Jeux de patience et d’adresse

Je ne sais pas chez vous, mais chez nous, on se demande parfois si j’ai mis au monde des enfants ou des éléphants… Petit’potam, bien qu’ayant une motricité fine plutôt impressionnante, se prend régulièrement pour un tracteur et fonce à travers tout. Il renverse souvent, se cogne énormément, tombe très régulièrement… Bref, l’arnica est notre meilleur ami et on en trouve dans toutes les pièces de la maison ou presque 😅

Nous avons beau lui rappeler que dans la maison, nous nous déplaçons en marchant calmement, que sauter se fait dans un trampoline ou dans le jardin, que les verres se tiennent à deux mains, que chaises et fauteuils servent à s’asseoir… Notre casse-cou oublie souvent ces règles et prends pas mal de gamelles.

J’ai donc décidé qu’il était nécessaire d’inclure des jeux de patience et de dextérité dans son quotidien. Je vous en partage quelques uns.

Le jeu de la cuillère

Matériel

  • 1cuillere à soupe (débutant) ou à café (plus difficile)
  • 1 petite balle

Posez la balle dans la cuillère et demandez à l’enfant de se promener en tenant la cuillère sans que la balle ne tombe.

Si vous vous sentez l’âme joueuse, tentez la course avec votre enfant, chacun avec une cuillère et une balle. Pour pimenter, ajoutez des obstacles : coussins à enjamber, portes à ouvrir, passer sous la table…

À prendre avec des pincettes

Matériel

  • Une grande pince de cuisine en bois
  • Des petits objets
  • De grands bols

Dans un grand plat, mettez divers objets (duplos ou ponpons de couleurs différentes, pâtes de formes différentes…) et demandez à votre enfant de trier en prenant les objets avec une pince. On peut également faire cela avec une cuillère. Pour plus de piment, éloignez les bols de destination 😉

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Les essentielles des essentielles… (Adultes)

Avant toutes choses, je tiens à préciser que bien que je sois je sois formée en aromatherapie, je ne suis pas médecin ou pharmacienne. Cet article a pour vocation de conseiller en matière de petits bobos du quotidien et d’utilisation des huiles essentielles pour les petits maux; il ne dispense pas de consulter un médecin. Ce sont des remèdes d’appoint pour soulager les petits bobos mineurs ou soulager en attendant de voir votre médecin. Cet article ne se substitue donc pas à un avis médical et les remèdes proposés ici ne se substituent pas à un traitement médical.

Avant toute utilisation des huiles essentielles veuillez faire un test d’allergie en appliquant une goutte d’huile essentielle diluée dans 2 gouttes d’huile végétale dans le creux du coude. Les huiles essentielles bien qu’étant des produits naturels, sont des produits puissants à ne pas utiliser à la légère. Il est extrêmement important de ne pas dépasser les doses recommandées. Les huiles essentielles peuvent occasionner des allergies ou des effets secondaires.

Une question revient souvent sur les forums: Quelles sont les huiles essentielles a avoir absolument chez soi? Voici mes indispensables 🙂

La lavande vraie

Lavandula Angustifolia ou Lavandula Vera de son nom latin, c’est une huile essentielle aux multiples vertus et l’une des plus indispensables.

Son parfum de Provence vous aidera à vous relaxer en cas de stress et à trouver le sommeil en cas d’insomnie: 1-2 gouttes sur le plexus solaire ou en diffusion dans la pièce; vous pouvez également en mettre sur la taie de votre oreiller. Pour les bébés et les enfants, on peut l’employer en diffusion lorsque ceux-ci ne sont pas dans la pièce (diffuser 20 minutes avant de les mettre au lit).

C’est également un myorelaxant très utile en cas de courbatures ou de douleurs musculaires. Vous pouvez masser quelques gouttes d’huile essentielle de lavande diluée dans une huile végétale sur la zone douloureuse.

Antalgique, elle fait aussi merveille pour les migraines et les maux de tête. Massez les tempes et la nuque avec 2 gouttes de lavande diluée dans 2-3 goutte d’huile.

Apaisante et régénératrice, elle est également une précieuse alliée dans les soins dans cheveux et de la peau. On peut notamment l’appliquer sur une cicatrice ou un coup de soleil. En masque ou dans vos crèmes et savons maison, elle régule les peaux grasses et apaise les peaux sensibles.

Cette huile essentielle est ok pendant l’allaitement et la grossesse.

Le citron jaune

Grâce a ses vertus digestives et hépato-stimulantes (stimulant le foie), Citrus Limon est le meilleur ami des fêtards et des gourmands. Après un repas copieux ou une soirée trop arrosée, vous éviterez nausées, lourdeur d’estomac et gueule de bois en prenant 1 goutte d’essence de citron dans un peu de miel.

Excellent désinfectant atmosphérique et léger stimulant immunitaire, vous pouvez le diffuser et en ajouter 1 goutte a votre savon lors du lavage des mains pour éviter la propagation des virus et des maladies bactériennes (rhume, grippe, gastro…)

C’est aussi un ingrédient de choix pour les masques des peaux acnéiques et grasses, ainsi que dans les crèmes anti-cellulite. Attention toutefois à ne pas vous exposer au soleil dans les heures qui suivent son application car elle est photosensibilisante.

Le tea-tree

Malgré son nom d’arbre à thé, Melaleuca alternifolia n’a rien a voir avec le thé… Redoutable antibactérien, antiviral et antimycosique, il est utile a bien des égards.

En cas de mycose cutanée, buccale ou vaginale, sur les aphtes, les plaies, l’acné, l’eczema suitant, les boutons de fièvre, les abcès, la gale, la teigne il s’emploie en application locale, pur ou en cataplasme avec de l’argile.

On l’emploiera en inhalation pour les infections ORL (rhinite, sinusite…). On peut également en prendre 1 goutte 2 ou 3 fois par jour dans un peu de miel.

Il est également efficace contre les cystites si on en prend 1 goutte 2 ou 3 fois par jour dans un peu de miel.

Désinfectant, il entre dans les préparations pour peaux acnéique et sert des conservateur pour les produits maison. Il remplace très efficacement les gels désinfectants pour les mains.

Le laurier Noble

Anti-inflammatoire, Laurus nobilis est particulièrement utile aux sportifs pour les foulures, entorses, déchirures, contractures etc. Mais aussi pour toute les maladies inflammatoires: sinusite, gingivite, rhinite… Il s’utilise en massage sur la zone concernée, dilué entre 10 et 30%.

Le ravintsara

Cinnamomum camphora est un stimulant du système immunitaire. À cette action, s’ajoute d’intéressantes propriétés antivirales et antibactériennes. Vous pouvez l’employer en diffusion ou en en mettant une goutte diluée dans une huile végétale sur votre plexus solaire.

L’eucalyptus radié

L’incontournable des maladies respiratoires, celui que tout le monde connaît, c’est évidemment l’eucalyptus. Je préfère eucalyptus radié (eucalyptus radiata) à l’ eucalyptus globuleux (eucalyptus globulus) beaucoup plus costaud et a réserver à un usage sur conseil d’un aromathérapeute ou d’un naturopathe.

En inhalation, sur un mouchoir ou en massage (dilué à 20-30% dans une huile végétale), l’eucalyptus radié fait des merveilles pour déboucher le nez et les voies respiratoires. C’est donc un incontournable en cas de rhinite, de sinusite, de laryngite et compagnie.

Quelques synergies

Grog aux huiles essentielles

Dans 50g de miel, mettre 10 gouttes d’huile essentielle de tea-tree et 10 gouttes d’huile essentielle de citron. Mettre 1 cuillère à café de ce miel dans un tasse de thé en cas de rhume, grippe, angine, …

Baume des sportifs

Dans un baume à l’arnica (j’emploie le baume Unda vendu en pharmacie), ajoutez 120 gouttes (4ml) de laurier noble et 180 gouttes de lavande vraie. Employez en massage léger en cas de contracture, coup, déchirure, foulure…

Synergie relaxante à diffuser

Mélangez à parts égales mandarine et lavande. Mettre quelques gouttes dans le diffuseur 🙂

Ça tient au corps!

Février, le mois le plus froid… Vous avouerez qu’on a bien envie d’une bonne tartiflette ou d’une bonne raclette ou encore des carbonnades de nos grands-mères…

Je vous propose ici un plat que faisait mon arrière-grand-mère et qui nous vient de la cuisine médiévale, dans le nord de la France, la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, avec des variantes régionales. Il s’agit du hochepot, une soupe repas à base de viande, de choux et de pommes de terre.

L’idéal est de le préparer plusieurs heures à l’avance dans une grande cocotte en fonte et de le laisser mijoter à petit feu sur le poêle à bois.

Un plat économique, chaud, réconfortant et prêt à l’avance… Le parfait combo pour les dimanches enneigés 🙂

Ingrédients

  • 8 petites pommes de terre
  • Un chou vert
  • 400g lard fumé ou un jambonneau fumé
  • 4 grosses saucisses (éventuellement fumées)
  • 8 grosses carottes
  • 2 gros oignons
  • 1 à 3 gousses d’ail selon votre goût
  • Sel poivre thym laurier

Préparation

  1. Épluchez et coupez les oignons et coupez le lard en gros lardons.
  2. Dans une grande casserole, mettez le lard fumé à chauffer doucement avec les saucisses et les oignons.
  3. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre et l’ail, coupez les carottes en tronçons d’environ 3 cm et le choux vert en lanières.
  4. Une fois que les saucisses et le lard commencent à dorer, ajoutez les légumes, l’ail et les pommes de terre, couvrez d’eau et ajoutez du poivre, du thym et du laurier.
  5. Portez à ébullition. Dès que ça bout, diminuez le feu au minimum ou mettez la casserole sur le poêle à bois pour faire mijoter doucement. Rectifiez l’assaisonnement en ajoutant au besoin du sel, du poivre ou tout autre épice de votre choix.
  6. Laissez mijoter encore au minimum 1h30 à feu très doux.
  7. Servir bien chaud avec le bouillon de cuisson.

NB: vous pouvez mettre d’autres légumes si vous n’aimez pas le choux: navets, poireaux, choux de Bruxelles,

Bon appétit!

Salaisons maison

Même si nous essayons de réduire notre consommation de viande, nous sommes de grands fans de bonnes salaisons : Lomo, coppa, viande des grisons…

Seulement voilà, ce genre de charcuterie fine est souvent hors de prix et bourrée de saloperie, dont le fameux sel nitrité, cancérigène avéré dont le rôle est juste de donner une belle couleur…

« Et avec votre jambon, je vous mets un petit cancer du côlon ? » Mmmmmiam!

Du coup, on n’en mangeait plus… Mais ça nous manquait un peu… Puis, j’ai commencé à faire des fouilles sur le net et ça n’avait pas l’air compliqué. J’ai donc testé un Lomo maison. Pour les photos, il va falloir attendre un peu, parce que le premier essai a été tellement concluant qu’il a été dévoré avant même d’être totalement sec…

Depuis, on a remis du porc et du canard à sécher, et le bœuf dégorge encore dans le sel…

Ça y est, je vous ai mis l’eau à la bouche ? Voici la recette !

Il vous faut

– du gros sel

– des tupperware

– des grands essuies en coton propre qui ne sentent pas l’adoucissant ou la lessive (à moins qu’une coppa au Soupline vous tente…😅)

– de la viande (bœuf, porc, canard, mouton…)

– des épices (poivres, herbes, piment d’Espelette, paprika, tandoori)

– de la ficelle de cuisine

– de la place dans une cave à max. 14-15°C ou dans le bac à légumes du frigo.

Commencez par nettoyer la viande à l’eau claire et par la sécher. Mettez la dans un tupperware sur un lit de gros sel et couvrez intégralement la viande de sel. Fermez et laissez dégorger au frais (frigo). Le temps varie selon le type de viande

Comptez:

  • 15h pour du canard
  • 12-18h pour du porc
  • 36h pour du bœuf

Si vous laissez plus longtemps, la viande sera plus salée. Moins longtemps, le séchage sera plus long et il y a des risques de moisissures…

Ensuite, sortez la viande du sel. Lavez la pour la débarrasser des grains de sel, épongez soigneusement dans un essuie propre et sans odeur. Et roulez la viande dans les épices de votre choix.

Ici, j’ai fait canard au poivre noir, Lomo au paprika et piment d’Espelette et bœuf aux herbes de Provence.

Ensuite, enroulez dans un linge en coton propre et sans odeur et ficelez le tout.

Puis vient la partie la plus difficile, celle où il va vous falloir de la patience ! Oubliez votre préparation pendant 4 à 6 semaines dans un endroit frais (cave sèche, ou à défaut, le bac à légumes du frigo. T° max 14°C)

UPDATE : Voici notre Lomo maison :

Bonne dégustation !

Maman a toujours raison

Mini’potam va sur ses 5 mois, déjà… Cela fait plusieurs mois qu’il y a des hauts et des bas, des périodes où il se porte comme un charme, mais aussi, ces périodes horribles ou mon tout petit se tord de douleur, se jette en arrière, souffre, tète, se crispe, tète à nouveau, pleure… Pour moi, il n’y avait pas de doute des le début, ce bébé souffre de reflux. On a vu pas mal de pédiatres, à commencer par la neonat, puis ceux de l’hôpital quand il a été hospitalisé, celui – toujours à l’hôpital – qu’on a consulté pour le suivi neonat… Ils sont tous passé à côté, prétextant moultes excuses : la fatigue, les coliques, un rhume, un bébé nerveux, un réflexe d’éjection trop fort, la qualité de mon lait (trop riche ou pas assez, selon l’hurluberlu en face de nous)…

Seul notre bon vieux pédiatre à acquiescé quand j’ai parlé de reflux. S’il a prescrit du gaviscon, il n’a toutefois pas cherché plus loin les causes. Nous avons vu un ostéopathe qui a semblé soulager un peu les choses, puis j’ai vu une consultante en lactation qui a voulu me mettre un régime intenable…

Écoutant ma propre intuition, j’ai évincé les protéines de lait de vache (plv pour les intimes). Nous n’avons pas eu le temps de constater l’amélioration puisque le campylobacter, une bactérie plutôt méchante est venue semer le trouble. Hospitalisation, puis antibiotiques que Mini’potam vomissait dans la seconde qui suivait la prise. C’est finalement l’aromatherapie qui a débarrassé Mini’potam de son indésirable invité. Évidemment, la famille a eu tôt fait de dire que c’était la vilaine bébête qui était responsable de ce que j’avais alors pris pour du reflux… Mais sitôt le lait de vache réintroduit, le reflux – qui en était bien un – est revenu.

Éviction totale. L’allergie est confirmée. Le reflux aussi.

Voici donc presque 2 mois que je ne consomme plus aucun produit contenant du lait de vache. Et le reflux s’est largement calmé.

Malheureusement, le lait de vache n’est probablement pas le seul responsable, car le reflux reparaît de temps à autre… L’enquête est ouverte pour trouver le ou les coupables… Suite au prochain épisode donc…

Moralité de l’histoire : une maman sait quand un truc ne va pas avec son bébé. Toujours écouter l’instinct d’une maman 😉

Au risque de me faire (encore) des copines…

Il y a quelques jours, je discutais avec une connaissance, qui devrait accoucher dans quelques mois. Dans la conversation, le sujet de l’allaitement arrive évidemment sur la table… Et là, cette nana me dit qu’au delà de quelques mois, c’est trop long… Heu… Je lui dit que Petit’potam, 3 ans fin novembre est toujours allaité ou….? 😅

J’avoue je n’ai pas eu le courage de débattre avec elle sur le sujet tant les arguments sont nombreux et tant je me suis déjà répétée. Alors donc, une fois pour toute, voici les arguments en faveur de l’allaitement, et au passage de l’allaitement « long » et de l’allaitement en tandem.

À noter pour les adeptes du biberon: il ne s’agit pas d’un pamphlet anti-biberon, mais bien d’une argumentation en faveur de l’allaitement. La nuance est de taille puisque je n’ai rien contre les mamans qui font ce choix, pour autant qu’il soit fait en connaissance de cause et qu’il soit éclairé et réfléchi.

Ceci étant dit, revenons en à nos moutons… ou plutôt à nos bébés.

Pourquoi allaiter? Et pourquoi allaiter longtemps, voire en tandem

Pour votre bébé

Les bénéfices de l’allaitement pour bébé sont l’argument le plus évident mais malheureusement, ce n’est pas une évidence pour tous… Alors, ouvrez vos mirettes :

LE LAIT MATERNEL EST TOUJOURS LE LAIT PLUS ADAPTÉ À VOTRE BÉBÉ

–  » Oui, mais j’ai des jumeaux/triplés »

MÊME !

– « Oui, mais il a du reflux »

ENCORE PLUS! (J’en parlerai plus loin 😉 )

– « c’est un prématuré ! »

RAISON DE PLUS!!!

– « Oui mais il a des coliques »

CE SERA PIRE AVEC UN BIBERON !

– « Oui mais… »

NON! Non, non, non et mille fois, non! Vous avez déjà vu un bébé panda téter un éléphant ? Un veau téter un chien ? Une baleine téter un dauphin ?

Non? Alors pourquoi diantre le lait d’une vache serait il mieux adapté à votre bébé ?!? À chaque espèce le lait de sa maman et les bébés seront en bonne santé…

Voila la différence fondamentale entre le lait d’une vache, celui d’une femme et du « lait » en poudre, ce qu’au Quebec, ils nomment « PCN ou préparation commerciale pour nourrissons

composition-lait

Et je vous invite a consulter ce document pdf pour tout ce qui est facteurs immunologiques, hormones etc.

tableau-comparatif-de-la-composition-du-lait-maternel

On d’accord, c’est pas DU TOUT la même chose, n’est-ce pas?

 

– « Oui, mais je ne sais pas allaiter »

Seule une toute petite minorité de femme ne sait pas allaiter. À vrai dire, même une maman qui adopte sait allaiter… Même les hommes le peuvent… Et il arrive même qu’une grand mère ait une montée de lait en présence de son petit-enfant nouveau né… C’est dire… Donc a moins d’une réelle pathologie, toutes les femmes savent allaiter. Nous reviendrons plus tard sur le « manque de lait » , les douleurs etc. Mais moins de 5% des femmes sont vraiment incapables d’allaitement… Les autres ont juste été mal informées, découragées, mal suivies ou conseillées ou n’ont pas eu le soutien nécessaire.

À noter, le corps médical est globalement mal formé sur l’allaitement maternel. En Belgique, même les pédiatres n’ont pas de formation spécifique, à moins de faire le choix de cette « option ». Une sage-femme aura en moyenne une vingtaine d’heures de cours sur le sujet. Une consultante en lactation fait une année d’étude complète avec l’allaitement pour seule matière, 5 jours par semaine et 8h par jour… Je vous laisse faire le compte… 😉

 

Bon, voilà, la moitié des lectrices (et lecteurs) ont déserté… 😅 Pour celles et ceux qui restent, voici quelques explications plus poussés et les explications scientifiques à ce qui devrait être une évidence pour tous.

Système immunitaire partagé

D’abord, votre lait s’adapte à votre bébé. Au diable les racontars de bonne-femme… Non, votre lait ne va pas être plus gras si bébé est maigrichon, non. La teneur en graisses est constante entre 3 et 5%. Par contre, si bébé est malade, vu que vous serez forcément exposée au virus ou à la bactérie qui affecte votre enfant, vous produirez l’anticorps adapté et lui transmettrez par votre lait. Il guérira donc plus vite. Et, en cas d’allaitement en tandem, vous protégerez de même le reste de la fratrie. Génial, non?

Toujours adapté

Votre lait change en fonction de l’âge du bébé. D’abord colostrum au cours des premiers jours, il devient lait de transition puis lait mature. Sa composition s’adapte au fil du temps pour répondre aux besoins spécifiques de chaque âge.

En outre, le lait maternel évolue aussi en cours de tétée. D’abord plus riche en eau en glucides et en minéraux, pour assurer une bonne hydratation, puis en protéines et enfin en graisses en fin de tétée de sorte à procurer un sentiment de satiété.

Comme dit plus haut, le taux d’anticorps varie aussi en fonction des besoins de bébé.

Le choix santé

Le lait maternel est antiallergique, exempt de mauvaises bactéries ou de risques de contamination externes, est toujours à la bonne température donc pas de risques de brûlure, et est assimilable à 100%.

Il est aussi moins pollué que les laits en poudre et les eaux en bouteille (on ne va même pas parler de l’eau du robinet !!!). Même une mère vivant en lisière de champs traité aux pesticides, fumant la cigarette, buvant du coca et mangeant au Mac Do tous les jours produit un lait plus sain que le plus clean des laits en poudre.

Attention, je ne veux pas dire qu’il est OK de fumer, de mal manger pendant l’allaitement, mais bien souligner que même dans de mauvaises conditions le lait maternel reste le meilleur choix pour votre bébé.

Exception sur les traitements médicamenteux. Mais là, il existe souvent des alternatives compatibles avec l’allaitement maternel. Parlez-en avec votre médecin et demandez lui de se référer au CRAT (centre de recherche sur les Agents teratogenes).

Dentition

Outre cela, l’allaitement maternel développe les muscles de la mâchoire grâce au mouvement de succion, totalement différent de celui nécessaire pour un biberon. Allaiter – et qui plus est allaiter longtemps – réduit considérablement les risques de devoir faire appel à un orthodontiste (à la place, vous vous offrirez des vacances 😉 ). A moins bien sûr qu’une tétine ou un pouce vienne semer la pagaille dans la jolie (future) dentition de votre progéniture. Alors à ce sujet, même si votre enfant arrête de sucer son pouce ou sa tétine avant l’arrivée de ses dents définitives, cela entraîne une modification de la forme de la mâchoire et à donc un impact même avant le développement des premières dents de lait.

Sécurité, chaleur et amour

Le sein maternel n’est pas seulement nourricier, il est aussi un havre de sécurité qui rappelle à bébé le doux temps passé au creux de votre ventre. Quand il tète, bébé sent votre odeur, votre chaleur, entend votre cœur et votre voix, est bercé par votre respiration… Mais surtout, votre lait lui rappelle le goût du liquide amniotique. La nature fait merveilleusement bien les choses, non? Elle va même plus loin… Lors des tétées vous sécrétez des endorphines, les hormones du bien-être et vous en transmettez évidemment à votre petit lors des tétées. Cet échange hormonal facilite le lien affectif entre la mère et l’enfant, mais facilite aussi l’endormissement (du bébé et de la maman !) et soulage les petits bobos, les angoisses, les gros chagrins…

Un investissement pour le futur

Les récentes études démontrent qu’allaiter jusque 1 an voire plus diminue les risques d’obésité, de diabète, d’allergies… Et favorise le développement cérébral, pouvant influencer favorablement le QI de plusieurs points…

Une diversification plus facile

Les bébés allaités développent déjà leurs papilles et seraient donc plus enclins à goûter et à aimer des aliments très variés.

Des apports importants

Si jusqu’à 6 mois le lait maternel est le seul apport de votre bébé, l’allaitement reste un apport important même après la diversification. Ainsi, à 2 ans, le lait maternel apporte encore 31% des apports énergétiques, 38% des apports en protéines, 45% des apports en vitamine A et 95%en vitamine C.

Mais aussi 76% des apports en folates et 94% en vitamines B12.

Oui, mais si je complémente ? Ou si je donne du lait en poudre il y a aussi des vitamines. Oui. Sauf que que dans le lait maternel, les éléments sont dans une forme plus facilement assimilable…

Pour maman

Perte de poids

L’allaitement favorise la perte des kilos pris pendant la grossesse, voire plus. En effet, à lui seul, l’allaitement consomme environ 300kcal par jour. Soit une heure de natation… Je vois celles pour qui le survet’ rime avec canap’ sourire 😉

Alors certains vous diront qu’il épuise les réserves de la mère. Oui, c’est un fait. Mais vous pouvez adapter votre régime alimentaire, notamment en augmentant légèrement votre ration. Vous pouvez consommer des oléagineuses (noix, amandes, noisettes…) et des fruits et légumes frais pour palier aux éventuelles carences en minéraux et en vitamines. Ou à défaut, continuer à prendre un complément alimentaire spécifique grossesse et allaitement.

Protection contre le cancer sein

L’allaitement maternel protège contre le cancer du sein. (Je dois vérifier le pourquoi du comment, je mettrais à jour après avoir trouvé une réponse complète, mais à priori, c’est une question d’hormones)

Réduction du risque de dépression post-partum

Lors de l’allaitement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour responsable notamment du lien mère-enfant, mais aussi des endorphines, les hormones du bien-être et un puissant anti-dépresseur. Mieux que le Prozac 😉

Diminution de l’effluvium télogene

Autrement dit, vous perdrez moins de cheveux si vous allaitez… Après avoir eu une chevelure de sirène pendant des mois, les semaines qui suivent l’accouchement seront ponctuées de poignées de cheveux dans le siphon de la baignoire, sur votre brosse, dans l’évier, le lit, sur votre manteau, vos pulls, le canapé, bébé, dans le caleçon de votre mari… Bref partout ! L’allaitement maternel réduit ce désastre capillaire. Malheureusement, il ne l’empêche pas. Mais les hormones de l’allaitement limitent la catastrophe…

Retardement du retour de couches

Non, l’allaitement n’est pas un contraceptif fiable. Mais, il retarde le retour des cycles fertiles. Tant que bébé tète au minimum toutes les 6 heures, les ovaires restent – en principe – au repos.

Un meilleur sommeil

L’allaitement, grâce aux endorphines, permet à maman de se rendormir plus facilement.

Pas besoin de courir dans la cuisine, d’allumer les lumières, d’attendre que l’eau chauffe, le tout avec bébé qui hurle… De mesurer la bonne quantité de poudre, d’en mettre partout parce qu’on dort à demi, de verser à côté, de recommencer… On « pop une bulle »¹ et c’est prêt ! Et en cas de cododo, pas besoin de se lever, on ouvre un oeil, hop on « plug » le bébé et maman et bébé se rendorment sereinement.

Pour la famille

Le portefeuille familial

Attention, je lâche une bombe : le lait maternel est gratuit ! Et il ne nécessite quasi aucun matériel. Il est toujours prêt, toujours à bonne température, toujours disponible. Et il représente une économie plutôt importante puisque le lait premier âge coûte entre 12 et 40 euros, soit en moyenne, 26 euros. À raison d’une boîte par semaine pendant 6 mois, soit 26 fois 26, ca fait quand même 676 euros. Et après, il vous faudra encore du lait de suite, au minimum jusque 1 an, voire plus si vous avez un petit mangeur…

Ça fait de belles vacances non? 😉

La facilité et la flexibilité

Rien à transporter : pas de bouteilles d’eau, de poudre, de biberon, de brosse goupillon… Et même si un souper s’improvise chez des amis, pas de risque de panne. Tout est toujours disponible, pas besoin d’équipement, d’électricité, d’eau pour nettoyer le matériel… L’allaitement, c’est plus de flexibilité, c’est plus de facilité, c’est moins de barda à trimballer et à porter…

Le décolleté sexy

Demandez à votre homme, il vous expliquera 😉

À noter que l’allaitement ne détruit pas la poitrine. À part si vous faites un sevrage à la barbare du jour au lendemain. Si par contre, vous allez au sevrage naturel qui permet à l’enfant de diminuer les tétées progressivement, vos seins reprendront leur forme d’avant. À noter que le port du soutien-gorge est bien plus destructeur que l’allaitement car il empêche les muscles de votre poitrine de faire leur job… Et vous vous retrouvez avec des seins jusqu’aux genoux faute de muscles… 😉

Un lien magique

Que ce soit le lien mère-enfant ou le lien entre frères de lait, le lien maman-papa (car oui le papa a un rôle important à jouer dans allaitement !) l’allaitement créé des liens extraordinaires.

L’argument anthropologique

Selon des études anthropologique très sérieuses qui comparent l’âge de sevrage par rapport à la durée de la gestation chez différents primates, le petit humain devrait être allaité entre 4 et 7 ans pour conserver le même rapport entre durée de la gestation durée de l’allaitement que chez nos cousins les singes.

Les recommandations de l’OMS

Enfin, a noter que l’OMS recommande un allaitement maternel exclusif dans les 6 premières années de vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’au moins 2 ans et plus si la mère et l’enfant le souhaitent.

Un peu de théorie : les mécanismes de l’allaitement

L’allaitement est la suite normale de l’accouchement. Il se prépare pendant la grossesse et est – au début en tout cas – une question de chimie hormonale.

Lors de l’accouchement, le corps secrète de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. C’est grâce à elle (notamment) que l’utérus se contracte et que les glandes mammaires se mettent en route. La production, au départ est donc endocrine, c’est à dire qu’elle dépend des hormones sécrétées par un autre organe . Elle va rester endocrine pendant 6 à 8 semaines, avant de devenir autocrine, c’est à dire qu’elle est induite par les hormones sécrétés par la glande mammaire elle-même. Pour faire simple, je vais faire une analogie. Imaginez que vos seins sont un entrepôt plein de marchandises. Lorsque votre client passe commande votre entrepôt de vide et le responsable de l’entrepôt, en bon gestionnaire passe commande pour ne pas tomber en rade. Bébé, c’est votre client, et la tétée, c’est sa commande. Dans vos seins, il y a des tas de cellules qui stockent le lait. Des que ces stocks se vident, ces cellules envoient un message – sous forme d’hormones – pour relancer la production. Autrement dit, si bébé tète, vos seins produisent. Une fois l’allaitement mis en place , donc au delà des 6 à 8 semaines après l’accouchement, la panne sèche est quasi impossible, puisque le lait est produit à la demande.

Quasi ? Oui, car il existe de très rares cas, notamment liés au stress, ou la panne est possible. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’évidemment il y a des trucs pour favoriser la lactation :

  • La proximité avec votre bébé : portage, cododo, peau-a-peau. D’une part ces techniques sécurisent bébé, mais aussi elles permettent une communication hormonale entre bébé et maman et favorisent le lien d’attachement, qui favorise la lactation grâce à l’ocytocine (encore elle, hé oui!)
  • Certains aliments : fenouil, anis, avoine, son de blé, Malte d’orge, légumineuses, levure de bière, oléagineuses…
  • Boire beaucoup d’eau
  • Mettre papa a contribution : demandez au papa de vous apporter à boire lors des tétées, de vous prendre dans ses bras, de vous massez un peu le dos ou les épaules… Bref, de vous faire vous sentir bien.

Et le truc génial aussi, c’est qu’il est possible de relancer une lactation qui s’est arrêtée ou qui faiblit.

À noter, le volume tiré avec un tire-lait n’est pas indicative. Certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait pour diverses raisons (douleur, stress, tire-lait pas adapté). Cela ne veut strictement rien dire.

Quand allaiter n’est pas facile…

Si allaiter est ce qu’il y a de mieux et de plus naturel, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile pour certaines et ce n’est pas inné !

Voici les conseils pour favoriser un allaitement harmonieux :

  • Mettez bébé au sein des qu’il le demande. Oubliez les horaires de tétée, les rythmes imposés. Suivez les signes de bébé et votre instinct
  • Ne mesurez pas. Pas de pesée avant /après. Faites confiance à votre bébé, il sait ce dont il a besoin. Tant qu’il mouille bien ses couches (6 par jour) et qu’il a des selles régulières, tout va bien. Les courbes de prise de poids sont purement indicatives et ne sont généralement pas adaptées à l’allaitement maternel. Si un médecin, un pédiatre ou une infirmière vous dit que bébé ne prends pas assez de poids, mais que les couches sont mouillées régulièrement et que son état général est bon, demandez un autre avis (si possible pas dans la même institution).
  • Restez proche de bébé : favorisez le portage, le cododo, le peau-a-peau…
  • Faites vous plaisir : il n’y a aucun aliment interdit pendant l’allaitement. Même un petit verre de vin ou de bière est possible à condition de ne pas en abuser . En effet, l’alcool passe dans le lait maternel en très petite quantité. Par exemple, avec 0,5g d’alcool dans le sang (2 verres de vin) il y a la même quantité dans votre lait, soit 0,5g/litre de lait. C’est à dire 0,05%. Sachant que bébé tète moins de 200ml, il aura moins de 0,1g d’alcool. Pas non de problème non plus à manger des sushis, un tartare de bœuf, des piments ou de l’ail. Au contraire, plus vous variez votre alimentation, plus bébé aura un large éventail de goûts, de quoi éveiller sa curiosité gustative et favoriser l’envie de goûter à tout plus tard.

 

Certains facteurs externes entravent le bon fonctionnement de l’allaitement, notamment la péridurale, le stress… Je ne suis pas médecin, et pas (encore) consultante en allaitement, mais voici les principaux problèmes dont j’ai entendu parler.

Les crevasses

Problème numéro un de toutes les mamans, les crevasses. Elles peuvent être normales au début, mais si elles durent, elles sont souvent signe d’un problème comme une mauvaise prise en bouche du sein, une mauvaise position.

Solution : préférez des compresses lavables que vous imbiberez légèrement de votre lait. C’est le meilleur cicatrisant et zéro risque d’allergie. Si le problème dire, allez consulter une consultante en lactation

Les engorgements

Fréquents au début, ils témoignent de la mise en place à de l’allaitement. Par contre, s’ils se prolongent, que vous faites de la fièvre, allez consukter une consultante en lactation ou, à défaut un médecin pro-allaitement.

Solution : massez la zone douloureuse et appliquez des compresses d’argile et de la chaleur.

NB: même en cas de mastite, vous pouvez continuer à allaiter. Il existe des solutions compatibles avec la poursuite de l’allaitement.

Bébé pleure au sein

Plusieurs possibilités :

1 – Le lait ne vient pas assez vite. Dans ce cas vous pouvez aider en utilisant des techniques d’expression manuelle (massage ou compression légère du sein) ou en stimulant simultanément l’autre sein, par exemple avec un tire lait.

2 – le lait vient trop vite. Privilégiez les tétées en position couchée, limitez la consommation d’aliments et de tisanes galactogènes.

3 – bébé fait un pic de croissance : le pic de croissance est le 1er facteur d’arrêt de l’allaitement car la mère et l’entourage pensent que le lait maternel est insuffisant en quantité ou en qualité. Les pics de croissance sont fréquents et correspondent à des périodes ou bébé passe plus de temps au sein, réclame plus souvent, voire parfois s’énerve au sein. Ils surviennent au 3-6-9-12 (semaine et mois) et sont normaux car ils permettent d’adapter la lactation.

Bébé a du reflux ou des coliques

Si un de ces problèmes perdurent ils doivent vous amener à consulter une consultante en lactation IBCLC.

Pour éviter les coliques pensez à faire faire son rot a bébé en fin de tétée. Privilégiez la position assise pour le tétées de façon à ce que l’air avalé puisse remonter plus facilement.

Certains aliments peuvent favoriser le reflux et les coliques mais c’est à voir au cas par cas. Comme certains aliments peuvent ne pas vous convenir, certains aliments ne conviennent pas à votre enfant. Il n’y a pas de liste d’éviction miracle. Certains bébé sont intolérants au gluten, au lait de vache, aux cacahuètes…Dans tous les cas, l’éviction commencera avec les principaux allergènes : lait de vache, oeufs, gluten, … Pour évincer un aliment, n’en évincez qu’un seul à la fois, sur une durée de 2 à 4 semaines et observez s’il y a amélioration. Réintroduisez ensuite l’aliment en une fois et voyez si les troubles reviennent.

À noter que les tests cutanés d’allergie ne sont pas toujours efficaces car les réactions se produisent parfois que 48h plus tard, et parfois, même pas sur la zone testée.

La reprise du boulot

C’est probablement aussi une des grandes raisons de l’arrêt de l’allaitement. À savoir, en Belgique, vous avez droit à une demi-heure de pause quotidienne pour tirer votre lait, voire à un congé d’allaitement dans certains cas.

Le mieux est de constituer une réserve de lait congelé (il se conserve jusqu’à 6 mois au congélateur) sous forme de petit glaçons de 20ml, à dégeler au fur et à mesure. Grâce à votre pause, vous pouvez continuer à tirer votre lait 2 ou 3 fois sur la journée. Pour trouver le bon tire-lait, n’hésitez pas à louer plutôt que d’acheter, et au besoin à tester différentes marques.

Mais, comme nous l’avons vu plus haut, la lactation obéissant à la loi de la demande, vous pouvez optez pour un allaitement mixte si vraiment vous ne pouvez pas tirer votre lait.

Belle aventure lactée!

Marraine d’allaitement

Avec 35 mois d’allaitement à mon actif, je propose mon aide bénévole pour accompagner des jeunes parents dans leur aventure lactée, en répondant aux questions, en offrant soutien et écoute, par mail, skype ou téléphone (donc partout dans le monde). n’hésitez pas à me contacter.

 

Sources:

Tartinades

Je vous ai parlé hier des tartines du petit déjeuner et des alternatives à la confiture et aux pâtes à tartiner commerciales trop riches en sucres et en graisses.

Certains me diront qu’il est difficile de se passer de ces tartinades, par manque d’alternatives, de temps, d’idées… Voici donc quelques petites idées de tartinades sucrées et saines.

Les tartinades fruits et noix

L’idée est de faire une panade de fruits épaissie ave une poudre de noisettes, d’amandes, de coco, de noix… Ultra simple, elle se réalise en quelques minutes au mixer ou à la main.

La base est la banane – à choisir pas trop mûre – qui donne une texture onctueuse. Ensuite à vous de varier les plaisirs: poires et amandes, coco-mangue, coco-ananas, pommes-noisettes, cerises-amandes, banane – cacahuètes, banane – coco…

On peut aussi ajouter du yaourt ou du fromage frais.

La tartinade se conserve dans un bocal ou un tupperware au frigo quelques jours. Pour limiter l’oxydation, ajoutez quelques gouttes de jus de citron.

Le + : les fruits secs vous apportent des minéraux et des oligo-éléments, des acides gras essentiels et des protéines

Le houmous au chocolat

La célèbre crème de pois chiches n’est plus à présenter. Je vous propose une version sucrée et chocolatée.

Pour la réaliser, il vous faudra 500g de pois chiches cuits, 3 grosses cuillères à soupe de cacao pur (non sucré), 30ml de miel ou de sirop d’érable (ou de la stevia si vous voulez éviter les sucres).

On passe le tout au mixer et voilaaaaa!

À déguster sur du pain, des cracottes ou des dips de fruits 🙂

La variante fruitée: on mixe des fruits frais ou surgelés (fruits rouges) avec les pois chiches, en ajoutant éventuellement un peu de sucre.

Le + : des protéines, des fibres, des minéraux, des vitamines, des oligo-éléments… Peu de calories et délicieux !

Qui a dit que manger sainement est ennuyant ? 😉

Bon appétit !

Les idées petit déjeuner saines, rapides et faciles

Il y a peu, j’ai repris des cours universitaires en ligne. Parmi les matières que j’ai choisies, il y a 3 cours de nutrition : les fondements, la nutrition dédiée aux enfants et la nutrition de la femme enceinte et allaitante. Je dois dire, ça me passionne ! J’ai appris beaucoup et en particulier, j’ai découvert le concept de densité nutritionnelle, c’est à dire l’apport en nutriments par rapport à l’apport calorique. On dira qu’un aliment très calorique qui apporte peu de nutriments essentiels (vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés…) à une faible densité nutritionnelle, l’exemple type étant un hamburger de fast food, alors qu’un aliment faible en calories mais riche en nutriments aura une forte densité. C’est le cas des fruits et des légumes, des céréales complètes, des légumineuses, des oeufs bio¹, des viandes maigres, des poissons et des crustacés… Évidemment, ce sont les aliments à forte densité nutritionnelle qui sont à privilégier.

Autre point qui m’a marquée : la consommation de sucre plus qu’excessive propre à notre société. Normalement, un adulte normal ne devrait pas ingérer plus de 25g de sucres libres (donc on parle des sucres ajoutés, pas des sucres naturellement présents dans les fruits, les céréales, le lait ou le yaourt nature). 25g, ça fait 5 cubes de sucre en morceaux ou 1 verre de grenadine ou de jus de pomme… Autant vous dire que le jus de fruits du matin, la tartine au choco, le sucre dans le café, les 2 verres de grenadine… On est presque à 5 fois la quantité normale… Glops!😳

Bref. Cela m’amène naturellement à repenser notre façon de manger, même si globalement, nous étions déjà bons élèves par rapport à la moyenne nationale puisque nous ne consommons pas de biscuits, de desserts industriels, de sodas… Et pas de plats préparés qui regorgent de sucres cachés…

Notre point faible est clairement le petit déjeuner, qui comme pour beaucoup de compose souvent d’une tartine, accompagnée de confiture ou de choco, d’un jus et d’un café (sucré !) : trop sucré, peu de protéines, peu de fruits et légumes frais… Parfois, c’est un granola ou un porridge, mais je dois dire que depuis la naissance de mini’potam, lorsque j’ai du pain à la maison, les tartines sont souvent de la partie. Alors en soi, le pain n’est pas un souci, c’est surtout ce que nous mettons dessus qui est problématique. Voici donc quelques pistes pour re-équilibrer nos petits déjeuners.

Pour les addicts au pain

Privilégiez le pain complet, celui avec des graines ou des noix, des fruits secs… Et variez les plaisirs.

En accompagnement, optez pour du fromage, une tartinade de fruits frais, juste écrasés avec un peu de yaourt nature éventuellement, du beurre de cacahuètes, de sésame (tahin) d’amandes ou de noisettes, des oeufs brouillés, en omelette, sur le plat, à la coque… Ou à la suédoise, du poisson fumé.

À l’anglaise, le porridge

Rapide et facile, le porridge est un incontournable des matins d’hiver. Je le prépare avec un lait végétal et des fruits secs non sucrés, mais dont les sucres naturels vont donner du goût au gruau, et des fruits frais. Certaines associations sont vraiment extra :

  • Abricots secs, amandes effilées dans le lait d’amandes
  • Figues séchées, noix, noisettes dans du lait de noisettes
  • Pruneaux d’Agen, pommes, noisettes dans du lait de noisettes
  • Lamelles de mangues séchées, bananes séchée, copeaux de coco et lait de coco

Je prépare mon gruau dans un poêlon en mettant d’abord le lait à chauffer avec les fruits secs, puis j’ajoute l’avoine et éventuellement d’autres flocons comme du son de blé, et des graines comme du chia, de l’amarante, des graines de courge…

Version estivale, le granola

Ici c’est yaourt de soja non sucré vu les allergies au lait de vache, à combiner avec des fruits frais, des fruits secs et des céréales

Idéalement, un mélange de céréales (avoine, blé, riz…), de graines (lin, tournesol, pavot, chia, courge…) et de noix variées. Éventuellement juste grillés au four. On peut ajouter des fruits séchés, et évidemment plein de fruits frais. Les fruits surgelés peuvent aussi trouver une place dans ce festin, par exemple en mixant des fruits rouges surgelés avec le yaourt…

La star des weekends : muffins de banane

Ultra rapide et simple: j’écrase 4 bananes très mûres avec 6 cuillères à soupe de flocons d’avoine, 2 oeufs, 3cs de noix de coco râpée, 1cs de cacao pur (facultatif) et 1 pincée de poudre à lever.

Je mets dans des moules à muffins et zou, au four pendant 15minutes à 150°c.

À déguster encore tièdes, parce qu’ils n’auront pas le temps de refroidir 😉

De quoi démarrer la journée avec le plein de bonnes choses

Et vous? C’est quoi vos idées petit déj?

¹ les oeufs bio contiennent plus de nutriments de par l’alimentation des poules. Le mieux? Une poule dans le jardin !

Etiquette(s)

Ceux qui me suivent sur mon blog personnel le savent déjà, j’ai appris il y a quelques jours – à 33 ans – que je suis autiste Asperger. Oui, vous avez bien lu, autiste. D’ailleurs, dans le DSM-V, la bible des psychiatres, on ne parle même plus de Syndrome d’Asperger, mais bien de Trouble du spectre autistique, ou TSA pour les intimes.

Je ne vais pas vous écrire ici un long article sur ce qu’est le syndrome d’Asperger, d’autres l’ont très bien fait et je n’en connais pas encore assez sur le sujet à ce jour. Mais pour ceux qui souhaitent en savoir plus, je vous invite à lire l’excellent article sur le site Wikipédia ou encore sur ce site dédié à l’autisme.

Non, simplement, je m’aperçois que cette étiquette explique bien des choses. Comme mon besoin irrépressible de planifier, d’organiser. Comme mes centres d’intérêts si pointus, mon hypersensibilité, mon hyperémotivité… Cela explique mes angoisses et mes « crises » (qui sont en fait ce qu’on appelle des « effondrements autistiques » et résultent d’une surcharge émotionnelle et/ou cognitive)

Le diagnostic ne changera pas qui je suis et n’amènera, je pense, pas grand changements à notre vie. Mais il soulève des questions, notamment parce que les TSA sont encore très méconnus et que nous ne savons pas encore si c’est génétique ou si cela résulte de facteurs environnementaux. Parmi les questions qui nous taraudent aujourd’hui, Papa’pottam et moi nous posons bien évidemment des questions par rapport à nos petits – en sont ils atteint aussi et, si oui, à quel degré? – mais aussi par rapport à notre avenir. Parce qu’évidemment, cela a un impact sur la vie professionnelle, mais aussi sur notre vie sociale.

Et puis se pose la question du regard des autres. Moi ca m’est relativement égal… Mais qu’en sera-t-il pour mes enfants, leurs professeurs, leurs copains, les collègues et la famille de Papa’pottam ou même ma famille et mes amis… Qu’en sera-t-il quand viendra l’heure de reprendre une vie professionnelle?

Je n’ai pas de réponses à ces questions, pour le moment. Je sais que je vais avoir un accompagnement pluridisciplinaire avec des psychologues, des psychiatres, des ergothérapeutes, des assistants sociaux, etc. Mais le système étant ce qu’il est, il y a des listes d’attente et il faudra du temps avant de trouver les réponses, de mettre les solutions en places, de trouver un nouveau rythme…

En plus de cette bombe qui a été lâchée il y a quelques jours à peine, Petit’potam faisait sa rentrée ce vendredi. Encore des rythmes chamboulés, des routines à installer, du stress…

Ne vous méprenez pas, je ne me plains pas. Ce sont de bonnes nouvelles car les choses avancent, des portes s’ouvrent, même si d’autres se ferment… Mais c’est une période riche en changements, en surprises, en aventures, en questionnements…

Bref, voila pourquoi le blog est un peu en latence en ce moment…. Mais ne vous inquiétez pas, tout le monde va bien 😉

Quelques gouttes d’eau

Petit article inutile, juste pour partager ma bonne humeur… Ce matin, organisation un peu différente de l’habituelle. Papa’potam a pris les petits pour descendre et j’ai pu prendre ma douche. Sans Petit’potam qui crie et fait des bêtises pour attirer mon attention, sans Mini’potam qui pleure parce qu’il veut les bras ou l’écharpe… Bon, pas la douche de 2h avec gommage et massage après. Juste une douche chaude, savon et shampoing. Et musique. Juste une douche au calme pour démarrer la journée sereinement.

Fichtre, le bonheur tient à peu de choses quand on est parents 😂