Salaisons maison

Même si nous essayons de réduire notre consommation de viande, nous sommes de grands fans de bonnes salaisons : Lomo, coppa, viande des grisons…

Seulement voilà, ce genre de charcuterie fine est souvent hors de prix et bourrée de saloperie, dont le fameux sel nitrité, cancérigène avéré dont le rôle est juste de donner une belle couleur…

« Et avec votre jambon, je vous mets un petit cancer du côlon ? » Mmmmmiam!

Du coup, on n’en mangeait plus… Mais ça nous manquait un peu… Puis, j’ai commencé à faire des fouilles sur le net et ça n’avait pas l’air compliqué. J’ai donc testé un Lomo maison. Pour les photos, il va falloir attendre un peu, parce que le premier essai a été tellement concluant qu’il a été dévoré avant même d’être totalement sec…

Depuis, on a remis du porc et du canard à sécher, et le bœuf dégorge encore dans le sel…

Ça y est, je vous ai mis l’eau à la bouche ? Voici la recette !

Il vous faut

– du gros sel

– des tupperware

– des grands essuies en coton propre qui ne sentent pas l’adoucissant ou la lessive (à moins qu’une coppa au Soupline vous tente…😅)

– de la viande (bœuf, porc, canard, mouton…)

– des épices (poivres, herbes, piment d’Espelette, paprika, tandoori)

– de la ficelle de cuisine

– de la place dans une cave à max. 14-15°C ou dans le bac à légumes du frigo.

Commencez par nettoyer la viande à l’eau claire et par la sécher. Mettez la dans un tupperware sur un lit de gros sel et couvrez intégralement la viande de sel. Fermez et laissez dégorger au frais (frigo). Le temps varie selon le type de viande

Comptez:

  • 15h pour du canard
  • 12-18h pour du porc
  • 36h pour du bœuf

Si vous laissez plus longtemps, la viande sera plus salée. Moins longtemps, le séchage sera plus long et il y a des risques de moisissures…

Ensuite, sortez la viande du sel. Lavez la pour la débarrasser des grains de sel, épongez soigneusement dans un essuie propre et sans odeur. Et roulez la viande dans les épices de votre choix.

Ici, j’ai fait canard au poivre noir, Lomo au paprika et piment d’Espelette et bœuf aux herbes de Provence.

Ensuite, enroulez dans un linge en coton propre et sans odeur et ficelez le tout.

Puis vient la partie la plus difficile, celle où il va vous falloir de la patience ! Oubliez votre préparation pendant 4 à 6 semaines dans un endroit frais (cave sèche, ou à défaut, le bac à légumes du frigo. T° max 14°C)

UPDATE : Voici notre Lomo maison :

Bonne dégustation !

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Maman a toujours raison

Mini’potam va sur ses 5 mois, déjà… Cela fait plusieurs mois qu’il y a des hauts et des bas, des périodes où il se porte comme un charme, mais aussi, ces périodes horribles ou mon tout petit se tord de douleur, se jette en arrière, souffre, tète, se crispe, tète à nouveau, pleure… Pour moi, il n’y avait pas de doute des le début, ce bébé souffre de reflux. On a vu pas mal de pédiatres, à commencer par la neonat, puis ceux de l’hôpital quand il a été hospitalisé, celui – toujours à l’hôpital – qu’on a consulté pour le suivi neonat… Ils sont tous passé à côté, prétextant moultes excuses : la fatigue, les coliques, un rhume, un bébé nerveux, un réflexe d’éjection trop fort, la qualité de mon lait (trop riche ou pas assez, selon l’hurluberlu en face de nous)…

Seul notre bon vieux pédiatre à acquiescé quand j’ai parlé de reflux. S’il a prescrit du gaviscon, il n’a toutefois pas cherché plus loin les causes. Nous avons vu un ostéopathe qui a semblé soulager un peu les choses, puis j’ai vu une consultante en lactation qui a voulu me mettre un régime intenable…

Écoutant ma propre intuition, j’ai évincé les protéines de lait de vache (plv pour les intimes). Nous n’avons pas eu le temps de constater l’amélioration puisque le campylobacter, une bactérie plutôt méchante est venue semer le trouble. Hospitalisation, puis antibiotiques que Mini’potam vomissait dans la seconde qui suivait la prise. C’est finalement l’aromatherapie qui a débarrassé Mini’potam de son indésirable invité. Évidemment, la famille a eu tôt fait de dire que c’était la vilaine bébête qui était responsable de ce que j’avais alors pris pour du reflux… Mais sitôt le lait de vache réintroduit, le reflux – qui en était bien un – est revenu.

Éviction totale. L’allergie est confirmée. Le reflux aussi.

Voici donc presque 2 mois que je ne consomme plus aucun produit contenant du lait de vache. Et le reflux s’est largement calmé.

Malheureusement, le lait de vache n’est probablement pas le seul responsable, car le reflux reparaît de temps à autre… L’enquête est ouverte pour trouver le ou les coupables… Suite au prochain épisode donc…

Moralité de l’histoire : une maman sait quand un truc ne va pas avec son bébé. Toujours écouter l’instinct d’une maman 😉

Au risque de me faire (encore) des copines…

Il y a quelques jours, je discutais avec une connaissance, qui devrait accoucher dans quelques mois. Dans la conversation, le sujet de l’allaitement arrive évidemment sur la table… Et là, cette nana me dit qu’au delà de quelques mois, c’est trop long… Heu… Je lui dit que Petit’potam, 3 ans fin novembre est toujours allaité ou….? 😅

J’avoue je n’ai pas eu le courage de débattre avec elle sur le sujet tant les arguments sont nombreux et tant je me suis déjà répétée. Alors donc, une fois pour toute, voici les arguments en faveur de l’allaitement, et au passage de l’allaitement « long » et de l’allaitement en tandem.

À noter pour les adeptes du biberon: il ne s’agit pas d’un pamphlet anti-biberon, mais bien d’une argumentation en faveur de l’allaitement. La nuance est de taille puisque je n’ai rien contre les mamans qui font ce choix, pour autant qu’il soit fait en connaissance de cause et qu’il soit éclairé et réfléchi.

Ceci étant dit, revenons en à nos moutons… ou plutôt à nos bébés.

Pourquoi allaiter? Et pourquoi allaiter longtemps, voire en tandem

Pour votre bébé

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé sont l’argument le plus évident mais malheureusement, ce n’est pas une évidence pour tous… Alors, ouvrez vos mirettes :

LE LAIT MATERNEL EST TOUJOURS LE LAIT PLUS ADAPTÉ À VOTRE BÉBÉ

–  » Oui, mais j’ai des jumeaux/triplés »

MÊME !

– « Oui, mais il a du reflux »

ENCORE PLUS! (J’en parlerai plus loin 😉 )

– « c’est un prématuré ! »

RAISON DE PLUS!!!

– « Oui mais il a des coliques »

CE SERA PIRE AVEC UN BIBERON !

– « Oui mais… »

NON! Non, non, non et mille fois, non! Vous avez déjà vu un bébé panda téter un éléphant ? Un veau téter un chien ? Une baleine téter un dauphin ?

Non? Alors pourquoi diantre le lait d’une vache serait il mieux adapté à votre bébé ?!? À chaque espèce le lait de sa maman et les bébés seront en bonne santé…

Voila la différence fondamentale entre le lait d’une vache, celui d’une femme et du « lait » en poudre, ce qu’au Quebec, ils nomment « PCN ou préparation commerciale pour nourrissons

composition-lait

Et je vous invite a consulter ce document pdf pour tout ce qui est facteurs immunologiques, hormones etc.

tableau-comparatif-de-la-composition-du-lait-maternel

On d’accord, c’est pas DU TOUT la même chose, n’est-ce pas?

 

– « Oui, mais je ne sais pas allaiter »

Seule une toute petite minorité de femme ne sait pas allaiter. À vrai dire, même une maman qui adopte sait allaiter… Même les hommes le peuvent… Et il arrive même qu’une grand mère ait une montée de lait en présence de son petit-enfant nouveau né… C’est dire… Donc a moins d’une réelle pathologie, toutes les femmes savent allaiter. Nous reviendrons plus tard sur le « manque de lait » , les douleurs etc. Mais moins de 5% des femmes sont vraiment incapables d’allaitement… Les autres ont juste été mal informées, découragées, mal suivies ou conseillées ou n’ont pas eu le soutien nécessaire.

À noter, le corps médical est globalement mal formé sur l’allaitement maternel. En Belgique, même les pédiatres n’ont pas de formation spécifique, à moins de faire le choix de cette « option ». Une sage-femme aura en moyenne une vingtaine d’heures de cours sur le sujet. Une consultante en lactation fait une année d’étude complète avec l’allaitement pour seule matière, 5 jours par semaine et 8h par jour… Je vous laisse faire le compte… 😉

 

Bon, voilà, la moitié des lectrices (et lecteurs) ont déserté… 😅 Pour celles et ceux qui restent, voici quelques explications plus poussés et les explications scientifiques à ce qui devrait être une évidence pour tous.

Système immunitaire partagé

D’abord, votre lait s’adapte à votre bébé. Au diable les racontars de bonne-femme… Non, votre lait ne va pas être plus gras si bébé est maigrichon, non. La teneur en graisses est constante entre 3 et 5%. Par contre, si bébé est malade, vu que vous serez forcément exposée au virus ou à la bactérie qui affecte votre enfant, vous produirez l’anticorps adapté et lui transmettrez par votre lait. Il guérira donc plus vite. Et, en cas d’allaitement en tandem, vous protégerez de même le reste de la fratrie. Génial, non?

Toujours adapté

Votre lait change en fonction de l’âge du bébé. D’abord colostrum au cours des premiers jours, il devient lait de transition puis lait mature. Sa composition s’adapte au fil du temps pour répondre aux besoins spécifiques de chaque âge.

En outre, le lait maternel évolue aussi en cours de tétée. D’abord plus riche en eau en glucides et en minéraux, pour assurer une bonne hydratation, puis en protéines et enfin en graisses en fin de tétée de sorte à procurer un sentiment de satiété.

Comme dit plus haut, le taux d’anticorps varie aussi en fonction des besoins de bébé.

Le choix santé

Le lait maternel est antiallergique, exempt de mauvaises bactéries ou de risques de contamination externes, est toujours à la bonne température donc pas de risques de brûlure, et est assimilable à 100%.

Il est aussi moins pollué que les laits en poudre et les eaux en bouteille (on ne va même pas parler de l’eau du robinet !!!). Même une mère vivant en lisière de champs traité aux pesticides, fumant la cigarette, buvant du coca et mangeant au Mac Do tous les jours produit un lait plus sain que le plus clean des laits en poudre.

Attention, je ne veux pas dire qu’il est OK de fumer, de mal manger pendant l’allaitement, mais bien souligner que même dans de mauvaises conditions le lait maternel reste le meilleur choix pour votre bébé.

Exception sur les traitements médicamenteux. Mais là, il existe souvent des alternatives compatibles avec l’allaitement maternel. Parlez-en avec votre médecin et demandez lui de se référer au CRAT (centre de recherche sur les Agents teratogenes).

Dentition

Outre cela, l’allaitement maternel développe les muscles de la mâchoire grâce au mouvement de succion, totalement différent de celui nécessaire pour un biberon. Allaiter – et qui plus est allaiter longtemps – réduit considérablement les risques de devoir faire appel à un orthodontiste (à la place, vous vous offrirez des vacances 😉 ). A moins bien sûr qu’une tétine ou un pouce vienne semer la pagaille dans la jolie (future) dentition de votre progéniture. Alors à ce sujet, même si votre enfant arrête de sucer son pouce ou sa tétine avant l’arrivée de ses dents définitives, cela entraîne une modification de la forme de la mâchoire et à donc un impact même avant le développement des premières dents de lait.

Sécurité, chaleur et amour

Le sein maternel n’est pas seulement nourricier, il est aussi un havre de sécurité qui rappelle à bébé le doux temps passé au creux de votre ventre. Quand il tète, bébé sent votre odeur, votre chaleur, entend votre cœur et votre voix, est bercé par votre respiration… Mais surtout, votre lait lui rappelle le goût du liquide amniotique. La nature fait merveilleusement bien les choses, non? Elle va même plus loin… Lors des tétées vous sécrétez des endorphines, les hormones du bien-être et vous en transmettez évidemment à votre petit lors des tétées. Cet échange hormonal facilite le lien affectif entre la mère et l’enfant, mais facilite aussi l’endormissement (du bébé et de la maman !) et soulage les petits bobos, les angoisses, les gros chagrins…

Un investissement pour le futur

Les récentes études démontrent qu’allaiter jusque 1 an voire plus diminue les risques d’obésité, de diabète, d’allergies… Et favorise le développement cérébral, pouvant influencer favorablement le QI de plusieurs points…

Une diversification plus facile

Les bébés allaités développent déjà leurs papilles et seraient donc plus enclins à goûter et à aimer des aliments très variés.

Des apports importants

Si jusqu’à 6 mois le lait maternel est le seul apport de votre bébé, l’allaitement reste un apport important même après la diversification. Ainsi, à 2 ans, le lait maternel apporte encore 31% des apports énergétiques, 38% des apports en protéines, 45% des apports en vitamine A et 95%en vitamine C.

Mais aussi 76% des apports en folates et 94% en vitamines B12.

Oui, mais si je complémente ? Ou si je donne du lait en poudre il y a aussi des vitamines. Oui. Sauf que que dans le lait maternel, les éléments sont dans une forme plus facilement assimilable…

Pour maman

Perte de poids

L’allaitement favorise la perte des kilos pris pendant la grossesse, voire plus. En effet, à lui seul, l’allaitement consomme environ 300kcal par jour. Soit une heure de natation… Je vois celles pour qui le survet’ rime avec canap’ sourire 😉

Alors certains vous diront qu’il épuise les réserves de la mère. Oui, c’est un fait. Mais vous pouvez adapter votre régime alimentaire, notamment en augmentant légèrement votre ration. Vous pouvez consommer des oléagineuses (noix, amandes, noisettes…) et des fruits et légumes frais pour palier aux éventuelles carences en minéraux et en vitamines. Ou à défaut, continuer à prendre un complément alimentaire spécifique grossesse et allaitement.

Protection contre le cancer sein

L’allaitement maternel protège contre le cancer du sein. (Je dois vérifier le pourquoi du comment, je mettrais à jour après avoir trouvé une réponse complète, mais à priori, c’est une question d’hormones)

Réduction du risque de dépression post-partum

Lors de l’allaitement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour responsable notamment du lien mère-enfant, mais aussi des endorphines, les hormones du bien-être et un puissant anti-dépresseur. Mieux que le Prozac 😉

Diminution de l’effluvium télogene

Autrement dit, vous perdrez moins de cheveux si vous allaitez… Après avoir eu une chevelure de sirène pendant des mois, les semaines qui suivent l’accouchement seront ponctuées de poignées de cheveux dans le siphon de la baignoire, sur votre brosse, dans l’évier, le lit, sur votre manteau, vos pulls, le canapé, bébé, dans le caleçon de votre mari… Bref partout ! L’allaitement maternel réduit ce désastre capillaire. Malheureusement, il ne l’empêche pas. Mais les hormones de l’allaitement limitent la catastrophe…

Retardement du retour de couches

Non, l’allaitement n’est pas un contraceptif fiable. Mais, il retarde le retour des cycles fertiles. Tant que bébé tète au minimum toutes les 6 heures, les ovaires restent – en principe – au repos.

Un meilleur sommeil

L’allaitement, grâce aux endorphines, permet à maman de se rendormir plus facilement.

Pas besoin de courir dans la cuisine, d’allumer les lumières, d’attendre que l’eau chauffe, le tout avec bébé qui hurle… De mesurer la bonne quantité de poudre, d’en mettre partout parce qu’on dort à demi, de verser à côté, de recommencer… On « pop une bulle »¹ et c’est prêt ! Et en cas de cododo, pas besoin de se lever, on ouvre un oeil, hop on « plug » le bébé et maman et bébé se rendorment sereinement.

Pour la famille

Le portefeuille familial

Attention, je lâche une bombe : le lait maternel est gratuit ! Et il ne nécessite quasi aucun matériel. Il est toujours prêt, toujours à bonne température, toujours disponible. Et il représente une économie plutôt importante puisque le lait premier âge coûte entre 12 et 40 euros, soit en moyenne, 26 euros. À raison d’une boîte par semaine pendant 6 mois, soit 26 fois 26, ca fait quand même 676 euros. Et après, il vous faudra encore du lait de suite, au minimum jusque 1 an, voire plus si vous avez un petit mangeur…

Ça fait de belles vacances non? 😉

La facilité et la flexibilité

Rien à transporter : pas de bouteilles d’eau, de poudre, de biberon, de brosse goupillon… Et même si un souper s’improvise chez des amis, pas de risque de panne. Tout est toujours disponible, pas besoin d’équipement, d’électricité, d’eau pour nettoyer le matériel… L’allaitement, c’est plus de flexibilité, c’est plus de facilité, c’est moins de barda à trimballer et à porter…

Le décolleté sexy

Demandez à votre homme, il vous expliquera 😉

À noter que l’allaitement ne détruit pas la poitrine. À part si vous faites un sevrage à la barbare du jour au lendemain. Si par contre, vous allez au sevrage naturel qui permet à l’enfant de diminuer les tétées progressivement, vos seins reprendront leur forme d’avant. À noter que le port du soutien-gorge est bien plus destructeur que l’allaitement car il empêche les muscles de votre poitrine de faire leur job… Et vous vous retrouvez avec des seins jusqu’aux genoux faute de muscles… 😉

Un lien magique

Que ce soit le lien mère-enfant ou le lien entre frères de lait, le lien maman-papa (car oui le papa a un rôle important à jouer dans allaitement !) l’allaitement créé des liens extraordinaires.

L’argument anthropologique

Selon des études anthropologique très sérieuses qui comparent l’âge de sevrage par rapport à la durée de la gestation chez différents primates, le petit humain devrait être allaité entre 4 et 7 ans pour conserver le même rapport entre durée de la gestation durée de l’allaitement que chez nos cousins les singes.

Les recommandations de l’OMS

Enfin, a noter que l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif dans les 6 premières années de vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’au moins 2 ans et plus si la mère et l’enfant le souhaitent.

Un peu de théorie : les mécanismes de l’allaitement

L’allaitement est la suite normale de l’accouchement. Il se prépare pendant la grossesse et est – au début en tout cas – une question de chimie hormonale.

Lors de l’accouchement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. C’est grâce à elle (notamment) que l’utérus se contracte et que les glandes mammaires se mettent en route. La production, au départ est donc endocrine, c’est à dire qu’elle dépend des hormones sécrétées par un autre organe . Elle va rester endocrine pendant 6 à 8 semaines, avant de devenir autocrine, c’est à dire qu’elle est induite par les hormones sécrétés par la glande mammaire elle-même. Pour faire simple, je vais faire une analogie. Imaginez que vos seins sont un entrepôt plein de marchandises. Lorsque votre client passe commande votre entrepôt de vide et le responsable de l’entrepôt, en bon gestionnaire passe commande pour ne pas tomber en rade. Bébé, c’est votre client, et la tétée, c’est sa commande. Dans vos seins, il y a des tas de cellules qui stockent le lait. Des que ces stocks se vident, ces cellules envoient un message – sous forme d’hormones – pour relancer la production. Autrement dit, si bébé tète, vos seins produisent. Une fois l’allaitement mis en place , donc au delà des 6 à 8 semaines après l’accouchement, la panne sèche est quasi impossible, puisque le lait est produit à la demande.

Quasi ? Oui, car il existe de très rares cas, notamment liés au stress, ou la panne est possible. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’évidemment il y a des trucs pour favoriser la lactation :

  • La proximité avec votre bébé : portage, cododo, peau-a-peau. D’une part ces techniques sécurisent bébé, mais aussi elles permettent une communication hormonale entre bébé et maman et favorisent le lien d’attachement, qui favorise la lactation grâce à l’ocytocine (encore elle, hé oui!)
  • Certains aliments : fenouil, anis, avoine, son de blé, Malte d’orge, légumineuses, levure de bière, oléagineuses…
  • Boire beaucoup d’eau
  • Mettre papa a contribution : demandez au papa de vous apporter à boire lors des tétées, de vous prendre dans ses bras, de vous massez un peu le dos ou les épaules… Bref, de vous faire vous sentir bien.

Et le truc génial aussi, c’est qu’il est possible de relancer une lactation qui s’est arrêtée ou qui faiblit.

À noter, le volume tiré avec un tire-lait n’est pas indicative. Certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait pour diverses raisons (douleur, stress, tire-lait pas adapté). Cela ne veut strictement rien dire.

Quand allaiter n’est pas facile…

Si allaiter est ce qu’il y a de mieux et de plus naturel, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour certaines et ce n’est pas inné !

Voici les conseils pour favoriser un allaitement harmonieux :

  • Mettez bébé au sein des qu’il le demande. Oubliez les horaires de tétée, les rythmes imposés. Suivez les signes de bébé et votre instinct
  • Ne mesurez pas. Pas de pesée avant /après. Faites confiance à votre bébé, il sait ce dont il a besoin. Tant qu’il mouille bien ses couches (6 par jour) et qu’il a des selles régulières, tout va bien. Les courbes de prise de poids sont purement indicatives et ne sont généralement pas adaptées à l’allaitement maternel. Si un médecin, un pédiatre ou une infirmière vous dit que bébé ne prends pas assez de poids, mais que les couches sont mouillées régulièrement et que son état général est bon, demandez un autre avis (si possible pas dans la même institution).
  • Restez proche de bébé : favorisez le portage, le cododo, le peau-a-peau…
  • Faites vous plaisir : il n’y a aucun aliment interdit pendant l’allaitement. Même un petit verre de vin ou de bière est possible à condition de ne pas en abuser . En effet, l’alcool passe dans le lait maternel en très petite quantité. Par exemple, avec 0,5g d’alcool dans le sang (2 verres de vin) il y a la même quantité dans votre lait, soit 0,5g/litre de lait. C’est à dire 0,05%. Sachant que bébé tète moins de 200ml, il aura moins de 0,1g d’alcool. Pas non de problème non plus à manger des sushis, un tartare de bœuf, des piments ou de l’ail. Au contraire, plus vous variez votre alimentation, plus bébé aura un large éventail de goûts, de quoi éveiller sa curiosité gustative et favoriser l’envie de goûter à tout plus tard.

 

Certains facteurs externes entravent le bon fonctionnement de l’allaitement, notamment la péridurale, le stress… Je ne suis pas médecin, et pas (encore) consultante en allaitement, mais voici les principaux problèmes dont j’ai entendu parler.

Les crevasses

Problème numéro un de toutes les mamans, les crevasses. Elles peuvent être normales au début, mais si elles durent, elles sont souvent signe d’un problème comme une mauvaise prise en bouche du sein, une mauvaise position.

Solution : préférez des compresses lavables que vous imbiberez légèrement de votre lait. C’est le meilleur cicatrisant et zéro risque d’allergie. Si le problème dire, allez consulter une consultante en lactation

Les engorgements

Fréquents au début, ils témoignent de la mise en place à de l’allaitement. Par contre, s’ils se prolongent, que vous faites de la fièvre, allez consukter une consultante en lactation ou, à défaut un médecin pro-allaitement.

Solution : massez la zone douloureuse et appliquez des compresses d’argile et de la chaleur.

NB: même en cas de mastite, vous pouvez continuer à allaiter. Il existe des solutions compatibles avec la poursuite de l’allaitement.

Bébé pleure au sein

Plusieurs possibilités :

1 – Le lait ne vient pas assez vite. Dans ce cas vous pouvez aider en utilisant des techniques d’expression manuelle (massage ou compression légère du sein) ou en stimulant simultanément l’autre sein, par exemple avec un tire lait.

2 – le lait vient trop vite. Privilégiez les tétées en position couchée, limitez la consommation d’aliments et de tisanes galactogènes.

3 – bébé fait un pic de croissance : le pic de croissance est le 1er facteur d’arrêt de l’allaitement car la mère et l’entourage pensent que le lait maternel est insuffisant en quantité ou en qualité. Les pics de croissance sont fréquents et correspondent à des périodes ou bébé passe plus de temps au sein, réclame plus souvent, voire parfois s’énerve au sein. Ils surviennent au 3-6-9-12 (semaine et mois) et sont normaux car ils permettent d’adapter la lactation.

Bébé a du reflux ou des coliques

Si un de ces problèmes perdurent ils doivent vous amener à consulter une consultante en lactation IBCLC.

Pour éviter les coliques pensez à faire faire son rot a bébé en fin de tétée. Privilégiez la position assise pour le tétées de façon à ce que l’air avalé puisse remonter plus facilement.

Certains aliments peuvent favoriser le reflux et les coliques mais c’est à voir au cas par cas. Comme certains aliments peuvent ne pas vous convenir, certains aliments ne conviennent pas à votre enfant. Il n’y a pas de liste d’éviction miracle. Certains bébé sont intolérants au gluten, au lait de vache, aux cacahuètes…Dans tous les cas, l’éviction commencera avec les principaux allergènes : lait de vache, oeufs, gluten, … Pour évincer un aliment, n’en évincez qu’un seul à la fois, sur une durée de 2 à 4 semaines et observez s’il y a amélioration. Réintroduisez ensuite l’aliment en une fois et voyez si les troubles reviennent.

À noter que les tests cutanés d’allergie ne sont pas toujours efficaces car les réactions se produisent parfois que 48h plus tard, et parfois, même pas sur la zone testée.

La reprise du boulot

C’est probablement aussi une des grandes raisons de l’arrêt de l’allaitement. À savoir, en Belgique, vous avez droit à une demi-heure de pause quotidienne pour tirer votre lait, voire à un congé d’allaitement dans certains cas.

Le mieux est de constituer une réserve de lait congelé (il se conserve jusqu’à 6 mois au congélateur) sous forme de petit glaçons de 20ml, à dégeler au fur et à mesure. Grâce à votre pause, vous pouvez continuer à tirer votre lait 2 ou 3 fois sur la journée. Pour trouver le bon tire-lait, n’hésitez pas à louer plutôt que d’acheter, et au besoin à tester différentes marques.

Mais, comme nous l’avons vu plus haut, la lactation obéissant à la loi de la demande, vous pouvez optez pour un allaitement mixte si vraiment vous ne pouvez pas tirer votre lait.

Belle aventure lactée!

Marraine d’allaitement

Avec 35 mois d’allaitement à mon actif, je propose mon aide bénévole pour accompagner des jeunes parents dans leur aventure lactée, en répondant aux questions, en offrant soutien et écoute, par mail, skype ou téléphone (donc partout dans le monde). n’hésitez pas à me contacter.

 

Sources:

Tartinades

Je vous ai parlé hier des tartines du petit déjeuner et des alternatives à la confiture et aux pâtes à tartiner commerciales trop riches en sucres et en graisses.

Certains me diront qu’il est difficile de se passer de ces tartinades, par manque d’alternatives, de temps, d’idées… Voici donc quelques petites idées de tartinades sucrées et saines.

Les tartinades fruits et noix

L’idée est de faire une panade de fruits épaissie ave une poudre de noisettes, d’amandes, de coco, de noix… Ultra simple, elle se réalise en quelques minutes au mixer ou à la main.

La base est la banane – à choisir pas trop mûre – qui donne une texture onctueuse. Ensuite à vous de varier les plaisirs: poires et amandes, coco-mangue, coco-ananas, pommes-noisettes, cerises-amandes, banane – cacahuètes, banane – coco…

On peut aussi ajouter du yaourt ou du fromage frais.

La tartinade se conserve dans un bocal ou un tupperware au frigo quelques jours. Pour limiter l’oxydation, ajoutez quelques gouttes de jus de citron.

Le + : les fruits secs vous apportent des minéraux et des oligo-éléments, des acides gras essentiels et des protéines

Le houmous au chocolat

La célèbre crème de pois chiches n’est plus à présenter. Je vous propose une version sucrée et chocolatée.

Pour la réaliser, il vous faudra 500g de pois chiches cuits, 3 grosses cuillères à soupe de cacao pur (non sucré), 30ml de miel ou de sirop d’érable (ou de la stevia si vous voulez éviter les sucres).

On passe le tout au mixer et voilaaaaa!

À déguster sur du pain, des cracottes ou des dips de fruits 🙂

La variante fruitée: on mixe des fruits frais ou surgelés (fruits rouges) avec les pois chiches, en ajoutant éventuellement un peu de sucre.

Le + : des protéines, des fibres, des minéraux, des vitamines, des oligo-éléments… Peu de calories et délicieux !

Qui a dit que manger sainement est ennuyant ? 😉

Bon appétit !

Les idées petit déjeuner saines, rapides et faciles

Il y a peu, j’ai repris des cours universitaires en ligne. Parmi les matières que j’ai choisies, il y a 3 cours de nutrition : les fondements, la nutrition dédiée aux enfants et la nutrition de la femme enceinte et allaitante. Je dois dire, ça me passionne ! J’ai appris beaucoup et en particulier, j’ai découvert le concept de densité nutritionnelle, c’est à dire l’apport en nutriments par rapport à l’apport calorique. On dira qu’un aliment très calorique qui apporte peu de nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés…) à une faible densité nutritionnelle, l’exemple type étant un hamburger de fast food, alors qu’un aliment faible en calories mais riche en nutriments aura une forte densité. C’est le cas des fruits et des légumes, des céréales complètes, des légumineuses, des oeufs bio¹, des viandes maigres, des poissons et des crustacés… Évidemment, ce sont les aliments à forte densité nutritionnelle qui sont à privilégier.

Autre point qui m’a marquée : la consommation de sucre plus qu’excessive propre à notre société. Normalement, un adulte normal ne devrait pas ingérer plus de 25g de sucres libres (donc on parle des sucres ajoutés, pas des sucres naturellement présents dans les fruits, les céréales, le lait ou le yaourt nature). 25g, ça fait 5 cubes de sucre en morceaux ou 1 verre de grenadine ou de jus de pomme… Autant vous dire que le jus de fruits du matin, la tartine au choco, le sucre dans le café, les 2 verres de grenadine… On est presque à 5 fois la quantité normale… Glops!😳

Bref. Cela m’amène naturellement à repenser notre façon de manger, même si globalement, nous étions déjà bons élèves par rapport à la moyenne nationale puisque nous ne consommons pas de biscuits, de desserts industriels, de sodas… Et pas de plats préparés qui regorgent de sucres cachés…

Notre point faible est clairement le petit déjeuner, qui comme pour beaucoup de compose souvent d’une tartine, accompagnée de confiture ou de choco, d’un jus et d’un café (sucré !) : trop sucré, peu de protéines, peu de fruits et légumes frais… Parfois, c’est un granola ou un porridge, mais je dois dire que depuis la naissance de mini’potam, lorsque j’ai du pain à la maison, les tartines sont souvent de la partie. Alors en soi, le pain n’est pas un souci, c’est surtout ce que nous mettons dessus qui est problématique. Voici donc quelques pistes pour re-équilibrer nos petits déjeuners.

Pour les addicts au pain

Privilégiez le pain complet, celui avec des graines ou des noix, des fruits secs… Et variez les plaisirs.

En accompagnement, optez pour du fromage, une tartinade de fruits frais, juste écrasés avec un peu de yaourt nature éventuellement, du beurre de cacahuètes, de sésame (tahin) d’amandes ou de noisettes, des oeufs brouillés, en omelette, sur le plat, à la coque… Ou à la suédoise, du poisson fumé.

À l’anglaise, le porridge

Rapide et facile, le porridge est un incontournable des matins d’hiver. Je le prépare avec un lait végétal et des fruits secs non sucrés, mais dont les sucres naturels vont donner du goût au gruau, et des fruits frais. Certaines associations sont vraiment extra :

  • Abricots secs, amandes effilées dans le lait d’amandes
  • Figues séchées, noix, noisettes dans du lait de noisettes
  • Pruneaux d’Agen, pommes, noisettes dans du lait de noisettes
  • Lamelles de mangues séchées, bananes séchée, copeaux de coco et lait de coco

Je prépare mon gruau dans un poêlon en mettant d’abord le lait à chauffer avec les fruits secs, puis j’ajoute l’avoine et éventuellement d’autres flocons comme du son de blé, et des graines comme du chia, de l’amarante, des graines de courge…

Version estivale, le granola

Ici c’est yaourt de soja non sucré vu les allergies au lait de vache, à combiner avec des fruits frais, des fruits secs et des céréales

Idéalement, un mélange de céréales (avoine, blé, riz…), de graines (lin, tournesol, pavot, chia, courge…) et de noix variées. Éventuellement juste grillés au four. On peut ajouter des fruits séchés, et évidemment plein de fruits frais. Les fruits surgelés peuvent aussi trouver une place dans ce festin, par exemple en mixant des fruits rouges surgelés avec le yaourt…

La star des weekends : muffins de banane

Ultra rapide et simple: j’écrase 4 bananes très mûres avec 6 cuillères à soupe de flocons d’avoine, 2 oeufs, 3cs de noix de coco râpée, 1cs de cacao pur (facultatif) et 1 pincée de poudre à lever.

Je mets dans des moules à muffins et zou, au four pendant 15minutes à 150°c.

À déguster encore tièdes, parce qu’ils n’auront pas le temps de refroidir 😉

De quoi démarrer la journée avec le plein de bonnes choses

Et vous? C’est quoi vos idées petit déj?

¹ les oeufs bio contiennent plus de nutriments de par l’alimentation des poules. Le mieux? Une poule dans le jardin !

Etiquette(s)

Ceux qui me suivent sur mon blog personnel le savent déjà, j’ai appris il y a quelques jours – à 33 ans – que je suis autiste Asperger. Oui, vous avez bien lu, autiste. D’ailleurs, dans le DSM-V, la bible des psychiatres, on ne parle même plus de Syndrome d’Asperger, mais bien de Trouble du spectre autistique, ou TSA pour les intimes.

Je ne vais pas vous écrire ici un long article sur ce qu’est le syndrome d’Asperger, d’autres l’ont très bien fait et je n’en connais pas encore assez sur le sujet à ce jour. Mais pour ceux qui souhaitent en savoir plus, je vous invite à lire l’excellent article sur le site Wikipédia ou encore sur ce site dédié à l’autisme.

Non, simplement, je m’aperçois que cette étiquette explique bien des choses. Comme mon besoin irrépressible de planifier, d’organiser. Comme mes centres d’intérêts si pointus, mon hypersensibilité, mon hyperémotivité… Cela explique mes angoisses et mes « crises » (qui sont en fait ce qu’on appelle des « effondrements autistiques » et résultent d’une surcharge émotionnelle et/ou cognitive)

Le diagnostic ne changera pas qui je suis et n’amènera, je pense, pas grand changements à notre vie. Mais il soulève des questions, notamment parce que les TSA sont encore très méconnus et que nous ne savons pas encore si c’est génétique ou si cela résulte de facteurs environnementaux. Parmi les questions qui nous taraudent aujourd’hui, Papa’pottam et moi nous posons bien évidemment des questions par rapport à nos petits – en sont ils atteint aussi et, si oui, à quel degré? – mais aussi par rapport à notre avenir. Parce qu’évidemment, cela a un impact sur la vie professionnelle, mais aussi sur notre vie sociale.

Et puis se pose la question du regard des autres. Moi ca m’est relativement égal… Mais qu’en sera-t-il pour mes enfants, leurs professeurs, leurs copains, les collègues et la famille de Papa’pottam ou même ma famille et mes amis… Qu’en sera-t-il quand viendra l’heure de reprendre une vie professionnelle?

Je n’ai pas de réponses à ces questions, pour le moment. Je sais que je vais avoir un accompagnement pluridisciplinaire avec des psychologues, des psychiatres, des ergothérapeutes, des assistants sociaux, etc. Mais le système étant ce qu’il est, il y a des listes d’attente et il faudra du temps avant de trouver les réponses, de mettre les solutions en places, de trouver un nouveau rythme…

En plus de cette bombe qui a été lâchée il y a quelques jours à peine, Petit’potam faisait sa rentrée ce vendredi. Encore des rythmes chamboulés, des routines à installer, du stress…

Ne vous méprenez pas, je ne me plains pas. Ce sont de bonnes nouvelles car les choses avancent, des portes s’ouvrent, même si d’autres se ferment… Mais c’est une période riche en changements, en surprises, en aventures, en questionnements…

Bref, voila pourquoi le blog est un peu en latence en ce moment…. Mais ne vous inquiétez pas, tout le monde va bien 😉

Quelques gouttes d’eau

Petit article inutile, juste pour partager ma bonne humeur… Ce matin, organisation un peu différente de l’habituelle. Papa’potam a pris les petits pour descendre et j’ai pu prendre ma douche. Sans Petit’potam qui crie et fait des bêtises pour attirer mon attention, sans Mini’potam qui pleure parce qu’il veut les bras ou l’écharpe… Bon, pas la douche de 2h avec gommage et massage après. Juste une douche chaude, savon et shampoing. Et musique. Juste une douche au calme pour démarrer la journée sereinement.

Fichtre, le bonheur tient à peu de choses quand on est parents 😂

Une rencontre…

9 mois d’attente – enfin, un peu plus… Et puis… Une rencontre. Pas comme on l’espérait, pas comme on l’avait préparée, mais finalement, aussi magique et aussi belle que puisse l’être ce genre de rencontre…

D’abord, il y a eu un suivi de grossesse cool, sans surmédicalisation, juste à l’écoute de mes besoins et de mon corps et un projet de naissance à la maison, physio, intime, serein… Mais l’assurance hospitalisation en a décidé autrement. 3 semaines avant la date prévue du terme, DKV nous annoncent qu’ils ne prennent pas en charge l’accouchement à domicile. Nous savons que nous ne pouvons pas nous permettre cette dépense. Un peu dans le rush, nous nous lançons a la recherche d’une maternité qui collera plus ou moins a nos valeurs et à notre philosophie…

C’est finalement à l’hôpital d’Auvelais (Centre hospitalier Régional du Val de Sambre) – dont la maternité a été refaite il y a quelques années, que nous trouvons l’accueil et l’écoute que nous recherchions. Le sage-femme qui suivait jusque la ma grossesse nous dit que c’est juste du « marketing » pour appâter le chalant et que ce ne sera pas mieux qu’ailleurs. Mais bon, il fallait bien se décider et j’ai décidé de faire confiance a mon instinct.

Le 22 mai, date prévue pour l’accouchement, pas de signe que Bébé’Potam ait envie de pointer son petit nez. La gynécologue qui reprend notre dossier demande un suivi monito tous les 2 jours, plutôt que – comme l’exige son protocole – de faire d’emblée la césarienne. A chacune de nos visites, les sages-femmes se présentent, savent qui nous sommes et connaissent notre projet de naissance. Elles prennent le temps de discuter avec nous, expliquent chaque geste et son utilité et nous demandent systématiquement notre accord avant tout acte médical… Chacune a sa façon, elles prennent la peine de faire connaissance et d’échanger, de se montrer humaines…

Jeudi 1er juin, notre bébé’Potam qui jouait encore les prolongations commence a montrer des signes de faiblesses au monitoring. Une fois, on se dit que c’est un souci de capteur. Deux fois, il n’y a plus de doutes… Les sages-femmes appellent la gynécologue et nous décidons que nous ne prenons pas de risques pour la vie de Bébé’Potam. Préparation pour une césarienne en urgence.

Évidemment, j’ai pleuré, j’ai paniqué, j’ai été déçue… Papa’Potam aussi s’est senti triste et inquiet… Mais c’est la que l’équipe a commencé à montrer a quel point ils accordaient de l’importance a notre projet. La gynécologue, rassurante et souriante qui a pris le temps de nous expliquer le déroulement de la césarienne; les 2 sages-femmes, Cindy et Delphine qui nous ont réconfortés et nous ont accompagnés tout au long de cette après midi; Isabelle, l’assistante logistique qui a pris soin de Petit’Potam le temps que le parrain de Bébé’Potam arrive…. Et, belle surprise, ma maman se libère pour être présente aussi, malgré son boulot et surtout malgré les problèmes de santé… Je suis un peu submergée par mes émotions, d’autant que j’avais très mal vécu que ma famille paternelle et ma belle-famille au grand complet décident de partir en vacances juste pour la date prévue de l’accouchement, comme si cette naissance ne les concernaient pas le moins du monde, qu’ils se fichaient éperdument de nous… Avoir ma famille la plus proche – mon homme, mon fils, ma maman – et un ami proche aura été le plus beau de tous les cadeaux pour accompagner ce moment si unique…

 

Cindy est restée avec nous tout au long de la césarienne, nous parlant, nous rassurant, nous expliquant, défendant notre projet de naissance auprès des autres intervenant… Papa’Potam a pu mettre de la musique dans la salle d’opération et rester avec moi tout du long, tout le personnel s’est présenté et tout nous a été expliqué. Papa’Potam a même pu regarder ce qui se passait au delà des champs stériles et observer l’opération…La gynécologue nous a expliqué que Bébé’Potam avait le cordon autour du cou et avait lâché son méconium dans le liquide amniotique. Voila qui expliquait donc les « grimaces » au monito…

Bébé’Potam a été mis en peau a peau sur ma poitrine tandis qu’on me recousait et – malgré des circonstances un peu chaotiques de sa naissance, les examens ont été limités au maximum, la pesée et autres examens secondaires ont été différés. Le « réveil » s’est fait en salle d’accouchement, entourés par notre famille (Petit’Potam, ma maman et le parrain de Bébé’Potam) et sous la vigilance discrète mais attentive des sages-femmes. Petit’Potam a pu se joindre a la tétée d’accueil de Bébé’Potam et nous avons pu récupérer le placenta, comme nous l’avions demandé…

Le lendemain, Bébé’potam commence a chauffer, et vu les circonstances, le pédiatre n’hésite pas une minute et le met sous antibiothérapie et sous monitoring continu. La aussi, c’est un médecin très a l’écoute, compréhensif qui nous écoute et tente de concilier au mieux nos besoins et ses impératifs. C’est donc en peau à peau que Bébé’Potam est mis sous monito, sous mes caresses et mes chansons que le pédiatre lui place son petit cathéter, et, après négociations, dans le calme de notre chambre que nous passerons le séjour neonat’. Les infirmières pédiatriques sont formidables aussi: douces et gentilles, elles font un maximum pour éviter de stresser bébé: soins pendant qu’il est au sein ou juste après une tétée, prises de températures lors des changes, souvent par maman…

Au final, le séjour, prolongé par le passage en néonat’ de Bébé’Potam s’est déroulé à merveille, avec des sages-femmes au petits-soins et à l’écoute de nos besoins, attentives sans être intrusives, respectueuses et humaines. du début à la fin, elles auront tout fait pour nous faire sentir comme à la maison et pour préserver la sérénité que nous voulions dans notre projet de naissance….

Et puis surtout, parmi ces sages-femmes formidables, la rencontre de 2 femmes extraordinaires, Katia et Valérie. Deux sages-femmes passionnées, dévouées, brillantes, gentilles… Bref, la rencontre avec Bébé’Potam aura aussi été l’occasion de belles rencontres humaines, d’échanges, de discussions, d’apprentissages, de remises en question et d’évolution.

Ma vision des hôpitaux si noire avant cette expérience s’est teintée de jolies couleurs et de belles émotions. J’éprouve de la gratitude envers ces femmes formidables qui ont accompagné discrètement notre rencontre, l’agrandissement de notre famille; de la reconnaissance envers ceux et celles qui ont entendu et respecté nos souhaits, sans jugements, sans a priori, qui ont tenu compte de notre projet et l’ont pris à coeur; beaucoup d’amour pour ces gens qui ne nous connaissaient pas mais ont pris la peine de se mettre en 4 pour nous; de la sérénité face à cette naissance qui n’était certes pas comme nous l’avions rêvée, mais qui n’en fut pas moins belle ou moins puissante… Et puis évidemment, de la reconnaissance pour les médecins qui ont permis à notre Bébé’Potam d’être la, parce que sans cette césarienne et sans les soins neonataux, Papa’Potam et Petit’Potam pleureraient probablement la perte de deux être chers…

Merci. Du fond du cœur, merci!

 

A Katia, Valérie, Cindy, Delphine, Shanon, Leslie, Camille, Béatrice, Jennifer, Marion… Les formidables sages-femmes de la maternité
A Isabelle, la fabuleuse assistante logistique et nounou d’enfer 😉

A Arielle, Stéphanie et Shanti (Je ne suis pas sure du tout de l’orthographe, mais son visage reste gravé dans mon coeur) les infirmières pédiatriques
Aux docteur Muriel Verheyen, gynécologue; Pierre Kiakulanda et Ionna Ené, pédiatres; Yannick Esnault, Mulomba Kalonji et Ute Hebborn, anésthésistes
A Pierre, l’assistant du bloc opératoire (j’espère que ses chaussettes ne me tiendront pas rigueur 😉 ) et aux infirmières du bloc…

Et à tous les autres qui par leur gentillesse, leur humanité, leur professionnalisme ont permis que cette rencontre soit aussi proche que possible de notre projet de naissance…

Petite réflexion sur la violence du système…

Il n’est pas dans mes habitudes d’écrire ici sur la politique, mais au vu des événements d’hier soir, je ne peux me taire face à cette mascarade.

Hier soir, ma liberté d’enfanter ou bon me semble, avec qui je veux et dans les conditions que je veux n’a pas été respectée. Pire, la police m’a menacée et a envoyé une ambulance a mon domicile malgré mon opposition formelle et explicite.

Rembobinons de quelques heures…

Je suis donc enceinte et bébé’Potam joue les prolongations… Vu mon antécédent de césarienne, cette fin de grossesse fait l’objet d’une surveillance vigilante par l’équipe de la maternité que nous avons finalement choisie, faute d’intervention de notre assurance DKV pour un accouchement à domicile. Et vu ce même antécédent de césarienne, si le travail ne se met pas en route de lui-même, je sais qu’au plus tard, le 6 juin, ce sera césarienne. Inutile de vous dire que je prie tous les saints, tous les dieux et déesses et que je tente a peu près tous les moyens naturels et sans risques pour déclencher l’accouchement depuis la date du terme (le 22 mai)…

Hier matin au monito, quelques contractions et une sage-femme optimiste… Nous sommes aux anges… En rentrant à la maison après notre visite désormais quotidienne à la maternité, Papa’Potam hésite à partir bosser. Mais les contractions sont encore peu intenses et assez espacées et nous décidons donc qu’il aille bosser… Au fil de l’après midi, les contractions se font plus fréquentes. Lorsque je reçois son message m’annonçant qu’il quitte le boulot, Petit’Potam et moi allons prendre un bain chaud qui active un peu les choses. En sortant du bain, contractions aux 3 minutes, plus intenses. Je m’allonge sur le lit avec Petit’Potam pour un calin-tétée et pour me reposer un peu. Et la, je reçois un message de Papa’Potam: le train a heurté une personne et ils sont coincés. Je stresse.

Dans l’espoir de trouver une solution pour faire sortir mon homme de ce train maudit, je contacte la SNCB qui me dit que je dois contacter le chef des opérations en contactant la police. J’appelle le commissariat de Namur, qui m’oriente vers la police fédérale qui elle-même me demande d’appeler le 101. La, j’explique la situation en essayant de garder mon calme, mais l’angoisse me gagne sérieusement. L’agent au bout du fil me parle et mon instinct me dit qu’il essaye de gagner du temps pour pouvoir trouver mon adresse. Je me dis que je suis parano et que nous ne sommes pas dans un film…. Sauf que quelques secondes plus tard, il me demande de confirmer mon adresse, le nom de mon compagnon et sa date de naissance. Je précise que je ne veux pas d’ambulance, que j’appelle mon médecin ou ma sage-femme, mais que je refuse l’ambulance. Il me ment en prétendant que ces informations sont collectée pour pouvoir transmettre les informations au responsable des opérations chargé de l’évacuation des passagers sur le lieu de l’accident et que sans ces informations, il ne pourront pas trouver mon mari. Moi, bien naïve, j’y crois… Dernière fois que je faisais confiance à un agent de l’état.

Puis, ce gars, me dit que ca le rassurerait quand même de me mettre en relation avec le service 100 (aide médicale urgente). Je lui répond que ce n’est pas nécessaire, que je vais appeler ma sage-femme ou mon médecin, mais il insiste en arguant que ca pèserait sur sa conscience s’il arrivait quelque chose et qu’il ne m’avait pas permis de parler au service 100. J’accepte – maudite empathie!

La dame du 100 ne me laisse pas placer un mot, me dit que je suis une folle irresponsable, que je mets en danger la vie que je porte, qu’elle envoie une ambulance, que ce n’est pas à moi de décider et que si je ne leur ouvre pas, ils défonceront ma porte et que si je refuse l’ambulance, elle portera plainte contre moi pour « non-assistance » a personne en danger. Elle me retransfere au 101 ( police) a qui je répète que je refuse une ambulance, que je ne veux pas être auscultée par un médecin que je ne connais pas. Je leur rappelle également que rien ne m’interdit d’accoucher chez moi, seule ou accompagnée par le médecin ou la sage-femme de MON choix, qu’on ne peut pas m’imposer une ambulance. Re-transfert au 101. Je suis en larme, de plus en plus angoissée. Même refrain, mais cette fois, je parviens a dire à l’opérateur que je refuse l’ambulance, que je ne veux pas être évacuée vers un hôpital de Namur parce que je refuse que Petit’Potam soit confié à une assistante sociale et placé dans un foyer, même si c’est « juste le temps de ».

10 minute plus tard, une ambulance arrive, toutes sirènes hurlantes. Ils sonnent. J’ai tellement peur qu’ils ne défoncent la porte que j’ouvre. Je suis terrorisée, anéantie parce qu’avec tout ce stress, les contractions se sont arrêtées. Petit’potam est crevé mais refuse de manger ou de dormir tant que papa n’est pas la, ajoutant encore à mon stress… Me retrouver face à 2 hommes qui enfilent des gants de latex n’aide franchement pas à me rassurer. Je répète encore que je ne veux pas d’ambulance, que je refuse d’etre examinée par un médecin ou une sage-femme que je ne connais pas. Il me répondent que je n’ai qu’a me débrouiller avec les médecins qui vont arriver.

Quelques minutes plus tard, un véhicule du SMUR arrive, avec 3 hommes de plus a bord. Je me retrouve seule face à 5 hommes qui tente de m’intimider et de me forcer la main. Je leur répond que je n’irai pas dans un autre hôpital que celui que nous avons choisi et qu’il est hors de question que mon fils soit confié à une assistante sociale. Le tout devant les voisins qui n’ont pas perdu une miette du spectacle, au point de sortir de chez eu et de venir écouter de près (2 mètres) tout ce qui se disait. Le manque de discrétion des voisins me révulse à un point inimaginable; ce voyeurisme malsain, cette curiosité infecte… A tel point que j’ai fini par demander aux voisins qui s’étaient approchés s’ils ne voulaient pas carrément pratiquer eux même un toucher pour évaluer mon col…

Je fini par leur dire que la sage-femme est en route et qu’ils peuvent dégager et par leur claquer la porte au nez.

Voila, la fabuleuse histoire d’un mercredi soir qui restera pour toujours dans ma mémoire comme le pire jour de ma vie… Non seulement, je suis choquée par le manque d’humanité et d’empathie des gens, mais je suis aussi outrée par les méthodes honteuses de la police et des services de secours.  Tentative d’intimidation, menaces, abus de confiance… C’est aussi de la violence, un manque de respect de nos libertés et de nos droits. Je reste abasourdie d’avoir à me battre pour préserver mon droit de mettre mon enfant au monde dans les conditions qui me conviennent et pour avoir osé dire que je ne veux pas être auscultée par un inconnu, m’être fait traiter de mauvaise mère qui met la vie de son bébé en danger. Je suis outrée par l’ignorance des gens, y compris ceux qui sont sensé avoir un minimum de connaissance en matière de santé… Et plus encore, je suis choquée de risquer de devoir aller m’expliquer auprès de la police et d’assistantes sociales quant à mes choix d’accouchement…

 

Il aura finalement fallu pres de 2h pour que le train soit enfin évacué… Papa’Potam est arrivé en même temps que la sage-femme qui n’a pu que constater que le travail s’est complètement arrêté et que bébé’Potam va bien malgré tout. Retour a la case départ. Zéro contractions en 12 heures de temps… Le moral qui dépérit pour Papa’Potam et pour moi… Et la menace qui pèse sur ma tête de devoir encore me justifier auprès de ce système qui n’a de « démocratie » que le nom.

Ce qui est sur, c’est que je n’en resterai pas la. J’ai bien l’intention de déposer une plainte formelle contre les services de secours… Toute cette histoire aura fini par achever le peu de confiance que j’avais en cet état qui se prétend démocratie mais qui est en fait une dictature pour moutons de Panurge, en son système de forces de l’ordre et en son système médical. Parce que oui, j’estime que c’est aussi une forme de violence quand des médecins refusent d’entendre qu’on ne veut pas etre ausculté, qu’on a le libre choix de nos médecins et du lieu ou nous voulons être soigné.

 

#violencespolicières #Policefédérale #SNCB #droitdelafemme #droitdupatient #liberté

Les menus du mois de mai

Je suis euphorique! Les asperges sont là… Et j’adore les asperges 🙂 Puis les fraises vont pointer leur joli nez rouge, et la rhubarbe, et les salades…

Mai, c’est le mois ou la gourmande en moi se réveille, mais aussi le mois ou je commence mes confitures et mes conserves. La nature recommence à nous couvrir de merveilles, autant se faire plaisir et faire durer ce plaisir 😉

legumes mai

Au menu, le retour des salades, des barbecues et la fin des soupes à midi.

Le midi, c’est le plus souvent du pain, avec du fromage, du houmous ou une tapenade, du jambon, de la mozza… Parfois, ce sont des petits pains fourrés (voir la recette du pain à la poele sur l’article Les pains des petits et des grands jours…) ou alors les restes de la veille. Parfois, à la demande de Petit’Potam, ce sont des pâtes ou une petite salade.

Menus mai

Mai, c’est aussi le retour des petits desserts légers: crème de rhubarbe, mousse de fraise ou de framboise, salade de fraises à la menthe ou au basilic… Bref, j’ai quelques recette à mettre en ligne ce mois-ci 🙂

Bon app’