’ai appris il y a quelques jours – à 33 ans – que je suis autiste Asperger. Oui, vous avez bien lu, autiste. D’ailleurs, dans le DSM-V, la bible des psychiatres, on ne parle même plus de Syndrome d’Asperger, mais bien de Trouble du spectre autistique, ou TSA pour les intimes.

Je ne vais pas vous écrire ici un long article sur ce qu’est le syndrome d’Asperger, d’autres l’ont très bien fait et je n’en connais pas encore assez sur le sujet à ce jour. Mais pour ceux qui souhaitent en savoir plus, je vous invite à lire l’excellent article sur le site Wikipédia ou encore sur ce site dédié à l’autisme.

Non, simplement, je m’aperçois que cette étiquette explique bien des choses. Comme mon besoin irrépressible de planifier, d’organiser. Comme mes centres d’intérêts si pointus, mon hypersensibilité, mon hyperémotivité… Cela explique mes angoisses et mes « crises » (qui sont en fait ce qu’on appelle des « effondrements autistiques » et résultent d’une surcharge émotionnelle et/ou cognitive)

Le diagnostic ne changera pas qui je suis et n’amènera, je pense, pas grand changements à notre vie. Mais il soulève des questions, notamment parce que les TSA sont encore très méconnus et que nous ne savons pas encore si c’est génétique ou si cela résulte de facteurs environnementaux. Parmi les questions qui nous taraudent aujourd’hui, Papa’pottam et moi nous posons bien évidemment des questions par rapport à nos petits – en sont ils atteint aussi et, si oui, à quel degré? – mais aussi par rapport à notre avenir. Parce qu’évidemment, cela a un impact sur la vie professionnelle, mais aussi sur notre vie sociale.

Et puis se pose la question du regard des autres. Moi ca m’est relativement égal… Mais qu’en sera-t-il pour mes enfants, leurs professeurs, leurs copains, les collègues et la famille de Papa’pottam ou même ma famille et mes amis… Qu’en sera-t-il quand viendra l’heure de reprendre une vie professionnelle?

Je n’ai pas de réponses à ces questions, pour le moment. Je sais que je vais avoir un accompagnement pluridisciplinaire avec des psychologues, des psychiatres, des ergothérapeutes, des assistants sociaux, etc. Mais le système étant ce qu’il est, il y a des listes d’attente et il faudra du temps avant de trouver les réponses, de mettre les solutions en places, de trouver un nouveau rythme…

En plus de cette bombe qui a été lâchée il y a quelques jours à peine, Petit’potam faisait sa rentrée ce vendredi. Encore des rythmes chamboulés, des routines à installer, du stress…

Ne vous méprenez pas, je ne me plains pas. Ce sont de bonnes nouvelles car les choses avancent, des portes s’ouvrent, même si d’autres se ferment… Mais c’est une période riche en changements, en surprises, en aventures, en questionnements…

Bref, voila pourquoi le blog est un peu en latence en ce moment…. Mais ne vous inquiétez pas, tout le monde va bien 😉

Quelques gouttes d’eau

Petit article inutile, juste pour partager ma bonne humeur… Ce matin, organisation un peu différente de l’habituelle. Papa’potam a pris les petits pour descendre et j’ai pu prendre ma douche. Sans Petit’potam qui crie et fait des bêtises pour attirer mon attention, sans Mini’potam qui pleure parce qu’il veut les bras ou l’écharpe… Bon, pas la douche de 2h avec gommage et massage après. Juste une douche chaude, savon et shampoing. Et musique. Juste une douche au calme pour démarrer la journée sereinement.

Fichtre, le bonheur tient à peu de choses quand on est parents 😂

Une rencontre…

9 mois d’attente – enfin, un peu plus… Et puis… Une rencontre. Pas comme on l’espérait, pas comme on l’avait préparée, mais finalement, aussi magique et aussi belle que puisse l’être ce genre de rencontre…

D’abord, il y a eu un suivi de grossesse cool, sans surmédicalisation, juste à l’écoute de mes besoins et de mon corps et un projet de naissance à la maison, physio, intime, serein… Mais l’assurance hospitalisation en a décidé autrement. 3 semaines avant la date prévue du terme, DKV nous annoncent qu’ils ne prennent pas en charge l’accouchement à domicile. Nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre cette dépense. Un peu dans le rush, nous nous lançons a la recherche d’une maternité qui collera plus ou moins a nos valeurs et à notre philosophie…

C’est finalement à l’hôpital d’Auvelais (Centre hospitalier Régional du Val de Sambre) – dont la maternité a été refaite il y a quelques années, que nous trouvons l’accueil et l’écoute que nous recherchions. Le sage-femme qui suivait jusque la ma grossesse nous dit que c’est juste du « marketing » pour appâter le chalant et que ce ne sera pas mieux qu’ailleurs. Mais bon, il fallait bien se décider et j’ai décidé de faire confiance a mon instinct.

Le 22 mai, date prévue pour l’accouchement, pas de signe que Bébé’Potam ait envie de pointer son petit nez. La gynécologue qui reprend notre dossier demande un suivi monito tous les 2 jours, plutôt que – comme l’exige son protocole – de faire d’emblée la césarienne. A chacune de nos visites, les sages-femmes se présentent, savent qui nous sommes et connaissent notre projet de naissance. Elles prennent le temps de discuter avec nous, expliquent chaque geste et son utilité et nous demandent systématiquement notre accord avant tout acte médical… Chacune a sa façon, elles prennent la peine de faire connaissance et d’échanger, de se montrer humaines…

Jeudi 1er juin, notre bébé’Potam qui jouait encore les prolongations commence a montrer des signes de faiblesses au monitoring. Une fois, on se dit que c’est un souci de capteur. Deux fois, il n’y a plus de doutes… Les sages-femmes appellent la gynécologue et nous décidons que nous ne prenons pas de risques pour la vie de Bébé’Potam. Préparation pour une césarienne en urgence.

Évidemment, j’ai pleuré, j’ai paniqué, j’ai été déçue… Papa’Potam aussi s’est senti triste et inquiet… Mais c’est la que l’équipe a commencé à montrer a quel point ils accordaient de l’importance a notre projet. La gynécologue, rassurante et souriante qui a pris le temps de nous expliquer le déroulement de la césarienne; les 2 sages-femmes, Cindy et Delphine qui nous ont réconfortés et nous ont accompagnés tout au long de cette après midi; Isabelle, l’assistante logistique qui a pris soin de Petit’Potam le temps que le parrain de Bébé’Potam arrive…. Et, belle surprise, ma maman se libère pour être présente aussi, malgré son boulot et surtout malgré les problèmes de santé… Je suis un peu submergée par mes émotions, d’autant que j’avais très mal vécu que ma famille paternelle et ma belle-famille au grand complet décident de partir en vacances juste pour la date prévue de l’accouchement, comme si cette naissance ne les concernaient pas le moins du monde, qu’ils se fichaient éperdument de nous… Avoir ma famille la plus proche – mon homme, mon fils, ma maman – et un ami proche aura été le plus beau de tous les cadeaux pour accompagner ce moment si unique…

 

Cindy est restée avec nous tout au long de la césarienne, nous parlant, nous rassurant, nous expliquant, défendant notre projet de naissance auprès des autres intervenant… Papa’Potam a pu mettre de la musique dans la salle d’opération et rester avec moi tout du long, tout le personnel s’est présenté et tout nous a été expliqué. Papa’Potam a même pu regarder ce qui se passait au delà des champs stériles et observer l’opération…La gynécologue nous a expliqué que Bébé’Potam avait le cordon autour du cou et avait lâché son méconium dans le liquide amniotique. Voila qui expliquait donc les « grimaces » au monito…

Bébé’Potam a été mis en peau a peau sur ma poitrine tandis qu’on me recousait et – malgré des circonstances un peu chaotiques de sa naissance, les examens ont été limités au maximum, la pesée et autres examens secondaires ont été différés. Le « réveil » s’est fait en salle d’accouchement, entourés par notre famille (Petit’Potam, ma maman et le parrain de Bébé’Potam) et sous la vigilance discrète mais attentive des sages-femmes. Petit’Potam a pu se joindre a la tétée d’accueil de Bébé’Potam et nous avons pu récupérer le placenta, comme nous l’avions demandé…

Le lendemain, Bébé’potam commence a chauffer, et vu les circonstances, le pédiatre n’hésite pas une minute et le met sous antibiothérapie et sous monitoring continu. La aussi, c’est un médecin très a l’écoute, compréhensif qui nous écoute et tente de concilier au mieux nos besoins et ses impératifs. C’est donc en peau à peau que Bébé’Potam est mis sous monito, sous mes caresses et mes chansons que le pédiatre lui place son petit cathéter, et, après négociations, dans le calme de notre chambre que nous passerons le séjour neonat’. Les infirmières pédiatriques sont formidables aussi: douces et gentilles, elles font un maximum pour éviter de stresser bébé: soins pendant qu’il est au sein ou juste après une tétée, prises de températures lors des changes, souvent par maman…

Au final, le séjour, prolongé par le passage en néonat’ de Bébé’Potam s’est déroulé à merveille, avec des sages-femmes au petits-soins et à l’écoute de nos besoins, attentives sans être intrusives, respectueuses et humaines. du début à la fin, elles auront tout fait pour nous faire sentir comme à la maison et pour préserver la sérénité que nous voulions dans notre projet de naissance….

Et puis surtout, parmi ces sages-femmes formidables, la rencontre de 2 femmes extraordinaires, Katia et Valérie. Deux sages-femmes passionnées, dévouées, brillantes, gentilles… Bref, la rencontre avec Bébé’Potam aura aussi été l’occasion de belles rencontres humaines, d’échanges, de discussions, d’apprentissages, de remises en question et d’évolution.

Ma vision des hôpitaux si noire avant cette expérience s’est teintée de jolies couleurs et de belles émotions. J’éprouve de la gratitude envers ces femmes formidables qui ont accompagné discrètement notre rencontre, l’agrandissement de notre famille; de la reconnaissance envers ceux et celles qui ont entendu et respecté nos souhaits, sans jugements, sans a priori, qui ont tenu compte de notre projet et l’ont pris à coeur; beaucoup d’amour pour ces gens qui ne nous connaissaient pas mais ont pris la peine de se mettre en 4 pour nous; de la sérénité face à cette naissance qui n’était certes pas comme nous l’avions rêvée, mais qui n’en fut pas moins belle ou moins puissante… Et puis évidemment, de la reconnaissance pour les médecins qui ont permis à notre Bébé’Potam d’être la, parce que sans cette césarienne et sans les soins neonataux, Papa’Potam et Petit’Potam pleureraient probablement la perte de deux être chers…

Merci. Du fond du cœur, merci!

 

A Katia, Valérie, Cindy, Delphine, Shanon, Leslie, Camille, Béatrice, Jennifer, Marion… Les formidables sages-femmes de la maternité
A Isabelle, la fabuleuse assistante logistique et nounou d’enfer 😉

A Arielle, Stéphanie et Shanti (Je ne suis pas sure du tout de l’orthographe, mais son visage reste gravé dans mon coeur) les infirmières pédiatriques
Aux docteur Muriel Verheyen, gynécologue; Pierre Kiakulanda et Ionna Ené, pédiatres; Yannick Esnault, Mulomba Kalonji et Ute Hebborn, anésthésistes
A Pierre, l’assistant du bloc opératoire (j’espère que ses chaussettes ne me tiendront pas rigueur 😉 ) et aux infirmières du bloc…

Et à tous les autres qui par leur gentillesse, leur humanité, leur professionnalisme ont permis que cette rencontre soit aussi proche que possible de notre projet de naissance…

Petite réflexion sur la violence du système…

Il n’est pas dans mes habitudes d’écrire ici sur la politique, mais au vu des événements d’hier soir, je ne peux me taire face à cette mascarade.

Hier soir, ma liberté d’enfanter ou bon me semble, avec qui je veux et dans les conditions que je veux n’a pas été respectée. Pire, la police m’a menacée et a envoyé une ambulance a mon domicile malgré mon opposition formelle et explicite.

Rembobinons de quelques heures…

Je suis donc enceinte et bébé’Potam joue les prolongations… Vu mon antécédent de césarienne, cette fin de grossesse fait l’objet d’une surveillance vigilante par l’équipe de la maternité que nous avons finalement choisie, faute d’intervention de notre assurance DKV pour un accouchement à domicile. Et vu ce même antécédent de césarienne, si le travail ne se met pas en route de lui-même, je sais qu’au plus tard, le 6 juin, ce sera césarienne. Inutile de vous dire que je prie tous les saints, tous les dieux et déesses et que je tente a peu près tous les moyens naturels et sans risques pour déclencher l’accouchement depuis la date du terme (le 22 mai)…

Hier matin au monito, quelques contractions et une sage-femme optimiste… Nous sommes aux anges… En rentrant à la maison après notre visite désormais quotidienne à la maternité, Papa’Potam hésite à partir bosser. Mais les contractions sont encore peu intenses et assez espacées et nous décidons donc qu’il aille bosser… Au fil de l’après midi, les contractions se font plus fréquentes. Lorsque je reçois son message m’annonçant qu’il quitte le boulot, Petit’Potam et moi allons prendre un bain chaud qui active un peu les choses. En sortant du bain, contractions aux 3 minutes, plus intenses. Je m’allonge sur le lit avec Petit’Potam pour un calin-tétée et pour me reposer un peu. Et la, je reçois un message de Papa’Potam: le train a heurté une personne et ils sont coincés. Je stresse.

Dans l’espoir de trouver une solution pour faire sortir mon homme de ce train maudit, je contacte la SNCB qui me dit que je dois contacter le chef des opérations en contactant la police. J’appelle le commissariat de Namur, qui m’oriente vers la police fédérale qui elle-même me demande d’appeler le 101. La, j’explique la situation en essayant de garder mon calme, mais l’angoisse me gagne sérieusement. L’agent au bout du fil me parle et mon instinct me dit qu’il essaye de gagner du temps pour pouvoir trouver mon adresse. Je me dis que je suis parano et que nous ne sommes pas dans un film…. Sauf que quelques secondes plus tard, il me demande de confirmer mon adresse, le nom de mon compagnon et sa date de naissance. Je précise que je ne veux pas d’ambulance, que j’appelle mon médecin ou ma sage-femme, mais que je refuse l’ambulance. Il me ment en prétendant que ces informations sont collectée pour pouvoir transmettre les informations au responsable des opérations chargé de l’évacuation des passagers sur le lieu de l’accident et que sans ces informations, il ne pourront pas trouver mon mari. Moi, bien naïve, j’y crois… Dernière fois que je faisais confiance à un agent de l’état.

Puis, ce gars, me dit que ca le rassurerait quand même de me mettre en relation avec le service 100 (aide médicale urgente). Je lui répond que ce n’est pas nécessaire, que je vais appeler ma sage-femme ou mon médecin, mais il insiste en arguant que ca pèserait sur sa conscience s’il arrivait quelque chose et qu’il ne m’avait pas permis de parler au service 100. J’accepte – maudite empathie!

La dame du 100 ne me laisse pas placer un mot, me dit que je suis une folle irresponsable, que je mets en danger la vie que je porte, qu’elle envoie une ambulance, que ce n’est pas à moi de décider et que si je ne leur ouvre pas, ils défonceront ma porte et que si je refuse l’ambulance, elle portera plainte contre moi pour « non-assistance » a personne en danger. Elle me retransfere au 101 ( police) a qui je répète que je refuse une ambulance, que je ne veux pas être auscultée par un médecin que je ne connais pas. Je leur rappelle également que rien ne m’interdit d’accoucher chez moi, seule ou accompagnée par le médecin ou la sage-femme de MON choix, qu’on ne peut pas m’imposer une ambulance. Re-transfert au 101. Je suis en larme, de plus en plus angoissée. Même refrain, mais cette fois, je parviens a dire à l’opérateur que je refuse l’ambulance, que je ne veux pas être évacuée vers un hôpital de Namur parce que je refuse que Petit’Potam soit confié à une assistante sociale et placé dans un foyer, même si c’est « juste le temps de ».

10 minute plus tard, une ambulance arrive, toutes sirènes hurlantes. Ils sonnent. J’ai tellement peur qu’ils ne défoncent la porte que j’ouvre. Je suis terrorisée, anéantie parce qu’avec tout ce stress, les contractions se sont arrêtées. Petit’potam est crevé mais refuse de manger ou de dormir tant que papa n’est pas la, ajoutant encore à mon stress… Me retrouver face à 2 hommes qui enfilent des gants de latex n’aide franchement pas à me rassurer. Je répète encore que je ne veux pas d’ambulance, que je refuse d’etre examinée par un médecin ou une sage-femme que je ne connais pas. Il me répondent que je n’ai qu’a me débrouiller avec les médecins qui vont arriver.

Quelques minutes plus tard, un véhicule du SMUR arrive, avec 3 hommes de plus a bord. Je me retrouve seule face à 5 hommes qui tente de m’intimider et de me forcer la main. Je leur répond que je n’irai pas dans un autre hôpital que celui que nous avons choisi et qu’il est hors de question que mon fils soit confié à une assistante sociale. Le tout devant les voisins qui n’ont pas perdu une miette du spectacle, au point de sortir de chez eu et de venir écouter de près (2 mètres) tout ce qui se disait. Le manque de discrétion des voisins me révulse à un point inimaginable; ce voyeurisme malsain, cette curiosité infecte… A tel point que j’ai fini par demander aux voisins qui s’étaient approchés s’ils ne voulaient pas carrément pratiquer eux même un toucher pour évaluer mon col…

Je fini par leur dire que la sage-femme est en route et qu’ils peuvent dégager et par leur claquer la porte au nez.

Voila, la fabuleuse histoire d’un mercredi soir qui restera pour toujours dans ma mémoire comme le pire jour de ma vie… Non seulement, je suis choquée par le manque d’humanité et d’empathie des gens, mais je suis aussi outrée par les méthodes honteuses de la police et des services de secours.  Tentative d’intimidation, menaces, abus de confiance… C’est aussi de la violence, un manque de respect de nos libertés et de nos droits. Je reste abasourdie d’avoir à me battre pour préserver mon droit de mettre mon enfant au monde dans les conditions qui me conviennent et pour avoir osé dire que je ne veux pas être auscultée par un inconnu, m’être fait traiter de mauvaise mère qui met la vie de son bébé en danger. Je suis outrée par l’ignorance des gens, y compris ceux qui sont sensé avoir un minimum de connaissance en matière de santé… Et plus encore, je suis choquée de risquer de devoir aller m’expliquer auprès de la police et d’assistantes sociales quant à mes choix d’accouchement…

 

Il aura finalement fallu pres de 2h pour que le train soit enfin évacué… Papa’Potam est arrivé en même temps que la sage-femme qui n’a pu que constater que le travail s’est complètement arrêté et que bébé’Potam va bien malgré tout. Retour a la case départ. Zéro contractions en 12 heures de temps… Le moral qui dépérit pour Papa’Potam et pour moi… Et la menace qui pèse sur ma tête de devoir encore me justifier auprès de ce système qui n’a de « démocratie » que le nom.

Ce qui est sur, c’est que je n’en resterai pas la. J’ai bien l’intention de déposer une plainte formelle contre les services de secours… Toute cette histoire aura fini par achever le peu de confiance que j’avais en cet état qui se prétend démocratie mais qui est en fait une dictature pour moutons de Panurge, en son système de forces de l’ordre et en son système médical. Parce que oui, j’estime que c’est aussi une forme de violence quand des médecins refusent d’entendre qu’on ne veut pas etre ausculté, qu’on a le libre choix de nos médecins et du lieu ou nous voulons être soigné.

 

#violencespolicières #Policefédérale #SNCB #droitdelafemme #droitdupatient #liberté

Les menus du mois de mai

Je suis euphorique! Les asperges sont là… Et j’adore les asperges 🙂 Puis les fraises vont pointer leur joli nez rouge, et la rhubarbe, et les salades…

Mai, c’est le mois ou la gourmande en moi se réveille, mais aussi le mois ou je commence mes confitures et mes conserves. La nature recommence à nous couvrir de merveilles, autant se faire plaisir et faire durer ce plaisir 😉

legumes mai

Au menu, le retour des salades, des barbecues et la fin des soupes à midi.

Le midi, c’est le plus souvent du pain, avec du fromage, du houmous ou une tapenade, du jambon, de la mozza… Parfois, ce sont des petits pains fourrés (voir la recette du pain à la poele sur l’article Les pains des petits et des grands jours…) ou alors les restes de la veille. Parfois, à la demande de Petit’Potam, ce sont des pâtes ou une petite salade.

Menus mai

Mai, c’est aussi le retour des petits desserts légers: crème de rhubarbe, mousse de fraise ou de framboise, salade de fraises à la menthe ou au basilic… Bref, j’ai quelques recette à mettre en ligne ce mois-ci 🙂

Bon app’

 

 

 

Les cosmétiques au naturel

Je ne vais pas vous mentir, mon armoire à cosmétique s’est beaucoup simplifiée depuis ces 3 dernières années.

Avant, je ne sortais pas sans mon parfum et un minimum de maquillage au risque de me sentir nue… Aujourd’hui, je ne me maquille plus que pour les occasions ou quand j’ai vraiment une tête de déterrée… Ou que j’en ai envie, c’est à dire rarement.

J’ai appris à aimer mon visage au naturel, même si ca m’a pris pas mal de temps 🙂

Mais attention, ça ne veut pas dire pour autant que je ne prends plus soin de moi et que je ne me bichonne plus 😉 J’ai cependant changé un peu mes routines et mes produits phares pour du plus naturel 😉

Le corps

Hygiène quotidienne

Pour le corps, vu mes allergies, j’étais déjà au pain d’Alep depuis un bon moment. J’avais remarqué aussi l’effet magique sur l’acné, les coups de soleil, les petites cicatrices etc. Malheureusement, vu la situation en Syrie, trouver du pain d’Alep devient difficile et soulève pas mal de questions éthiques… Nous sommes donc passé à la brique de savon de Marseille, à l’huile d’olive (attention, certains contiennent de l’huile de palme…).

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Outre l’énorme économie que cela représente (cela nous coûte environ 4 euros pour 1 brique qui dure 3 à 4 mois), j’ai remarqué que le Savon de Marseille est aussi formidable sur mes cheveux quand ils ont besoin d’un vrai shampoing. Il laisse la peau douce et est écologique. Seul bémol, il laisse un dépôt sur la baignoire, qu’il faut donc nettoyer un peu plus souvent si vous optez pour des bains plutôt que des douches…

Gommage

Pour moi, le nec plus ultra reste le sel de la mer morte. Je l’applique sur peau humide et je masse. Son effet astringent, reminéralisant et purifiant est parfait pour ma peau.

Autre option, que je réserve pour le hammam, le savon noir. je l’applique généreusement, et je laisse poser pendant le temps de la séance de hammam (10-20 minutes). Puis je rince.

Dernière option: le marc de café. Appliquer sur peau humide et masser. Rincer. Gros avantage, ca débouche et désodorise les canalisations.

Pensez évidemment à bien hydrater après 🙂

Le bain relaxant

Bon, c’est pas parce qu’on est écolo qu’on a plus droit à ses petits plaisirs. Je m’accorde encore parfois un bon bain chaud relaxant.

Par contre, exit les bains moussants. J’emploie désormais du sel de la mer morte, de l’avoine ou du sel d’epsom avec une huile essentielle. Pour les sels, je les mets dans un gant de toilette le temps qu’ils se dissolvent. L’avoine (flocons) est dans un bas ou une vieille chaussette (propre!) et je presse pour en faire sortir le lait.

Le sel de la mer morte est reminéralisant, adoucissant et purifiant. Le sel d’epsom, de par sa forte teneur en magnésium est relaxant. L’avoine nourrit, hydrate et soigne la peau, même la plus fragile.

Le déodorant

Je n’aurais jamais cru pouvoir m’en passer… Avant, lorsque je mettais du déo de supermarché, je devais prendre des trucs ultra balaises « efficacité 48h » et je me retrouvais souvent à en remettre plusieurs fois par jour. J’avais constamment l’impression de sentir la transpiration et j’arborais régulièrement des auréoles peu gracieuses qui me mettaient très mal-à-l’aise.

Le jour ou j’ai pris la lubie d’arrêter les produits cra-cra, je suis passée à la pierre d’Alun et elle s’est avérée très efficace. Puis on m’a dit que l’alun est un sel d’aluminium, et que donc en fait ce n’était pas beaucoup mieux que les déo du commerce.

J’ai voulu en savoir plus parce que ça me semblait un peu suspect comme raisonnement. Voici ce que j’en ai appris. Premièrement, à la différence des déodorants cra-cras, la pierre d’alun n’obstrue pas les pores, alors que c’est l’un des principaux facteurs mis en cause dans le développement des cancers du sein. En effet, la sueur ayant un rôle important dans l’évacuation des toxines, ces dernières s’accumulent dans les ganglions lymphatiques et peuvent finir par provoquer des tumeurs. A la différence des anti-perspirants vendus en grande surface, la pierre d’alun tient son efficacité de ses propriétés astringentes et bactéricides.  Elle n’empêche pas de transpirer, mais elle régule la production de sueur et limite le développement des bactéries responsables des mauvaises odeurs.

La pierre d’alun libère effectivement des sels d’aluminium au contact de la peau, mais ce sont des oxydes et des hydroxydes d’aluminium inertes. A ce jour, ces sels sont autorisés dans les cosmétiques bios et naturels et la communauté scientifique les tient pour sans dangers sur la santé humaine.

Si cependant, vous préférez adopter le principe de précaution et éviter la pierre d’alun, voici une petite recette très simple de déo maison. Faire fondre 100g de beurre de coco à feu doux avec 5g de cire d’abeille. Une fois le mélange fondu, ajoutez 100g de bicarbonate de soude, 10 gouttes d’huile essentielle de tea-tree (antibactérien) et 10 gouttes d’extrait de pépin de pamplemousse (pour la conservation et pour l’aspect antibactérien). Faites refroidir le mélange en remuant régulièrement et versez le dans un tube de déo de recup’ ou dans un petit pot. Appliquez en petite quantité sous les aisselles. A noter que cette recette est également efficace en cas de sudation excessive des pieds 😉

Les produits hydratants

Les crèmes pour le corps et le visage ont été avantageusement remplacées par de l’huile, du gel d’aloe vera ou du gel de lin, soit mélangés, soit mis tour à tous, soit employés séparément selon les besoins de votre peau.

Les gels apportent une hydratation profonde et un effet non-gras, idéal pour les peaux grasses et normales, et pour la journée. Les huiles quant à elles nourrissent les peaux sèches, matures ou abîmées.

Gel d’Aloe vera

Ce gel a de nombreuses vertus: hydratant, apaisant, cicatrisant, régénérant, purifiant, astringent… Vous le trouverez dans le commerce sous des formes plus ou moins pures. Mais l’idéal reste de le faire soi-même. D’une part, vous aurez la certitude qu’il est pur et d’autre part, cela revint beaucoup moins cher.

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Le gel s’extrait très aisément à l’aide d’un extracteur ou d’une centrifugeuse. A défaut, il vous faudra le presser à la main, ce qui est un peu plus fastidieux, mais aussi efficace. Pour se faire, enlever la peau et presser la pulpe à l’aide d’une étamine ou d’une centrifugeuse.

A noter, les feuilles se congèlent très bien. Vous en trouverez dans certains magasin bio.

Le gel de graines de lin

Excellent hydratant, il peut aussi servir comme produit coiffant pour définir les boucles ou fixer les cheveux comme un gel coiffant.

Sa réalisation est simple et peu onéreuse, d’autant que les graines de lin se trouvent aisément en magasin bio.

Il vous faudra 2 cuillères à soupe de graine de lin brun bio pour 250ml d’eau. Mettre le tout à chauffer et porter à ébullition pendant environ 10 minutes en remuant régulièrement. Laisser tiédir et filtrer à l’aide d’une étamine.

Il se conserve une semaine au frigo, mais vous pouvez le congeler dans des petits bacs à glaçons et le dégeler au fur et à mesure de vos besoins.

Les huiles et beurres végétaux

Voici une petite liste non exhaustive des huiles et beurres végétaux utiles en cosmétique maison.

  • avocat: huile très riche en vitamines et en anti-oxydants, idéale sur les peaux très sèches, matures ou très abîmées. Elle est cicatrisante et assoupissante.
  • bourrache: assouplit, régénère, hydrate. Idéal pour les peaux matures ou abîmées.
  • Germe de blé: adoucit, apaise, redonne de l’éclat aux peaux fatiguées et ternes
  • Jojoba:  idéale pour les peaux grasses car elle pénètre rapidement et apaise les glandes sébacées.
  • Nigelle ( aussi appelée cumin noir): Parfaite pour les peaux irritées et très abîmées, elle est anti-inflammatoire, régénérante, apaisante, cicatrisante et raffermissante.
  • Noisette: la plus douce. Hydrate, adoucit, raffermit. Idéale même pour les bébés. Grâce a sa texture fine, elle pénètre rapidement.
  • Rose Musquée: régénérante, cicatrisante. Elle pénètre rapidement et est idéale pour les peaux fragiles.
  • Beurre de coco: neutre à l’odeur, il pénètre rapidement et permet de nourrir les peaux sèches. Il prévient les vergetures et soulage les crevasses. Solide a température ambiante.

Démaquillant, eau micellaire et tonique

Oui, les 3 en 1!  Je mélange a part égale un hydrolat et une huile végétale.

Les hydrolats les plus fréquents sont:

  • l’eau de rose: anti-âge, astringent, rafraîchissant. Idéal pour les peaux matures.
  • l’eau de camomille: apaisant, cicatrisant, unifiant. Idéal pour les peaux sensibles
  • l’eau de lavande: anti-inflammatoire, cicatrisant, astringent, antibactérien, purifiant. Idéal pour les peaux acnéiques
  • l’eau de bleuet: décongestionnant. Idéal pour le contour des yeux fatigués.

Il en existe beaucoup d’autres… Attention a les choisir purs et de bonne qualité. Beaucoup « d’eau de… » sont en réalité des produits reconstitués. Pour vous assurer que ces produits sont purs, il ne doit y avoir qu’un seul ingrédient: 100% hydrolat de …

Vous pouvez bien entendu mélanger 2 hydrolats (rose-camomille pour une peau mature sensible / lavande camomille pour une peau grasse et sensible… )

En toute logique, vous constaterez que le mélange déphase. Il vous faudra secouer avant chaque utilisation.

Personnellement, j’apprécie d’avoir le mélange dans un brumisateur. Ainsi, je vaporise sur mon visage puis, je tamponne avec un coton lavable pour l’effet tonique. Pour un effet démaquillant ou nettoyant, je vaporise sur mon coton et j’emploie cela comme un démaquillant classique.

Maquillage

Je ne me maquille presque plus. Mais lorsque je le fais, c’est discret et avec des produits naturels. Pour les afficionadas du make-up, il existe de plus en plus de marques qui proposent des produits naturels et végétaux, sans additifs et sans crasses, mais j’avoue ne plus être très à la page sur ce point, vu que je préfère me contenter des produits home-made, même si ça limite fortement les possibilités.

Petite remarque toutefois, les cosmétiques maison conservent moins longtemps que les cosmétiques industriels, vu l’absence de conservateurs. On peut éventuellement prolonger un peu leur durée de vie en ajoutant de l’extrait de pépins de pamplemousse ou un peu d’huile essentielle de tea-tree. Conserver les produits au frais et éviter de toucher les produits avec les doigts (éviter la contamination bactérienne) s’avère également bénéfique pour en prolonger la conservation.

Mascara

Pour le mascara, j’emploie la recette du Grimoire de Mélusine. Simple, efficace et facile a faire. Juste petite info complémentaire: les flacons de mascara vides s’achètent sur Aroma-zone 😉 Nettoyer les anciens s’avère très compliqué et pas spécialement écologique vu la quantité d’eau et de produit nécessaire pour ravoir ces trucs nickel.

Baume à lèvre

Aussi simple que le mascara, je chauffe 3 cuillères à soupe environ de beurre de coco avec 10g de cire d’abeille et 1 cuillère à café de miel (si possible miel d’apiculteur qui garantira une meilleure conservation qu’un miel industriel  grâce a ses propriétés antibactériennes). J’ajoute 2-3 gouttes d’huile essentielle au choix: vanille, orange, mandarine, pamplemousse… ou d’un extrait de fruit.

Pour les gourmandes, vous pouvez remplacer le miel par 1 cuillère à café de chocolat noir. Évidemment, cela donnera aussi un baume coloré 😉

Avec un petit coté moins nature, vous pouvez y ajouter quelques pigments, des paillettes etc… 🙂 Le baume donne un aspect glossy léger et naturel.

Le teint

Pour matter les brillances, j’emploie soit de la farine de riz, soit de l’argile blanche ou rose déposée délicatement du bout du pinceau. Pour un effet unifiant en plus, vous pouvez éventuellement y ajouter des pigments minéraux.

Les cheveux

Le rhassoul, les poudres et les argiles

Lorsque mes cheveux n’ont pas besoin de l’artillerie lourde (donc la plupart du temps, sauf si Petit’Potam a confondu ma tignasse avec sa serviette…), j’opte pour le rhassoul, beaucoup plus doux. Le rhassoul est une argile volcanique récoltée dans la région du Moyen Atlas au Maroc. Il est doté de remarquables propriétés absorbantes, largement supérieures à celles des autres argiles et extrêmement riche en minéraux et en oligo-éléments.

rhassoul.png

Son utilisation est très simple, puisqu’il fonctionne comme un masque d’argile classique: on mélange de la poudre avec de l’eau ou un hydrolat. Vous pouvez éventuellement le mélanger à d’autres poudres, comme par exemple:

  • Le shikakai: poudre ayurvédique lavante, très riche en saponine, qui renforce démêle et fait briller les cheveux
  • L’amla: poudre ayurvédique employée contre la chute des cheveux
  • Le bhringaraj: poudre ayurvédique qui apaise les irritation, prévient la chute des cheveux et les cheveux blancs
  • Le kachur shugandi: poudre ayurvédique réputée pour embellir les cheveux et favoriser la pousse
  • La poudre d’hibiscus: avec sa belle couleur rouge -rose, il fait briller, fortifie et stimule la pousse des cheveux
  • Le Kapoor Kachli: Il épaissit, fortifie et stimule la pousse des cheveux
  • Le nagarmotha: lutte contre les pellicules, apaise les cuirs chevelus gras et irrités
  • La poudre de Neem: soulage et assainit les peaux grasses et les pellicules
  • La poudre d’orange: Assainit et apaise les cuirs chevelus gras, rend les cheveux doux, souples et plus faciles à démêler.
  • Le sidr: Employé pour laver, fixer les couleurs comme l’indigo ou le henné et calmer les démangeaisons
  • Le tulsi: Apaise les démangeaison et purifie
  • Le charbon actif: détoxifie, purifie et nettoie
  • Le henné neutre: renforce et épaissit les cheveux, apporte brillance et souplesse.
  • D’autres argiles (vertes, blanche, jaune, rose….)

Vous pouvez aussi y ajouter des huiles essentielles, des décoctions…

Je l’applique sur les racines de mes cheveux préalablement bien démêlés et rincés. Je laisse poser au minimum 5 minutes, plus si possible. Je rajoute un peu d’eau pour masser et étendre vers les pointes. Je laisse encore une ou 2 minutes, puis je rince.

Le gros avantage est que le rhassoul lave et désodorise dans agresser le cuir chevelu. Il n’aggrave donc pas les problèmes (cheveux gras, secs, à pellicules…) contrairement aux produits du commerce, bien trop abrasifs.

Le shampoeuf

Amis vegans, passez ce chapitre… Je précise que je n’emploie cette méthode que lorsque j’ai un surplus d’œufs des poules de mon jardin, qui courent en liberté sur 300m². Elles ne sont pas exploitées, ni maltraitées… Mais ceci est un autre débat.

L’oeuf a d’extraordinaires propriétés lavantes et nourrissantes. Pour ce faire, je sépare le blanc du jaune. Le blanc dégraisse et lave en douceur les racines, tandis que le jaune nourri les pointes. J’applique sur cheveux secs et je laisse poser environ 10 minutes. J’ajoute un peu d’eau, je masse, puis je rince à l’eau fraîche. Il est très important que l’eau ne soit pas trop chaude, sans quoi vous vous retrouverez avec du blanc d’œuf cuit dans les cheveux…

Le rinçage

Quelque soit la méthode employée, je fini par un après-rinçage au vinaigre de cidre (1 cuillère de vinaigre de cidre pour 1 litre d’eau). Cela permet de refermer les écailles du cheveu, et donc de faire briller et de démêler plus facilement. Lors d’un lavage au savon, cela permet d’éliminer les éventuels résidus de savon.

Voila! Il ne vous reste plus qu’à faire vos expériences et à trouver ce qui vous convient dans cet univers fascinant 🙂 N’hésitez pas à commenter avec vos petites recettes bien à vous, vos trucs et astuces 😉

La toilette de bébé

Le bain

L’avoine est notre meilleur ami depuis la naissance de notre 1er fils… Le bain? Avoine! Croûtes de lait? Avoine! Varicelle? Avoine! Eczéma? Avoine!

L’avoine combine des molécules hydrosolubles et liposolubles, tout comme le savon, ce qui lui permet de décoller en douceur les « crasses » de la peau de bébé. De par ses propriétés émollientes, il ramollit les petites croûtes et adoucit la peau. Le tout sans agresser la peau fragile et les petits cheveux tout fins de votre bout’chou.

Pour laver bébé, je passe le bas ou la chaussette avec une poignée de flocons d’avoines sur la peau de bébé en pressant légèrement pour en faire sortir le lait.

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L’hydratation

En cas de peau sèche, je tartine soigneusement Petit’potam avec du beurre de coco, principalement, parce que j’aime sa texture « beurre » qui devient liquide au contact de la peau (cela évite d’en mettre de trop), sa texture fine qui pénètre rapidement et son absence d’odeur. Ceci dit, vous pouvez employer une autre huile végétale comme l’huile de sésame, de noisette, de noyau d’abricot (huile légères à pénétration rapides) , de germe de blé, d’avocat ou même l’huile d’olive (huile plus épaisses nécessitant un massage pour pénétrer de façon optimale, idéale pour les peaux plus sèches ou abîmées). Privilégiez là toujours bio.

En cas de peau vraiment très sèche, j’applique le beurre ou l’huile sur peau mouillée afin d’emprisonner les gouttelettes d’eau sous l’huile et ainsi de favoriser l’hydratation et la nutrition en profondeur.

Vous entendrez régulièrement qu’on déconseille l’huile d’amande douce car elle serait allergisante. Ceci dit, je pense que tout est potentiellement allergisant, naturel ou non. Le problème se posera tout autant avec l’huile de noisette, celle de noyau d’abricot ou le beurre de coco. Le mieux est de faire d’abord un petit test sur le poignet ou dans le pli du coude. Si vous observez une réaction endéans les 48h, essayez une autre huile.

Évidemment, le bon sens veut aussi que si vous constatez après plusieurs utilisations une réaction, vous arrêtiez immédiatement de l’employer. Et évidemment, si votre enfant a une allergie avérée au sésame ou aux arachides, évitez les huiles élaborées à partir de ces produits.

Le change

Pour le change, j’emploie principalement de l’eau ou du Liniment maison. Lorsque les petites fesses sont irritées, j’apprécie particulièrement l’huile végétale de calendula, puis je talque avec l’argile blanche, éventuellement pour les bébés de plus de 6 mois, préparée avec une goutte d’huile essentielle de camomille (1 goutte d’huile essentielle de camomille noble pour 100g d’argile blanche, à conserver dans un bocal hermétique. J’applique avec un petit coton lavable propre).

Aussi naturel, mais plus simple en déplacement, la lotion à la calamine ou la crème Weleda à la mauve (voir Le BA-ba des petits bobos au naturel – partie 1: bébés, bambins et enfants)

 

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Premiers pas sur la voie du zéro-déchet et du minimalisme… et des économies

Je lis beaucoup de questions sur les groupes et les forums, mais la principale reste « Par ou commencer? »

Voici donc un petit article sur nos premiers pas sur ce chemin passionnant 🙂 Pour nous, le lien entre minimalisme, zéro-déchet et mieux-consommer a été évident dès le départ parce que les 3 sont tellement interconnectés, que l’un a entraîné l’autre de façon inévitable…

Je pense que la première chose à faire est de s’interroger sur ses motivations. Pour nous, le déclic a été ma première grossesse, il y a environ 2 ans et demi. Avant cela nous étions une famille de consommateurs lambda: café en capsule, pot de choco industriel, parfois des plats préparés, du Monsieur Propre, du Cif, de l’Instanet et du Carolin pour l’entretien de l’appartement, des sacs plastiques, des bains avec de la mousse, du vernis à ongle et des shampoings Pantene… Bref, Monsieur et Madame Tout le monde, consommateurs-acheteurs au supermarché, ou nous faisions l’intégralité de nos courses. Notre sac poubelle faisait 60l par semaine, parfois plus, plus bien sur le verre, les cartons et les PMC.

Notre sage-femme de l’époque étant très extrémiste, nous avons eu droit à un discours plus qu’alarmant sur les produits que nous employions au quotidien et sur les polluants intérieurs… Nous avons d’abord pris conscience des polluants qui nous entouraient dans les produits d’entretien, dans notre nourriture, dans nos produits cosmétiques… La, a eu lieu notre premier gros tri: les armoires de la salle de bain et l’armoire sous l’évier se sont vidées pour laisser place aux basiques: savon de Marseille, vinaigre et bicarbonate de soude. C’est la aussi que nous avons réalisé que Pampers, Mustela et Galenco ne feraient pas partie de l’éducation de notre enfant, pas plus que les laits en poudre ou les petits pots de panade industrielle… Et que naturellement, nous avons commencé à nous documenter et à chercher des solutions plus rationnelles.

Une fois que la machine est lancée, c’est difficile de l’arrêter. On s’aperçoit que beaucoup de choses sont nocives ou en tout cas pas très saines… les petits changements se succèdent et finissent par faire boule de neige 🙂 Dans tous les cas, il est important de se souvenir que Rome ne s’est pas construite en un jour, mais qu’une ville n’est jamais achevée non plus…

Quoiqu’il en soit, une chose me parait vraiment importante: faire les choses pour soi et comprendre le pourquoi. Ne pas le faire parce qu’on vous a dit que c’était bien ou par effet de mode, et encore moins pour faire plaisir à quelqu’un. Il est important de comprendre pourquoi on cherche à entrer dans cette démarche, de réaliser l’impact que cela aura sur notre vie et sur celle de nos proches.

Car il ne faut pas se leurrer! Ce choix de vie va inévitablement avoir un impact sur votre vie sociale et familiale. Il vous faudra accepter que dans votre foyer, tout le monde ne soit pas prêt à vous suivre, accepter que certains ne comprendront jamais votre démarche, même si vous leur expliquez… Et accepter que certains ne respecteront pas nécessairement vos nouvelles valeurs, et continueront à vous offrir des tas de brols inutiles ou suremballés. Il vous arrivera aussi sûrement de vous interroger sur ce que vous mangez lors d’un souper de famille ou de vous sentir mal à l’aise dans un resto parce qu’ils ne proposent que des produits Coca-Cola avec paille et gobelet en plastique… et de vous sentir exaspéré par l’inconscience de certains qui changent de machine à café juste parce que l’ancienne – qui a 1 an – ne va pas avec la couleur de la nouvelle cuisine…

Les bases du minimalisme

A mon sens, il faut trier petit à petit, et non comme Marie Kondo le suggère, tout rassembler pour trier en une fois. D’abord, ca met un bazar phénoménal, ensuite, c’est décourageant car ça fait trop en une fois. Puis je trouve que c’est difficile de trier les vêtements d’été en plein hiver et inversement.

Commencer par de petites choses, des petites surfaces, des petites armoires aide aussi beaucoup car on a rapidement la sensation d’accomplissement et de satisfaction. Personnellement, j’aime trier, ranger et nettoyer en une fois. Donc je travaille par pièce et dans chaque pièce, je procède par armoire.

Ne triez pas les affaires des autres, même si c’est très tentant. Cela doit venir d’eux. Et bien souvent, quand vous vous y mettrez, le reste du foyer suivra.

Les trucs à éviter absolument:

– se dire que ça pourra toujours servir
– garder parce que c’est un cadeau
– garder parce qu’on s’y sent obligé
– trier votre garde robe alors que vous êtes enceinte / en plein régime  ou que vous vous trouvez moche…
– se fixer des objectifs insurmontables (genre trier tout en une semaine)
– désencombrer quand vous êtes en colère

Les seules choses a garder sont celles que vous aimez vraiment et celles qui vous sont utiles au quotidien. Donc votre super appareil à pierrade qui encombre à lui seul une étagère entière pour être sorti une fois l’an (et encore), ça n’a pas beaucoup de sens de le garder. Ce genre d’appareil s’emprunte ou se loue aisément et le votre pourra probablement être revendu à une personne qui mangerait de la pierrade chaque semaine. Et vous récupérerez cette place pour autre chose qui vous plaira plus ^^

Personnellement, je fais les choses anarchiquement, au fur et à mesure de mes envies et de ce qui se présente. J’avais une énorme collection de mangas qui prenaient la poussière, et en réaménageant la bibliothèque, j’ai fait le tri pour ne garder que ceux qui m’ont vraiment plu et que je pourrais envisager de relire volontiers. De même, j’ai évacué mon impressionnante collection de photophores pour n’en garder que quelques uns, cadeaux qui m’évoquent un beau souvenir ou ceux dont l’esthétique me plaît vraiment. Aussi, je trie ponctuellement mes fringues, souvent parce que je vois un truc qui traîne dans ma garde-robe et que je me dit que ça ne me plaît plus ou que je ne le mets jamais. Et il n’est pas rare, en rangeant un ustensile de cuisine que je réalise qu’un truc m’encombre inutilement et que je le relègue dans une caisse « à vendre » ou « à donner ».

Je suis donc assez loin de la stratégie ultra-organisée de Marie Kondo, et j’avoue que ça avance beaucoup plus lentement. Mais ma méthode à l’avantage de suivre mon rythme, mes disponibilités et mes envies. Je ne me force jamais à désencombrer.

Acheter quand on est dans une démarche minimaliste

Au final, le plus gros impact du minimalisme en ce qui nous concerne, intervient dans notre façon de consommer et d’acheter. Déjà les séances « shopping » ne font plus partie de notre vie… C’est le meilleur moyen d’acheter compulsivement des tas de trucs dont on a pas besoin.

Et lorsque nous nous apprêtons à acheter quelque chose, nous nous interrogeons sur l’utilité de la chose, sur sa qualité… En fait, avant tout achat, les questions suivantes s’imposent:

  • Est-ce que j’en ai vraiment besoin?
  • Est ce que cet objet me plaît vraiment ou est ce que je peux en trouver un qui me plaira mieux tout en répondant à mon besoin?
  • Si c’est un objet que j’emploie ponctuellement, est ce que je ne peux pas emprunter ou louer cet objet plutôt que de l’acheter?
  • En ai-je besoin maintenant?
  • Puis-je me permettre cet achat?
  • Ai-je de la place pour ranger cet objet?
  • Est ce que cet objet est de qualité suffisante et va durer dans le temps?
  • Est-ce que je ne peux pas remplacer cet objet par un autre que j’ai déjà?

Si la réponse à une de ces questions est non, alors je diffère mon achat de façon à pouvoir y réfléchir.

Puis viennent les questions plus morales sur l’objet, dépendant de vos valeurs et convictions personnelles:

  • Est ce que cet objet est écologique ou puis-je trouver un produit équivalent qui le soit?
  • Est ce que cet objet est éthique ou puis je trouver un produit équivalent qui le soit?

Une fois qu’on commence à s’interroger ainsi, on s’aperçoit que beaucoup de nos achats sont évitables ou carrément inutiles. D’une part, ça vous fera faire de belles économies et d’autre part, ça vous évitera d’encombrer votre intérieur inutilement. Vous achèterez probablement aussi des objets de meilleure qualité, faits pour durer dans le temps 🙂 Ou encore, vous vous tournerez vers des alternatives telles que les bibliothèques publiques, les ludothèques, les ressourceries, les donneries, les locations et les SEL (Service échanges locaux)

De la, le lien avec le Zéro-Déchet et l’écologie, évidemment. Quand on achète des objets faits pour durer, qu’on loue ou qu’on recycle, c’est aussi tout bénef pour notre planète 🙂

Les bases du zéro-déchet

A l’origine, il y a eu les produits d’entretien et d’hygiène: un produit pour la baignoire, un autre pour les wc, un détartrant, un spécial inox pour l’évier, le produit pour les meubles, celui pour le carrelage, celui pour le sol, les différents produits de lessive… Les vernis, les crèmes, les shampoings, après-shampoing, masques, gel douche, bain moussant… Et autant de flacons qui faisaient grossir notre poubelle de façon exponentielle. Le jour ou on a fait un tri dans tous ces produits et ou on s’est rendus compte que 5 produits suffisaient a remplacer tous ceux la, ça a été le plus gros pas pour réduire nos déchets… Et surtout notre budget!

Puis, il y a eu les mouchoirs en papier, les cotons-tiges, les cotons démaquillants, puis les serviettes de table, l’essuie-tout, les couches et les lingettes… Tous remplacés par du lavable.

En commençant à aller à la ruche qui dit oui, j’ai commencé à prévoir mes sacs et mes contenants, d’abord parce qu’on me le demandait, puis parce que j’ai pris le pli. J’ai cousu des sacs en tissu pour mes fruits et mes légumes, histoire d’éviter le plastique, j’ai pris l’habitude d’emmener des bouteilles en verre pour le lait de ferme et des tupperwares pour les fromages, la viande etc. Notre poubelle à encore fondu…

sacs vrac

Restait les déchets alimentaires, la litière du chat en bois compostable, les pluches du sèche-linge et quelques emballages. La commune ou nous vivions a lancé un projet pilote de sacs poubelle pour les déchets compostables et nous nous sommes portés volontaires pour participer. le sac de 60l tenait un mois au lieu d’une semaine… Et nous avions un peu moins de 25l de déchets compostables, litière incluse. En emménageant à la campagne, dans une maison avec jardin, nous avons initié notre premier compost et le chat, ravi de pouvoir gambader à nouveau, a quasi oublié l’existence même de sa litière.

Puis les poules sont arrivées, se faisant un plaisir de manger les reste de fruits, de légumes, de purée… De même, le lapin et le cobaye qui grignotent les épluchures avec voracité…

Et finalement, nous avons commencé à évincer progressivement le supermarché de nos habitudes. Nous y allons encore une fois par mois environ pour les produits que nous ne trouvons pas ailleurs, comme le sucre, le vinaigre, le cacao… Le reste des courses, se fait à la ferme, chez le boucher, chez le fromager, au moulin ou au marché. Nous y trouvons l’essentiel des produits frais (fruits, légumes, fromage, lait, beurre, viande, poisson…), ainsi que quelques produits artisanaux (farine, miel… ), le tout généralement local, bio et de saison  mais aussi des produits plus exotiques, comme le café, les olives, les fruits secs, les épices, le thé… Tout ou presque peut s’acheter en vrac et certains commerçants offrent même une réduction si on apporte nos contenants ou qu’on leur ramène les leurs.

Reste les féculents que nous achetons soit au magasin bio, si possible en vrac (ou a défaut nous privilégions les emballages en carton recyclable), soit en supermarché. Pour les surgelés et les conserves, nous privilégions le fait maison quand possible. Par exemple, à la saison des tomates, j’achète 10 ou 12 kilos de tomates que je prépare et que je mets en bocaux puis que je stérilise. Hors saison, j’achète de grosses conserves de tomates pelées et je prépare 5 kilos de sauce que je conditionne en petits bocaux. Résultats, 2 boites de conserve a jeter au lieu de 12… et de très grosses économies. Quant aux bocaux, je les récupère auprès de mon entourage 🙂

De même, nos yaourts, le pain, les biscuits, les pâtes à pizza ou à quiche sont faits maison la plupart du temps. A l’heure actuelle, avec les robots pétrisseurs et les fours programmables, faire soi-même devient un jeu d’enfant et ne prends pas tellement de temps.

Enfin, gros poste de déchets pour la plupart des ménages, le gaspillage alimentaire. On estime qu’en Europe, on gaspille environ 80kg de nourriture par an et par habitant. Un gros point donc, est de calculer les justes quantités, et au besoin de valoriser les restes. Par exemple, s’il vous reste des pommes de terre ou un reste de légumes, faites en une salade ou une soupe. Du pain sec? Chapelure, pain perdu, bodding… Si vous achetez de trop grandes quantités, congelez ou mettez en conserve maison 🙂

Quant aux produits ménager et hygiène, je fais  aussi quasi tout maison à partir de savon de Marseille, de savon noir, de vinaigre, de bicarbonate de soude, de cristaux de soude, de percarbonate de soude, de sel, d’huile d’olive, d’eau de chaux et d’argiles. Quelques huiles essentielles comme le tea-tree, la lavande ou le citron égayent mes produits mais ce n’est pas du tout indispensable. Voir mes recette dans les articles Mes petites recettes pour la maison – La lessive et Mes petites recettes pour la maison

Et pour finir, un point qui tombe sous le sens: réparez ce qui peut l’être: reprisez les vêtements, faites entretenir vos électros, réparez les objets usuels… Et si vous devez vraiment remplacer un objet, préférez un objet plus cher mais de meilleure qualité qui tiendra plus longtemps. Si la réparation est impossible, avant de jeter, voyez si vous ou un tiers ne pouvez pas revaloriser ou recycler l’objet (par exemple faire des nouveaux vêtements a partir d’anciens, certains artistes récoltent de vieux couverts, de vieux vélos etc) Et pensez aux ressourceries et aux donneries 😉

Résultat: un sac PMC (bouteilles en plastique,conserves et cartons tetra-pack) par mois environ et un sac de 30l de déchet tous les 15 jours. Nous sommes encore loin du Zéro-déchet, mais on en approche doucement 🙂

Nos prochaines étapes consistent a faire nous même les laits végétaux et les jus de fruits, mais cela requiert d’investir dans un robot ménager plus complet…

Y’a pas qu’à la maison!

Zéro-déchets chez soi, c’est bien! Zéro déchet tout court, c’est mieux ^^

Il y a plein de petits gestes qui peuvent économiser des déchets et des émissions en tout genre. Par exemple, pensez à nettoyer votre boite mail, à favoriser les motricités douces (vélo, marche, transport en commun) et les énergies renouvelables. Achetez en occasion, ou louez ce qui peut l’être. Achetez les produits démarqués pour cause de date de consommation courte ou les fruits un peu plus abîmés pour vos compotes et confitures…. Faites des échanges avec vos amis et votre famille, ou via des groupes: échange de maison pour les vacances, échange de fringues ou d’accessoires de mode (sacs, écharpes etc)…

Initier le pas au boulot aussi! Triez vos déchets au bureau, emmenez votre pic-nic plutôt que d’aller chercher un sandwich, prenez votre tasse fétiche plutôt que les horribles petits gobelets en plastique pour la machine à café…

En bref…

  1. Privilégiez le lavable (coton démaquillants, essuie-tout, lingettes, mouchoirs, serviettes, protections menstruelles, couches…) et le réutilisable / rechargeable (vaisselle, briquets, piles, bouteilles, bocaux…)
  2. Achetez un maximum en vrac, ou à défaut favorisez les emballages recyclables, consignés ou réutilisables. Évidemment bannissez les produits en emballages individuels ou en dosettes et favorisez les grands conditionnements pour les produits de base, le non périssable ou ce que vous pouvez aisément reconditionner.
  3. Faites un maximum maison que ce soit l’alimentaire ou les produits d’entretien et d’hygiène
  4. Calculez les quantités de nourriture adéquates pour éviter le gaspillage, et valorisez les restes en soupe, en salade etc.
  5. Triez les déchets et si possible, faites un compost. Valorisez les déchets en récupérant par exemple le dos des feuilles et des cartons ou les enveloppes pour faire vos listes de courses ou vos mémos.
  6. Réparez ce qui peut l’être plutôt que d’acheter du neuf. Si un objet n’est pas réparable, valorisez le via une ressourcerie ou via des réseaux de récupération ou des artistes.
  7. Achetez durable! Privilégiez la qualité et entretenez adéquatement vos objets pour prolonger au maximum leur durée de vie…
  8. Achetez en occase! Zéro-déchet, ce n’est pas seulement votre poubelle qui est au régime, mais toutes les poubelles, y compris celles de producteurs, celles des autres et celles des magasins 😉
  9. Exit les emballages éphémères (alu, film plastique, sac a usage unique…): favorisez les bocaux, les tupperwares, les boites, les sachets en tissu lavable etc
  10. Pensez à couper vos appareils électriques, à diminuer votre chauffage, à favoriser les énergies renouvelables. D’autant qu’un changement de fournisseur peut s’avérer très intéressant financièrement aussi 😉
  11. Privilégiez les transports en commun, le vélo, la marche… Favorisez les petits commerces locaux, les coopératives de paysans ou d’artisans…

Bon amusement! 😉

 

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Les couches lavables, cette merveilleuse avancée ;)

Quand je parle de notre choix de couches lavables, j’ai souvent des remarques du genre « Waouw, t’es courageuse! » ou alors « Oh, c’est bien parce que tu es mere au foyer, moi, je n’aurais pas le temps… Et puis c’est pas très hygiénique »

J’ai déjà touché un bref petit mot sur les couches lavables, CL pour les intimes, dans mon article Bébé zéro déchet (ou presque…)

Cette fois, je voudrais aborder les couches lavables un peu plus en détail car après 28 mois et demi d’utilisation, je n’ai toujours rien trouvé à redire, et même, je suis encore plus convaincue, puisque sur le point de remettre le couvert avec Bébé’Potam. Elles n’ont que des avantages et on en trouve pour tous les goûts, toutes les morphologies et tous les budgets 🙂

Intrigués? Étonnés? Sceptiques? Enthousiastes?

Suivez le guide 😉

Pourquoi choisir les couches lavables?

Avantage écologique

C’est le premier des avantages qui saute à l’esprit, même si beaucoup restent sceptiques. Certes, la production et l’entretien des couches lavables requiert de l’eau, de l’énergie et des matières premières (coton, bambou, viscose…) et parfois des matières pas vraiment eco-friendly selon les marques (polyuréthane). Mais l’impact écologique reste minime en comparaison avec les couches jetables bourrées de plastiques et de produits chimiques.

Voici un petit graphique qui représente les consommations en matières premières, eau, énergie ainsi que la quantité de déchets produite.

couches

Peu importe, comment vous regardez le tableau, la conclusion est évidente: les couches lavables, même en comptant les lavages restent beaucoup plus écologiques.

Avantage financier

Autre argument de taille, le coût. Comme le montre le tableau ci-dessus, un enfant en couches jetables vous coûtera plus de 1400 euros, et ce prix grimpe d’avantage encore si vous ne jurez que par Pampers. Les couches lavables vous coûteront entre 300 et 500 euros à l’achat, et environ 200 euros en entretien, mais, vous pouvez réutiliser les couches pour plusieurs enfants, ou les revendre une fois que votre bambin n’en a plus besoin.

Clairement, le prix d’achat peut être un peu rebutant car il faut mettre ce budget en une fois. Mais il existe pas mal de groupes de vente de couches en occasion et les bourses se multiplient. Il y a aussi des « donneries » de couches dans certaines maternités, dans certains magasins de puériculture.Vous pouvez donc vous en sortir pour 3 fois rien. Notre premier kit comprenant 3 culottes Bambino Mio et 12 inserts nous a coûté 26 euros, neuf en profitant d’une liquidation. Puis, nous avons racheté des inserts et des culottes supplémentaires en occasion: 12 culottes et 48 inserts pour 40 euros… Et petit’Potam se promène toujours avec, tandis que les 1ères culottes ont été prêtées à la marraine de Bébé’Potam et sont déjà de retour et prêtes pour accueillir les petites fesses de Bébé’Potam 😉 Investissement total: 70 euros. Nous aurions pu étaler cet investissement d’avantage encore car les couches Bambino Mio ont des tailles (4 tailles a l’époque de l’achat, maintenant, ils ont changé leurs modèles en 2 tailles). Je reviendrai plus loin sur les tailles et les modèles 😉

Et il existe aussi, dans certaines régions, des sociétés de location de couches.  Je n’ai pas testé, mais cela peut être assez intéressant lorsque vous devez trouver la couche qui vous convient à vous et à votre bébé. Ou si vous n’etes pas trop sur de vous et que vous souhaitez simplement tester les CL.

A noter enfin, certaines communes offrent une prime pour l’achat de couches lavables et certaines mutuelles permettent d’acheter des couches lavables neuves à petit prix. Renseignez-vous, c’est parfois très intéressant 😉

Avantage santé

Tout le monde a entendu parler de la fameuse enquête de l’association 60 millions de consommateurs. Si pas, voici le petit résumé.

Avec les couches lavables, pas de risques. Des matières naturelles et des lessives spécifiques adaptées aux couches et aux peaux fragiles, sans azurants, sans enzymes…

C’est donc moins de risques d’allergie, mais aussi pas de perturbateurs endocriniens et pas de cancérigènes. Un petit investissement pour la santé à court terme comme a long terme donc.

Avantage esthétique

Honnêtement…

couches-lavables-et-couches-jetables

Qu’est ce qui est plus joli? 😉 Ca se passe de long discours…

Mais que choisir?

Alors une fois que vous aurez décidé de passer aux CL, ou une fois que votre curiosité aura été suffisamment attisée, vous allez entrez dans un très vaste domaine ou il est parfois difficile de s’y retrouver… TE1, TE2, TE3, culottes, inserts, bambou, coton…

Commençons par rassurer ceux qui sont encore sceptiques, non les couches lavables ce n’est plus ca:

couches ancienne1

Mais ceci:

coches modernes

Les différents modèles

On distingue plusieurs modèles nommés TE1, TE2 ou TE3.

Les TE1

Les TE1 sont ce qu’on appelle les tout-en-un. Ce sont les plus simples a utiliser, et généralement, celles que vous aurez le plus facile à faire accepter aux gardiennes et aux nounous.

Elles se composent d’une partie absorbante et d’une partie imperméable (Photo d’une Tots Bots Easyfit)

Easyfit

L’avantage réside évidemment dans la facilité d’utilisation, même pour un parfait néophyte, et elles sont généralement un peu moins chères que leurs comparses composées.Comme dit plus haut, se sont aussi celles qui sont le mieux acceptées dans les collectivités (crèches, nounou…) et qui poseront le moins de souci si Mamy doit garder votre chérubin 😉

Mais elles ont aussi des inconvénients. Vu que la partie imperméable et la partie absorbante sont liées, elles sont plus délicates pour l’entretien. Pas question de les passer à 90°C ou d’employer des cristaux de soude pour le décrassage, et certaines ne vont pas au sèche-linge. Il faut aussi parfois jongler un peu pour trouver le bon modèle adapté à la morphologie de votre bébé, surtout si optez pour des tailles uniques. Vu un lavage plus fréquent de la culotte (puisque attachée à l’insert absorbant), elles ont aussi une durée de vie un peu moindre que les TE2. Enfin, ce sont les moins écologiques de toutes puisque vous devez laver l’entièreté de la couche à chaque fois.

Les TE2 et les TE3

Vous l’aurez deviné, les TE2 sont des tout en 2, composée d’une partie absorbante nommée insert ou booster et d’une culotte de protection. Les TE3 sont ce que l’on appelle les hybrides qui permettent de mettre un insert jetable, ce qui peut être pratique en vacances ou en déplacement. Ces dernières sont cependant assez peu courantes.

Ici en photo, une Bumgenius TE2 à poche et une P’tit dessous

 

Le gros avantage des TE2 est assurément qu’elles s’adaptent beaucoup plus aisément car vous pouvez rajouter des inserts supplémentaires par exemple pour la nuit ou quand votre enfant grandit. Certains modèles sans poches permettent aussi de laver l’insert et de réemployer la culotte de protection, ce qui est bien entendu, plus écologique et moins encombrant dans un sac à langer. L’entretien est également plus facile car vous pouvez lavez les inserts séparément, donc pour les décrassages, vous pouvez monter à 90°C et employer si besoin des produits plus caustiques comme les cristaux de soude ou le percarbonate de soude, sans risque d’endommager l’an membrane imperméable. Elles ont aussi une durée de vie plus longue (Pour info, les inserts bambino mio acheté en occase avaient déjà fait 4 enfants et servent encore pour mon loulou 😉 )

Cependant les TE2 demandent parfois un peu plus de doigté (c’est le cas des Bambino Mio dont il faut plier l’insert de différentes façon selon que ce soit pour un garçon ou une fille. Mais bon, ce n’est pas non plus de l’origami de haut vol… et les tutos vidéos sont très bien faits) et reviennent un peu plus cher à l’achat. Les TE3 sont évidemment moins écologiques et plus chères.

Niveau marques, vous aurez l’embarras du choix. Bumgenius, Tots Bots, Bambino Mio, P’tit dessous, Bambinex, 2mains propre, Imse Vimse, Popolini, Mother Ease, Hamac… Certaines sont fabriquées en Europe, certaines n’emploient que des matériaux naturels, d’autres sont bio… Et elles ont toutes leurs petites particularités. Certaines s’adaptent parfaitement à un bébé et fuitent pour un autre, en fonction de sa morphologie…

Il y a aussi les tailles uniques et les tailles par poids. L’avantage des taille unique est bien entendu que vous investissez une fois et que les couches évoluent avec bébé de la naissance à la propreté. Elles sont toutefois parfois moins bien ajustées que des couches spécifiques pour chaque taille. Autres avantages des couches à taille, vous ne devez pas investir en une fois et si vous souhaitez avoir plusieurs enfants rapprochés,  chacun aura ses couches… 

Ca y est? Vous avez fait votre choix? Ca vous semble encore trop abstrait? Pour ceux qui se sentent plus à l’aise en découvrant avec un guide avisé, je ne peux que vous conseiller de suivre un atelier découverte, comme ceux organisé par Alyne, chez Petite marmite, une très chouette nana, dynamique et sympathique, pleine de bons conseils. Elle vous présentera les divers modèles, les marques, les types… Le tout avec le sourire et dans la bonne humeur dans la région de Namur. Il existe bien entendu d’autres ateliers un peu partout…

Ok! Et maintenant?

Ca y est, vous avez sauté le pas? Vous avez vos couches lavables. Mais comment ca s’entretient ces machins la?

Si vous avez acheté du neuf, vous avez sûrement toutes les explications avec la couche. Si par contre vous vous lancez avec des couches d’occase, vous pourriez etre un peu perdu(e).

Voici donc quelques conseils élémentaires pour bien démarrer.

Avant de commencer

Les couches neuves doivent être lavées plusieurs fois avant utilisation, si possible avec une lessive spéciale. J’ai employé la lessive Potion, une lessive spéciale pour les couches. Il en existe d’autres comme Bambinex. Alyne de petite marmite m’a aussi recommandé la lessive concentrée Lerutan. Dans tous les cas, il faut une lessive sans phosphates et sans glycérine.

L’entretien quotidien

Pour éviter les corvées de grattage, il existe de petits voiles en cellulose bio-dégradables que vous pouvez jeter dans les wc ou au compost et qui retiennent les selles de bébé. En général, si c’est un caca, je jette le voile et je prélave immédiatement la couche avec un savon adapté si besoin.

Il existe ensuite deux écoles pour le stockage en attendant lavage.

stockage-couches-lavables

Ici, nous avons testé les deux méthodes, et à l’unanimité, nous préférons le stockage à sec. Plus léger, pas d’odeur, et surtout plus doux pour les couches et convient à tout type de couches (nous avons de TE1 et des TE2 et employons les 2 indifféremment).

Je rince les pipis et je prélave les cacas et je mets dans le seau en attente de la lessive. Les lundis et jeudis, je mets les couches dans la machine, et je fais un rinçage + essorage. Puis lessive à 60°C avec une lessive sans glycérine et sans phosphates (pas de lessive maison au savon de Marseille, sauf avec du savon deglycériné comme celui de chez Marius Fabre)

Le site des marques de couches P’tit Dessous et Lulu Nature préconisent par ailleurs les lessives suivantes:

  • Apta écologique en poudre
  • Biocoop liquide
  • Ecodoo
  • Leclerc Eco +
  • Leclerc marque repère liquide
  • Leclerc Uni Vert liquide
  • Lidl
  • Potion (lessive spéciale couches lavables)
  • Rainett
  • Super U écologique
  • Ulrich
  • X-tra en poudre
  • X-tra total en poudre
  • Lerutan poudre

Dans tous les cas, divisez les quantités de lessive par 2 (les résidus de lessive encrassent les couches), faite un rinçage supplémentaire et évitez l’adoucissant (il imperméabilise les parties absorbantes) et le vinaigre (il abîme les élastiques).

Certaines marques recommande le séchage à l’air libre et au soleil, les UV ayant un effet anti-bactérien et blanchissant. Si vous habitez La Réunion ou l’Équateur, profitez en. Si comme nous vous habitez un pluvieux petit pays, tenez compte lors de votre achat que le temps de séchage en intérieur est parfois très long et qu’il vous faudra plus de couches si celles que vous choisissez ne vont pas au sèche-linge. Ici, autant nos Tots Bots que nos Bambino Mio vont au sèche-linge. Nous y avons par inadvertance passé une TE1 Bumgenius et elle est sortie nickel… Depuis, elle y passe a chaque lessive.

Les décrassages

Une fois de temps en temps, tous les 2 à 3 mois environ – et un peu plus si vous employez du liniment pour nettoyer les petites fesses – vous devrez procéder à un décrassage. Pour se faire, je lave d’abord les couches comme a l’accoutumée. Ensuite, selon le type de couche et le degré d’encrassement, il existe plusieurs méthodes.

Décrassage avec une lessive spécifique

Je lave à 60° – éventuellement avec un trempage –  avec une lessive spécifique (Potion, Bambinex, Lerutan, Mio Fresh…) ou un tout petit peu de détergent de vaisselle doux (Biotop par exemple). Je termine par un rinçage supplémentaire.

Décrassage sans produit

Un simple lavage à 60°C suffit parfois. Mais honnêtement cette méthode ne me convainc pas des masses. Pour les TE2, certains inserts acceptent un lavage à 90°C, mais cela convient exclusivement pour des couches peu encrassées.

Décrassages de dernier recours

A éviter absolument sur des inserts en bambou et sur les TE1, à moins qu’aucune autre méthode n’ait fonctionné, les cristaux de soude ou le vinaigre. Je lave normalement, puis je laisse tremper les inserts avec 1 cuillère a soupe de cristaux de soude ou 3 cuillères à soupe de vinaigre dans 10l d’eau pendant 6h environ. Puis je lave à 60°C sans aucun produit en cycle long.

Quand décrasser?

Les symptômes des couches encrassées sont divers: odeur d’ammoniaque, fuites, fesses irritées. La fréquence des décrassage varient selon la lessive et les crèmes de change employées, selon la dureté de votre eau etc.

Pour savoir si vos couches sont encrassées, un simple petit test suffit: faites couler quelques millilitres d’eau sur un insert sec. Si l’eau est immédiatement absorbée, c’est ok. Si par contre, l’eau perle avant d’être absorbée, le décrassage est nécessaire.

A noter que les causes de l’encrassage peuvent être diverses: résidus de crème, de liniment, calcaire, résidus de lessive, d’urine etc. Vous aurez donc parfois l’impression que le décrassage n’a pas fonctionné. C’est possible… Un décrassage à la soude ou au détergent de vaisselle sera efficace sur des résidus gras, mais pas sur du calcaire. Et à contrario, un décrassage au vinaigre n’aura que peu d’efficacité sur des résidus d’urine ou de gras. A vous donc de trouver la méthode qui vous convient. Les poudres spécifiques ont l’avantage de cibler spécifiquement les problèmes des couches et donc donnent généralement de meilleurs résultats.

Les accessoires

Les couches lavables requièrent peu de matériel complémentaire… Un  ou deux sacs imperméables pour les déplacements et un seau avec couvercle pour le stockage à la maison. Les voiles de protection sont un plus, mais on peut aussi faire sans (je n’y pense jamais…mais dans ce cas, il vous faudra une petite spatule pour décoller les selles de l’insert).

tots bots

 

Voilà, voilà… Il ne vous reste plus qu’à 😉

Très honnêtement, chez nous ca représente 2 demi-machines par semaine (je vous rassure, l’écolo que je suis remplit les machines avec les lavettes, les essuies, les draps, les bodys, les mouchoirs etc. 😉 ). On ne peut donc pas dire que ce soit vraiment une charge de boulot énorme que d’entretenir des couches lavables… Et à notre rythme de lessive, nous nous en sortons sans souci avec 10 TE1 Tots Bots et 5 culottes TE2 plus 12 inserts Bambino Mio / Bumgenius.

 

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